Yvoy-le-Marron

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Yvoy-le-Marron
Église Saint-Caprais
Église Saint-Caprais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Lamotte-Beuvron
Intercommunalité Communauté de communes de la Sologne des étangs
Maire
Mandat
Daniel Lombardi
2014-2020
Code postal 41600
Code commune 41297
Démographie
Population
municipale
607 hab. (2012)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 00″ N 1° 51′ 14″ E / 47.6333333333, 1.8538888888947° 38′ 00″ Nord 1° 51′ 14″ Est / 47.6333333333, 1.85388888889  
Altitude Min. 94 m – Max. 138 m
Superficie 48,92 km2
Localisation

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Yvoy-le-Marron

Yvoy-le-Marron est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village de la Sologne dans le département de Loir-et-Cher en Région Centre.

Communes limitrophes de Yvoy-le-Marron
Ligny-le-Ribault La Ferté-Saint-Aubin La Ferté-Saint-Aubin
Villeny Yvoy-le-Marron Vouzon
La Marolle-en-Sologne La Ferté-Beauharnais Chaumont-sur-Tharonne

Environnement[modifier | modifier le code]

En raison de la qualité de son environnement nocturne (très peu de sources de pollution lumineuse grâce à une extinction programmée des lampadaires la nuit), la commune est la première de France à avoir été labellisée « Villes et villages étoilés » (*Village 1 étoile* par l'ANPCEN et reçoit la deuxième étoile en 2012[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait précédemment Yvoy-le-Galeux et n'a pris son nom actuel qu'en 1841 par une ordonnance de Louis-Philippe. Son ancien nom est probablement à rapporter à la présence d'une fontaine « guérisseuse » sur le territoire de la commune, et connue depuis le VIe siècle. Cette source porte le nom de Saint Caprais, évêque d'Agen du IVe siècle et présenté comme saint guérisseur de la gale[2].

Il existe à Yvoy-le-Marron plusieurs tumulus ou « tombelles » datant de l'Âge du Bronze[3].

Des années 1950 aux années 1970 a eu lieu un festival de variétés, sous la houlette de Jean Prouvost, qui accueillit plusieurs chanteurs reconnus : Johnny Hallyday, Nana Mouskouri, Sylvie Vartan[4]...

Le mariage de Olivia de Havilland et du journaliste Pierre Galante y a été célébré le 2 avril 1955.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1879 Ludovic de Loynes d'Estrées    
1879 1884 Joseph de Loynes d'Estrées    
1884 1912 Benoit Bonnin    
1912 1935 Joseph de Loynes d'Estrées    
1935 1939 Marius-Paul Otto    
1939 1944 Maurice Otto    
1944 1944 Membres de la Délégation Spéciale    
1945 1947 Jean-Batiste Privet    
1947 1951 Jean Badimon    
1951 1977 Jean Prouvost    
1977 1977 Elisabeth Prouvost    
1978 1983 Claude Chevalier-Appert    
1983 2001 Guy de Bodman    
2001 2005 Bernard Bouhier de l'Ecluse UMP  
2005   Daniel Lombardi    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 607 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
592 579 533 634 620 631 653 713 687
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
649 635 660 707 767 744 727 780 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751 810 786 758 801 706 641 602 553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
519 540 544 483 494 538 595 603 607
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 30,7 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 36,8 %).
Pyramide des âges à Yvoy-le-Marron en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
2,0 
90  ans ou +
4,8 
13,7 
75 à 89 ans
16,8 
15,0 
60 à 74 ans
15,2 
24,9 
45 à 59 ans
16,8 
16,7 
30 à 44 ans
19,4 
11,9 
15 à 29 ans
10,6 
15,7 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Le Mont Suzey
  • Château de Villedard
  • Fontaine Saint-Caprais
  • Église Saint-Caprais

Les premiers chrétiens d'Yvoy construisirent leur église vers le début du VIe siècle. Elle a été transformée, agrandie et plusieurs fois restaurée au cours des siècles. Elle est composée de trois parties construites à des époques différentes :

  1. Au centre, se trouve la partie la plus ancienne, c'est ce qui reste probablement de la première église d'Yvoy construite en pierre.
  2. Au XVe ou XVIe siècle, l'église étant trop petite, on entreprit de l'allonger. L'abside fut démolie et au bout de la nef on construisit une nef plus haute. Le chœur fut percé de trois fenêtres gothiques. Deux existent encore. Celle du fond, au-dessus de l'autel, fut obstruée. De chaque côté de l'autel, s'ouvraient deux portes : l'une conduisait à la sacristie à droite, l'autre au presbytère à gauche.
  3. Une porte latérale donnant sur le cimetière fut au XVIe siècle ou percée ou agrandie. En anse de panier, cette porte était surmontée d'un écusson vraisemblalement fleurdelisé car il fut martelé à la Révolution. Ces travaux furent exécutés par un maçon d'Yvoy : Étienne Foutant. À sa mort, on l'enterra dans le cimetière au pied d el'église et son épitaphe se trouve aujourd'hui sellé dans le mur : Ci-gît Étienne Foutant, maçon de ecens lequel trépassa le VIe jour de février MDXXVI. À noter : ecens signifie « d'ici », et VIe jour de février MDXXVI signifie « 6 février 1526 ».


Vers 1525 l'église qui venait d'être agrandie reçut un cadeau d'importance : Claude d'Étampes, seigneur de la Ferté-Nabert (c'est-à-dire La Ferté-Saint-Aubin) et sa femme Anne Robertet (fille du ministre des finances de Charles VII de France, Louis XII et François Ier) offrirent à l'église des fonts baptismaux en pierre sculptée. Ils se composent de deux cuves en pierre ornées d'élégants motifs sculptés Renaissance, posés sur des colonnettes. Ils portent les armoiries des Robertet et de Claude d'Etampes. Les cuves doublées de plomb et de couvercles de cuivre ou d'étain les fermaient. Ils sont classés sur l'inventaire des monuments historiques le 23 décembre 1957.
On peut admettre que la première église n'avait pas de clocher mais une cloche placée dans un campanile qui s'effondra. Au XVIIIe siècle l'église reçut une nouvelle cloche, nommée Caprais, bénite par François Colle de Villiers, curé. L'église possédait une deuxième cloche, en 1861 elle se brisa. Une nouvelle cloche, nommée Hector-Louise, fut baptisée par Monseigneur Pallu, évêque de Blois.
Sur chaque cloche figure une inscription (reproduite ici aussi fidèlement que possible) :

  • texte de la première cloche :

« L'AN 1788 IAY ETE BENITE PAR Mre FRANCOIS COLLE DE VILLIERS CURE DE CETTE Psse NOMMEE CAPRAIS PAR HAUT ET PUISSANT Sgr
CHARLES RENE VALENTIN MARQUIS DE COUE MESTRE DE CAMP DE CAVALERIE CHVR DE L'ORDRE ROYALE ET MILITAIRE DE ST LOUIS Sgr DE
LA BARONNIE FERTE DE LOVENDAL DE CETTE PAROISSE ET PAR DLLE MARIE HENRIETTE DE LUKER FILLE DE HAUT ET PUISSANT Sgr
EDOUARD JEAN MARQUIS DE LUKER BRIGADIER DES ARMES DU ROY CHEVR DE L'ORDRE ROYALE ET MILITAIRE DE ST LOUIS ET DAME MARIE ANGELIQUE DE STE HERMINE SON EPOUSE
P GAUTIER SINDIC
I PRESSON
 »

  • texte de la deuxième cloche :

« L'AN 1861 J'AI ETE BATISEE PAR Mgr PALU DU PARC EV DE BLOIS NOMMEE HECTOR DAUDIER PROPre
A YVOY LE MARRON ET PAR Mme LOUISE ANNE MARIE DE LA TAILLE EPOUSE DE MR DE LOYNES D'ESTREES PROPre ET MAIRE DE CETTE
Cne Mr QUENTIN ETANT CURE MR CHERIER TRESORIER
FONDERIE D'ORLEANS DE BOLLEEE AINE
 »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Prouvost (1885-1978), industriel du textile, grand patron de presse (propriétaire de Paris-Soir, Match, Marie-Claire), propriétaire à Yvoy-le-Marron et maire de la commune pendant de nombreuses années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article concernant la remise du label "Villes et villages étoilés"
  2. À la claire fontaine de Saint-Caprais, S Drouet, journal de la Sologne, automne 2006, n° 135, p. 72-73
  3. Henri Delétang : Études de terrain, photographie aérienne et archives, un réexamen des tumulus d'Yvoy-le-Marron. Bulletin du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Sologne, tome 18, 1996, n°1, La Sologne et son passé 18
  4. Aucante P, la fête événement, Journal de la Sologne, Printemps 2008, p. 52
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  7. « Évolution et structure de la population à Yvoy-le-Marron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)


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