Sangyé Gyatso

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Sangyé Gyatso
Sangye Gyatso.jpg

Sangye Gyatso entouré d'un archer mongol, discutant avec un khan mongols et en haut d'un musicienne de huqin chinoise.[réf. nécessaire]

Naissance
Décès
Activité
Sangyé Gyatso

Sangyé Gyatso (tibétain : སངས་རྒྱས་རྒྱ་མཚོ ; Wylie : sangs rgyas rgya mtsho) (1653 - 1705) a été le régent du Tibet à l'époque du 5e Dalaï-lama et du 6e Dalaï-lama. Il a influé sur l’histoire tibétaine mais également dans le développement des sciences au Tibet, surtout la médecine et l’astrologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît en 1653 au nord de Lhassa, de Assouk son père et Pouthri sa mère. Dès 4 ans, il apprend l'écriture et la lecture de la langue tibétaine. À 8 ans, il est appelé auprès du 5e dalaï-lama, et étudiera le bouddhisme tibétain. Il apprend aussi l’astrologie et la médecine tibétaine.

Le 5e dalaï-lama, Lobsang Gyatso lui conféra la charge politico-religieuse de régent du Tibet (« dési ») qu’il a occupé pendant 26 ans. Il est à l’origine de l’agrandissement du palais du Potala, la construction du reliquaire du 5e Dalaï-lama, et l’édition des Quatre Tantras de médecine tibétaine.

Pour illustrer les Quatre Tantras de médecine tibétaine, il fit composer 79 planches, reproduites dans l'ensemble du Tibet, mais aussi en Inde.

Il fonda en 1696 un collège de médecine tibétaine appelé « le lieu de la science bénéfique aux êtres » sur la colline du Chakpori. Le bâtiment fut démoli par l'armée chinoise en 1959. Le gouvernement tibétain en exil a refondé l'Institut Chakpori de médecine tibétaine à Darjeeling en Inde et y forme des médecins tibétains. On y enseigne et on y développe aujourd'hui la Médecine Tibétaine en exil.

En 1701, il tenta d'empoisonner Lkhazang Khan, le roi de la tribu mongole des Qoshots-Oïrats, contrôlant la province du Qinghai (ou khokhonor). En 1705 ce dernier envahit le Tibet central, prend Lhassa et tue le régent Sangyé Gyatso. Il renverse le dalaï lama Sangyé Gyatso et fait nommé à sa place un plus enclin à respecter les princes Qohsots et l'Empereur de Chine, alors Kangxi[1].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Sangyé Gyatso a écrit de nombreux livres sur l'astrologie, particulièrement Vaidurya-Karpo (Béryl Blanc), et sur la médecine tibétaine, notamment Vaidurya-sNgon-Po (Béryl Bleu).

  • (en) Gyurme Dorje, Sangye Gyatso, Desi et Lochen Dharmasri, White Beryl, Tibetan Elemental Divination Paintings, 432 p. (OCLC 255413170)
  • gso rig sman gyi khog ‘bugs by Desi Sangye Gyatso, 1702, réédité à Dharamsala en 1994, 349 p.[2]
  • (en) Life of the fifth Dalai Lama, International Academy of Indian Culture - 1999 - 478 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Grousset, « L’Empire des steppes — Attila, Gengis-khan, Tamerlan », Classiques de l'Université du Québec à Chicoutimi, page 656 : « Depuis la mort du dalaï-lama Nag-dbang bLo-bzang, entre 1680 et 1682, l’Église lamaïque était administrée par le de-srid laïque Sangs-rgyas rgya-mcho qui gouvernait à sa guise, d’abord au nom du feu pontife, prétendu toujours vivant, puis (1697) au nom d’un jeune garçon promu par lui dalaï-lama. Or Sangs-rgyas était acquis, contre la Chine, au parti djoungar. L’empereur K’ang-hi, suscita contre lui le khan khochot du Koukou-nor, Latsang-khan, qui, en 1705-1706, entra à Lhassa, mit Sangs-rgyas à mort et déposa le jeune dalaï-lama choisi par ce dernier 2 . Après des intrigues assez compliquées, Latsang-khan et K’ang-hi firent nommer un nouveau dalaï-lama, muni de l’investiture chinoise (1708-1710). »
  2. International Trust for Traditional Medicine (ITTM)

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Voir aussi[modifier | modifier le code]