Pergé

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Pergé
La cité antique de Pergé
La cité antique de Pergé
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Province Antalya
District Aksu
Région de l’Antiquité Pamphylie
Coordonnées 36° 57′ 42″ N 30° 51′ 15″ E / 36.96159, 30.85429536° 57′ 42″ Nord 30° 51′ 15″ Est / 36.96159, 30.854295  

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)

Pergé ou Perga (en grec ancien Πέργη / Pérgê, en hittite Parcha ou Parha) est une cité antique, autrefois capitale de la Pamphylie, aujourd'hui située en Turquie, à Aksu, 17 km à l’est d’Antalya.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité antique de Pergé était située sur les deux bords du fleuve Kestros dans la région du Taurus. Cet accès fluvial donnait à Pergé l’avantage de disposer d’un port éloigné de 17 kilomètres de la mer et qui se trouvait donc à l’abri des attaques de pirates.

Au XIIe siècle av. J.-C., une vague d'immigration grecque, venant du Nord se produisit en direction de la côte méditerranéenne. Une partie de ces migrants s'implanta dans la région, qui prit le nom de Pamphylie. Quatre grandes villes se développèrent : Pergé, Sillyon, Aspendos et Side.

Pergé fut fondée vers 1000 av. J.-C., 20 km à l'intérieur des terres pour éviter les incursions de pirates. En -546, les Achéménides s'emparèrent de la cité et la contrôlèrent jusqu'aux conquêtes d'Alexandre le Grand. La civilisation hellénistique qui s'ensuivit se prolongea au sein du royaume séleucide de Syrie qui succéda à l'Empire d'Alexandre. Les murailles de la ville témoignent de cette présence hellénique. C'est aussi à cette époque qu'y vécut Apollonius de Pergé (-262 à -190). Élève d'Archimède, ce mathématicien étudia les sections coniques (cercles, ellipses, paraboles, hyperboles). Il fut peut-être à la base de la théorie des épicycles de l'astronome Hipparque.

Le royaume de Pergame et le royaume séleucide se disputèrent Pergé et la cité fut l'objet d'un arbitrage en -188 du consul romain Gnaeus Manlius Vulso, lequel décida que Pergé retournerait au royaume de Pergame. En -133, Pergé intégra l'empire romain quand Rome reçut en héritage le dit royaume.

Parmi les dieux vénérés à Pergé, il y avait principalement Artémis. Cette déesse est représentée sur les monnaies de Pergé ainsi que sur de nombreux bas-reliefs et statues.

Aux IIe et IIIe siècles, Pergé devint la plus belle ville d'Anatolie.

Au début du christianisme, saint Barnabé et saint Paul vinrent à Pergé et ce dernier y fit son premier sermon. La Bible mentionne Pergé comme étant le siège du christianisme. Elle le resta jusqu'au VIe siècle. Mais au fil des siècles, le fleuve sur les rives duquel s'était bâtie Pergé se remplit d'alluvions et il devint finalement impraticable pour accéder à la cité. Confrontée aux incursions arabes du VIIe siècle, la ville se vida progressivement de ses habitants et fut abandonnée.

Vestiges archéologiques[modifier | modifier le code]

Théâtre antique

Le théâtre est situé à l'entrée du site. De type gréco-romain, adossé au flanc de la colline, il pouvait accueillir 15 000 personnes. Sa façade richement ornée comportait cinq portes pour les artistes. Sa hauteur est de 25 mètres. La scène était décorée de reliefs en marbre, dont certains sont visibles au musée d'Antalya.

Stade

Le stade, daté du IIe siècle, est en forme de fer à cheval, d'une dimension de 334 m × 34 m. Il pouvait accueillir 12 000 personnes. Les gradins sont soutenus par des arcades.

Enceintes et portes de ville

Les murailles de la ville sont d'époque hellénistique et romaine. Deux tours de 12 mètres de hauteur sont encore visibles à l'entrée du site. L'entrée romaine dispose d'un arc de triomphe en son centre.

Fontaine

Une fontaine monumentale (nymphée), dédiée à l'empereur Septime Sévère, se trouve près de l'entrée. Certaines statues et sculptures sont exposées au musée d'Antalya.

Thermes

Derrière le propylée se dressent des thermes du IIe siècle. Ils comportent diverses salles habillées de statues et une cour bordée de colonnes et de bas-reliefs.

Agora

Elle se trouve à l'est de l'entrée et de la porte hellénique et remonte au IIe siècle. Derrière les piliers qui la bordent se trouvaient les boutiques. Les sols étaient revêtus de mosaïques. Tout cela a disparu avec le temps et aujourd'hui, on voit essentiellement les colonnes qui bordent l'Agora, dont la plupart ont été restaurées et donnent une bonne idée de la dimension du lieu.

Voies à colonnes

Une longue voie ornée de colonnes traversait la ville du nord au sud, en passant sous l'arc de triomphe de Démétrius Apollonos. Cette longue voie était bordée de piliers. Un aqueduc passe au centre de la voie qui apportait l'eau à la cité.

Fontaine monumentale (nymphaeum)

La voie à colonnes se termine par une fontaine monumentale (nymphée d'Hadrien), située au pied de l'acropole, qui alimentait l'aqueduc de la voie. Dans la partie centrale est représenté le dieu du fleuve, Kestros, en position allongée.

Basiliques

Le site présente les restes de deux basiliques, l'une datée du Ve siècle et l'autre du VIe siècle.

Nécropole

Située en dehors de la cité, elle se compose de constructions funéraires de diverses architectures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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