Gilles Aillaud

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Gilles Aillaud
Gilles Aillaud (1995).png
Gilles Aillaud en 1995
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Mouvement
Père

Gilles Aillaud, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre, auteur et scénographe français, fils de l'architecte Émile Aillaud.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1965, Gilles Aillaud devient président du Salon de la Jeune Peinture.

Il réalise des œuvres collectives avec Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, telles que Une passion dans le désert, Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp.

Représentant de courants assez similaires : Nouvelle Figuration et Figuration narrative, ses thèmes de prédilection sont la représentation d'animaux dans des parcs zoologiques et les paysages de bord de mer[1]. Par une palette volontairement froide et un travail particulier sur la perspective et le cadrage, Gilles Aillaud maintient le spectateur à distance du sujet tout en l'intégrant physiquement dans l'espace[réf. nécessaire]. Il a contribué aux Affiches murales et slogans de Mai 68.

En tant que décorateur de théâtre, activité exercée depuis 1974, il collabore avec Klaus Michael Grüber à la Schaubühne de Berlin et avec Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan.

Gilles Aillaud, avec Eduardo Arroyo, créé les décors des Bacchantes (mis en scène par Klaus Grüber à la Schaubühne, en 1974) et de Faust (mis en scène par Grüber à la chapelle Saint-Louis, à Paris, en 1975)[2] .

« Il est des pièces qui ne sont pas à représenter mais à lire. »

Gilles Aillaud est l'auteur de deux textes dramatiques : Le Masque de Robespierre et Vermeer et Spinoza, d'un recueil de poème Dans le bleu foncé du matin, ainsi que d'essais théoriques sur la représentation picturale.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Écrits 1965-1983, éditions 127-ERBA, Valence
  • Vermeer et Spinoza, 1987, éditions Christian Bourgois, Paris
  • Dans le bleu foncé du matin, 1987, éditions Christian Bourgois, Paris
  • Du pareil au même, 1995, La Dogana, Genève
  • Le Masque de Robespierre, 1996, éditions Christian Bourgois, Paris

Livres d'artiste[modifier | modifier le code]

Éditions de l'atelier Franck Bordas
  • 1988 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux[3], tome 1, 52 lithographies originales, 52 textes de Giorgio Agamben, Gilles Aillaud, Jean-Christophe Bailly, Hervé Bordas, Jean-Paul Chambas, Richard Crevier, Michel Deutsch, Jean Jourdheuil, Heiner Müller, Nicky Rieti, Jean-Louis Schefer, Yéfime, Hans Zischler...
  • 1989 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 2, texte de Jean-Christophe Bailly
  • 1990 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 3, 52 lithographies originales, texte d'Aristote
  • 1996 : Tauromachie, 24 lithographies originales, textes d’Eduardo Arroyo et de Carlos Abella
  • 1998 : Le Tout venant, collection Paquebot
  • 2000 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 4, 37 lithographies originales, texte de Jean-Christophe Bailly

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Gilles Aillaud, Mise au point, collection "L'art en écrit", éditions Jannink, Paris
  • 2001 :
    • Gilles Aillaud, la jungle des villes, sous la direction de Didier Ottinger, textes de Cécile Debray et Martine Fresia, Actes Sud
    • Gilles Aillaud, texte de Nicolas Pesquès, André Dimanche
    • 2002 Un théâtre du regard Gilles Aillaud: le refus du pathos, Jean Jourdheuil, Christian Bourgois
  • 2004 : Epiphanies de la séparation. La peinture de Gilles Aillaud, Michel Onfray, Galilée
  • 2005 : Gilles Aillaud, texte de Jean-Christophe Bailly, André Dimanche
  • 2010 :
    • D'après nature. Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, textes de Jean-Christophe Bailly, Hanns Zischler et Franck Bordas, André Dimanche
    • Gilles Aillaud. Voir sans être vu, postface de Pierre Collin et Bernard Coisy, coll. Les Cahiers dessinés, Buchet Chastel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. paysages déserts de bord de mer.
  2. Aillaud, Arroyo et le théâtre, catalogue d'exposition à la grande chapelle du Palais des Papes à Avignon, 1987, p. 35-39.
  3. Présentation de l'exposition de 2010 à la BnF.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]