Dagpo Rinpotché

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Dagpo Rinpotché
Description de cette image, également commentée ci-après
Dagpo Rinpotché
Naissance (87 ans)
Kongpo (Drapeau du Tibet Tibet)
Nationalité tibétain
École/tradition Gelugpa
Maîtres Dalaï-lama, Ling Rinpoché et Trijang Rinpoché
Disciples Thoupten Phuntshog
Site http://www.gandenling.org/

Rinpoché

Dagpo Rinpotché, ou Dhagpo Rimpotché (comme il se signait lui-même), ou Monsieur Jhampa (comme il était nommé à l'INALCO, où il enseignait), de son nom complet, Dagpo Rinpotché Losang Jamphel Jhampa Gyamtshog, né le 6 février 1932[1],[2] dans la région du Kongpo dans le sud du Tibet est un lama de l'école guélougpa du bouddhisme tibétain considéré comme la réincarnation de Dagpo Lama Rinpoché vivant en France depuis 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est reconnu enfant comme réincarnation (tulkou, lama réincarné) d’un maître prestigieux, Dagpo Lama Rinpoché par le 13e Dalaï Lama. Considéré comme une réincarnation d'une lignée le reliant à Serlingpa et Marpa, le maître de Milarépa, le jeune garçon est élevé dans des monastères au Tibet. Il entreprend des études monastiques dès l'âge de six ans. Il reçoit les enseignements bouddhistes gelugpa dans la plus pure tradition, accomplissant ses études à partir de 1939 au monastère de Bamtcheu, et de 1945 à celui de Dagpo Datsang, réputé pour sa discipline rigoureuse et le bon niveau des études.

À Dagpo Datsang, il rencontre Thoupten Phuntshog lequel ne le quittera plus, devenant son ami, son intendant, son frère[3] et son disciple. À 24 ans, il est entré au grand monastère de Drépung Gomang près de Lhassa, pour y approfondir ses études de philosophie bouddhiste. Il deviendra alors docteur en philosophie bouddhiste (guéshé).

En 1959, il s'enfuit du Tibet avec Thoupten Phuntshog[4], en raison de la répression systématique de la Chine à l'égard des religieux tibétains, et s'exile en Inde. En 1960, il arrive avec Thoupten Phuntshog à Paris[4]. Remarqué par des tibétologues occidentaux pour sa vaste érudition et son ouverture d'esprit, il est invité par Rolf Stein de l'École pratique des hautes études pour apporter son concours à des recherches sur la civilisation tibétaine. Il enseignera sa langue et la culture tibétaine à l'INALCO durant près de 30 ans.

En 1978, il crée le centre bouddhique de Ganden Ling qui est reconnu en 1995 par le gouvernement français comme une congrégation. La congrégation Ganden Ling[5], d'obédience Gelugpa, est basée à Veneux-les-Sablons. Depuis 1978, il donne des enseignements sur le bouddhisme, en France et dans de nombreux pays étrangers (Italie, Allemagne, Pays Bas, Suisse et Belgique, mais aussi Inde, Malaisie, Indonésie, Thaïlande et Singapour). Il fonde en 1991 l'association Entraide Franco-Tibétaine[6] dont l'action est motivée par des raisons humanitaires et la volonté de préserver une culture et une spiritualité tibétaines menacées de disparition. L'Abbé Pierre en a été le président d'honneur. En 1994, il fonde l'Institut Guépèle, une association culturelle qui organise des réunions régulières à Paris et à Veneux[7].

Son action[modifier | modifier le code]

Depuis 1978, il enseigne le bouddhisme en France mais aussi dans de nombreux pays d’Europe et d’Asie et il apporte de l’aide aux réfugiés tibétains en Inde, notamment aux maisons de retraites, hôpitaux et monastères (en particulier aux monastères de Dagpo Datsang et Gomang Datsang). Il a également publié plusieurs textes et ouvrages dont une bibliographie. Il est aussi intervenu de nombreuses fois à la radio et la télévision pour la défense du Tibet.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le Lama venu du Tibet. Autobiographie, éd. Grasset et Fasquelle, 1998, 243p, (ISBN 2-246-55131-5)
  • L'esprit et ses fonctions : enseignement donné à l'Institut Vajra Yogini du 2 au 5 juillet 1986, éd. Vajra Yogini, 2002, 102p, (ISBN 2-911582-21-7)
  • Le calme mental (1993), trad. Marie Stella Boussemard, éd. Vajra Yogini, 2002, 60p, (ISBN 2-911582-13-6)

Préface[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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