Fête de la Gani

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Ensemble de kankanguis à la Gaani de 1969

La fête de la Gani est une fête traditionnelle béninoise, qui se déroule à Nikki, au nord du pays, au mois de décembre[1].

La « fête du trône et du souvenir » rappelle la fuite du peuple Wassangari devant la violence des fondamentalistes musulmans qui voulaient les convertir à l’islam à coup d’épée et de lance. Littéralement le mot signifie se cacher, se blottir contre quelque chose en attendant de trouver un abri sûr.

Aujourd’hui elle est devenue une fête identitaire qui rassemble non seulement des peuples ayant une même expression culturelle et linguistique mais ayant un destin commun. Ce destin tend aujourd’hui à se noyer dans un conformisme sans avenir par faute de courage et de reconnaissance d’une certaine vérité historique[2]. Bien que le mot Gani existe chez les peuples Dendi, il n’a pas la même valeur ni la même portée historique et culturelle chez les deux peuples.

Ainsi, si pour les Dendi, « Gani » signifie « danser », il est évident que la fuite des Wassangari est bien loin d’être pour les Baatɔmbu une simple « danse » plutôt que la recherche d’un « abri » pour sauver son âme. La Gani demeure une fête importante pour les bariba, célébrée chaque année en souvenir de l’événement fondateur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fête de la Gani, benin-tours.com
  2. Cf Léon BANI BIO BIGOU, Bref aperçu sur les valeurs socioculturelles du peuple baatonu, “Bariba”. Cotonou, Mars, 1994; IDEM,La civilisation Baatonu assassinée, Cotonou, 1995