Pierrefitte-sur-Sauldre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierrefitte et Sauldre (homonymie).

Pierrefitte-sur-Sauldre
Pierrefitte-sur-Sauldre
Rue de Nouan et l'église Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton La Sologne
Intercommunalité Sologne des Rivières
Maire
Mandat
Jacques Laure
2014-2020
Code postal 41300
Code commune 41176
Démographie
Gentilé Pierrefittois
Population
municipale
800 hab. (2016 en diminution de 5,1 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 48″ nord, 2° 09′ 05″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 148 m
Superficie 74,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Pierrefitte-sur-Sauldre

Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher

Voir sur la carte topographique de Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Pierrefitte-sur-Sauldre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pierrefitte-sur-Sauldre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pierrefitte-sur-Sauldre
Liens
Site web http://www.pierrefitte-sur-sauldre.fr/

Pierrefitte-sur-Sauldre est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la région naturelle de Sologne, région humide longtemps misérable, à la population autrefois décimée par le paludisme. Elle fut assainie dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Communes limitrophes de Pierrefitte-sur-Sauldre
Lamotte-Beuvron Chaon Brinon-sur-Sauldre
Nouan-le-Fuzelier Pierrefitte-sur-Sauldre Sainte-Montaine
Salbris Souesmes Ménétréol-sur-Sauldre
Localisation de la commune de Pierrefitte-sur-Sauldre dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher).
Localisation de la commune de Pierrefitte-sur-Sauldre dans le canton de La Sologne (Loir-et-Cher).
Localisation de la commune de Pierrefitte-sur-Sauldre dans la Communauté de communes de la Sologne des Rivières (Loir-et-Cher).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme peut être l'évocation d'une borne milliaire. Le nom ancien de Pierrefitte (petra ficta, ou « pierre fichée ») évoque un menhir dressé sur le territoire actuel de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, un tiers des « feux » (foyers fiscaux) de la paroisse appartenait par années alternatives (une année sur deux) à Pierrefitte d'une part, et à Brinon-sur-Sauldre, Nouan-le-Fuzelier et Salbris d'autre part.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Les moulins[modifier | modifier le code]

Les moulins sont répartis sur trois cours d'eau :

  • sur le Beuvron : le moulin de la Brosse, le moulin du Coudray ;
  • sur la Sauldre : le moulin de Villemignon, le moulin-Bourdon, moulin de l'Ardoise ;
  • sur la Boute : le moulin Sarrazin, le moulin des Fossés.

Le pont[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, Pierrefitte-sur-Sauldre bénéficia de privilèges fiscaux (droit d'octroi pesant sur certains animaux - droit de « pied fourché » - et diverses marchandises) liés à son statut de « ville », c'est-à-dire de localité fortifiée (voir ci-dessous le paragraphe relatif aux fossés).

On traversait autrefois la Sauldre à gué (mais en raison des hautes eaux de l'hiver on ne pouvait le franchir que quatre mois par an), et par un pont de bois plus ou moins bien entretenu selon les époques, ce qui pouvait nuire à la circulation et donc au commerce. En 1755 le pont fut réparé, mais il fut si mal entretenu par la suite qu'à la veille de la Révolution de 1789 les utilisateurs ne pouvaient le franchir sans faire courir un danger évident aux équipages de chevaux. Située sur la grande route d'Orléans à Bourges empruntée dès l'Antiquité, Pierrefitte avait été un lieu de passage très important jusqu'en 1770, surtout au Moyen Âge. Les travaux d'amélioration de la route royale reliant Orléans à Vierzon par Salbris, rectifiée, élargie et bien entretenue par l'administration des Ponts et Chaussées sous la direction de Trudaine, firent abandonner rapidement l'antique voie d'Orléans à Bourges par Ménestreau-en-Villette, Vouzon et Pierrefitte au profit de l'itinéraire La Ferté-Saint-Aubin, Lamotte-Beuvron et Salbris (alors route royale de Paris à Toulouse, et actuellement route nationale no 20).

Les fossés[modifier | modifier le code]

Le bourg était entouré de remparts de terre et de fossés d'une longueur de 1 200 mètres attribué à la période gauloise par des auteurs anciens, mais dont l'établissement ne remonte en réalité pas au-delà du XVIe siècle. En certains endroits, ces « fossés » ont encore de 4 à 6 mètres de large et de 1,50 à 3 mètres d'élévation. Autrefois, ils ont parfois servi de «refuge» à des miséreux : en 1668, un passant y découvre une fillette de 8 jours abandonnée. Mais ils pouvaient aussi être dangereux, puisqu'en 1758, une femme y périt « noyée par accident ».

Les maisons et le dialecte[modifier | modifier le code]

  • Elle a taint (toit) couverte en chaume. Un soumurage, des soles (sols) des montants en boués (bois) anvec (avec) du torchis entére (en terre) eune (une) porte et eune (une) croisée carrée d'un li-metre (demi-mètre), d'coûté (de côté) anvec (avec) qute (quatre) pti (petits) carreaux. A taint (toit) d (de) plafond bas et la poutre vous touchait si peu qu'n'on t'ait (que l'on était) grand, les solives a taint (toit) brutes souvent tortues (tordues). L'carr'lage (le carrelage) était souvent absent et on marchait sur la terre durcie.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame.

La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs a été construite de l'an 1600 à l'an 1863.

L'église[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.

L'église Saint-Étienne dépendait autrefois du chapitre de la collégiale Saint-Vrain de Jargeau. La nef est une construction romane, mais entièrement remaniée au XVIe siècle. Extérieurement, l'église ressemblait à celle de Brinon-sur-Sauldre, ou de Souvigny-en-Sologne. Des galeries de 3 mètres de large l'entouraient, sur une longueur de 25 mètres à l'ouest, puis se prolongeaient de 12 mètres à l'est, pour venir s'appuyer sur la chapelle de la Sainte-Vierge bâtie au XVe ou au XVIe siècle. Un porche de charpente de même style que les galeries précédait autrefois le portail roman. Galeries et porche ont été détruits en 1875, à la grande satisfaction du curé de l'époque, et malgré la protestation de quelques notables. L'église de Pierrefitte renferme un crucifix armorié du XVIe siècle, une table de communion du XVIIIe, et une peinture de La Cène du XVIIe provenant probablement de l'ancien retable. L’église a été frappée par la foudre le 18 septembre 1937 occasionnant d’importants dégâts. Les travaux de réparations s’achevèrent en avril 1940[1]

La chapelle du Sacré-Cœur fut construite en 1875 grâce aux dons des demoiselles Dezellus.

Le château de Bois-Rabot[modifier | modifier le code]

Le château de Bois-Rabot se situe à Pierrefitte-sur-Sauldre.

Le cimetière[modifier | modifier le code]

  • La dernière inhumation dans le cimetière primitif entourant l'église eut lieu le 3 juillet 1838.
  • L'auditoire (ancien tribunal local, à l'origine seigneurial) et la prison qui y était associée furent démolis en 1811.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jacques Laure    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 800 habitants[Note 1], en diminution de 5,1 % par rapport à 2011 (Loir-et-Cher : +0,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8667648089469581 0731 0201 0401 099
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0891 1101 2931 2651 3651 4051 4861 5861 581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5971 6011 5561 4411 3291 2461 1501 0691 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
984892869907835851854842806
2016 - - - - - - - -
800--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d'hommes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 33,2 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 37,3 %).
Pyramide des âges à Pierrefitte-sur-Sauldre en 2007 en pourcentage[7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
3,0 
9,8 
75 à 89 ans
13,6 
22,9 
60 à 74 ans
20,7 
22,4 
45 à 59 ans
19,4 
16,9 
30 à 44 ans
16,8 
12,9 
15 à 29 ans
12,0 
14,8 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L’église Saint Etienne, [1].
  2. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. « Évolution et structure de la population à Pierrefitte-sur-Sauldre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  9. Notice de Jacques Dessange dans le Dictionaire des personnalités de Sologne et Environs, Le petit Solognot, printemps 2011
  • Chénon (Emile), "Les voies romaines du Berry", 1922
  • Delétang (Henri), "Ni oppidum gaulois, ni camp romain, les fortifications en terre du bourg de Pierrefitte-sur-Sauldre (Loir-et-Cher) furent construites au milieu du XVIe siècle", dans Bulletin du Groupe de Recherches archéologiques et historiques de Sologne. La Sologne et son passé, 7, tome 12, no 1-2, janvier-juin 1990, p. 1-22.