Piencourt

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Piencourt
Piencourt
Manoir daté de 1502.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beuzeville
Intercommunalité Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge
Maire
Mandat
Philippe de Lye
2014-2020
Code postal 27230
Code commune 27455
Démographie
Gentilé Piencourtois
Population
municipale
150 hab. (2016 en diminution de 14,77 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 04″ nord, 0° 24′ 00″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 171 m
Superficie 8,7 km2
Localisation

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Piencourt est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Piencourt est une commune de l'Ouest du département de l'Eure, limitrophe de celui du Calvados. Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[1]. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère chargé de l'agriculture, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Piencourt[3]
Asnières Bailleul-la-Vallée Bailleul-la-Vallée
Fumichon (Calvados) Piencourt[3] Fontaine-la-Louvet
Marolles (Calvados) L'Hôtellerie (Calvados) Les Places

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Une petite rivière, la Paquine, affluente de la Touques, passe sur le territoire de Piencourt. Elle marque la limite entre celle-ci et une de ses communes voisines, Marolles (et également entre les départements du Calvados et de l'Eure). Toutefois, sur cette partie, la rivière est le plus souvent asséchée et n'est véritablement fonctionnelle que lors des fortes pluies[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes de Pede in curta en 1142, Piencort en 1175[5].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -court, appellatif dont le sens primitif est « cour de ferme, ferme » et qui a donné le français moderne cour (anciennement cort), issu du bas latin cōrtem. Ces formations toponymiques en -court sont caractéristiques de l'extrême Nord de la France et révèlent la trace des premiers établissement francs, ils n'ont pas été employés au-delà du IXe siècle[6]. -court est généralement précédé en composition d'un nom de personne germanique au cas régime.

La forme latinisée de 1142 n'est pas à retenir, il s'agit d'une traduction fantaisiste[7]. L'élément Pien- s'explique par un anthroponyme germanique, possiblement Badinus cité par Marie-Thérèse Morlet[8],[9], à moins d'y voir le nom d'homme germanique Piezi ou de femme Peza[10], que l'on déduit à partir du nominatif de pede, c'est-à-dire pes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Philippe de Lye    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 150 habitants[Note 1], en diminution de 14,77 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570633661575564516504501503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
476465462453439381354322300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300275263233238227220232249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
185173160134156147141173154
2016 - - - - - - - -
150--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de style normand datant du XVIe siècle est situé au centre du village et est bâti sur une ancienne motte féodale. La trace des anciennes douves est encore visible. Il s'agit d'un édifice comprenant un premier niveau en pierre calcaire et silex, et un second, en colombage construit en encorbellement.
  • L'église Saint-Saturnin est un édifice largement repris aux XVIIe – XVIIIe siècles, mais dont certains éléments de la construction antérieure ont été préservés : tour-clocher carrée d'époque romane, portail roman en plein-cintre avec des chapiteaux carrés, grande fenêtre gothique sur la façade et porche normand en chêne datant du XVe siècle. Une toile de Jean Nicolle y est recensée à titre d'objet monument historique : une pietà [15], datée de 1639.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • La Paquine et ses principaux affluents-frayères[16].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Loel Guinness (1906-1988), politicien et banquier britannique, propriétaire du haras de Piencourt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 3 octobre 2016).
  2. « Zonages », sur Agreste (consulté le 3 octobre 2016).
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. « La Paquine », sur Syndicat mixte du bassin versant de la Touques (consulté le 8 mai 2016)
  5. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 157
  6. Ibid., p. 29.
  7. Ibid., p. 157.
  8. NPAG, I, p. 49b.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 530b
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Vierge de Pitié », notice no PM27001248, base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « La Paquine et ses principaux affluents-frayères », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)
  17. « La haute vallée de la Calonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)
  18. « La vallée de la Paquine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 29 octobre 2015)