Mzab

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Vallée du M'Zab *
ⵉⵖⵣⵔ ⴰⵡⴰⵖⵍⴰⵏ *
مزاب *
Image illustrative de l’article Mzab
Ghardaia en octobre 1970
Coordonnées 32° 29′ 14″ nord, 3° 40′ 53″ est
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Subdivision Wilaya de Ghardaïa
Type Culturel
Critères (ii) (iii) (v)
Superficie 4 000 ha
Numéro
d’identification
188
Zone géographique États arabes **
Année d’inscription 1982 (6e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
(Voir la carte topographique)
Mzab
Mzab
Localisation de l'Algérie en Afrique
(Voir la carte administrative)
Mzab
Mzab
Localisation de l'Algérie en Afrique
Voir l’image vierge
Localisation de la vallée du Mzab en Algérie.
Blason du Mzab
Blason du Mzab[travail inédit ?]

Le Mzab, M'zab[1](en tamazight : ⴰⵖⵍⴰⵏ Aghlan ou encore ⵉⵖⵣⵔ ⴰⵡⴰⵖⵍⴰⵏ Ighzer awaghlan - la vallée du Mzab -, en arabe : مزاب Mzab), est une région berbérophone du nord du Sahara algérien, située dans la wilaya de Ghardaïa, à 550 km au sud d'Alger (441 km à vol d'oiseau). Elle s'étend sur environ 8 000 kilomètres carrés et abrite plus de 200 000 habitants (recensement 2008).

Le Mzab est un plateau que parcourt un oued du même nom. Sa vallée servit de refuge aux musulmans Ibadites qui y édifièrent cinq villes (Pentapole) au xie siècle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon le traducteur d'Ibn Khaldoun, le mot Mzab provient du mot Al Azzaba « Les hommes non-mariés »[2].

Pour d'autres le mot Mzab proviendrait du mot mousaab : en langue mouzabite le caractère S (sad en arabe) se lit parfois Z ; c'est le cas du mot e-ssiyam (jeûne) qui se lit en mouzabite azomi[réf. nécessaire].

En langue autochtone, le Mzab est appelé « Aghlan »[3],[4], en version longue « Ighzer awaghlan », qualifiant la vallée du Mzab.

Le nom est écrit ⵎⵥⴱ traditionnellement en tifinagh[5] ou ⵎⵥⴰⴱ dans sa version moderne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation des communes du Mzab dans la wilaya de Ghardaïa.

La région est située dans le nord du Sahara algérien[6], dans la wilaya de Ghardaïa, à 550 km au sud d'Alger (441 km à vol d'oiseau)[7].

Elle s'étend sur environ 8 000 kilomètres carrés, entre 32° et 33°20′ de latitude Nord et 0°4′ et 2°30′ de longitude Est[6]. Le Mzab est un plateau[8] que parcourt un oued du même nom[9] du nord-ouest vers le sud-est.

La ville de Ghardaïa, chef-lieu administratif, sur l'Oued M'Zab, occupe une position centrale dans la moitié Nord et au cœur de la Chebka. Elle est distante d'Alger de 630 kilomètres et située à peu près sur le méridien de la capitale algérienne.

Géologie - Orographie[modifier | modifier le code]

Panorama de la vallée du M'zab

Le Mzab est un plateau rocheux dont l'altitude varie entre 300 et 800 mètres. Ce relief, qui date du crétacé supérieur, se présente sous la forme d'une vaste étendue pierreuse et de roches brunes et noirâtres. Les terrains sont calcaires. Leur structure à peu près horizontale indique qu'ils sont restés en place, à l'écart des mouvements orogéniques, depuis leur formation.

L'altitude moyenne est de 500 mètres (Ghardaïa : 526 mètres). Les vallées les plus profondes bordées de falaises rocheuses aux pentes rapides accusent une déclivité qui dépasse rarement 100 mètres par rapport au plateau.

Le M'zab est dans l'ensemble une région plate mais où l'érosion fluviale, jointe à l'action du climat désertique, a créé une multitude d'accidents superficiels qui rendent les communications des plus malaisées.

Climat[modifier | modifier le code]

Vue satellite de la vallé du Mzab, les espaces urbanisés sont en gris et la végétation en rouge.

Le Mzab doit à sa situation d'appartenir au climat désertique. La Chebka est un plateau rocheux, perméable, buriné par l'érosion éolienne, dépourvu de cuvettes d'accumulation, ne porte ni terres ni eau. Épine dorsale du Sahara, il dirige le produit de ses faibles précipitations à l'est et à l'ouest hors de la portée de ses habitants par des oueds médiocres de type purement saharien : Oued M'Zab, Oued Metlili, Oued Sebseb, Oued N'Sa. À l'extrémité nord-est cependant, l'Oued Zegrir, descendu de la région des Dayas (wilaya de Laghouat) a des crues plus fréquentes et crée une situation favorisée à l'Oasis de Guerrara.

La hauteur moyenne des précipitations atmosphériques, mesurée à Ghardaïa, est de 67 mm seulement. Elles tombent essentiellement sous forme de pluies d'orage à l'automne et au printemps.

Étant donné la basse latitude et l'altitude modérée, la température est très élevée en été (maximum absolu à Ghardaïa : 50 °C), modérément fraîche en hiver (minimum absolu : moins °C à Ghardaïa). Les gelées sont rares et de faible importance. En hiver comme en été, la variation diurne de température est importante, étant donné la sécheresse parfaite de l'atmosphère. Pour la même raison, la luminosité est intense.

Des vents de sable venant du sud-ouest accentuent périodiquement la sécheresse du climat. Ils sont particulièrement fréquents et violents à la fin de l'hiver et au début du printemps.

Végétation[modifier | modifier le code]

Dans la Chebka, le paysage est désolé et la végétation spontanée, toujours très rare, ne se rencontre qu'en bordure des oueds. Les espèces qui reverdissent après chaque pluie sont des herbacées et des arbustes (rtem, jujubier) appartenant tous à la flore saharienne. Cette maigre végétation ne peut être utilisée que pour le pacage des chameaux, des caprins et d'assez rares ovins.

En dehors de la Chebka, la végétation est plus abondante et permet aux ovins des régions présahariennes de séjourner en grand nombre sur les pâturages pendant l'hiver et le printemps. Mais, même dans ces régions moins défavorisées, l'arbre demeure une exception remarquable et la flore ne comporte pas d'espèces plus développées que le jujubier. Quelques betoum (pistachier sauvage) se rencontrent dans le lit des oueds les plus humides (Oued N'Sa).

Histoire[modifier | modifier le code]

Période islamique[modifier | modifier le code]

La région a été peuplée par des communautés troglodytes à partir du Néolithique. On connaît assez mal ces premiers habitants. En tout, le Mzab a vu naître 25 cités aujourd'hui disparues.[réf. nécessaire]

À partir du Xe siècle, après la chute du royaume rostémide par les Fatimides, les réfugiés de Tahert s'établissent à Sedrata près d'Ouargla. Puis, ils atteignent la région inhospitalière de la Chebka du Mzab (« filet »). Au xie siècle, ils bâtissent plusieurs villes dans la région : Ghardaïa, Melika, Beni Isguen, Bounoura et El Atteuf[10].

La population noire[11] (« ikurayan ») aurait été importée par la traite orientale. Ils viendraient de la région de Kôra au Soudan, anciennement enlevés de leurs pays par les Touaregs ou les Arabes. Ils étaient surtout employés comme jardiniers. Les mulâtres seraient issue du métissage entre hommes mozabites et femmes noires. Lorsqu'une guerre éclatait entre Arabes et Mozabites, ils formaient la milice du Mzab mais n'étaient pas employés à la garde. Ils exerçaient les métiers de fabriquant de savates, bouchers, crieurs publics, et pouvaient devenir clercs. À une certaine date ils furent tous affranchis mais pouvaient décider de rester avec leurs anciens maîtres[12].

Ils furent rejoints par une première communauté juive tochavim déjà présente dans le Maghreb, probables descendants d'une fraction israélite partie à l'ouest lors de l'Exode, comme en attestent les manuscrits ancestraux qu'ils conservaient à la synagogue de Ghardaïa[réf. nécessaire]. Au XIIe siècle, une seconde communauté juive en provenance de l'île de Djerba vint à l'instigation des ibadites de Ghardaïa.

Du XIVe siècle au XVIe siècle, la région a fait partie du Royaume Zianide. Dès cette période, des communautés arabes vinrent s'agréger au Mzab.

La diaspora des juifs séfarades issue de l'expulsion des Juifs d'Espagne par le décret d'Alhambra (1492) entraîna leur émigration massive en Afrique du Nord, dont au Mzab.

En 1510, une expédition du détachement militaire mozabite (brigade de Cheikh Bahayou ben Moussa Atfaoui) sur l’île de Djerba. Les troupes de Cheikh Bahayou ont réussi avec les troupes de Djerba, à détruire l’expédition navale de Don Garcia De Toledo, au large de Djerba. Cette brigade fut mobilisée pour repousser les attaques espagnoles sur les côtes algériennes, en concert avec les forces navales ottomanes de Kheireddine Barberousse. Ceci à la suite de l’accord de ce dernier avec les notables mozabites d'Alger et le délégué général du M’zab à Alger[13].

En 1792 (1206H), le M’zab est annexé au Beylik de l'Est. Ceci à la demande de Salah Bey au Dey d'Alger Hassan Bacha. Cette démarche a été déclinée par les notables du M’zab, à la suite d'un différend d’ordre fiscal. Le Dey d’Alger a, rapidement, annulé cette annexion et a nommé un nouveau Bey à Constantine (Bey Bouhenk)[13].

Depuis le XVIIIe siècle, la région accentue son rôle de carrefour commercial caravanier de l'Afrique saharienne, autour de produits tels que la laine, les dattes, le sel, le charbon, les armes. La présence de Mozabites installés dans les villes du Nord du Maghreb telles que Tunis et Alger confirme leurs capacités commerciales.

Période française[modifier | modifier le code]

Après la capture de Laghouat par les Français[Quand ?], les Mozabites concluent avec le gouvernement d'Alger une convention qui les engage à payer une contribution annuelle de 1 800 francs pour obtenir l'autonomie.

Le , le général Randon, gouverneur général de l'Algérie[14], impose à la confédération des sept cités du Mzab, incarnée par un conseil d'oulémas et de notables[15], un traité de protectorat[15]. Connu en France comme la capitulation du Mzab[16] et au Mzab comme la convention Randon[17], il laisse une relative autonomie à la région[15].

Le , le général de La Tour d'Auvergne proclame l'annexion du Mzab à la France[18] afin de mettre fin à l'oppression des pillards nomades. Le Mzab est placé sous le régime de l'administration directe[15]. Le [19], il est rattaché — avec l'aghalik d'Ouargla et les chambaâ de Metlili et d'El Goléa[19] — au cercle d'El Goléa qui devient, le , le cercle de Ghardaïa[20]. En 1902-1905, il est incorporé aux territoires du Sud[15].

La région du M'Zab est notamment représentée en peinture par les peintres Maurice Bouviolle, Marius de Buzon et d'autres peintres orientalistes français.

L'éclatement de la révolution de 1954 envenime les relations entre juifs et musulmans du Mzab. La communauté israélite, gagnée par la peur, est naturalisée française en mars 1962, et quitte le pays, pour une part en Israël et pour une part en France, préférentiellement vers l'Alsace où des structures religieuses juives peuvent les accueillir. La grande synagogue de Ghardaïa, ni profanée, ni transformée en mosquée, subit l'usure du temps.

Depuis l'indépendance de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Depuis les événements de Ghardaïa de 2008, la région connaît régulièrement des heurts entre populations arabophones et populations berbérophones. En juillet 2015, dans la vallée du Mzab, des affrontements font au moins 22 morts et des centaines de blessés[21]. La raison de ces affrontements serait des conflits fonciers entre les deux communautés, conflits exacerbés par les différences religieuses entre les deux communautés Châambas sunnites et Mozabites ibadites[22],[23].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Mzab compte plus les 200 000 habitants selon le recensement de 2008, c'est une région saharienne relativement peuplée du fait notamment de la présence d'une grande ville : Ghardaïa. Toutefois, c'est l'une des régions les moins dynamiques et a connu une croissance démographique plus faible que la moyenne du Sahara algérien[24]. En 1954, la région comptait 52 500 habitants[25].

Les villes du Mzab[modifier | modifier le code]

À l'origine, le Mzab était un ensemble de cinq Ksours (Pentapole) à 600 km au sud d'Alger, édifiés au xie siècle[26],[27]:

  • Ghardaïa : fondée au xie siècle[28],[29] sur la rive droite de l'oued M'zab et en amont des quatre autres centres de la Pentapole, cette ville devint rapidement la capitale commerciale du M'zab.;
  • Beni Isguen, considérée comme une ville sainte du Mzab ;
  • El Atteuf : la plus ancienne ville du M'zab, fondée en 1012, elle est située à l'extrémité aval de la Pentapole et détachée par rapport aux autres ksour;
  • Melika : l'ancienne ville sainte qui domine la vallée de l'oued M'zab.
  • Bounoura : fondée en 1046, elle est distante que de trois kilomètres de Ghardaïa ;

Et de deux Ksours isolés plus au nord[27] :

  • Berriane : fondée en 1660 à 50 km au nord de Ghardaïa ;
  • El Guerrara : fondée au xviie siècle, elle est la plus excentrique des villes du Mzab, à 100 km de Ghardaïa.

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Langues[modifier | modifier le code]

La population mozabite de souche berbère pratique encore sa langue vernaculaire, le mozabite, pratiquée par environ 200 000 locuteurs[30], qui se rattache étroitement aux langues berbères (tamazight)[31].

L'ensemble de ces populations parle l'arabe, langue du commerce, des affaires et des actes civils.

Le français, introduit lors de la colonisation, est conservé dans les programmes scolaires et universitaires.

Religions[modifier | modifier le code]

C'est surtout sous l'aspect religieux que se distinguent les Mozabites. Le rite ibadite auxquels ils appartiennent est caractérisé en premier lieu par une intransigeance doctrinale qui est en opposition avec l'Islam orthodoxe. Cette intransigeance aboutit à une sorte de protestantisme musulman où l'absence d'intermédiaires entre Dieu et l'homme est compensée, par une réglementation restrictive extrêmement développée.

Produit de circonstances religieuses, le M'zab se présente comme une nation théocratique. Pour éviter le libre examen où n'aurait pas manqué de conduire le rejet de toute espèce de sacerdoce, les mozabites ont confié dès les origines à des assemblées religieuses, les Djemaàs de Mosquée présidés par un Cheikh, le soin d'édicter des règles absolues tant civiles que religieuses. Les règles qui constituent la charte même de l'ibadisme mozabite ont été réunies au XVIIe siècle en une immense codification, Kitab El Nil, par le savant théologien Abdelaziz Ben El Hadj Ibrahim Al Thaminy

Les Chaambas, arabophones, se rattachent au rite orthodoxe malékite. Leur piété stimulée par le contact de leurs voisins est généralement très vive. Les Chaambas ont toujours été sensibles à l'action des hommes pieux, des santons locaux ou régionaux, créateurs de confréries.

Les Juifs possédaient à Ghardaïa une synagogue qui contient de très anciens manuscrits de la Bible. Le contact des mozabites a fait que chez eux aussi les prescriptions religieuses sont observées avec le plus grand soin. Plusieurs Rabbins desservent la communauté.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Mzab Ghardaïa

Il y a cinq ksours, « villages fortifiés », localisés sur un affleurement rocheux le long de l'oued Mzab et collectivement connus comme la Pentapolis. Ce sont Ghardaïa (« Tagherdayt »), principale cité aujourd'hui, Beni Isguen (« Isjen »), Melika (« Mlishet »), Bounoura (« Bunur ») et El-Ateuf (« Tajnint »). En y ajoutant les plus récentes cités de Bérianne et El Guerara.

La combinaison d'un fonctionnement puritain de la foi ibadite avec la façon de vivre des oasis a conduit à une organisation stricte du territoire. Chaque citadelle était une sorte de forteresse-mosquée, dont le minaret servait de tour de garde. Des maisons de taille et de type standards ont été construites en cercles concentriques autour de la mosquée. L'architecture des colonies mozabites a été dédiée à une égale vie communautaire, avec le respect de l'intimité familiale. Les constructions du Mzab sont de style Libyen-phéniciens, plus spécifiquement berbère et a été répliqué dans d'autres parties du Sahara[32].

En été, les mozabites migrent dans des « citadelles d'été », centrées autour d'oasis de palmiers. C'est l'un des groupes majeurs d'oasis du désert saharien, bordé par des contrées arides nommées chebka, traversées par des lits de rivières asséchées.

La vallée du Mzab fait partie du patrimoine mondial[33] depuis 1982, comme un exemple intact d'habitat humain traditionnel parfaitement adapté à l'environnement :

« Le paysage de la vallée du M'Zab, créé au Xe siècle par les ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l'environnement, l'architecture du M'Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C'est une source d'inspiration pour les urbanistes d'aujourd'hui. »

— Unesco

Ghardaïa

• Vieux Ksar
• Vieille mosquée
• Ancienne Place du marché
• Vieille synagogue
• Mosquée souterraine
Palmeraie
• Partage des eaux
• Système d’irrigation

Beni-Isguen

• Vieux Ksar
• Tour Boulila
• Marché de la vente à la criée

Melika

• Vieux Ksar
• Cimetière de Cheikh Sidi Aïssa

El-Atteuf

• Vieux Ksar
• Mausolée Cheikh Ammi Brahim.

Bou-Noura

• Vieux Ksar

Société[modifier | modifier le code]

La nature isolée des ibadites a préservé la zone, et l'ibadisme continue de rythmer la vie sociale de la région. Un conseil fédéral, Majlis Ammi Said, unités représentatives des Sept Cités, à l'instar de Ouargla, ville située à 200 km au sud-est de la vallée du Mzab, statue en matière d'affaires religieuses, sociales et, de plus en plus souvent, culturelles. Ce conseil fédéral religieux représente un « type islamique de gouvernement » unique aujourd'hui[réf. nécessaire].

De nombreux détails de la vie sociale ibadite sont régis par ce gouvernement islamique, comme le poids en or accordé en dot à une femme (au maximum 60 grammes) jusqu'à la durée de la célébration des fiançailles (trois jours). Le conseil prend des décisions sur des aspects socioculturels comme les dots, célébrations et tenues vestimentaires. Il peut également décider de sanctions, incluant l'exil et une forme de « quarantaine », tabriyya, où l'offenseur ne doit pas interagir avec ses concitoyens[réf. nécessaire]. Cependant, avec l'intégration à l'Algérie aux plans économique, social et politique, ces sanctions sont moins prononcées.

Ghardaïa est la seule des cinq cités du Mzab qui admettait européens, juifs, musulmans et autres éléments étrangers[34]. Elle était à l'époque coloniale l'un des quatre centres administratifs et militaires dont dépendait le sud algérien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mzab » (voir la liste des auteurs).
  1. Mzab (Algérie) (notice BnF no FRBNF11951902) [consulté le 1er octobre 2016].
  2. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, note de la page 851, selon le traducteur De Slane
  3. « Brève histoire du Mzab, 25 janvier 2016 »
  4. J. Delheure, Faits et dires du Mzab, Peeters Publishers, (ISBN 9782852971776, lire en ligne)
  5. Charles de Foucauld, Dictionnaire abrégé touareg-français de noms propres
  6. a et b Rouvillois-Brigol et Mercier.
  7. http://dz.distancevilles.net/distance-berriane-et-alger
  8. Mzab, Plateau du (Algérie) (notice BnF no FRBNF15376279) [consulté le 1er octobre 2016].
  9. Mzab, Oued (Algérie ; cours d'eau) (notice BnF no FRBNF16634348) [consulté le 1er octobre 2016].
  10. C. Agabi, « Ibadites », Encyclopédie berbère [Online], document I06, Online since 01 June 2011, connection on 12 January 2020 ; URL.
  11. https://books.google.com/books?id=IRfWgB_TTMoC&pg=PA83&lpg=PA83&dq=n%C3%A8gres+gharda%C3%AFa&source=bl&ots=nShxpwLJLb&sig=dKK_J1UQSKS3L61SAcxWkqwECjM&hl=en&ei=NnC-TdirIcG5hAf4_eDBBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDMQ6AEwAw#v=snippet&q=n%C3%A8gres&f=false Faits et dires du Mzab, J. Delheure
  12. Faits et dires du Mzab, J. Delheure, p.30
  13. a et b Rôle des Mozabites dans l’histoire de l’Algérie. Auteur : Cheikh Hammou Aissa Ennouri
  14. Rouard de Card 1906, p. 94.
  15. a b c d et e Jomier 2012, no 5.
  16. Rouard de Card 1906, p. 94, n. 2.
  17. Jomier 2012, no 26.
  18. Rouard de Card 1906, p. 95, n. 2.
  19. a et b ANOM b.
  20. ANOM a.
  21. Le sud de l'Algérie de nouveau en proie à une flambée de violences, lefigaro.fr, 9 juillet 2015
  22. Algérie : 22 morts dans la région de Ghardaïa, liberation.fr, 8 juillet 2015
  23. Algérie : plus de 20 morts lors d’affrontements communautaires dans la région de Ghardaïa, jeuneafrique.com, 8 juillet 2015
  24. Yaël Kouzmine and Jacques Fontaine, « Démographie et urbanisation au Sahara algérien à l’aube du XXIe siècle », Les Cahiers d’EMAM, 30 | 2018, Online since 18 April 2018, connection on 12 January 2020. URL ; DOI : 10.4000/emam.1426
  25. Yaël Kouzmine, Le Sahara algérien : Intégration nationale et développement régional, L'Harmattan, , 291 p. (ISBN 2336004186), p130
  26. Entrée « Mzab », sur Encyclopédie Larousse en ligne, Larousse [consulté le 1er octobre 2016].
  27. a et b Marc Côte, Guide d'Algérie : paysages et patrimoine, Algérie, Média-Plus, , 319 p. (ISBN 9961-9-2200-X), p. 241-242
  28. http://www.opvm.dz/public/opvm/catalogue/index/id/dc673ccd14b3f39992e5e70652d70fef Office de protection et de promotion de la vallée du M'Zab
  29. http://www.monographie.caci.dz/index.php?option=com_content&view=article&id=77 Chambre algérienne de commerce et d'industrie
  30. (fr) « Langue et littérature berbères », article de Salem Chaker, professeur de berbère à l'Inalco et directeur du Centre de recherche berbère.
  31. Émile Masqueray, « Comparaison d’un vocabulaire des Zenaga avec les vocabulaires correspondants des dialectes Chawia et des Beni Mzab », Archives des missions scientifiques et littéraires 3/5, 1879, p. 473-533
  32. (en) Martijn Theodoor Houtsma, Mzab : E.J. Brill's first encyclopaedia of Islam, 1913-1936, vol. 2, BRILL, , 167 p. (ISBN 90-04-08265-4, lire en ligne)
  33. UNESCO
  34. https://www.jstor.org/pss/2843999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Coyne, Le Mzab (Algers, 1879)
  • GOICHON, A.-M. : La Vie Féminine au Mzab: Etude de sociologie musulmane. Paris : P. Geuthner, 1927-1931. Tome 1 et Tome 2. Préface de William Marçais, professeur au Collège de France, membre de l'Institut. Avec 19 planches.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]