Tchintabaraden

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Tchintabaraden
Tchin-Tabaraden
Administration
Pays Drapeau du Niger Niger
Région Tahoua
Département Tchintabaraden
Démographie
Population 30 878 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 15° 53′ 53″ nord, 5° 48′ 11″ est
Altitude 430 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Niger

Voir sur la carte administrative du Niger
City locator 13.svg
Tchintabaraden

Tchintabaraden (variantes ː Tchin-Tabaraden, Tchin Tabaradine) est une ville du Niger qui se trouve dans le département de Tchintabaraden entre Tahoua et Abalak, au bout d'une piste qui débute peu après Tabalak.

TchinTabaraden signifie « la vallée des jeunes filles » en tamachek (ou selon une autre source « la cité des belles filles »[1]).

Lieu d'implantation des Touaregs Ouelleminden, elle est aussi un lieu chargé d'histoire récente : la rébellion touarègue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Tchintabaraden est le chef-lieu du département de Tchintabaraden, dans la région de Tahoua au Niger.

Situation[modifier | modifier le code]

Tchintabaraden est située à environ 125 km au nord-nord-est de Tahoua et 480 km au nord-est de Niamey, la capitale du pays[2].

Population[modifier | modifier le code]

La population de la commune urbaine était estimée à 30 878 habitants en 2011[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Des années de tension entre Touaregs et les autres communautés aboutissent, les 29 et 30 mai 1985, en plein sécheresse, à de violents heurts entre les premiers et les forces de l'ordre, avec des morts des deux côtés.

En novembre 1987, en vue d'une démocratisation, pour faire revenir ceux qui avaient trouvé refuge en Libye suite aux premiers événements et aux grandes sécheresses, le colonel Ali Saïbou leur promet l'amnistie et des aides. Mais une fois rentrés au Niger et parqués dans des camps (18000 réfugiés), l'État a eu peur de ces jeunes ishumars (chômeurs) et les a soupçonné d'avoir été formés par Mouammar Kadhafi. L'armée procéda donc à des vagues d'arrestations pour « atteinte à la sûreté de l'État ».

La nuit du 6-7 mai 1990, des jeunes tentent d'occuper la gendarmerie de Tchintabaraden pour protester contre ces arrestations arbitraires. Les ishumars s'emparent de l'arsenal, emportant kalachnikovs et munitions; un gendarme et son frère sont tués. En représailles, la ville est bombardée et l'armée procède à des arrestations massives dans toute la région. Bilan : des centaines de civils trouvent la mort. Les campements nomades sont anéantis et les hommes reprennent la route pour la Libye. C'est à Tillia, près de la frontière avec le Mali, que la répression a été la plus forte.

Dès lors, la rébellion devient inévitable, malgré les efforts de négociation de certains (Mano Dayak). Elle durera jusqu'en 1995.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François de Labarre, « Le président Issoufou condamné à la transparence », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  2. Distances, coordonnées et altitude sont mesurées à l'aide de Google Earth.
  3. « Le Niger en chiffres 2011 », Institut national de la statistique du Niger, p. 24

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Ramir, Les pistes de l'oubli, Touaregs au Niger, Paris, Félin, 1991.
  • Mano Dayak, Touareg, la tragédie, Lattès, 1992.