Piencourt

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Piencourt
Manoir daté de 1502.
Manoir daté de 1502.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beuzeville
Intercommunalité Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge
Maire
Mandat
Philippe de Lye
2014-2020
Code postal 27230
Code commune 27455
Démographie
Gentilé Piencourtois
Population
municipale
154 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 04″ nord, 0° 24′ 00″ est
Altitude Min. 125 m – Max. 171 m
Superficie 8,7 km2
Localisation

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Piencourt

Piencourt est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Piencourt est une commune de l'ouest du département de l'Eure, limitrophe de celui du Calvados. Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[1]. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole)[2].

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Piencourt[3]
Asnières Asnières, Bailleul-la-Vallée Bailleul-la-Vallée
Fumichon (Calvados) Piencourt[3] Fontaine-la-Louvet
Marolles (Calvados) L'Hôtellerie (Calvados)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Une petite rivière, la Paquine, affluente de la Touques, passe sur le territoire de Piencourt. Elle marque la limite entre celle-ci et une de ses communes voisines, Marolles (et également entre les départements du Calvados et de l'Eure). Toutefois, sur cette partie, la rivière est le plus souvent asséchée et n'est véritablement fonctionnelle que lors des fortes pluies[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes de Pede in curta en 1142, Piencort en 1175[5].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -court, appellatif dont le sens primitif est « cour de ferme, ferme » et qui a donné le français moderne cour (anciennement cort), issu du bas latin cōrtem. Ces formations toponymiques en -court sont caractéristiques de l'extrême nord de la France et révèlent la trace des premiers établissement francs, ils n'ont pas été employés au-delà du IXe siècle[6]. -court est généralement précédé en composition d'un nom de personne germanique au cas régime.

La forme latinisée de 1142 n'est pas à retenir, il s'agit d'une traduction fantaisiste[7]. L'élément Pien- s'explique par un anthroponyme germanique, possiblement Badinus cité par Marie-Thérèse Morlet[8],[9], à moins d'y voir le nom d'homme germanique Piezi ou de femme Peza[10], que l'on déduit à partir du nominatif de pede, c'est-à-dire pes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Philippe de Lye    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 154 habitants, en diminution de -10,98 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 633 661 575 564 516 504 501 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
476 465 462 453 439 381 354 322 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300 275 263 233 238 227 220 232 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
185 173 160 134 156 147 141 173 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de style normand datant du XVIe siècle est situé au centre du village et est bâti sur une ancienne motte féodale. La trace des anciennes douves est encore visible. Il s'agit d'un édifice comprenant un premier niveau en pierre calcaire et silex, et un second, en colombage construit en encorbellement.
  • L'église paroissiale Saint-Saturnin est un édifice largement repris au XVIIe-XVIIIe siècle, mais dont certains éléments de la construction antérieure ont été préservés : tour-clocher carrée d'époque romane, portail roman en plein-cintre avec des chapiteaux carrés, grande fenêtre gothique sur la façade et porche normand en chêne datant du XVe siècle. Une toile de Jean Nicolle y est recensée : une Pietà [15], datée de 1639.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • La Paquine et ses principaux affluents-frayères[16].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Loel Guinness (1906-1988), politicien et banquier britannique, propriétaire du haras de Piencourt

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 3 octobre 2016).
  2. « Zonages », sur Agreste (consulté le 3 octobre 2016).
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. « La Paquine », sur Syndicat mixte du bassin versant de la Touques (consulté le 8 mai 2016)
  5. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 157
  6. Ibid., p. 29.
  7. Ibid., p. 157.
  8. NPAG, I, p. 49b.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 530b
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Vierge de Pitié », sur http://www.culture.gouv.fr,
  16. « La Paquine et ses principaux affluents-frayères », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)
  17. « La haute vallée de la Calonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)
  18. « La vallée de la Paquine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)


Liens externes[modifier | modifier le code]

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