Villermain

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Villermain
Villermain
Villermain sur la carte de Cassini.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton La Beauce
Intercommunalité Terres du Val de Loire
Maire
Mandat
Alain Brunner
2014-2020
Code postal 41240
Code commune 41289
Démographie
Population
municipale
389 hab. (2015 en augmentation de 11,14 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 47″ nord, 1° 31′ 51″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 143 m
Superficie 28,75 km2
Localisation

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Villermain

Villermain est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Le village fait partie du sud de la région naturelle de Beauce.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Villermain est limitrophe au Loiret dans le nord-est du Loir-et-Cher[1]. La Loire et Meung-sur-Loire (Loiret) sont à 13 km au sud-est, Orléans à 38 km à l'est[2].

Ouzouer-le-Marché, longtemps son chef-lieu de canton, est à 6 km au nord. Blois est à 46 km au sud[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ouzouer-le-Marché Baccon (Loiret) Rose des vents
Saint-Laurent-des-Bois N
O    Villermain    E
S
Lorges Cravant (Loiret)

Description[modifier | modifier le code]

Bois

Une petite partie de la forêt de Marchenoir couvre environ 129 ha au sud-ouest de la commune. Quelques autres pièces de bois se trouvent sur la commune : bois de Poisly, bois de Villard (4,5 ha près du Moulin de la Boèche), d'autres bois vers les Mitaudières, le Croc et Pailly.

Eau

Il n'y a pas de cours d'eau permanent sur la commune. La Grande Évière, cours d'eau saisonnier fourni par des étangs de la forêt de Marchenoir, traverse toute la commune dans le sens sud-ouest/nord-est.

Pratiquement tous les étangs sont de petite taille et se trouvent dans les bois, principalement dans la forêt de Marchenoir. La seule exception notable est l'étang de l'Alisier d'un peu moins de 1 ha, près des Boèches, et qui est également le plus grand étang sur la commune.

Altitude

Le point le plus élevé de la commune est à 143 m d'altitude dans le sud-ouest du territoire, au croisement des routes forestières dites route du Comte et route de Saint-Thomas. Son point le plus bas est à 122 m d'altitude dans le nord-est du territoire, près du hameau l'Espérance[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans le sens nord-ouest/sud-est par la D 925 qui relie Châteaudun et Beaugency. La D 25 d'Ouzouer-le-Marché à Josnes et Mer traverse le village[1].

La sortie no 15 de l'autoroute A10 est à 13 km près de Beaugency[2].

L'aéroport de Tours-Val de Loire est à 77 km, l'aéroport Le Mans-Arnage à 100 km, l'aéroport de Toussus-le-Noble à 108 km, l'aéroport de Bourges à 110 km et l'aéroport de Châteauroux-Centre à 112 km.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

L'habitat rural est dispersé sur toute la commune de façon à peu près uniforme. Les principaux hameaux sont Gond, Villedieu, les Blanchets, Poisioux et Poisly. Ne pas confondre la hameau de Boigny avec Boigny-sur-Bionne, siège de l'ordre de Saint-Lazare, également dans l'Orléanais.

Dans la boité déroulante qui suit, les hameaux suivis d'une astérisque sont indiqués sur la carte de Cassini (établie vers 1745) ; le cas échéant, l'orthographe passée différente est indiquée entre parenthèses.

Aucun hameau n'a disparu depuis le XVIIIe siècle. Le seul nouveau hameau est l'Espérance.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Mesmin est mentionnée sous ce même nom en 836 dans un document de Louis le Débonnaire. A l'époque elle appartient à l'abbaye de Micy à Orléans. Les chanoines réguliers de Beaugency récupèrent l'église au XIIe siècle et y installent un prieuré-cure[3].

Il existait une église Saint-Pierre à Poisly, citée depuis 1139. Elle a été détruite au XIXe siècle[3].

Fin XVIIe siècle, Louis de Heére est seigneur de Villermain et de l'Hespere. Il est reconnu noble le 26 octobre 1693. Marié le 11 juin 1679 à Agnès de Villedonné, fille de Jean de Villedonné, seigneur de Montégu, et de Jeanne Picault, ils ont un enfant : François-de-Paule de Heére, seigneur de Villermain, de l'Hespere et du Coudray[4].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bonnemain[5].

Début XXe siècle, de l'argile bleue est extraite au lieu-dit la Croix de Sédenay pour approvisionner l'usine de céramique d'Alexandre Bigot à Aulnay près de Mer[6].

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[7], dont Villermain[8]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[9]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[10].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1795 1804 François Gilbert[11]    
? 1806 François Péan[11]    
1806 ? Noël Coutancau[11]    
1845 1848 Dominique Gilbert[11]    
1850 ? Désiré Poullin[11]    
1881 ? Louis Basile Gilbert[11]    
10 septembre 1893 10 décembre 1919 Clovis Billard[12]   Cultivateur
1959 1971 Lucien Breton[11]    
mars 1794 1804 François Gilbert[13]   Cultivateur
1875 ? Pierre Prosper Damien Marmasse[11]    
mars 1971 2014 Gérard Plessis DVD  
mars 2014 en cours Alain Brunner    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2015, la commune comptait 389 habitants[Note 1], en augmentation de 11,14 % par rapport à 2010 (Loir-et-Cher : +0,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560566570648661726739716719
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
771773716753752778758742691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
658652642613609540523471420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
390367326275250285304350389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53 % d'hommes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 19,9 %) ;
  • 47 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 28,7 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 21 %).
Pyramide des âges à Villermain en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,4 
8,7 
75 à 89 ans
9,8 
10,6 
60 à 74 ans
9,8 
16,8 
45 à 59 ans
18,2 
26,1 
30 à 44 ans
28,7 
13,0 
15 à 29 ans
16,1 
24,2 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune de Villermain dépend de l'académie d'Orléans-Tours, mais l'école primaire de la commune dépend de l'Inspection académique du Loir-et-Cher. Les collèges les plus proches sont le collège René Cassin à Beauce-la-Romaine, le collège Robert Goupil à Beaugency et le collège privé Maîtrise Notre-Dame également à Beaugency. Les lycées les plus proches sont le lycée François Villon à Beaugency, le lycée professionnel privé de l'Abbaye aussi à Beaugency, et le lycée Maurice Genevoix à Ingré[19].

Pour le calendrier des vacances scolaires, Villermain est en zone B.

Économie et services[modifier | modifier le code]

Villermain fait partie des régions de production de deux IGP : « volailles de l'Orléanais » et « vin du Val de Loire » (blanc, rosé et rouge)[19].

Le médecin le plus proche est à Beauce-la-Romaine.

Risques[modifier | modifier le code]

Trois catastrophes naturelles ont été répertoriées sur la commune :

mouvements de terrain différentiels (alternance sécheresse / hydratation), du 1 janvier 1994 au 30 septembre 1998 ;
Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain du 25 au 29 décembre 1999 ;
Inondations et coulées de boue du 28 mai au 4 juin 2016.

Noter que l'école de Villermin est l'une des rares du Loir-et-Cher à ne pas avoir été fermée lors des inondations de juin 2016[20].

Quatre centrales nucléaires sont proches :
centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (16 km), centrale nucléaire de Dampierre (75 km), centrale nucléaire de Belleville (108 km), centrale nucléaire de Chinon (124 km)[19].

Le risque sismique est classé 1/5 (très faible), ainsi que le risque de radon[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Mesmin : Formée d'une nef rectangulaire ouvrant sur un chœur carré plus étroit achevé par une abside hémi-circulaire, l'église adopte le plan typique de l'église rurale du XIIe siècle. Les baies de l'abside ont été maçonnées au XVIIIe siècle lors de l'établissement du retable, qui subsiste et est classé MH[21]. La nef est couverte d'un lambris surbaissé et le chœur de voûtes du XIXe siècle. Le clocheton est du XIXe siècle.

Le clocher porte deux cloches anciennes. L'une, faite par Bonneval, date de 1570 et porte l'inscription :

« BONNEVAL M'A FAICTE »

. Elle se trouvait originellement à l'ancienne église de Poisly. L'autre, faite par Humbert Lacove, date de 1627 et porte l'inscription

« IHS AM IAY ESTE FAICTE POVR SERVIR A LESGLISE MONSEVR ST MESMAIN DE VILLERMAIN E ESTOI POVR LORS F I GOVIN PRIEVR E MES IEHAN MESTIVIER PBRE VICAIRE EN CHF E HILLAIRE CALLARD FILS DILLAIRE PARAIN MA MARAINNE DAMOYSELLE GENEVIEF LE BERGER VEVFVE FEV IEHAN LE NORMANT ESCVYER SIEVR DE MONCY GRAND RAPPORTEVR DE FRANCE BLAISE MAIGRET GAIGER 1627[22] »

. Les fonts baptismaux, classés MH au titre d'objet[23], datent du XVIe siècle. Le confessionnal et la chaire, provenant tous deux de Poisly, sont du XVIIe siècle[3].

Le val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes est listé Patrimoine mondial de l'UNESCO[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Carte IGN interactive de Villermain sur geoportail.gouv.fr. Couches « cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « carte de Cassini » activées. Vous pouvez aisément moduler la transparence des couches dans l'onglet de sélection des couches en haut à droite de la carte. Zoomer en rapprochement pour passer à la carte d'état-major.
  2. a b et c Villermain sur la carte de google.fr.
  3. a b et c « Eglise Saint-Mesmin de Villermain », sur lafrancedesclochers.clicforum.com (consulté le 21 août 2017).
  4. François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire & la généalogie des familles nobles de France..., t. 5, Paris, Veuve Duchesne (réimpr. 1772), 761 p. (lire en ligne), p. 537.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Gérard Boutet, Petits métiers oubliés, vol. 3, Paris, J-C Godefroi, coll. « Les gagne-misère », , 255 p. (ISBN 2-86553-070-1), p. 39.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  11. a b c d e f g et h Centre de recherches généalogiques du Perche-Gouët, « Villermain - Personnalités », sur perche-gouet.net (consulté le 21 août 2017).
  12. Jean-Jacques Boucher, Histoire du Loir-et Cher à travers son Conseil Général de 1790 à nos jours, Paris, Éditions Fernand Lanore, François Sorlot Editeur, (lire en ligne), p. 64.
  13. Boucher 1984, p. 115.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Évolution et structure de la population à Villermain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  19. a b c et d « Villermain », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 21 août 2017).
  20. « Inondations : la situation toujours critique en Loir-et-Cher ce jeudi 2 juin », sur lanouvellerepublique.fr, 2 juin 2016.
  21. « Autel, retable (maître-autel), tableau : Le Christ bénissant entouré de la Vierge et de sainte Madeleine, de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul », notice no PM41000601, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Fonderie de cloches », notice no PM41000607, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Fonts baptismaux », notice no PM41002690, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Patrimoine mondial : Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org (consulté le 21 août 2017).