Val Camonica

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Val Camonica
Château de Cimbergo dans le val Camonica
Château de Cimbergo dans le val Camonica
Massif Adamello-Presanella / Sobretta-Gavia / Alpes bergamasques (Alpes)
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Lombardie
Provinces Brescia, Bergame
Coordonnées géographiques 46° 00′ 30″ Nord, 10° 20′ 50″ Est

Géolocalisation sur la carte : Lombardie

(Voir situation sur carte : Lombardie)
Val Camonica

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Val Camonica
Orientation SSO
Longueur 100 km
Type Vallée glaciaire
Écoulement Oglio
Voie d'accès principale SS 42

Le val Camonica est la vallée de la rivière Oglio, qui la parcourt entièrement de Ponte di Legno au lac d'Iseo. Les principaux centres de la vallée sont Darfo Boario Terme, Breno, Edolo et Ponte di Legno. Darfo-Boario Terme est le centre le plus peuplé de la vallée, alors que Breno est traditionnellement considéré comme sa capitale.

Le val Camonica est célèbre pour ses pétroglyphes préhistoriques ; il fut le premier site inscrit pour l'Italie sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, en 1979 (Art rupestre du Valcamonica).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les montagnes qui l’entourent comprennent de nombreux sommets qui dépassent les 3 000 m : à l’est tout le groupe de l'Adamello-Presanella (3 539 m) et au nord les sommets qui la séparent de la vallée Valfurva, parmi eux la Punta San Matteo (3 678 m), qui font du haut val Camonica (et en particulier Ponte di Legno) une importante zone touristique, dotée de nombreuses stations de ski.

En dehors de la haute vallée se trouvent d’autres implantations touristiques, celles de Monte Campione (sport hivernal), Boario Terme (localité thermale), Capo di Ponte (où se trouve une grande partie des peintures rupestres), Schilpario (en Val di Scalve) et Aprica (aux confins avec la province de Sondrio).

Histoire[modifier | modifier le code]

Cerbiatto, Parc de Naquane, roche 1, Capo di Ponte

Le val Camonica fut habité dans la Préhistoire par diverses populations : les traces les plus antiques de fréquentation remontent au Paléolithique supérieur, au-delà de 13 000 années, comme en témoigne un reste de cabane retrouvé sur le lieu d’une fouille à Cividate Camuno. La population la plus importante citée par les sources historiques (Pline l'Ancien), fut, à l’âge du fer, celle des Camunni. Ils maintiendront leur indépendance jusqu’en l'an 16 quand le val Camonica fut annexé a l'Empire romain, comme en témoigne l’épigraphe de Auguste à La Turbie. D’origine incertaine, ce peuple a laissé de nombreuses gravures rupestres qui témoignent d’une voie commerciale à l'âge du bronze, qui passait à travers les Alpes reliant le Nord de l’Europe à l'Italie septentrionale.

Durant le Moyen Âge, la vallée Camonica fut traversée par Charlemagne, roi des Francs, qui concéda de vastes territoires aux moines de Tours. À partir du XIIIe siècle, la famille des Federici, qui contrôlait les châteaux de Gorzone et de Mu, acquiert de l’influence et sort vainqueur d’une lutte séculaire contre la famille des Nobili de Lozio, presque complètement massacrée au cours du XVe siècle. Peu après cette époque, la Vallée Camonica se voit annexée aux domaines de la République de Venise, jusqu’à fin 1797. Cette année-là, la vallée fut parcourue par les troupes napoléoniennes et avec le traité de Campoformio de l’année suivante, se voit annexée à l’Empire austro-hongrois. Avec le reste de la Lombardie, la vallée fut annexée au Royaume de Sardaigne durant la Seconde guerre d’indépendance (1860).

Dans l’histoire récente, les montagnes sur le flanc oriental de la vallée furent le théâtre d’âpres combats entre Italiens et Austro-hongrois durant la Première Guerre mondiale et il est encore possible de découvrir des témoignages de cet événement (restes de fortifications, de baraquement, et jusqu’à des affûts de canons).

Accès[modifier | modifier le code]

Les deux accès principaux à la vallée sont :

  • la route SS42, qui la relie avec Bergame (à travers le Val Cavallina)
  • l’ex route SS510 (Sebina Orientale) qui longe le franc oriental du lac d'Iseo et la relie à Brescia

Les deux routes se rejoignent à l’entrée méridionale de la vallée, un peu au nord de Lovere.

Là, elles sont ensuite dirigées vers l’accès aux divers cols montagneux :

Passage Altitude Situation Liaison Infrastructure
Col de l'Aprica 1126 m nord-ovest avec la moyenne Valtellina (province de Sondrio) Route SS39 dell'Aprica
Col du Tonale 1828 m nord-est avec le val di Sole (province de Trento) Route SS42 du Tonale et de la Mendola
Col du Mortirolo 1850 m nord avec la moyenne Valtellina (provincia di Sondrio) route provinciale
Col de Gavia 2621 m nord avec la Valfurva, Bormio et le haut Valtellina (provincia di Sondrio) ex-SS300 du Col de Gavia
Col de Croce Dominii 1875 m est avec Valle del Caffaro, tributaire de la Vallée Sabbia (province de Brescia) et avec le Val Trompia ex-SS345 des Trois Vallées, ex-SS669 du Col de Crocedomini
Col de la Presolana 1293 m sud-ouest avec la haute vallée Seriana (province de Bergame)
Col du Vivione 1826 m est avec ses vallées secondaires (le val Scalve et le val Paisco) ex-SS294 de la Vallée de Scalve

Parmi ceux-ci, les deux premiers sont les plus longs et plus importants, pendant que les autres sont ouverts seulement durant la saison estivale et sont surtout connus pour des raisons touristiques (Les cols de Gavia et Mortirolo sont les montées classiques du Giro d'Italie).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Buchsenschutz, Marie-Bernadette Chardenoux, Pierre-Yves Lambert, Stéphane Verger, Thierry Lejars et Katherine Gruel, L'Europe celtique à l'âge du Fer : (VIIIe-Ier siècles av. J.-C.), Paris 14e, PUF, coll. « Nouvelle Clio », 2015 (deuxième édition), 496 p. (ISBN 978-2-13-057756-0, ISSN 0768-2379).
  • Ruth Megaw et Vincent Megaw, Art de la celtique. Du VIIe siècle av. J.-C. au VIIIe siècle : Des origines au livre de Kells, Errance, coll. « Hespérides », , 276 pages p. (ISBN 2-87772-305-4).
  • Daniele Vitali (professeur à l'université de Bologne, titulaire de la chaire internationale), Les Celtes d'Italie : Leçon inaugurale prononcée le jeudi 14 décembre 2006 par Daniele Vitali, professeur. Leçon inaugurale numéro 189., vol. 189, Paris, Collège de France / Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France », , 81 pages p. (ISBN 978-2-213-63289-6).
  • Daniele Vitali, Les Celtes : Trésors d'une civilisation ancienne, Éditions White Star, , 207 pages p. (ISBN 978-88-6112-467-7).
  • Daniele Vitali (professeur à l'université de Bologne, titulaire de la chaire internationale), Les Celtes d'Italie : Leçon inaugurale prononcée le jeudi 14 décembre 2006 par Daniele Vitali, professeur. Leçon inaugurale numéro 189, vol. 189, Paris, Collège de France / Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France », , 81 p. (ISBN 978-2-213-63289-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]