Mohicans

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Le chef mohican Etow Oh Koam, gravure de John Simon (en).

Les Mohicans, encore appelés Mahicans ou Mahikans, aussi connues par les Français du nouveau monde comme Loups, (le père Joseph Aubery les appellaient les abénaquis de l'ouest; Sokokis ou Loups)[1], sont une tribu de Nord-Amérindiens vivant à l'origine dans la vallée de l'Hudson. Une imprécision les confondant avec les Mohegans, du Connecticut, a transformé leur nom Mahican en Mohican. Leur véritable nom est Muhhehuneuw, ou « Peuple de la Grande Rivière ». Le roman de James Fenimore Cooper Le Dernier des Mohicans parle d’une tribu Mohican mais inclut certains aspects culturels des Mohegans, une autre tribu algonquienne de l’est du Connecticut. Le roman se situe dans la vallée du New Jersey, pays mohican, mais des patronymes comme Uncas, sont mohegans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Répartition originelle[modifier | modifier le code]

Originellement, les Mohicans, ceux qui parlaient cette langue, vivaient le long de l'Hudson dans l'État de New York, jusqu'au lac Champlain, à l'est des montagnes Vertes dans le Vermont, et à l'est jusqu'à la Rivière Schoharie, (Schoharie Creek), dans les Montagnes Catskill, État de New York[2].

Déplacements[modifier | modifier le code]

Ils vivaient près de la basse vallée de l’Hudson au moment de leur rencontre avec les Européens, vers 1609. Durant des décennies, des rivalités avec les Mohawks et les Européens les ont poussés vers l’est du Massachusetts et du Connecticut, sur le fleuve Hudson et des . Un certain nombre s’installa à Stockbridge, dans le Massachusetts, créant la communauté des Indiens de Stockbridge. Ceux-ci permirent aux protestants de s’installer à Stockbridge, et se convertirent au cours du XVIIIe siècle. La première communauté chrétienne indienne en Amérique fut établie par les Frères moraves dans le village mohican de Shekomeko en 1740. Les missionnaires moraves voulaient convertir et intégrer les Amérindiens dans la communauté américaine. Ils y réussirent, et défendaient les Amérindiens contre leur exploitation par les Blancs avec tant d’énergie que le gouvernement arrêta les actions contre eux.[réf. nécessaire]

Bien qu’ils aient été alliés des colons britanniques lors de la guerre contre les Français, des guerres indiennes et de la guerre d’indépendance, ils furent expulsés de leur territoire et durent s’installer plus à l’ouest, d’abord à Stockbridge, dans l’État de New York, vers 1780, puis dans le comté de Shawano, dans le Wisconsin, dans les années 1820-1830. Dans le Wisconsin, ils étaient dans une réserve avec les Munsees, donnant naissance à une communauté amérindienne nommée Stockbridge-Munsee. Cette réserve est aujourd’hui connue comme la réserve des Indiens Mohicans de la tribu Stockbridge-Munsee.

Culture[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mohican (langue).

Le mohican, une langue morte, appartient à la branche orientale des langues algonquiennes.

La langue mohican s'est divisée, aux alentours des années 1740, en deux dialectes. Le premier est le Stockbridge au Wisconsin, et le second est le Moravien en Ontario.

Mohican notable[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Western Abenakis of Vermont, 1600-1800: War, Migration, and the Survival ... Par Colin G. Calloway, p 108
  2. Brasser, Ted, 1978

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William A. Starna, From homeland to New Land : a history of the Mahican Indians, 1600-1830, Lincoln, University of Nebraska Press,‎ (ISBN 978-0-8032-4579-2, OCLC 839693153, lire en ligne)
  • The Western Abenakis of Vermont, 1600–1800: War, Migration, and the Survival of an Indian People (The Civilization of the American Indian Series). Colin G. Calloway (Author)