Segonzac (Charente)

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Segonzac
La  mairie de Segonzac
La mairie de Segonzac
Blason de Segonzac
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Segonzac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Grande Champagne
Maire
Mandat
Véronique Marendat
2008-2014
Code postal 16130
Code commune 16366
Démographie
Gentilé Segonzacais
Population
municipale
2 143 hab. (2010[1])
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 05″ N 0° 13′ 03″ W / 45.6181, -0.217545° 37′ 05″ Nord
       0° 13′ 03″ Ouest
/ 45.6181, -0.2175
  
Altitude Min. 19 m — Max. 141 m
Superficie 35,19 km2
Localisation

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Segonzac

Segonzac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes). La commune est la capitale de la Grande Champagne, premier cru du cognac.

Ses habitants sont les Segonzacais et les Segonzacaises.

Géographie [modifier]

Localisation et accès [modifier]

Segonzac est un chef-lieu de canton de l'ouest du département de la Charente, situé à 12 km au sud-est de Cognac et 29 km à l'ouest d'Angoulême.

Segonzac est aussi à 8 km au sud de Jarnac, 13 km à l'ouest de Châteauneuf et 17 km au nord de Barbezieux[2].

Bien qu'à l'écart des routes nationales, Segonzac est situé à un important carrefour de routes départementales : la D.736 entre Jarnac et Saint-Fort-sur-le-Né, la D.1 venant de Barbezieux, et la D.24 se dirigeant vers Cognac. La D.18 et la D.49 complètent ce carrefour. La D.95 traverse le nord de la commune d'est en ouest. La N.141 entre Angoulême et Saintes, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, aménagée en voie express entre Jarnac et Cognac, passe à 5 km au nord de Segonzac[3].

La gare la plus proche est celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits [modifier]

La commune compte de nombreux hameaux : Deux Villes et Biard à l'ouest, chez Barraud, la Nérolle et Garancille au nord sur la D.95, chez Richon et les Courades à l'est, le Pible, Mortefond et Voix plus au sud dans les coteaux, Puyguiller, Champagnoux, Péron Jarnac, la Brée, Mazotte au sud, et Bouchet, Rechardville, la Gore un peu plus au nord-ouest, etc.

La commune compte aussi de nombreuses fermes dans cette partie particulièrement viticole du département[3].

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Segonzac
Gensac-la-Pallue Bourg-Charente Mainxe
Angeac-Champagne Segonzac Saint-Même-les-Carrières
Juillac-le-Coq Lignières-Sonneville Saint-Preuil

Géologie et relief [modifier]

La commune de Segonzac occupe la zone calcaire du Bassin aquitain, comme les trois quarts sud et ouest du département de la Charente.

Elle est plus particulièrement dans le Crétacé, qui occupe la moitié sud du département. Le Santonien occupe le centre de la commune, correspondant à la plaine de Châteaubernard, et le Campanien, calcaire plus crayeux, qui donne les paysages de Champagne, la moitié sud.

La commune est traversée par une cuesta est-ouest, située dans le Campanien, qui fait face au nord et au pied de laquelle le bourg est situé. On peut suivre cet escarpement vers l'ouest en direction de Genté, et vers l'est en direction de Bouteville, Jurignac et Villebois-Lavalette. On peut aussi en voir une butte-témoin à l'ouest du bourg (entre Deux-Villes et Biard). Cette cuesta forme la limite sud de la plaine de Cognac.

Une terrasse d'alluvions du Quaternaire recouvre la dépression santonienne au nord de la commune, entre la Nérolle et Mainxe, avec, au centre, une petite zone d'alluvions loessoïdes[4],[5],[6]. Ces sables et galets calcaires ont été exploités pour faire le ballast de la voie ferrée Angoulême-Saintes (la Balastière).

Article connexe : Géologie de la Charente.

La moitié nord du territoire communal est occupée par la plaine qui s'étend entre le sud de Cognac et Bouteville, et dont l'altitude moyenne est d'une trentaine de mètres dans la commune. La moitié sud est beaucoup plus vallonnée. Le point culminant de la commune est à une altitude de 141 m, situé à l'est en limite avec Saint-Preuil près de chez Allard. Le point le plus bas est à 19 m, situé au nord en limite de commune avec Bourg-Charente. Le bourg est à environ 55 m d'altitude[3].

Hydrographie [modifier]

Aucun cours d'eau traverse la commune. On peut néanmoins signaler quelques sources et fontaines, en particulier celle du centre bourg de Segonzac, derrière l'église, qui fournit une eau relativement abondante.

Climat [modifier]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,0 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14,0 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80,0 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].


Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire [modifier]

L'archéologie aérienne a mis en évidence en 1989, au Terrier de Font Belle, un éperon barré du Néolithique[8].

Un souterrain refuge au lieu-dit Chez Voix était utilisé au Moyen Âge[9].

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
D'azur à deux branches de châtaignier posées en fasce, l'une en chef fruitée de deux marrons hérissonnés et l'autre en pointe fruité d'un seul à dextre, à une croisette en abîme, le tout d'or.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Gérard Raby   viticulteur
2008   Véronique Marendat NC Professeur économie et gestion, Conseillère régionale
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Segonzac depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 550 2 549 2 453 2 500 2 602 - 2 620 2 670 2 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 784 2 965 2 977 2 880 2 809 2 570 2 384 2 165 2 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 122 2 273 2 286 2 028 2 056 2 099 2 090 2 003 2 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
2 253 2 182 2 230 2 212 2 176 2 296 2 173 2 166 -
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[10] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[11],[12]


Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges à Segonzac en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,4 
9,5 
75 à 89 ans
13,6 
15,8 
60 à 74 ans
15,2 
23,5 
45 à 59 ans
23,1 
18,7 
30 à 44 ans
17,5 
14,7 
15 à 29 ans
13,6 
17,5 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie [modifier]

Agriculture [modifier]

La commune est la capitale de la Grande Champagne, premier cru du cognac.

Équipements, services et vie locale [modifier]

Enseignement [modifier]

Cycle scolaire [modifier]

Le collège d'enseignement secondaire Font Belle regroupe environ 350 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 15 classes[15].

Segonzac possède une école élémentaire, l'école des Millevignes, qui comprend quatre classes, ainsi qu'une école maternelle, les Tilleuls argentés[16].

Université des eaux de vie [modifier]

Segonzac abrite l'Université Internationale des Eaux de Vie et Boissons Spiritueuses.

Le diplôme est un Master en droit, gestion et commerce des eaux-de-vie et boissons spiritueuses, qui s’adresse à des étudiants d’un niveau bac. + 4 et fortement motivés par la filière, mais également à des professionnels dans le cadre de la formation continue.

Il est délivré par les universités de Poitiers et de Paris V et dispensé sur le site de Segonzac. Ces étudiants peuvent également coupler avec un Master professionnel en commerce international, de l'IAE de Poitiers.

Accessoirement, cela fait de Segonzac la plus petite cité universitaire de France.

Lieux et monuments [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

Église Saint-Pierre [modifier]

Du XIIe au XVe siècle, l'église paroissiale Saint-Pierre faisait partie de l'ancien diocèse de Saintes; elle a été détruite en grande partie en 1562 et n'a conservé d'ancien que son chœur, son clocher de façade et son bas-côté sud. Tout l'intérieur a été refait de 1865 à 1868[17]. Elle présente, à l'ouest, un porche sous berceau, comprenant une sorte de couloir d'entrée, accompagné, au nord, d'un baptistère.

Le chœur, du milieu du XVIe siècle est voûté d'ogives; la clef porte les armes des Valois d'Orléans; une baie à quatre meneaux et réseau flamboyant à l'est, et une baie simple en lancette sur les autres côtés l'éclairent. Une tribune du XIIe siècle existe au-dessus du porche, de la largeur de la nef; à l'origine cette tribune s'étendait sur les bas-côtés qui se prolongeaient sur l'alignement du porche.

Sur la façade, établie en avancée et de la largeur du porche, ouvre la porte à trois rouleaux, formés de boudins et de cavets, sur colonnes, aux chapiteaux à feuillages et rinceaux, entourés d'un cordon chargé de festons. Au-dessus, est le clocher carré, présentant à l'ouest une frise feuillagée, une corniche et une arcature aveugle, reçue par sept colonnes à chapiteaux. En retrait, existent deux étages ornés de cinq colonnes sur les angles et de deux intermédiaires, montant jusqu'au sommet. Le premier est percé, sur chaque face, de deux arcs en plein cintre. Le second étage est ouvert de deux baies en tiers-point, sur colonnes. Une flèche conique termine le clocher[18].

Elle est classée monument historique depuis 1932[19].

Église Saint-Pierre
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église de Segonzac.

Le temple [modifier]

La commune possède, comme certaines autres communes de Saintonge, un temple protestant. Il succède à deux temples antérieurs, et a été construit en 1864 par l'architecte cognaçais Deménieux. Il est un des plus imposants de la région. Son fronton et son décor intérieur sont remarquables. Sur le fronton est écrit un verset de l'évangile de Matthieu : « Les cieux et la Terre passeront, mes paroles ne passeront pas »[20]. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1998[21].

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Patrimoine civil [modifier]

Les Courades [modifier]

La maison forte des Courades dit Château de la famille Philibert avec son entrée qui comporte encore l'emplacement de la herse, les meurtrières et les consoles de l'ancien chemin de ronde, daterait du XVe siècle. Le logis qui a été remanié XVIIe siècle présente encore des baies en plein-cintre et une en arc trilobé[22].

Lavoir [modifier]

Derrière l'église est situé un lavoir alimenté par une importante fontaine. Il a été construit entre 1812 et 1849[23].

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Patrimoine environnemental [modifier]

Elle est la première commune française à obtenir le label Cittaslow le 8 mai 2010[24].

Le hameau de chez Bordin est un remarquable hameau fleuri.

Chez Bordin
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Jumelages [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Populations légales 2010 de la commune : Segonzac sur le site de l'Insee
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre. Consulté le 20 novembre 2011
  7. Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990], sur infoclimat.fr. Consulté le 1er janvier 2013
  8. Fouilles de Claude Burnez 1990-92 in Jacques Dassié, Archéologie aérienne. Patrimoine archéologique et touristique des Charentes, éd. Alan Sutton, 2001, 176 p. (ISBN 2-84253-607-X), p. 31-33 
  9. Souterrain refuge, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
  11. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  13. Evolution et structure de la population à Segonzac en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  14. Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  15. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges ». Consulté le 3 avril 2011
  16. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 3 avril 2011
  17. Église Saint-Pierre (notice), base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Bull. Soc. arch. Charente, 1862
  19. Église Saint-Pierre, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Temple protestant (notice), base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Temple protestant, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Château de la famille Philibert, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Lavoir, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Slow food France, « Segonzac, Première Città Slow de France », 2010. Consulté le 22 juin 2010

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]