Myonte

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Myonte
(grc) Μυοῦς
Ex-voto à Apollon, avec inscription dédicatoire  trouvé à Myonte (VIe siècle av. J.-C.) (Antikensammlung Berlin / Altes Museum)
Ex-voto à Apollon, avec inscription dédicatoire trouvé à Myonte (VIe siècle av. J.-C.) (Antikensammlung Berlin / Altes Museum)
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Province Aydın
District Söke
Région de l'Antiquité Carie
Coordonnées 37° 35′ 44″ N 27° 25′ 46″ E / 37.595566, 27.429374 ()37° 35′ 44″ Nord 27° 25′ 46″ Est / 37.595566, 27.429374 ()  

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Myonte
Myonte

Myonte (ou Myus ou Myous ou Myos ou Myes, en grec ancien Μυοῦς / Muoũs) est une cité grecque d'Asie mineure, membre de la Confédération ionienne[1]. Le site de Myonte est près du village actuel d’Avsar, sur les bords du lac Bafa, à 16 km de Milet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, elle est fondée par Cyarétos, fils du roi athénien Codros, qui chasse les Cariens occupant la région[2]. Elle est située à l'embouchure du Méandre. S'il faut en croire Diodore de Sicile, ses eaux sont particulièrement poissonneuses[3].

Avec les autres cités de l'alliance, elle se révolte contre la domination des Perses sous la conduite d'Aristagoras et de la cité de Milet lors de la révolte de l'Ionie. Quand Thémistocle est frappé d'ostracisme, Artaxerxès Ier lui confie le gouvernement de Myonte en même temps que celui de Lampsaque et Magnésie du Méandre[4].

Elle est évacuée par ses habitants quand le Méandre bouche l'entrée d'une anse située sur le territoire de la cité, la transformant en lac insalubre ; les citoyens de Myonte rejoignent alors Milet, emportant avec eux leurs divinités[5]. Selon d'autres auteurs, Myonte est complètement submergée par la mer[6]. Lors de sa visite, au IIe siècle apr. J.-C., Pausanias n'y trouve plus qu'un temple à Dionysos[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (I - Clio, 142).
  2. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (VII - Achaïe, II, §10).
  3. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne] (XI, 29). La mention de Diodore, à comparer avec Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 137), est controversée ; voir J. L. Marr, « Don't Take it Literally: Themistocles and the Case of the Inedible Victuals », The Classical Quarterly, New Series, vol. 44, no2 (1994), p. 536-539.
  4. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 137); Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne] (Thémistocle, 27, 1)
  5. a et b Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (VII - Achaïe, II, §11).
  6. Vitruve, De l'architecture [lire en ligne] (Livre IV, 1)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]