Chleuhs

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Chleuhs
ⵉⵛⵍⵃⵉⵢⵏ (Icelḥiyen)
Description de l'image Mosaique.Icelhiyen.v2.jpg.

Populations importantes par région
Drapeau du Maroc Maroc 8 millions
Drapeau de la France France 500 000[1]
Drapeau d’Israël Israël 400 000
Drapeau de l'Italie Italie 150 000
Drapeau de l'Espagne Espagne 100 000
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 50 000
Drapeau de la Belgique Belgique 30 000
Population totale Environ 9,3 millions[2]
Autres
Régions d’origine Pays chleuh
Langues Chleuh
Religions Islam sunnite malékite,
Judaïsme[3],[4],[5],[6],[7],[8]
Ethnies liées Masmoudas, Guezoula, Sanhadja
Description de cette image, également commentée ci-après
Le pays chleuh (répartition des tachelhitophones)

Les Chleuhs (chleuh : ⵉⵛⵍⵃⵉⵢⵏ Icelḥiyen), anciennement Masmouda, sont un groupe ethnique berbère du Sud du Maroc établi principalement dans le Haut Atlas, l'Anti-Atlas et la vallée du Souss, jusqu'à Guelmim, la porte du Sahara. Il existe cependant quelques communautés à Layoune ou plus au sud du Sahara. Ils parlent le chleuh.

Anciennes dénominations[modifier | modifier le code]

Les Chleuhs du Maroc moderne correspondent à l’ancienne tribu des Masmouda[9],[10],[11],[12],[13], cette dénomination est toutefois tombée en désuétude dans le language courant.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La première mention connue à ce jour du nom est dans le livre de Luis del Mármol Carvajal en 1667 qui écrivit sur le continent africain : « [...] dans Maroc et dans toutes les provinces de cet Empire, aussi bien que parmi les Numides et les Gétules qui font vers l’occident, on parle la langue africaine pure, qu'on nomme Chilha et Tamazegt, noms fort anciens. »[14].

L'étymologie du nom Achelḥi ou Tachelḥit n'est pas convenue, elle reste donc un mystère. Cependant, il y a plusieurs hypothèses à propos de ce sujet. Le premier a s'être intéressé à l'étymologie du nom est le français William de Slane en 1856. Il dit que le nom venait du mot Acluḥ (pluriel : Iclaḥ) qui signifie « tente de poil de chameau » : « […] dans les provinces méridionales de l’empire marocain, les Berbères s’appellent chelouh, mot dérivé du nom berbère achlouh, au pluriel ichlah, qui signifie tente de poil de chameau. Ils donnent au dialecte qu’ils parlent le nom de chelha, mot provenant de la même racine que le précédent. »[15]

En 1905, Auguste Mouliéras donne son hypothèse qui est un peu différente de la précédente : « Le mot chlouh’ vient du terme braber achlouh’, pluriel : ichelh’en qui signifie « natte en jonc, en alfa ou en palmier nain, vieille et déchirée. »[16]

Selon Van Den Boogert, ces hypothèses reste incertaines, voire douteuses[17]. En ce qui concerne la première, il existe bien un terme Acluḥ signifiant tente, ce dernier n’est utilisé que dans l’aire taqbaylit en Algérie. En plus de ça, le premier sens du mot Acluḥ est plutôt « étoffe grossière en laine », le sens de tente n'est que son deuxième sens[18].

L'écrivant Allemand Johann Wetzstein pose son hypothèse sur le fait que l'origine du mot Cluḥ est arabe : 

« [...] Le nom schulûḥ signifie : « gueux, canailles de voleurs et de meurtriers ». [...] Ce mot désigne, dans la langue la plus ancienne, une longue branche d’arbre, et aujourd’hui encore, au Liban, une forte branche, tant sur l’arbre que coupée, se nomme schilḥ , pluriel schulûḥ . On transpose l’image sur des hommes rudes, grossiers, et à Damas on dit : « Levez-vous, vous êtes couchés là comme schulûḥ el-arab, des gourdins de bédouins. » Plus largement schilḥ signifie le voleur, ainsi qu’on le rencontre souvent dans les 1001 Nuits[19]. »

Cette théorie sera reprise, quelques années plus tard, par son compatriote Hans Stumme. Toutefois, cela reste une hypothèse qui ne se base pas sur la linguistique de la région ; en effet, l’auteur, dans son argumentaire, fait appel à l’arabe littéraire et à l’arabe dialectal du Proche-Orient pour un terme que l’on n’entend largement et spécifiquement que dans l’arabe vernaculaire du Maroc[20].

Le troisième à avoir donné son hypothèse est l'écrivant anglais Robert Cunninghame Graham en 1898. Il écrit : « Shillah est le nom arabe des Berbères du Sud, c'est-à-dire de l'Atlas et du Sahara ; Shluoch, en arabe, signifie « chassé » et Shillah, les « gens chassés ». Les Shillah s'appellent eux-mêmes Amazeight, c'est-à-dire le peuple noble. Cette différence d'opinion quant à la nomenclature a été observée dans d'autres nations. […] Les Arabes n'utilisent ni le mot « Tamazirght » ni le mot « Berbère », mais appellent les tribus berbères « Shillah », c'est-à-dire les « exclus » ; le verbe est « Shallaha » et le terme utilisé pour le discours Shluoch[21]. »

Certains chercheurs et écrivains pensent que le nom est d'origine arabe et signifie voleurs, cependant, il y a aussi des hypothèses que le nom est d'origine berbère comme l'écrivant Mohammad Aqdim qui dit dans un de ses articles que le nom Chluḥ, en réalité, est le nom originel que se sont donné les peuples autochtones du Maroc, Masmouda dans le Haut Atlas, l'El Haouz à Marrakech, le Souss et l'Anti-Atlas. Dans la langue de Tachelhit, le verbe yechallah signifie sédentarisé ou résidé, ce qui indique que le nom chloh signifie les sédentaires et les résidents ou la population stable[22]. Il ajoute aussi qu'il n'y a aucun intérêt à recourir à la recherche du sens des mots « challah » et « chluh » dans d'autres langues que le tachelhit[21].

Selon Rachid Agrour, le mot est arabe et non berbère. Mais le fait de chercher dans le vocabulaire de l’arabe littéraire n’est pas le bon choix à faire vu que c'est une langue figée depuis des siècles. Contrairement a l'arabe vernaculaire (darija) qui est une langue vivante et en perpétuelle évolution. En Darija, la racine [clḥ] n'a pas d'autre sens à part celui lié au berbères. Ainsi, il pose son hypothèse sur le fait qu'elle aurait subi l’action du rhotacisme, permutation du /r/ vers le /l/. En darija, le verbe cerreḥ signifie inciser, disséquer. Pour les arabophones donc la chelha serait une langue arabe qui aurait été tailladée, mutilée et à tel point dégradée qu’elle en serait devenue méconnaissable, inintelligible[23].

Territoire[modifier | modifier le code]

Confédérations[modifier | modifier le code]

Al Haouz[modifier | modifier le code]

Chichaoua[modifier | modifier le code]

Essaouira[modifier | modifier le code]

Souss[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Panneaux de signalisation bilingues arabe-berbère à Tiznit.

Le chleuh est le plus important parler amazigh par le nombre de ses locuteurs, dont l'estimation varie entre 5 millions[24] et 8 millions[25]. Il s'étend sur la plus grande partie de l’Atlas : le Haut-Atlas (dans sa partie sud et ouest), l'Anti-Atlas et le Souss. Le tachelhit est parlé au Maroc méridional sur une zone s'étendant des pentes nord du Haut Atlas aux pentes méridionales de l'Anti-Atlas, limitées à l'ouest par l'Océan Atlantique. La limite orientale de son aire de répartition est marquée par l'axe Demnate-Ouarzazate ; au-delà de cette limite s'étend l'aire du tamazight du Maroc central. Les locuteurs de ce dernier dénomment le tachelhit du Souss tasusit pour le distinguer de leur langue qu'ils dénomment aussi tachelhit, mais les deux ne sont pas entièrement inter-compréhensibles.

Le tachelhit est connu pour sa riche littérature orale. La littérature écrite, en caractères arabes, apparaît à partir de la deuxième moitié du xive siècle ; Mohamed Awzal (1680-1749) est le poète le plus prolifique de la tradition littéraire chleuhe.

Le premier manuel d'apprentissage du chleuh est l'œuvre du « capitaine chleuh », Léopold Justinard, paru en 1914: Manuel de berbère marocain (dialecte chleuh).

Économie[modifier | modifier le code]

Dans une large mesure, la communauté berbère du Maroc contrôle sa situation économique. Dans le Maroc urbain, en particulier dans la partie ouest, les Chleuhs réussissent à maintenir des petites et grandes entreprises, telles que des magasins, des restaurants, des cafés, des usines, etc. Ils ont un quasi-monopole de l'épicerie dans les villes du nord du Maroc[26].

André Adam (en) note la grande solidarité entre les membres de la communauté Chleuh à Casablanca, et leur évitement des mariages mixtes avec d'autres groupes. Une telle remarque pourrait bien sûr s'appliquer davantage à la première génération qu'à la deuxième génération et aux suivantes de Berbères. L'auteur commente le domaine de cette solidarité chleuh : « Cette solidarité dépasse les frontières tribales, pour englober tous ceux qui parlent tachelhit. C'est une forme de comportement caractéristique des groupes minoritaires, qui doivent lutter pour être reconnus et sont conscients que la solidarité est la condition de réussite[26],[27]. »

Culture[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

La majorité des chleuhs sont des musulmans sunnites[28], une petite minorité est chrétienne et juive[29].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel[modifier | modifier le code]

Musicienne chleuhe portant deux grandes fibules berbère (tazerzit) au début du XXe siècle.

Les tribus chleuhes au Maroc, en particulier dans la région du Souss, se distinguent par leurs femmes et filles portant une robe spéciale pour chaque tribu et village, d'une manière qui fait que les gens de la région reconnaissent la tribu de la femme à sa robe, qu'il s'agisse d'une tenue de tous les jours ou d'une tenue occasionnelle[30], et ils se composent de :

  • Caftan Asmal ou Achayt : chemise rouge brodée de motifs qui reposent sur des fils de laine colorés en rouge, jaune et vert.
  • Ssayah : jupe longue de couleur blanche ou noire, brodée de motifs. Elle se porte sur le caftan Asmal.
  • Qatib : carré de soie rouge avec lequel la femme soussie se couvre ses cheveux.
  • Addal : longue robe blanche qui atteint les pieds, avec laquelle la femme soussie se couvre le corps et la tête.
  • Idukan : babouches chleuhes[31].

La caractéristique la plus importante du costume traditionnel de Souss est la parure en argent amazighe[32], celle-ci diffère d'une tribu à une autre. La ville de Tiznit est l'une des villes les plus connues pour la vente d'argent au Maroc[33].

  • Tawenza : couronne soussie faite d'argent et de corail.
  • Taẓeṛẓit : fibule berbère en argent ornant la poitrine[34]
  • Tanbalt : paire de bracelets à charnière en argent

Dans les tribus d'Ait Baamrane, les femmes portent une robe dont la caractéristique la plus distinctive est le bijou frontal Asni qui prend la forme de cornes d'argent. Et dans la région de Tafraout, les femmes portent Tamlḥaft ; une robe longue noire ou blanche[35].

Musique[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

Aḥwac n Tfrxin dans la région de Tafraout.

La danse traditionnelle chleuhe ou aḥwac est un style de performance collective chleuhe, comprenant danse, chant, poésie et percussions. L’aḥwac est pratiqué à l'occasion de fêtes locales[36].

L’aḥwac s’organise en deux grands groupes de personnes, l’un est masculin et l’autre féminin, alternant des performances de chant, de danse, de poésie et de percussions sur des tambours à cadre. L'aḥwac reste une tradition villageoise avant tout. En conséquence, il s'est développé de manière quelque peu indépendante au sein des différents villages, et les détails des représentations diffèrent[37].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le tout premier film berbère a vu le jour en 1934 avec l'apparition du premier film en langue chleuhe et en français appelé Itto[38]. Le film a été réalisé par Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein. Il a fallu attendre 55 ans, en 1989[39], pour voir le premier film complètement en chleuh[40], Tamɣart n wurɣ réalisé par le réalisateur Lahoucine Bouizgaren et qui met en vedette un groupe d'artistes chleuhs comme Ahmed Badouj (en)[41],[42]. Le film traitait en particulier le débat de l'identité et l'appartenance à la terre. Il a été suivi en 1992 par le film Butfunast[43] (Le propriétaire de la vache), qui a révolutionné le cinéma amazigh[44], avec la participation de Mohammed Abaamran (en) et Lahoucine Ibourka (en).

Fêtes[modifier | modifier le code]

Bilmawen[modifier | modifier le code]

Festivale Bilmawen dans la ville de Dcheira.

Le Bilmawen est un festival folklorique traditionnel chleuh organisé chaque année à l'occasion de l'Aïd al-Adha dans le Souss et le Haut-Atlas occidental, principalement dans les villes de Dcheira et Inezgane, dans la banlieue sud d'Agadir[45].

Il s'agit d'individus portant des peaux de bélier ou de chèvre qui ont été abattus pendant l'Aïd avec de la peinture faciale au charbon de bois ou portant des masques et errant dans les rues des quartiers de la ville ou du village, allant de porte en porte pour demander de l'argent ou des peaux de mouton et de chèvre, avec l'aide de groupes populaires pour créer de la joie et du plaisir dans les rangs des spectateurs, et en même temps créer la panique et la peur en particulier chez les enfants et les femmes[46].

Le carnaval était à l'origine une pratique à dimension religieuse, un rite religieux, ou qui, du moins, avait une dimension spirituelle[47] et qui s'est transformée au fil du temps en une activité basée sur le déguisement et le masque, pratiquée à des fins festives et comme moyen de s'affranchir des contraintes imposées, règles et normes sociales[48].

Iḍ innayer[modifier | modifier le code]

Comme tous les Amazighs d'Afrique du nord, les Chleuhs célèbrent le nouvel an amazigh. Les familles chleuhes préparent des repas traditionnels comme le taguella, l'ourkimen, le berkouks ou bien le couscous[49].

Imɛacar[modifier | modifier le code]

Imɛacar est une fête locale ou carnaval représentant la culture de Souss dans la région de Tiznit[50], il est célébré chaque année sur les places et les rues de la ville, les habitants et les visiteurs de la ville assistent au activités, chants, poèmes, contes du passé et rituels très anciens avec des vêtements qui expriment l'ancien caractère amazigh[51].

Idernan[modifier | modifier le code]

Idernan constitue une fête annuelle pour les habitants des montagnes de Souss, entrecoupée de coutumes et de rituels liés à la qualité de la nourriture, aux formes de veille, et à l'échange de visites entre tribus selon des dates précises basées sur le calendrier agricole[52].

Personnalités chleuhes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne (2013) », sur www.culture.gouv.fr (consulté le )
  2. « Centre de Recherche Berbère - Chleuh », sur www.centrederechercheberbere.fr (consulté le )
  3. Daniel J. Shroeter, La découverte des Juifs berbères, sur le site mondeberbere.com (en archive).
  4. Les juifs du Maghreb au XIXe siècle, sur le site Persée.
  5. Haim Zafrani, Le Judéo-Berbère, sur le site mondeberbere.com.
  6. M. Elmedlaoui (membre de l'IRCAM), Ahwash et Ahidous des juifs berbères, extrait de l'article « Changement et continuité dans l'Ahwash des Juifs-Berbères ».
  7. (en) Simone Monnier Clay Ph.D., Francophonie Juive – Selected Topics in French Literature and Culture, 2007.
  8. Langues Juives du Maroc, sur le site Persée.
  9. Hervé Galley, Montagnes du Maroc: trekking et ski de randonnée, Editions Olizane, (ISBN 978-2-88086-401-9, lire en ligne)
  10. Arthur Girault, Principes de colonisation et de legislation coloniale, Librairie du Recueil Sirey, société anonyme, (lire en ligne)
  11. Henri Terrasse, Kasbas berbères de l'Atlas et des oasis: les grandes architectures du Sud marocain, Actes Sud, (ISBN 978-2-7427-9336-5, lire en ligne)
  12. Gaston Deverdun, Marrakech, des origines à 1912, Éditions techniques nord-africaines, (lire en ligne)
  13. Éditions Larousse, « Almohades en arabe al-Muwaḥḥidūn - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consulté le )
  14. Perrot d'Ablancourt 1667: 92-93.
  15. ibid. : 495
  16. Mouliéras, A., 1905. Une tribu zénète anti-musulmane au Maroc les Zkara. p. 25.
  17. Van Den Boogert (1997 : 3).
  18. Delaporte et al. 1844, 588.
  19. Wetzstein 1887 : 34-35.
  20. Rachid Agrour, « Contribution à l’étude d’un mot voyageur : Chleuh », Cahiers d’études africaines, vol. 52, no 208,‎ , p. 767–811 (ISSN 0008-0055, DOI 10.4000/etudesafricaines.17161, lire en ligne, consulté le )
  21. a et b Cunninghame Graham, R., n.d. Mogreb-el-Acksa. London: Heinemann, p. 34, 96.
  22. Febrayer.com - Cluḥ d Taclḥit, Maṣmuda d Imṣmudn.
  23. Agrour, R., 2012. Contribution à l’étude d’un mot voyageur : Chleuh. Cahiers d'études africaines, 52(208), p. 767-811.
  24. « RGPH 2014 », sur rgphentableaux.hcp.ma (consulté le )
  25. « Centre de Recherche Berbère - Chleuh », sur centrederechercheberbere.fr (consulté le )
  26. a et b (en) Abderrahman El Aissati, BERBER IN MOROCCO AND ALGERIA: REVIVAL OR DECAY?, Pays-Bas (lire en ligne)
  27. ADAM, André (1973). "Berber Migrants in Casablanca" Arabs & Berbers. London: Duckworth, pp. 325-345.
  28. Douglas Porch, The Conquest of Morocco, Macmillan, (ISBN 978-1-4299-9885-7, lire en ligne), p. 7
  29. James B. Minahan, Encyclopedia of Stateless Nations: Ethnic and National Groups around the World, 2nd Edition, ABC-CLIO, , 378–379 p. (ISBN 978-1-61069-954-9, lire en ligne)
  30. « الزي الأمازيغي.. في الحاضر أناقة وفي الماضي وسيلة لتحرير البلاد من الاستعمار | », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  31. (ar) « "الإدوكان".. تراث أمازيغي مغربي "تشوهه" السياحة », sur Aljazeera,‎ (consulté le )
  32. « Bijoux berbères », sur Agadir-blog par Michel Terrier :, (consulté le )
  33. (ar) مريم التايدي, « فن صياغة الفضة.. شاهد: كيف تبدع المغربية غيتة حليا خاصة », sur www.aljazeera.net (consulté le )
  34. « PAIRE DE GRANDES FIBULES "TIZERZAI" EN ARGENT... », sur web.archive.org, (consulté le )
  35. (ar) « الزي الأمازيغي.. في الحاضر أناقة وفي الماضي وسيلة لتحرير البلاد من الاستعمار », sur مجلة لالة فاطمة (consulté le )
  36. (ar) « فن «أحواش» عند الأمازيغيين بالمغرب: بين التراث والفولكلور - المواقع العربيه - بوابة الشروق », sur www.shorouknews.com (consulté le )
  37. Philip D. Schuyler, « Rwais and Ahwash: Opposing tendencies in Moroccan Berber Music and Society », The World of Music, vol. 21, no 1,‎ , p. 65–80 (JSTOR 43560588)
  38. (ar) « ظهور أول فيلم ناطق بالأمازيغية سنة 1934 ميلادية عهد الاستعمار », sur تِغِيرْتْ نْيُوزْ,‎ (consulté le )
  39. « Tamghart N’ourgh », sur Amazighnews (consulté le )
  40. (ar) « الممثل الأمازيغي أحمد بادوج في ذمة الله », sur al3omk.com (consulté le )
  41. (ar) « بادوج: الفن الأمازيغي لا يطعم خبزا .. و"العْرب الله يْعمّرْها دار" », sur Hespress - هسبريس جريدة إلكترونية مغربية,‎ (consulté le )
  42. « UNE FIGURE DE PROUE DU 7 EME ART AMAZIGH NOUS QUITTE POUR CAUSE DE CORONAVIRUS : L’ARTISTE ET PIONNIER AHMED BADDOUJ N’EST PLUS », sur HIBAPRESS, (consulté le )
  43. « Boutfounaste et les 40 voleurs », sur Amazighnews (consulté le )
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  45. (ar) « انطلاق كرنفال “بيلماون” بإنزكان المغربية », sur mubasher.aljazeera.net (consulté le )
  46. (en) Amazigh World News, « Amazigh World News », (consulté le )
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  48. « Carnaval "Boujloud": Sur les traces d’un rituel séculaire », sur www.babmagazine.ma (consulté le )
  49. E. Laoust - Cours de Berbère Marocain (Dialectes du Sous du Haut et de l'Anti-Atlas)
  50. (ar) « احتفالات "إمعشار" .. طقوس تنكرية ليلية تتجذر في تراث تزنيت », sur Hespress - هسبريس جريدة إلكترونية مغربية,‎ (consulté le )
  51. (ar) « كرنفال "إمعشار" ثرات أمازيغي بمدينة تزنيت », sur iSoussiyen (consulté le )
  52. (ar) « طقوس "إدرنان" الأمازيغية تنهل من خيرات الأراضي في منطقة سوس », sur Hespress - هسبريس جريدة إلكترونية مغربية,‎ (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Adam, La Maison et le Village dans quelques tribus de l'Anti-Atlas : contribution à l'étude de l'habitation chez les Berbères sédentaires du groupe chleuh, Larose, Paris, 1951, 78 p.
  • Amédée Boussard, Tag honja la chleuh (histoire vécue),  éd. Baudinière, Paris, 1935, 207 p.
  • René Euloge, Silhouettes du pays Chleuh, Éditions de la Tighermt, Marrakech, 1951, 221 p.
  • Alexis Chottin et Prosper Ricard, Musique et danses berbères du pays Chleuh : études et notations musicales et chorégraphiques, Heugel, Paris, 1933.
  • Lahsen Hira, Parenté et mariage chez les Chleuh (Berbères marocains du Haut-Atlas occidental). Cas d'Idaw-Mhamud, université de Toulouse 2, 1983, 357 p. (thèse de 3e cycle).
  • Léopold-Victor Justinard, Poèmes chleuh recueillis au Sous, librairie E. Leroux, Paris (extrait de La Revue du monde musulman, vol. . LX, p. 63-112.
  • Émile Laoust, Contes berbères du Maroc : textes berbères du groupe Beraber-Chleuh (Maroc central, Haut et Anti-Atlas), Larose, Paris, 1949-1950, 2 vol. 
  • « Avec les berbères du Maroc », National Geographic, no 64, .
  • Rachid Agrour, « Contribution à l’étude d’un mot voyageur : Chleuh », Cahiers d'études africaines, no 208,‎ , p. 767-811 (résumé)
  • Jacques Berque, « Structure agraire des groupes Chleuhs du Haut-Atlas Occidental », Bulletin de l'Association de géographes français, vol. 27, nos 210-211,‎ , p. 116-120 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]