La Ferté-Beauharnais

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La Ferté-Beauharnais
La Ferté-Beauharnais
L'église.
Blason de La Ferté-Beauharnais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Chambord
Intercommunalité Sologne des Étangs
Maire
Mandat
Jean-Pierre Guémon
2014-2020
Code postal 41210
Code commune 41083
Démographie
Population
municipale
512 hab. (2015 en diminution de 4,48 % par rapport à 2010)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 33″ nord, 1° 51′ 03″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 109 m
Superficie 2,42 km2
Localisation

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La Ferté-Beauharnais

La Ferté-Beauharnais est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Petit village de 471 habitants anciennement connu sous le nom de « La Ferté-Avrain ». La Ferté-Avrain a ainsi été rebaptisée en 1764 sous le marquisat de François de Beauharnais (1714-1800).

Outre son château et son église, La Ferté-Beauharnais est dotée d'un étang, d'un champ de foire, d'un cimetière, d'une école maternelle, d'une école primaire, d'un terrain de football, d'une supérette, d'un parc de stationnement, d'une salle de fête, et d'un restaurant. La mairie et l'école datent du second Empire, à l'initiative de Napoléon III lui-même.

L'arbre le plus large du village est un séquoia baptisé « le Suppositoire » et qui a pour particularité de pouvoir être très facilement escaladé. Il a été foudroyé à plusieurs reprises. Il a malheureusement été abattu en 2011 par le propriétaire du terrain sur lequel il avait poussé.

La foire de La Ferté-Beauharnais, dédiée traditionnellement aux petits élevages, a lieu chaque année depuis l'an 1167 le 11 juin, jour de la Saint-Barnabé, ce qui en fait une des plus vieilles foires de France. Elle attire de nombreux visiteurs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Traversée de la Ferté via la D 923 et la D 922.

La Ferté-Beauharnais est située sur le Beuvron, au croisement des routes départementales 922 et 923, entre Neung-sur-Beuvron et Romorantin-Lanthenay. Outre les routes départementales, le principal axe est le chemin des Épinettes, qui relie le champ de foire à la Croix des Îles, située sur la départementale 923, à l'extrémité nord-est du village. La Ferté-Beauharnais longe le Beuvron, mais lui tourne le dos.

Communes limitrophes de La Ferté-Beauharnais
La Marolle-en-Sologne Chaumont-sur-Tharonne Lamotte-Beuvron
Neung-sur-Beuvron La Ferté-Beauharnais Saint-Viâtre
Millançay Marcilly-en-Gault Saint-Viâtre
Localisation de la commune de La Ferté-Beauharnais dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher).
Localisation de la commune de La Ferté-Beauharnais dans le canton de Chambord (Loir-et-Cher).
Localisation de la commune de La Ferté-Beauharnais dans la Communauté de communes de la Sologne des Étangs (Loir-et-Cher).

Histoire[modifier | modifier le code]

Rien ne laisse penser que le village ait existé durant l'Antiquité, cependant une voie romaine, appelée traditionnellement les « Chemins Bas », passe à proximité des châteaux de la Ferté en provenance de Neung-Sur-Beuvron, réputé être l'oppidum de Noviodunum Biturigum.

Le village est probablement né des défrichements monastiques du XIe siècle. L'archidiacre Hervé aurait ainsi fondé une église collégiale en 1033.

L'église Saint-Barthélemy est fondée en 1149 et reconstruite en 1524 après avoir été détruite vers le milieu du XIIe siècle. Sur le porche de l'église sont gravées des croix que des pèlerins ont laissé au cours des siècles. Le cimetière comprend des tombes de la famille de Mac Mahon.

Il ne reste aujourd'hui que quelques ruines du château du Moyen Âge (« Château-Vieux »), dont les pierres ont partiellement servi notamment pour les habitations environnantes. Un souterrain, depuis muré, partait du château et, selon la tradition, allait jusqu'à l'église et jusqu'à quelques maisons du village qui existent toujours. Si l'entrée est visible, aucune sortie n'a été officiellement découverte. Jeanne d'Arc a traversé le village avec son armée en 1429.

En 1752, le château moyenâgeux est peut-être détruit par François de Beauharnais, gouverneur général des Isles du Vent et marquis. Il construit à côté un édifice de style classique. Il est possible que les deux châteaux aient coexisté quelque temps. Le fils de François, Alexandre de Beauharnais, ancien commandant de l'Armée du Rhin et époux de Joséphine de Beauharnais, future impératrice, devient maire de la commune mais est guillotiné sous le règne de la Terreur durant la Révolution française. Son fils, Eugène, s'occupe du domaine en l'embellissant. Le château fut géré par des intendants durant la fin de l'Empire, puis lors de l'exil d'Eugène. Le château fut vandalisé par les derniers locataires à partir de 1821. Il est vendu à sa mort en 1824 par sa femme, à M. de La Salle[1]. Le futur empereur Napoléon III, petit-fils d'Alexandre, revient dans le village en 1852 et fait construire la mairie actuelle ainsi que deux écoles[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Pierre Guémon UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 512 habitants[Note 1], en diminution de 4,48 % par rapport à 2010 (Loir-et-Cher : +0,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268247216300360410416433466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
559531587601596623624664647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
602583640550545510449510466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
468454392400442463510521515
2015 - - - - - - - -
512--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 14,8 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 13,2 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 28,2 %).
Pyramide des âges à La Ferté-Beauharnais en 2007 en pourcentage[7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
1,1 
7,0 
75 à 89 ans
12,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
23,0 
45 à 59 ans
21,5 
21,9 
30 à 44 ans
20,8 
14,8 
15 à 29 ans
16,2 
18,7 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Ferté-Beauharnais est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école élémentaire publique, l'école Les Trois Merlettes[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Ferté-Beauharnais.
Église Saint-Barthélemy.
  • Le château de Beauharnais ;
  • L'église Saint-Barthélemy, reconstruite au XVIe siècle ;
  • Vieilles maisons à pan de bois[10] :
    • la maison du soleil ou du carreoir ;
    • l'auberge de l'écu de France, dont l'existence est attestée depuis au moins 1550 ;
    • l'auberge du dauphin, datant du XVe siècle ;
    • le café des trois canards, datant du début du XVIIIe siècle ;
    • la Ferme des Iles, ancienne métairie du château, datant du XIIe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Ferté-Beauharnais (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries de La Ferté-Beauharnais se blasonnent ainsi :

D'argent à la fasce de sable accompagnée de 3 merlettes de même rangées en chef.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne d'Arc, Alexandre de Beauharnais, Eugène Rose de Beauharnais, Napoléon III.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Chenon, Association « Autour des Beauharnais »
  2. Drouet S, Chenon M, En passant par La Ferté-Beauharnais : le village qui tutoie l'histoire, Journal de la Sologne, hiver 2007 no 140, p.19-21
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Évolution et structure de la population à La Ferté-Beauharnais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 octobre 2010)
  9. « Loir-et-Cher (41), La Ferté-Beauharnais, école », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 2 novembre 2015).
  10. Auger F, Lepine J, Maisons du XVIe siècle en pan de bois des villages de Sologne, La Sologne et son passé, 2014;36:55-64

Liens externes[modifier | modifier le code]

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