Principat d'Auguste

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Principat d'Auguste

27 av. J.-C. – 14 ap. J.-C.

Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'Empire romain entre 31 av. J.-C. et 6 ap. J.-C. présentant les principales conquêtes réalisées durant le principat d'Auguste.
Informations générales
Statut Principat
Capitale Rome
Religion Religion romaine traditionnelle
Histoire et événements
Janvier 27 av. J.-C. Instauration du Principat.
Août 14 ap. J.-C. Mort d'Auguste.

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le principat d'Auguste ou principat augustéen est la forme de gouvernement instaurée par Auguste entre 31 et 27 av. J.-C. et qu'il fait évoluer jusqu'à sa mort en 14 ap. J.-C. Il fait suite à une longue période de guerres civiles et marque la fin de la République romaine et le début de l'Empire romain.

Instauration du Principat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Auguste.

Une nouvelle période de l'histoire romaine s'ouvre à l'issue de la bataille d'Actium et de la mort de Marc Antoine et Cléopâtre. En effet, l'équilibre politique est de nouveau bouleversé par la disparition de Marc Antoine, maître de l'Orient. Octavien demeure seul maître de Rome et s'attèle à la réorganisation d'un Empire laissé exsangue après plusieurs décennies de guerres civiles. Les évènements passés et l'évolution des institutions depuis un siècle rendent impossible un véritable rétablissement des institutions républicaines[1]. Néanmoins, Octavien, qui ne souhaite pas créer de nouveaux conflits avec le peuple et le Sénat, se pose comme un restaurateur de la République.

Toutefois, le régime qu'il met peu à peu en place n'a plus rien de républicain, même s'il en conserve les apparences. Les pouvoirs considérables qu'Octavien accumule entre 30 et 22 av. J.-C. lui permettent d'établir un contrôle toujours plus strict sur la gestion et l'administration de l'Empire[1].

Politique sociale[modifier | modifier le code]

Nouvelle hiérarchisation de la société[modifier | modifier le code]

Auguste redéfinit les deux ordres majeurs de la fin de la République que sont l'ordre sénatorial et l'ordre équestre et qui fournissent le personnel administratif nécessaire à la gestion de Rome et des provinces de l'Empire[2].

L'ordre sénatorial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre sénatorial.

Auguste procède à l'épuration du Sénat en deux temps, d'abord en 28 av. J.-C., date à laquelle il mène un census lui permettant d'écarter 200 sénateurs sur les 600 que compte alors le Sénat[3], puis en 18 av. J.-C. où il procède à une nouvelle lectio senatus grâce aux pouvoirs tribunitiens qui lui ont été conférés[4]. Le Sénat est dissout puis reconstitué pour parvenir de nouveau à un nombre de 600 nouveaux sénateurs.

Entre 18 et 13 av. J.-C., Auguste entreprend de redéfinir de façon plus stricte les critères d'appartenance à l'ordre sénatorial. Il fixe ainsi un cens minimum qui s'élève d'abord à 800 000 puis à un million de sesterces. Cette somme considérable ne pouvant pas être réunie par tous les sénateurs, Auguste prélève les subsides nécessaires sur ses propres deniers pour compléter la fortune de certains sénateurs[5]. Tous les sénateurs dont le cens est suffisant sont alors inscrits sur un registre, l'album sénatorial[5]. Cette inscription permet ensuite aux sénateurs d'accéder aux magistratures traditionnelles pour progresser dans le cursus honorum comme sous la République, à ceci près que les candidats aux élections doivent obtenir plus ou moins directement l'aval de l'empereur[5].

L'ordre équestre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre équestre.

Le fait de fixer plus précisément les critères d'appartenance à l'ordre sénatorial entraine la création d'un deuxième ordre, les chevaliers romains. Auguste établit également des critères stricts de fortune et fixe un cens minimum à 400 000 sesterces. Comme les sénateurs, les chevaliers sont inscrits sur une liste mais leur nombre n'est pas limité[6].

Les chevaliers qui souhaitent remplir une fonction officielle sont d'abord chargés de la gestion des patrimoines de l'empereur et de l’État avec le titre de procurateurs. Puis les missions confiées aux chevaliers deviennent de plus en plus importantes, du gouvernement de provinces aux hautes fonctions financières et administratives à Rome. Auguste nomment des chevaliers comme préfet du prétoire, préfet des vigiles ou préfet de l'annone. Peu à peu, à l'image du cursus honorum des sénateurs, se dessine une « carrière équestre »[7].

Législation d'ordre social[modifier | modifier le code]

Obtention de la citoyenneté[modifier | modifier le code]

Auguste permet dans un premier temps à l'élite provinciale d'obtenir la citoyenneté romaine ce qui a pour conséquence d'augmenter grandement le nombre de citoyens romains dans tout l'Empire qui passe d'un peu plus de quatre millions en 28 av. J.-C. à près de cinq millions en 8 av. J.-C. Dans un deuxième temps, Auguste rend l'obtention de la citoyenneté plus difficile et se permet de choisir avec prudence les nouveaux citoyens[7].

Limite des affranchissements[modifier | modifier le code]

Auguste fait voter deux lois relatives au processus d'affranchissement par les assemblées populaires, la lex Fufia Caninia et la lex Aelia Sentia, respectivement en 2 av. J.-C. et en 6 ap. J.-C. Ces deux lois sont destinées à limiter le nombre d'affranchissements afin de limiter le nombre d'individus pouvant prétendre à la citoyenneté, les enfants d'affranchis par des citoyens romains pouvant eux-mêmes devenir des citoyens[7],[m 1].

La première loi établit un ratio d'esclaves pouvant être affranchis en fonction du nombre d'esclaves que le maître possède et la deuxième loi établit des critères stricts sur l'âge du maître et de l'esclave pour que l'affranchissement puisse être considéré comme valide.

Lois à portée nataliste[modifier | modifier le code]

Rendu inquiet par la dépopulation grandissante des couches sociales élevées, Auguste légifère afin d'encourager les mariages dans la haute société en faisant voter la lex Iulia de maritandis ordinibus et la lex Iulia de adulteriis entre 18 et 17 av. J.-C. puis la lex Papia Poppaea en 9 ap. J.-C. Ces lois prévoient de nombreux avantages facilitant l'évolution des carrières des sénateurs qui ont des enfants et imposent de nouvelles charges à ceux qui demeurent célibataires. Elles s'attaquent également à l'adultère et au divorce, Auguste se posant en restaurateur des traditions et des mœurs du passé[7].

Politique administrative[modifier | modifier le code]

Les provinces[modifier | modifier le code]

En rouge pâle, les provinces sénatoriales, et en rouge foncé, les provinces impériales en 14 ap. J.-C., à la mort d'Auguste. En jaune, les royaumes clients de l'Empire romain.

Nouvelle répartition des provinces[modifier | modifier le code]

Le 15 ou 16 janvier 27 av. J.-C., sur un senatus consultum voté par les sénateurs, Auguste et le Sénat se répartissent le gouvernement des provinces[3]. Il est désormais fait une distinction entre les provinces dites aujourd'hui « sénatoriales » ou « province du peuple romain » (provinciæ Senatus et populi) et celles dites « impériales » (provinciæ Cæsaris)[8],[9]. Les provinces peuvent changer d'attribution au fil du temps et de l'évolution de la situation locale, ainsi la province de Bétique, d'abord gérée par Auguste, devient une province sénatoriale entre 16 et 13 av. J.-C.

Les provinces sénatoriales[modifier | modifier le code]

Les provinces sénatoriales correspondent aux provinces pacifiées. Elles sont gérées par des promagistrats tels que ceux qui étaient nommés durant la République[8]. Néanmoins, Auguste ne laisse pas le Sénat gérer les provinces de manière indépendante et possède un droit de regard qui se traduit par une intervention administrative, financière et judiciaire, sous la forme de l'appel.

Les provinces impériales[modifier | modifier le code]

Les provinces impériales sont celles en voie de romanisation et où stationne le plus gros des forces armées[10],[9]. Auguste prend en charge les provinces de Gaule, d'Hispanie et de Syrie, investi d'un imperium proconsulaire de dix ans qu'il conserve mais dans les limites du pomœrium et auquel est adjoint le commandement des troupes[3], ce qui le met de facto à la tête d'une vingtaine de légions[8]. Auguste ne gouverne pas personnellement les provinces dont il a pris la tête et en délègue la gestion selon le cas à des lieutenants-légats d'ordre sénatorial ou des préfets et des procurateurs d’ordre équestre[11].

Le cas particulier de l'Égypte[modifier | modifier le code]

Parmi toutes les provinces de l'Empire, l'Égypte dispose d'un statut particulier et est gérée par un chevalier romain nommé par Auguste et qui porte le titre de préfet. Cette disposition permet à Auguste de garder cette province sous son contrôle afin d'éviter qu'un sénateur trop ambitieux ne puisse se servir de ses richesses pour s'emparer du pouvoir[11].

La justice[modifier | modifier le code]

Les juridictions républicaines traditionnelles, c'est-à-dire les assemblées législatives, les magistratures, le Sénat et les tribunaux, sont remaniées. Les tribunaux civils et criminels sont réorganisés. Une juridiction impériale est créée, qui se manifeste sous trois formes : l’évocation à l’empereur, l’appel et la délégation de la juridiction aux fonctionnaires. En première instance, par la Cognitio Caesaris, l’empereur, partout et toujours, au civil comme au criminel, peut évoquer une affaire à son tribunal. L’appel à l’empereur est généralisé dans tout le monde romain. Juge suprême de l’Empire, l’empereur délègue ses pouvoirs judiciaires à ses fonctionnaires, tant permanents (préfets tels que le préfet des vigiles, les commissions exécutives à Rome et en Italie et les légats et gouverneurs dans les provinces impériales), qu’extraordinaires (commissaires spéciaux). La réorganisation judiciaire se complète, notamment à Rome, par la création d’un service de police.

Politique économique[modifier | modifier le code]

Auguste procède à un redressement financier en aménageant les impôts existants et en améliorant l’administration fiscale. Devant la nécessité d'augmenter les recettes publiques, il crée plusieurs impôts indirects[12]. Il contrôle strictement la gestion des gouverneurs sénatoriaux et met fin au pillage méthodique des provinces pratiqué à l’époque républicaine. En Sicile et en Gaule, il substitue au système de grandes fermes la perception directe, et dans les cas où il maintient les fermes, il s'assure de quelques garanties avec le remplacement des puissantes compagnies financières, représentées par les publicains, par des fermiers de rang social plus modeste et avec un contrôle étroit exercé par des gouverneurs ou des procurateurs financiers. Auguste poursuit l’œuvre de César en matière de recensement et de cadastre, qui servent de base à la fixation de l’impôt. Il dédouble la caisse financière centrale avec d'une part l'aerarium, sous la forme de l'aerarium populi qui reste géré par le Sénat et où entrent les revenus perçus à Rome, en Italie et dans les provinces sénatoriales et le fiscus Caesaris qui devient le trésor de l'empereur, qu'alimentent les revenus des provinces impériales[13] et d'autre part la caisse de la fortune particulière de l’empereur (patrimonium Caesaris) qui reçoit les revenus de l'Égypte, considérée comme propriété privée d'Auguste.

Politique religieuse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ara Pacis Augustae.

Durant son règne, Auguste utilise plusieurs outils de propagande, notamment la propagande religieuse. L'Ara Pacis Augustae, symbole de la paix ramenée par lui, en est un exemple typique.

L'organisation par Auguste des jeux séculaires en 17 av. J.-C. est une célébration exaltant le début d'un nouveau siècle, présenté comme un nouvel âge d'or sous l'égide d'Auguste et d'Agrippa.

Opérations édilitaires[modifier | modifier le code]

L'activité édilitaire d'Agrippa[modifier | modifier le code]

Article connexe : Marcus Vipsanius Agrippa.

La monumentalisation de Rome[modifier | modifier le code]

Auguste se vante, par une formule célèbre, d'avoir « trouvé une Rome de briques, et laissé une Rome de marbre. » Des travaux sont entrepris pour stabiliser les rives du Tibre. Afin de lutter contre les incendies, assez fréquents dans la capitale, un corps de vigiles est instauré. De nouveaux aqueducs sont construits.

Entre autres travaux publics, Auguste fait construire le forum d'Auguste. Il modifie l'aspect du vieux forum républicain qui prend une signification plus dynastique, en y reconstruisant la Curie (Curia Iulia), en y apposant le milliaire d'or censé marquer le départ de toutes les routes principales de l'Empire et en y terminant la basilique Julia, dédiée à ses fils adoptifs Lucius et Caius, ou encore le temple du divin Jules à l'emplacement où a été brûlé le corps de son père adoptif César, désormais divinisé. De plus, toujours sur le Forum Romain, deux arcs de triomphe célèbrent les victoires du Prince. L'empereur veille aussi à la bonne marche de la religion en construisant ou en rénovant environ 80 sanctuaires. Ainsi, le temple de Mars vengeur ou le temple de Jupiter Tonnant au Capitole. En l'honneur de son épouse Livie, Auguste fait construire, entre 15 et 7 av. J.-C., à la limite du quartier populaire de Subure, le portique de Livie, proche de l'Esquilin, au centre duquel se trouve le petit temple de la Concordia Augusta.

En 13 av. J.-C., alors qu'il revient d'Hispanie et de Gaule après trois ans d'absence, pendant lesquels il a mené des opérations de pacification et organisé les provinces du sud de la Gaule, il fait construire à Rome, sur le Champ de Mars, un monument afin de célébrer la paix qui règne désormais sur les territoires romains : l'Ara Pacis, l'« Autel de la Paix ». La dédicace, c’est-à-dire la cérémonie de consécration solennelle aux dieux qui marque le début du fonctionnement de l'édifice, n'a lieu que plus tard, en 9 av. J.-C., le jour de l'anniversaire de l'épouse d'Auguste, Livie, soulignant ainsi l'aspect dynastique du monument. Il fait encore exécuter d'autres travaux sous d'autres noms, sous ceux de ses petits-fils, de sa femme et de sa sœur comme le portique d'Octavie ou le théâtre de Marcellus.

C'est sous son impulsion que plusieurs aristocrates romains font restaurer ou construire à leurs frais des monuments de Rome. Ainsi, Lucius Marcius Philippus fait restaurer temple d'Hercule et des Muses près du Circus Flaminius, Lucius Cornificius celui de Diane, Caius Asinius Pollio l'Atrium Libertatis, Lucius Munatius Plancus le temple de Saturne, Lucius Cornelius Balbus le théâtre de Balbus et Titus Statilius Taurus un amphithéâtre. Quant à Marcus Vipsanius Agrippa, il contribue grandement à la monumentalisation du Champ de Mars avec la construction de nombreux édifices dont les thermes d'Agrippa et le premier Panthéon de Rome. Après son règne, les grands travaux d'urbanisme deviennent l'apanage de la famille impériale.

La résidence impériale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Maison d'Auguste et Temple d'Apollon Palatin.

Une partie de sa propre maison bâtie sur le Palatin, qui a été touchée par la foudre, est transformée en temple d'Apollon Palatin, renforçant le caractère sacré de la demeure et de la personne du maître de Rome. Il ajoute au temple d'Apollon des portiques et une bibliothèque grecque et latine. Il y fait transférer les Livres sibyllins et un foyer dédié à Vesta. Auguste ne se fait jamais bâtir de palais, affectant un train de vie sobre dans cette maison très simple du Palatin, jadis celle habitée par l'orateur Quintus Hortensius Hortalus. Mais c'est bien à partir de son règne que le Palatin devient la colline de l'empereur, ouvrant la voie aux constructions de plus en plus grandioses de ses successeurs, notamment Tibère, Caligula, Domitien et les Sévères.

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

Le Cercle de Mécène, Stepan Bakalovich, 1890.

Mécène et le « Siècle d'Auguste »[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mécène.

Passée à la postérité sous le nom de « Siècle d’Auguste », cette période faste de la littérature romaine est marquée par les noms des poètes Virgile, Horace, Ovide, Tibulle, Properce, ou encore de l'annaliste Tite-Live. Tous ces auteurs doivent beaucoup à la protection du fidèle conseiller d'Auguste : Mécène, un nom propre devenu nom commun. Introduits auprès du Prince par l'intermédiaire de Mécène, la plupart de ces auteurs sont des amis personnels du maître de Rome. Ils chantent sans réserves, du moins en apparence, la gloire de sa personne et de sa famille, prennent parti pour lui contre Marc Antoine. Ils soutiennent aussi sa politique traditionaliste visant à restaurer les cultes romains anciens, l'agriculture, les « mœurs des ancêtres » (mos maiorum) aux dépens des séductions de l'orientalisme et de la libéralisation des mœurs, incarnées jadis par Marc Antoine.

L'exil d'Ovide[modifier | modifier le code]

L'île d'Ovide, au nord de Tomis.
Article connexe : Ovide.

Si Auguste pardonne à Tite-Live, qu'il traite affectueusement de « pompéien », ses sympathies pour le régime républicain des anciens temps, il exile brusquement Ovide à Tomis pour le restant de ses jours, en l'an 8 ap. J.-C. Diverses hypothèses ont été émises pour expliquer cette relégation. L'une d'elles voudrait qu'Ovide ait été puni pour avoir voulu révéler l'implication de l'empereur dans la mort de Virgile. Mais selon une autre hypothèse plus vraisemblable, la relégation d'Ovide s'explique parce qu'étant adepte du néopythagorisme, il agit en contradiction avec la politique de restauration des cultes traditionnels voulue par Auguste et qu'usurpant une des prérogatives essentielles de l'empereur, il pratique la divination, comme la science des mathématiciens et des astrologues néopythagoriciens lui permet de le faire. De surcroît, il se peut que les conseils sur les moyens de tromper son conjoint contenus dans L'Art d'aimer n'aient pas été du goût d'un empereur qui souhaite restaurer les valeurs traditionnelles romaines et qui a déjà banni sa propre fille pour des raisons semblables[14].

Réorganisation de l'armée[modifier | modifier le code]

Une armée permanente[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armée romaine.

Auguste réforme l'armée, qui devient définitivement une armée de métier. Il poursuit ainsi la réorganisation entreprise par Marius et achève le processus démarré au siècle précédent qui a contribué, en faisant évoluer le recrutement, à transformer l'armée romaine en une armée permanente[15].

Les effectifs[modifier | modifier le code]

Après la bataille d'Actium, Auguste dispose au total de plus de soixante légions. Mais il procède à la démobilisation de plus de la moitié d'entre elles, n'étant pas en mesure d'assurer financièrement l'entretien d'effectifs aussi importants[10]. Il finit par en démobiliser une dernière partie après la campagne en Égypte en 30 av. J.-C., fixant le nombre de légions à 28[10]. Ces effectifs restent inchangés jusqu'au désastre de Varus en 9 ap. J.-C. lors de la bataille de Teutobourg et la perte des legiones XVII, XVIII et XIX[10].

Chaque légion est forte de 5 500 fantassins et de 120 cavaliers, de corps auxiliaires de 500 ou 1 000 hommes (comprenant cavalerie, ailes, infanterie, cohortes). Aux légions s'ajoutent la garnison de Rome et d'Italie, formée de neuf cohortes prétoriennes (9 000 hommes au total), de trois cohortes urbaines (3 000 hommes), de sept cohortes des vigiles (police nocturne, incendies) et de la garde privée de l'empereur, formée de cavaliers espagnols, bataves ou germains. Au total, les effectifs représentent 300 000 hommes auxquels viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents que peuvent fournir les alliés, les royaumes vassaux et barbares.

La charte militaire (conditio militiae) donne à l'armée son statut légal. Pour les prétoriens, le service est de 12 ans. Pour les légionnaires, il est d'abord de 16 ans puis de 20 ans. La charte fixe le montant de la solde, les diverses libéralités, la dotation en argent ou en terre le jour de la libération, qui peut s'accompagner de privilèges juridiques comme l'obtention de la citoyenneté romaine.

La marine romaine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Marine romaine.

Auguste crée une marine de guerre à partir de la flotte constituée pour la campagne navale en Sicile contre Sextus Pompée et des flottes ennemies capturées jusqu'à la bataille d'Actium. Contrairement à l'usage, Auguste ne démobilise pas cette flotte mais la conserve, l'entretient et la divise en plusieurs flottes[15]. Deux sont basées à Misène et à Ravenne, avec une escadre à Forum Iulii, afin de protéger l’Italie[16]. Deux autres flottes de moindre importance sont stationnées en Syrie et en Égypte et des flottilles fluviales patrouillent sur le Rhin et le Danube, assurant la protection des frontières.

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Durant son principat, Auguste mène de nombreuses guerres et expéditions sur quasiment toutes les frontières de l'Empire, de la mer du Nord aux rives du Pont-Euxin et des montagnes de Cantabrie au désert d'Éthiopie. L'objectif d'Auguste est de stabiliser la situation aux frontières afin de protéger durablement le bassin méditerranéen et les territoires d'Europe occidentale. Pour cela, il repousse parfois les frontières comme le long du Danube où il pacifie les terres de la rive nord ou en Germanie où la frontière, jusqu'à présent matérialisée par le cours du Rhin, atteint le cours de l'Elbe plus à l'est[m 2],[m 3].

Malgré les nombreuses conquêtes réalisées sous son règne, les historiens antiques ont souvent mis en doute les qualités militaires d'Auguste, ce dernier déléguant souvent la direction des opérations sur le terrain à ses généraux et n'apparaissant que rarement sur le champ de bataille[17],[m 4].

« Quant aux guerres étrangères, il [Auguste] n'en fit que deux par lui-même ; celle de Dalmatie, dans sa jeunesse, et celle des Cantabres, après la défaite d'Antoine. Il fut blessé deux fois pendant la guerre de Dalmatie. Dans un combat il reçut au genou droit un coup de pierre ; dans un autre, il fut atteint aux deux bras et à la cuisse par la chute d'un pont. Il laissa le soin des autres guerres à ses lieutenants. Cependant il prit part à quelques campagnes en Pannonie et en Germanie, ou du moins il s'en tint peu éloigné, allant de Rome à Ravenne, à Milan ou à Aquilée. »

— Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 20, 1-3

Guerres de pacification[modifier | modifier le code]

Le Trophée des Alpes célèbre la victoire d'Auguste sur quarante-quatre tribus alpines.

Pacification de la Cantabrie et de l'Aquitaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerres cantabres.

Avant de se lancer dans les conquêtes de nouveaux territoires, Auguste et Agrippa s'attèlent à pacifier les territoires récemment soumis et dans lesquels la position romaine demeure instable. Le nord-ouest de la péninsule Ibérique, dont les peuples montagnards remettent en cause la souveraineté romaine, passe finalement sous domination romaine après une série d'importantes campagnes militaires menées entre 29 et 19 av. J.-C. Jusqu'à sept légions et autant de troupes auxiliaires, commandées par Auguste en personne en 26 et 25 av. J.-C., sont mobilisées afin de réduire les dernières poches de résistance. Les tribus de l'Aquitaine voisine, qui se sont révoltés en 28 av. J.-C., sont également soumis par les troupes de Marcus Valerius Messalla Corvinus.

Soumission des tribus de l'arc alpin[modifier | modifier le code]

La soumission des tribus alpines est entreprise afin de sécuriser le nord de la péninsule italienne et la voie de communication entre l'Italie et la Gaule. Entre 26 et 25 av. J.-C., la tribu gauloise des Salasses est soumise et les Romains fondent Augusta Prætoria Salassorum (Aoste). En 23 av. J.-C., la ville de Tridentium est fortifiée. En 16 av. J.-C., les Romains remportent une victoire sur les Camunni du val Camonica et les tribus du val Venosta. En 14 av. J.-C., c'est au tour des Ligures des Alpes sud-ouest de se soumettre. Une partie des tribus ligures passent sous la domination du roi Marcus Julius Cottius, nommé praefecti civitatum par Auguste en récompense de son attitude loyale. Ces différentes victoires sur les tribus alpines ont été commémorées avec la construction du Trophée des Alpes à La Turbie, le long de la via Iulia Augusta.

Frontières danubiennes[modifier | modifier le code]

Entre 17 et 16 av. J.-C., le proconsul d'Illyrie Publius Silius Nerva achève la conquête des Alpes orientales et du sud du Norique et obtient l'allégeance du royaume taurisque au nord. En 15 av. J.-C., les fils adoptifs d'Auguste, Tibère et Drusus, soumettent la Rhétie, les Vendéliques et le Vallis Poenina à l'issue d'un vaste mouvement de troupes en tenaille, une partie venant de Gaule et une autre du nord-est de l'Italie.

Entre 29 et 19 av. J.-C., les Romains organisent des opérations militaires en s'alliant avec les rois clients thraces contre les peuples de Mésie et de Pannonie dont les Sarmates, les Gètes et les Bastarnes, aux confins septentrionaux de la Macédoine. Le premier à lancer des campagnes dans les Balkans est le proconsul Marcus Licinius Crassus, qui défait à plusieurs reprises entre 29 et 28 av. J.-C. les tribus de Mésie parmi lesquelles les Triballes, les Gètes et les Daces. Vers 16 ou 15 av. J.-C., les Besses sont repoussés au-delà de la frontière de la province de Macédoine tandis que les colonies grecques situées entre les embouchures du Danube et du Dniestr demandent à être placées sous la protection de Rome. Entre 14 et 9 av. J.-C., les légats de Dalmatie et de Macédoine, placés sous les ordres d'Agrippa puis de Tibère, soumettent les Scordiques, les Dalmates et les Pannoniens et repoussent les incursions des Bastarnes, des Sarmates et des Daces au-delà du Danube[m 5]. Finalement, c'est toute la Dalmatie et toute la Pannonie qui passent sous domination romaine.

Les Thraces, qui finissent par se rebeller, subissent une lourde défaite face au proconsul de Galatie et de Pamphylie, le consulaire Lucius Calpurnius Piso, après trois campagnes menées entre 12 et 10 av. J.-C. Le royaume thrace, celui de Crimée et du Pont deviennent des protectorats romains.

Après quinze années de paix relative, la région du cours moyen du Danube est de nouveau agitée par des troubles provoqués par les Dalmates qui se sont révoltés, entrainant avec eux les Breuces de Pannonie. Les Daces et les Sarmates profitent de la situation pour lancer des incursions en Mésie. Tibère est envoyé réprimé cette révolte entre 6 et 9 av. J.-C. Il met un terme aux tentatives de conquêtes romaines des territoires proches du Danube et fixe durablement la frontière de l'Empire romain le long de la Drave en Illyrie.

Frontières rhénanes et Germania Magna[modifier | modifier le code]

Les peuples germaniques ont plusieurs fois tenté de traverser le Rhin pour pénétrer en Gaule, comme en 38 av. J.-C. lorsque la tribu alliée des Ubiens est transférée sur la rive droite du Rhin. En 29 av. J.-C., c'est au tour des Suèves de tenter la traversée. Puis en 17 av. J.-C., les Sicambres, accompagnés des Usipètes et des Tenctères, défont le proconsul de Gaule Marcus Lollius Paulinus lors du clades Iolliana, entrainant la perte des enseignes de la Legio V Alaudae.

Pour mettre un terme à ces tentatives d'invasion, Auguste décide d'annexer les territoires de la rive gauche du Rhin, souhaitant déplacer la frontière de l'Empire romain du cours du Rhin à celui de l'Elbe. Cette décision paraît avoir été motivée par des enjeux purement stratégiques et non économiques et commerciaux, les territoires visés n'étant constitués pour une bonne part que de terres marécageuses et d'épaisses forêts. L'objectif est de diminuer la longueur de la frontière à défendre, cette opération en Germanie étant complétée par celle menée en Illyrie.

Après la mort d'Agrippa, le commandement des opérations en Germanie est divisé entre Tibère et Drusus. Les campagnes qui s'ensuivent sont longues et discontinues. Elles s'étalent sur près de vingt années, entre 12 av. J.-C. et 6 ap. J.-C. et conduisent à la formation d'une nouvelle province de Germanie avec la création de nombreuses forteresses légionnaires pour protéger la nouvelle frontière, comme à Haltern, anciennement Aliso, centre administratif de la province, à Oberaden et Anreppen le long de la Lippe et à Marktbreit sur le Main. Toutes ces conquêtes qui ont pris vingt ans et l'existence même de la nouvelle province sont compromises lorsqu'en 7 ap. J.-C., Auguste envoie Publius Quintilius Varus en Germanie, un homme aux compétences militaires et diplomatiques discutables. En 9 ap. J.-C., une armée romaine qu'il commande, composée de trois légions, comprenant près de 20 000 hommes, est anéantie dans la forêt de Teutobourg, entrainant la perte des territoires compris entre le Rhin et l'Elbe.

« Il [Auguste] n'essuya de défaites ignominieuses que celles de Lollius et de Varus, toutes deux en Germanie. La première fut plutôt un affront qu'une perte. La seconde faillit être funeste à l'État : trois légions furent taillées en pièces avec leur chef, ses lieutenants et ses troupes auxiliaires. [...] on dit qu'Auguste fut tellement consterné de ce désastre, qu'il laissa croître sa barbe et ses cheveux plusieurs mois de suite, et qu'il se frappait de temps en temps la tête contre la porte, en s'écriant: "Quintilius Varus, rends-moi mes légions". L'anniversaire de cette défaite fut toujours pour lui un jour de tristesse et de deuil. »

— Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 23, 1-4

Frontières orientales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique orientale d'Auguste.

Le voyage entrepris par Auguste en Orient entre 22 et 19 av. J.-C. et les deux missions d'Agrippa entre 23 et 21 av. J.-C. puis entre 16 et 13 av. J.-C. démontrent l'importance stratégique que revêt cette région de l'Empire. Afin d'assurer la sécurité des provinces orientales, il s'avère nécessaire de trouver un accord durable avec les Parthes, seule puissance capable de mettre les Romains en difficulté en Asie mineure. Pour cela, Auguste déploie plusieurs mesures, essentiellement d'ordres politique et diplomatique, mais qui diffèrent selon que les royaumes et États vassaux se situent à l'ouest ou à l'est de l'Euphrate.

À l'ouest de l'Euphrate, Auguste tente d'incorporer certains États vassaux, les transformant en provinces romaines, comme pour la Galatie d'Amyntas en 25 av. J.-C. et la Judée d'Hérode Archélaos en 6 ap. J.-C. Il renouvelle les anciennes alliances avec les autres rois locaux qui deviennent des « rois clients » de Rome, comme Archélaos de Cappadoce, Asandros du Bosphore cimmérien, Polémon du Pont ou les rois d'Emesa et d'Iturée.

À l'est de l'Euphrate, Auguste tente d'agrandir la sphère d'influence romaine en Arménie, en Parthie et en Médie, mais en évitant de se lancer dans des opérations militaires trop coûteuses. Ainsi, c'est à l'issue de tractations diplomatiques qu'Auguste obtient la restitution des enseignes perdues à Carrhes en 53 av. J.-C. de la part du roi Phraatès IV. Ce succès diplomatique et la stabilisation de la frontière de l'Empire le long de l'Euphrate permet à Auguste de concentrer davantage de troupes militaires en Europe occidentale. Le royaume d'Arménie demeure tout de même une région stratégique de la région en raison de sa position géographique, au cœur d'un conflit de plus d'un demi-siècle entre Rome et les Parthes, dont la défense nécessite la présence de troupes à proximité. Auguste cherche à placer à sa tête un roi favorable à Rome qu'il est prêt à imposer par la force si nécessaire. En 2 av. J.-C., par exemple, le royaume d'Arménie est menacé par une invasion parthe mais le roi Phraatès V finit par reconnaître la primauté romaine en Arménie après l'envoi du légat Caius Caesar[m 6].

Frontières africaines[modifier | modifier le code]

Après sa conquête en 30 av. J.-C., l'Égypte devient la première province impériale, gouvernée par un préfet de rang équestre, le préfet d'Égypte, à qui Auguste a délégué son imperium sur la province et trois légions, la Legio III Cyrenaica, la Legio VI Ferrata et la Legio XXII Deiotariana. La province d'Égypte devient une base de départ pour les expéditions militaires en direction du sud et de l'est. Caius Cornelius Gallus, premier préfet d'Égypte, réprime une insurrection dans le sud de la province puis Caius Aelius Gallus explore l'Arabia Felix et enfin Publius Petronius pénètre en Éthiopie et atteint sa capitale durant une expédition menée entre 25 et 22 av. J.-C.

Le système des États clients[modifier | modifier le code]

Entre 27 et 25 av. J.-C., Auguste créa trois colonies en Maurétanie Tingitane (province correspondant au Maroc actuel): Iulia Babba Compestris, Iulia Valentia Banassa et Iulia Constantia Zilil. La province est annexée jusqu'en 40 apr. J.-C. sous le règne de l'empereur Caligula.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a et b Martin 2003, p. 196.
  2. Martin 2003, p. 202.
  3. a b et c Martin 2003, p. 197.
  4. Martin 2003, p. 202-203.
  5. a b et c Martin 2003, p. 203.
  6. Martin 2003, p. 203-204.
  7. a b c et d Martin 2003, p. 204.
  8. a b et c Cosme 2007, p. 77-78.
  9. a et b Lefebvre 2011, p. 106-107.
  10. a b c et d Cosme 2007, p. 77.
  11. a et b Cosme 2007, p. 78.
  12. Albertini 1970, p. 32-33.
  13. Albertini 1970, p. 32-34.
  14. Carcopino 1963, p. 59-170.
  15. a et b Cosme 2007, p. 76.
  16. Cosme 2007, p. 76-77.
  17. Petit 1974, p. 32.
  • Autres sources modernes :
  1. William Linn Westermann, « The Slave Systems of Greek and Roman Antiquity », American Philosophical Society, 1955 p. 89
  2. Ronald Syme, L'aristocrazia augustea, Milan, Rizzoli, 1993, p. 104-105 (ISBN 88-17-11607-6)
  3. Anna Maria Liberati et Francesco Silverio, Organizzazione militare : esercito, Coll. « Vita e costumi dei Romani antichi », Vol. 5, Rome, Quasar, 1988
  4. André Piganiol, Histoire de Rome, Paris, Presses Universitaires de France, 1939, p. 225
  5. Ronald Syme, « Augustus and the South Slav Lands », Danubian Papers, 1971, p. 21
  6. David Kennedy, « L'Oriente » dans John Wacher (dir.), Il mondo di Roma imperiale : la formazione, Parte IV, Roma-Bari, Laterza, 1989 (ISBN 88-420-3418-5)
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • (fr) Paul Petit, Histoire générale de l'Empire romain : Tome I, le Haut-Empire, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,
  • (en) Timothy Venning et John F. Drinkwater, A Chronology of the Roman Empire, Continuum, , 850 p. (ISBN 9781441154781, lire en ligne)
  • (en) John Percy Vivian Dacre Balsdon et Barbara Levick, « Augustus », dans Simon Hornblower, Antony Spawforth et Esther Eidinow (dirs.), The Oxford Classical Dictionary, Oxford University Press,
  • (fr) Claude Briand-Ponsart et Frédéric Hurlet, L'Empire romain : d'Auguste à Domitien, Armand Collin, coll. « Campus », , 192 p. (ISBN 2-200-25259-5)
  • (fr) Eugène Albertini, L'Empire romain, Presses Universitaires Françaises,
  • (fr) Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques,
  • (fr) Pierre Cosme, « L'armée de la "Paix Romaine" », dans L'armée romaine : VIIIe s. av. J.-C. - Ve s. ap. J.-C., Armand Collin, coll. « Cursus Histoire », , 288 p. (ISBN 978-2-200-26408-6)
  • (fr) Sabine Lefebvre, L'administration de l'Empire romain d'Auguste à Dioclétien, Armand Collin, coll. « Cursus Histoire », , 222 p. (ISBN 978-2-200-35575-3)
  • (fr) Jean-Pierre Martin, « Le Haut-Empire », dans Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni, Histoire romaine, Armand Colin, coll. « U Histoire », , 471 p. (ISBN 2-200-26587-5), p. 196-214

Ouvrages sur le Principat[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean-Marie André, Le siècle d'Auguste, Paris, Payot,
  • (fr) Pierre Cosme, Auguste, Paris, Perrin, coll. « Tempus », , 345 p. (ISBN 978-2-262-03020-9)
  • (en) Kitty Chrisholm et John Ferguson, Rome : The Augustan Age : A source book, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-872108-6)
  • (en) Werner Eck, The Age of Augustus, Oxford, Wiley-Blackwell, coll. « Blackwell Ancient Lives », , 176 p. (ISBN 978-0631229575)
  • (en) Walter Eder, « Augustus and the Power of Tradition », The Cambridge Companion to the Age of Augustus, New York, Cambridge University Press, nos 13-32,‎ (ISBN 978-0-521-00393-3)
  • (fr) Robert Étienne, Le siècle d'Auguste, Paris, Armand Colin,
  • (fr) Ramsay MacMullen, La Romanisation à l'époque d'Auguste, Paris, Les Belles Lettres,
  • (fr) Jean-Pierre Néraudau, Auguste, Paris, Les Belles lettres, (ISBN 978-2-251-44082-8)
  • (en) J. S. Richardson, Augustan Rome 44 BC to AD 14 : The Restoration of the Republic and the Establishment of the Empire, Edinburgh University Press, (ISBN 9780748619542, lire en ligne)
  • (en) Henry Thompson Rowell, The Centers of Civilization Series : Rome in the Augustan Age, vol. 5, Norman, University of Oklahoma Press, (ISBN 978-0-8061-0956-5)
  • (en) Pat Southern, Augustus, Routledge, coll. « Roman Imperial Biographies », , 308 p. (ISBN 978-0415258555)
  • (en) Erich S. Gruen, « Augustus and the Making of the Principate », dans The Cambridge Companion to the Age of Augustus, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Companions to the Ancient World », (ISBN 978-0-521-00393-3)
  • (fr) Frédéric Hurlet, Les collègues du prince sous Auguste et Tibère : De la légalité républicaine à la légitimité dynastique, Rome,
  • (fr) Frédéric Hurlet et Bernard Mineo, « Res publica restituta : Le pouvoir et ses représentations à Rome durant le principat d’Auguste », Actes du colloque de Nantes de juin 2007, PUR,‎
  • (fr) Jean-Louis Ferrary, « Les pouvoirs d'Auguste », Les Cahiers du Centre Glotz, no 12,‎ , p. 101-154
  • (fr) Jérôme Carcopino, « L'exil d'Ovide, poète néopythagoricien », Rencontres de l'histoire et de la littérature romaines, Flammarion,‎ , p. 59-170