Cette page fait l’objet d’une mesure de semi-protection étendue.

Touareg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Touareg (homonymie).
Touareg
Kel Tamasheq
ⴾⵍ ⵜⵎⵛⵈ
Description de cette image, également commentée ci-après

Un Touareg à Djanet, en Algérie.

Populations significatives par région
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Mali Mali
Drapeau de l'Algérie Algérie
Flag of Burkina Faso.svg Burkina
Drapeau de la Libye Libye
2 000 000[1]
500 000[2]
70 000[3]
50 000[4]
Population totale 2 500 000[5]
Autres
Régions d’origine Sahara
Langues Touareg (Tamasheq, Tamajeq, Tamahaq)
Religions Islam
Ethnies liées Berbères
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de répartition

Localisation des variantes berbères en Afrique du Nord.

Les Touaregs (qui se nomment eux-mêmes Kel Tamaceq ou Kel Tagelmust) sont des habitants du Sahara central et de ses bordures (Algérie, Libye, Niger, Mali, et Burkina Faso)[6]. Ils parlent une langue berbère, le Touareg (tamasheq), et utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcer tifinar).

Souvent nomades, leur sédentarisation s'accélère depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ils sont confrontés à des formes d’assimilation culturelle et linguistique (acculturation) et à une marginalisation économique et politique qui les ont conduits à la lutte armée dans les années 1990[7]. Beaucoup ont abandonné le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes en bordure du Sahara, comme Tamanrasset en Algérie ou Agadez au Niger, ou les capitales des États sahéliens (Bamako, Niamey).

Étymologie

Il existe plusieurs hypothèses concernant l'origine du mot « Touareg », qui n'est attesté qu'à partir du XIXe siècle[réf. souhaitée]. Pour Adolphe Hanoteau, le terme par lequel les Touaregs dénomment leur écriture « tifinagh »[8], provient de la même racine phonétique que tifinaγ, désignant phéniciens/puniques. Il n'est pas non plus à exclure, que l'étymologie puisse être proprement berbère, comme le défend J.G. Février : « …faut t-il supposer que les Numides auraient demandé aux Carthaginois seulement l'idée d'un alphabet consonantique, mais auraient emprunté ailleurs ou forgé les signes eux-mêmes?[9] ». Selon Léon l'Africain, explorateur d’Afrique du nord au XVIe siècle, il semblerait que « Touareg » dérive du nom de la région de Targa (qui signifie « rigole » ou « vallée »), dans le Fezzan en Libye, dont selon lui, nombre de groupes touaregs seraient originaires[10].

Selon une hypothèse assez répandue, le terme composé des mots berbères tifin qui signifie « trouvaille » ou « découverte » et de nagh, adjectif possessif qui signifie « notre »[11].

À l’époque coloniale, les Français ont utilisé et popularisé la dénomination Touareg comme le pluriel de targui (féminin targuia). Cette pratique est aujourd'hui le plus souvent abandonnée et on l'accorde désormais selon les règles du français (Touareg/Touaregs/Touarègue). Il fut également utilisé le synonyme tamahek[12]. Les Touaregs se désignent eux-mêmes par Imajaghan ou Imuhagh (« noble » et « libre ») ou par Kel Tamajaq (« les gens de Tamajaq »). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont des variations dialectales du mot Tamazight[réf. souhaitée].

Représentation

Souvent appelés les « hommes bleus », d’après la couleur de leur chèche (teint avec de l’indigo, il se décolore sur la peau avec le temps), les Touaregs ont été l'objet de nombreuses représentations, en particulier chez les Occidentaux. Auparavant, l'indigo dominait au sud, dans les palmeraies de la vallée du Draâ. Aujourd'hui, cette culture a été abandonnée. Les toiles bleues sont importées directement de France, de Belgique ou d'Espagne.

Le mythe du Touareg apparaît avec l’ouvrage d’Henri Duveyrier Les Touaregs du Nord en 1864 : berbère de race blanche peu islamisé, guerrier farouche avec son bouclier de peau d'antilope qui a macéré dans du lait aigre, appartenant à une société féodale basée sur le matriarcat, dont le nomadisme est assimilé à la liberté, la sagesse et la simplicité, c'est un « seigneur du désert » mystérieux par sa tenue, son voile[13].

Territoires

Répartis et divisés en plusieurs confédérations et tribus, un million et demi de Touaregs vivent dans cinq pays africains. À l’intérieur de ce territoire, les Kel Tamasheq se sont longtemps joués des limites des États. Ceux-ci ont pourtant réussi à leur inculquer les normes de la douane et des passeports.

Ce territoire, appelé tinariwen (les déserts), est, comme son nom l’indique, découpé en plusieurs terres. De ces nombreux déserts, il y a le désert proprement dit : le Ténéré. Les autres terres sont plus ou moins arides, plates et montagneuses, parmi lesquels on peut citer celles qui font l’objet d’un article ici : Adrar, Azawagh, Hoggar, Tanezruft, Tassili n'Ajjer, Tawat (Touat), Tadmaït, le désert Libyque ou encore Tibesti.

Au Maroc, les touaregs contrôlaient le commerce caravanier entre le Maroc et le Niger. Accompagnés de leurs esclaves, les haratins, des Noirs qui vivent encore aujourd'hui dans la vallée du Drâa, ils vivaient en seigneurs. Aujourd'hui, les caravanes des touaregs disposent d'une centaine d'animaux alors qu'auparavant, elles comptaient jusqu'à des milliers de dromadaires, de chèvres et de moutons. Les endroits de pacage de ces animaux sont de plus en plus rares en raison d'une région victime de la sécheresse et des troubles liés au conflit du Sahara occidental. De plus en plus de nomades se sont sédentarisés dans les oasis où ils effectuent des travaux agricoles, un paradoxe alors que les touaregs dédaignaient jadis le travail de la terre. Il existe encore des tribus nomades : les Tekna et les Réguïbat dans les souks du grand sud, particulièrement à Guelmim, où ils viennent vendre leurs bêtes.

Des villes et villages touaregs qui font l’objet d’un article ici sont listés ci-après, avec éventuellement en italique la transcription de l’équivalent en berbère :

Histoire

Antiquité

Les Touaregs sont issus des habitants nomades du Sahel et des populations sédentaires environnantes, engagés dans des processus d'échanges anciens. En a résulté une communauté se caractérisant en premier lieu par une langue commune, le tamasheq, apparentée aux langues berbères parlées en Algérie et au Maroc

Dans l'antiquité, les Touaregs se sont déplacés vers le sud de la région de Tafilalt vers le Sahel sous la reine fondatrice Touareg, Tin Hinan, qui aurait vécu entre le 4ème et 5ème siècle[14]. La tombe monumentale de la matriarque de 1500 ans est située au Sahara à Abalessa dans les Monts Hoggar du sud de l'Algérie. Des vestiges d'une inscription à Tifinagh, l'écriture traditionnelle libyco-berbère Touareg, ont été trouvés sur l'un des anciens ponts du sépulcre[15]. Les comptes externes d'interaction avec les Touaregs sont disponibles depuis au moins le 10ème siècle. Ibn Hawkal, El-Bekri, Edrisi, Ibn Battuta et Léo l'Africain, tous ont documenté les Touaregs sous une forme quelconque, généralement comme Mulatthamin ou "Les voilés ". Parmi les premiers historiens, savant arabe du XIVe siècle, Ibn Khaldûn a probablement quelques-uns des commentaires les plus détaillés sur la vie et les personnes du Sahara, bien qu'il n'ait apparemment jamais réussi à les rencontrer[16]. Certaines études ont relié le Touareg à la civilisation ancienne ancienne égyptienne[17].

Période coloniale

En mai 1902, l'affrontement de l'armée française avec des Touaregs à la bataille de Tit est une étape majeure de la soumission des Touaregs du Hoggar. Les Touareg avaient auparavant décimé un régiment de l'armée française lors du combat de Takoubao. Au début du XXe siècle, les Touaregs sont le dernier peuple d'Afrique de l'Ouest soumis par les Français, et leurs terres sont réparties entre le Niger, le Mali, l'Algérie et la Libye. Ces pays ignorèrent en général leurs minorités touarègues récalcitrantes, les laissant vivre dans le désert avec leurs chameaux et leurs chèvres. Mais, lors des dernières décennies, à cause d'épisodes fréquents de sécheresse, les familles touarègues peinent à nourrir des troupeaux importants.[réf. nécessaire] « Les animaux sont tout pour un Touareg, m'a un jour expliqué un vieux nomade. Nous buvons leur lait, nous mangeons leur viande, nous utilisons leur peau, nous les échangeons. Quand les animaux meurent, les Touaregs meurent[18]. »

Histoire récente (XXIe siècle)

Ces dernières années, les Touaregs du Niger et du Mali se sont révoltés, affirmant que le gouvernement délaisse leurs régions.

Les Touaregs qui résident dans la partie la plus aride et la moins peuplée du Mali se révoltent assez souvent, pour protester contre, au mieux, l'oubli ou l'indifférence du pouvoir central. Ces révoltes provoquent à chaque fois un léger ralentissement au développement[19].

La plus récente révolte se produit à partir de 2012[20]. On évoque le Mouvement national pour la libération de l'Azawad et un mouvement islamiste dénommé Ançar Dine.[réf. nécessaire]

Depuis la guerre civile libyenne de 2011, le sud de la Libye est le lieu d'affrontements entre Touaregs et Toubous[21],[22].

Vie sociale

Article connexe : Liste de groupes touaregs.

La société touarègue est organisée en tribus (tawsit).

Touareg de Timia enveloppé dans son chèche noir en 2003. Le bijou d'argent contient, enroulé, un feuillet portant quelques versets du Coran. Photographie de J. L. Gonterre.

Si la société touarègue est hiérarchisée, sa structure ne s'apparente pas aux hiérarchies figées occidentales. Chacune des classes sociales, articulées selon leurs fonctions sociales spécifiques, se fréquentent et se mêlent au quotidien, unies dans des relations de plaisanterie codées[réf. nécessaire]. Il est possible de distinguer certaines de ces catégories sociales :

Les Touaregs sont monogames, sauf quelques exceptions. Le futur marié doit apporter une dot composée de terres, de bœufs et de dromadaires. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariée, cette dernière en garde la propriété en cas de divorce. L'ex-mari sera donc sans toit. Les mariés appartiennent presque toujours à la même caste[réf. nécessaire].

Les Touaregs portent souvent une sorte de long vêtement souvent nommé takakat (en étoffe de coton nommé bazin) et un chèche, appelé aussi taguelmoust (tagelmust en berbère). C'est une sorte de turban d’environ quatre-cinq mètres de long enroulé autour de la tête pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid… L’homme ne quitte normalement jamais son turban. Il peut être de différentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spéciale. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton). Sa teinture tend à se déposer peu à peu sur la peau, ce qui explique que l'on donne parfois aux Touaregs le surnom d’« hommes bleus ».

Culture

Article détaillé : Tanit.
Bijoux Touareg.

La culture Touareg est matrilinéaire[23],[24],[25]. Les femmes touareg ont un statut élevé par rapport à leurs homologues arabes (voir la matrilinéité). Les autres aspects distinctifs de la culture touareg comprennent les vêtements, la nourriture, la langue, la religion, les arts, l'astronomie, l'architecture nomade, les armes traditionnelles, la musique, les films, les jeux et les activités économiques Leur héritage berbère est confirmée par l'usage de l'alphabet (tifinagh) et la même base linguistique : le tamasheq.

Vêtements

Chèches multicolores portés par une femme algérienne.

Dans la société touareg, les femmes ne portent pas traditionnellement le voile, alors que les hommes si.

Le symbole Touareg le plus célèbre est le Chèche (appelé aussi éghéwed et litham), appelé Cheche (prononcé "Shesh"), un voile indigo souvent bleu appelé Alasho. Le revêtement facial des hommes provient de la conviction qu'une telle action dépasse les esprits malins. Il se peut qu'il contienne quelques imprécisions par rapport à l'utilisation de ce produit. C'est une tradition bien établie, tout comme le port d'amulettes contenant des objets sacrés et, récemment, des versets du Coran. Prendre le voile est associé au rite de passage à la virilité; Les hommes commencent à porter un voile lorsqu'ils atteignent la maturité. Le voile cache généralement leur visage, à l'exclusion de leurs yeux et du haut du nez. Les femmes touaregues se couvrent rarement le visage, mais le chèche traditionnel des hommes n'en révèle que les yeux

Nourriture

Le Taguella est un pain plat fabriqué à partir de farine de blé et cuit sous feu de charbon, le pain plat en forme de disque est enterré sous le sable chaud. Ensuite, le pain est cassé en petits morceaux et mangé mélangé à une sauce à la viande. La bouillie de millet appelée cink ou liwa est un aliment de base comme ugali et fufu. Le mil est bouilli d'eau pour faire un pap et mangé avec du lait ou une sauce lourde. Les produits laitiers communs sont le lait de chèvre et de chameau appelé akh, ainsi que le ta komart et Tona, un yaourt épais. Eghajira est une boisson bourrée avec une louche. Il est fait en battant le millet, le fromage de chèvre, les dattes, le lait et le sucre et est servi sur les festivals. Un thé populaire appelé "atai" ou "ashahi" est fabriqué à partir de thé vert à la poudre à langer mélangé au sucre. Après le trempage, il est versé trois fois à l'intérieur et à l'extérieur du pot de thé sur le thé, la menthe et le sucre et servi en versant d'une hauteur de plus d'un pied dans de petits verres de thé avec une mousse sur le dessus

Le cérémonial du thé est une manière de montrer l’hospitalité et un prétexte pour discuter avec le visiteur de passage. Le thé a été introduit au début du XXe siècle au travers de l’influence arabo-musulmane. Refuser un thé ou ne pas boire les trois thés est jugé impoli. En effet les mêmes feuilles de thé vert sont utilisées pour confectionner trois services à la suite ; « Le premier thé est amer comme la mort, le second est doux comme la vie et le dernier est sucré comme l'amour. ».

Artisanat

Croix touarègue Mano Dayak.

L'artisanat traditionnel est très présent chez les Touaregs. Les bijoux de la légende de la Croix du Sud[26] recense 21 modèles de croix. Ils sont en argent et fabriqués par les forgerons. Ces 21 croix sont considérées comme emblèmes de localité ou de région. Onze sont de l'Aïr (Agadez, Iférouane, Aïr, In Abangaret, Timia, Crip-crip, Thimoumoumène, Ingall, Taghmert, Takadenden, Bagzan), 4 sont de l'Azawak (Abalak, Tilya, Tchintabaraden, In Wagar), quatre représentent les autres centres du Niger (Tahoua, Madaoua, Bilma, Zinder). Deux n'ont pas de signification géographique Karagha (lit en bois) et Bartchakea (très décoré).

Langue

Les Touaregs ont comme langues maternelles les langues touareg. Un cluster dialectal, appartenant à la branche berbère de la famille afro-asiatique. Le Touareg est connu sous le nom de Tamasheq par les Touaregs occidentaux au Mali, comme Tamahaq parmi les Touaregs algériens et libyens, et Tamajeq dans les régions Azawagh et Aïr au Niger.

Le missionnaire français Charles de Foucauld a compilé un dictionnaire du Touareg[27].

Art

La plupart des oeuvres d'art touareg sont des décorations en bijoux, en cuir et en métal appelés trik et épées finement fabriquées. La communauté Inadan fait de l'artisanat traditionnel. Parmi leurs produits, on trouve le tanaghilt ou le zakkat (la croix Agadez ou Croix d'Agadez); L'épée touareg (Takoba), de nombreux colliers en or et en argent appelés «Takaza»; Et des boucles d'oreilles appelées 'Tizabaten'. Les boîtes de pèlerinage ont des décorations en fer et en laiton complexes et sont utilisées pour transporter des objets

Chaque année, en janvier, a lieu le festival du désert à Essakane, près de Tombouctou au Mali, ainsi que celui d’Essouk, près de Kidal. Plusieurs autres festivals ont lieu à travers le pays Touareg, manifestations qui offrent une vraie occasion pour découvrir la culture touarègue : la cure salée à In-Gall, près d’Agadez. Les fêtes traditionnelles de Gani et Bianou à Agadez.

Musique

La musique touareg traditionnelle a deux composantes principales: le monochord violon anzad jouer souvent pendant les soirées et un petit tambour couvert de peau de chèvre appelé tende, joué pendant les courses de chameaux et de chevaux et d'autres festivités. Les chansons traditionnelles appelées Asak et Tisiway (poèmes) sont chantées par des femmes et des hommes pendant les fêtes et les occasions sociales. Un autre genre musical touareg populaire est takamba, caractéristique de ses percussions afro

Depuis les années 1990, la musique touarègue s’est enrichie d’un nouveau courant : le blues touareg avec notamment le groupe Tinariwen ou bien Toumast. Les festivals de tourisme de Ghat et Ghadames en Libye. La fête de Sabiba à Djanet en Algérie.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine zootechnique

Chiot de race Azawakh couché dans le désert

Les conditions désertiques ont conduit à l'apparition d'un patrimoine zootechnique particulièrement adapté à la vie des Touaregs. La vie des Touaregs repose fortement sur le pastoralisme nomade, les animaux d'élevage sont donc l'élément vital de la société touarègue.

  • La race bovine Azawak est une variété de zébu spécifiquement développée au fil des siècles par les Touaregs. C'est une race mixte productive en viande et en lait. Elle est particulièrement adaptée au milieu aride et est très résistante à la chaleur.
  • Le dromadaire de race Azawak est un animal endurant et adapté à la course. C'est une race de couleur claire à l'allure élancée. Ce dromadaire est l'animal mythique de l'Azalaï et des caravanes transsahariennes.
  • L'Azawakh, aussi appelé Lévrier Touareg ou Sloughi Touareg, ce lévrier est utilisé pour la chasse, sa rapidité lui permettant de se lancer aisément à la poursuite des antilopes et à la capture des oiseaux au vol. Il est également utilisé pour la garde. Léger, très fin, grand et élancé, il peut atteindre des vitesses approchant les 70 km/h. Il a été exporté récemment dans les pays occidentaux pour ses performances dans les cynodromes. Il est reconnu par la Fédération cynologique internationale depuis 1981[28].

Économie

Leurs troupeaux décimés par les sécheresses, beaucoup de Touaregs nomades ont rejoint les villes. Ils y travaillent comme forgerons, artisans du cuir ou guides.

Dans la fiction

Notes et références

  1. « The World Factbook », sur Central Intelligence Agency, Niger: 11% of 18.6 million
  2. Pascal James Imperato et Gavin H. Imperato, Historical Dictionary of Mali, Scarecrow, (ISBN 978-0-8108-6402-3, lire en ligne), lxxvii, Tuarag: 3% [of total Mali's 17.1 million population]
  3. Philippe Lemarchand, L'Afrique et l'Europe : Atlas du XXe siècle, Complexe, (lire en ligne), p. 118
  4. https://joshuaproject.net/people_groups/15607/UV
  5. Lewis, M. Paul (ed.), 2009. Ethnologue: Languages of the World, Sixteenth edition. Dallas, Tex.: SIL International. Online version: http://www.ethnologue.com/
  6. John A. Shoup III, Ethnic Groups of Africa and the Middle East, ABC-CLIO, (ISBN 159884363X, lire en ligne), p. 295
  7. Tal Tamari, « The Development of Caste Systems in West Africa », Cambridge University Press, vol. 32, no 02,‎ , p. 221–222, 228–250 (DOI 10.1017/s0021853700025718)
  8. http://www.littre.org/definition/touareg
  9. Études berbères et chamito-sémitiques: mélanges offerts à Karl-G. Prasse, Salem Chaker, Andrzej Zaborski, Karl-G. Prasse, 2000
  10. Les Touaregs de l'Ahaggar, Sahara algérien : parenté et résidence chez les Dag-Ghâli, Paul Pandolfi, 1998
  11. Mondeberbere.com - Tifinagh : l'alphabet berbère de A à Yaz, « Origine de cet alphabet ».
  12. http://www.cnrtl.fr/synonymie/touareg
  13. Paul Pandolfi, « Les Touaregs et nous : une relation triangulaire ? », Ethnologies comparées, no 2,‎ (lire en ligne)
  14. Brett, Michael; Elizabeth Fentress The Berbers Wiley Blackwell 1997 ISBN 978-0631207672 p. 208
  15. L. Cabot Briggs, « A Review of the Physical Anthropology of the Sahara and Its Prehistoric Implications », Man, vol. 56,‎ , p. 20–23 (JSTOR 2793877)
  16. Nicolaisen, Johannes and Ida Nicolaisen. The Pastoral Tuareg: Ecology, Culture and Society Vol. I & II. New York: Thames and Hudson, 1997, pp. 31.
  17. Hagan, Helene E. The Shining Ones: An Etymological Essay on the Amazigh Roots of Egyptian Civilization. Bloomington, IN: Xlibris, 2000.
  18. Jean-Claude Rosso, « Non au 19 Mars », INFO 323,‎ , p. 12 (lire en ligne)
  19. http://afriquepluriel.ruwenzori.net/ethnisme.htm
  20. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/20/le-mouvement-islamiste-arme-touareg-affirme-controler-le-nord-est-du-mali_1672558_3212.html
  21. Thalia Bayle, « Cette guerre entre Toubous et Touaregs que tout le monde ignore », mondafrique.com, 27 janvier 2016.
  22. Valérie Stocker, « En Libye, la guerre oubliée des Touaregs et des Toubous », orientxxi.info, 28 septembre 2015.
  23. Cynthia Haven, « New exhibition highlights the 'artful' Tuareg of the Sahara »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), News.stanford.edu, (consulté le 21 octobre 2013) : « A Stanford Univ. news article of 23 May 2007 »
  24. Spain, Daphne (1992). Gendered Spaces. Univ. of North Carolina Press. ISBN 0-8078-2012-1, p. 57.
  25. Murphy, Robert F. (Apr1966). Untitled review of a 1963 major ethnographic study of the Tuareg. American Anthropologist, New Series, 68 (1966), No.2, 554–556.
  26. http://touaregsmirages.canalblog.com/archives/2012/06/09/24458489.html Légende de la Croix du Sud
  27. Phillip C. Naylor, Historical Dictionary of Algeria, Rowman & Littlefield, (ISBN 0810879190, lire en ligne), p. 481
  28. [doc] Le standard officiel de la race sur le site de la Fédération cynologique internationale

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Bibliographie en ligne par Anne Saint Girons

  • Gaël Baryin, Dans les mâchoires du chacal. Mes amis Touaregs en guerre au Nord-Mali, Le Passager clandestin, 2013
  • Edmond Bernus, Touaregs du Niger, le regard d'Edmond Bernus, éditions Grandvaux, 2007 (ISBN 978-2-909550-49-7)
  • Pierre Boilley, Les Touaregs Kel Adagh : dépendances et révoltes. Du Soudan français au Mali contemporain, Paris, Karthala, 1999
  • André Bourgeot, Les sociétés touarègues. Nomadisme, identité, résistance, Paris, Karthala, 1995
  • Julien Brachet, Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger), Paris, Le Croquant, 2009 (ISBN 978-2-91496865-2)
  • Dominique Casajus, Gens de parole. Langage, poésie et politique en pays touareg, Paris : La Découverte, 2000
  • Hélène Claudot-Hawad, Touaregs. Apprivoiser le désert, Paris, Gallimard, 2002 (collection Découvertes, Cultures et société, no 418)
  • Louis-François Delisse, Choix de poésies amoureuses des Touaregs, Le corridor bleu, 96 p., 2007 (ISBN 978-2-914033-33-6)
  • Henri Duveyrier, L’exploration du Sahara. Les Touaregs du Nord. Paris, 1864
  • Charles Grémont, Les Touaregs Iwellemmedan (1647-1896). Un ensemble politique de la Boucle du Niger, Paris, Karthala, 2010, 557 p.
  • Issouf ag Maha, Touareg du XXIe siècle, photographies Catherine et Bernard Desjeux, Grandvaux, 2006, 200p. (ISBN 2-909550-44-3)
  • Intagrist El Ansari, Écho saharien, l'inconsolable nostalgie, Éditions Langlois Cécile, 2014, 202p. (Préface de Beyrouk)
  • Paul Pandolfi, Les Touaregs de l’Ahaggar. Sahara algérien, Paris, Karthala, 1998
  • Guy Pineau, La guerre de Kaossen, 1916-1917, Paris, L'Afrique littéraire et artistique, 1970 (10), 50-55
  • Jeanne Pottier, Légendes Touareg, Paris, Fernand Sorlot, 1943 (préface de René Pottier)
  • René Pottier & Saad Ben Ali, La tente noire, Éditions les œuvres représentatives, 1933
  • Anne Saint-Girons, Les Rébellions touarègues, Ibis Press, 2008 et Artelittera, 2011

Langue

  • René Basset, Grammaire, dialogues et dictionnaire touaregs, A. de Motylinski, revu et complété par le père de Foucauld, 1908
  • René Basset, Dictionnaire abrégé touareg-français (dialecte de l’Ahaggar), Alger, Carbonnel, 1918-1920, 2 tomes
  • Poésies touarègues (dialecte de l’Ahaggar), Paris, Leroux, 1925-1930, 2 tomes
  • André Basset, Dictionnaire abrégé touareg-français des noms propres (dialecte de l’Ahaggar), Paris, Larose, 1940
  • Charles de Foucauld, Dictionnaire touareg-français, Paris, Imprimerie nationale, 1951-1952, 4 tomes (réédition L'Harmattan, 2005).

Articles connexes

Liens externes