Saint-Jean-de-la-Léqueraye

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Saint-Jean-de-la-Léqueraye (ou Lecqueraye)
Saint-Jean-de-la-Léqueraye
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beuzeville
Intercommunalité Lieuvin Pays d'Auge
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean Cocagne
2019-2020
Code postal 27560
Code commune 27551
Démographie
Population 63 hab. (2016 en augmentation de 14,55 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 29″ nord, 0° 33′ 49″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 165 m
Superficie 4,67 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Le Mesnil-Saint-Jean
Localisation

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Saint-Jean-de-la-Léqueraye (ou Lecqueraye) est une ancienne commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie. Depuis le , elle est une commune déléguée du Mesnil-Saint-Jean.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-la-Léqueraye est une ancienne commune du Nord-Ouest du département de l'Eure. Elle se situe dans la région du Vièvre, à l'écart de la route reliant Saint-Georges-du-Vièvre à Lieurey et au sud du Mont Roty, le plus haut sommet du Nord-Ouest du département (191 mètres). La commune se trouve au cœur de la région naturelle du Lieuvin, sur la ligne de crête entre Saint-Georges-du-Vièvre et Lieurey qui sépare les régions semi-bocagères du sud et les régions bocagères du nord[1]. À vol d'oiseau, le bourg est à 15 km au nord de Bernay[2], à 15 km au sud de Pont-Audemer[3], à 45 km au sud-ouest de Rouen[4] et à 48,5 km au nord-ouest d'Évreux[5].

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-la-Léqueraye[6]
Saint-Georges-du-Vièvre, Lieurey Saint-Georges-du-Vièvre Saint-Georges-du-Vièvre
Lieurey Saint-Jean-de-la-Léqueraye[6] Saint-Victor-d'Épine
Épreville-en-Lieuvin Épreville-en-Lieuvin, Saint-Georges-du-Mesnil Saint-Georges-du-Mesnil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Laschereia au XIIIe siècle, Lesquereia en 1222[7].

Ces formes sont à rapprocher probablement de leschère, en langue d'oïl prairie marécageuse[7]. Sans doute un lieu de défrichement de la forêt du Vièvre, divisé en parcelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa paroisse dépendait des chanoines de Lisieux. Des titres brûlés lors de la Révolution constataient qu’elle existait déjà en 1001. A la fin de l'ancien régime, elle rapportait la somme annuelle de 4000 livres (pouillé de Lisieux, 1766). L'église a disparu dans un incendie ; dès le XIXe siècle, l'activité paroissiale s'est transférée au clocher voisin de Saint-Georges-du-Mesnil avant d'intégrer, à une date récente, le groupement paroissial Montgeoly (Montfort, Saint-Georges-du-Vièvre, Lieurey).

L'activité traditionnelle a été pendant des siècles concentrée autour d'unités artisanales et domestiques de tissage, de lin notamment, pour les besoins d'habillement et de fournitures maritimes (voiles). L'exploitation de marnières, nombreuses sur le territoire de la commune, a été une source de revenus complémentaires soumis en principe à l'obligation de déclaration au XIXe siècle.

L'émigration vers les centres urbains au XXe siècle a fait très fortement diminuer la population de résidents permanents.

De grandes unités d'exploitation agricole et d'élevage sont désormais en place tandis qu'une part significative de l'habitat est représentée par des résidences secondaires.

Le , elle fusionne avec Saint-Georges-du-Mesnil pour constituer la commune nouvelle du Mesnil-Saint-Jean dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Ferdinand Dupont DVD doyen des maires de l'Eure
mars 2008 31/12/2018 Jean Cocagne SE agriculteur retraité

Jumelage[modifier | modifier le code]

Les 14 communes de l’ancien canton de Saint-Georges-du-Vièvre sont jumelées avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 63 habitants[Note 1], en augmentation de 14,55 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400475349399421399381366353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
329321330299250253232185156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1431301141041059597109114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
957157513746484859
2016 - - - - - - - -
63--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Colombier du Bois Louvet.

Plusieurs monuments sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • l'église paroissiale Saint-Jean, détruite [13] ;
  • un manoir du XVIIe siècle au lieu-dit l'Audière[14] ;
  • un manoir des XVIIe et XVIIIe siècles au lieu-dit le Bois Louvet[15], où subsiste, notamment, un colombier de fief de haubert construit au XVIIe siècle ;
  • deux fermes : l'une du XIXe siècle au lieu-dit le Buet[16], l'autre du XVIIe siècle au lieu-dit l'Audière[17].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[18].

Activités[modifier | modifier le code]

  • Le GAEC de la Ferme Louvet, fabricant de glaces au lait de ferme, se trouve dans la commune. Des visites sont organisées.
  • L'association Elisâne a lancé « A pieds d'ânes », activité proposant des visites nature et découverte, pédestres pour les adultes, accompagnant les enfants à dos d'âne. Des visites des petits sentiers, forêts, sous-bois font découvrir un patrimoine unique aux visiteurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard de la Lecqueraye, prêtre, paye en 1193 au trésor royal une participation pour la rançon de Richard Cœur de Lion.
  • Guérin de Glapion ayant pris parti pour Philippe-Auguste contre Jean Sans Terre, roi d’Angleterre, celui-ci confisque en 1203 ses fiefs de Courtonne et de la Lecqueraye pour les donner à l’évêque de Lisieux.
  • Jean Le Mercier, âgé de 27 ans, serrurier, demeurant à Saint-Jean-de-la-Léqueraye, près de Pont-Audemer, condamné pour avoir occis dans un cabaret à Saint-Martin-Saint-Firmin du Vièvre le sieur Des Mouceaux dit La Coudraie, huissier, lors d'un combat avec des sergents à la suite d'une rixe sur le chemin revenant de la Couture, lève la fierte (châsse de Saint Romain) en 1671.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.atlaspaysages.hautenormandie.fr/CONNAITRE-LES-PAYSAGES-HAUTS-NORMANDS/Les-pays-de-l-ouest-de-l-Eure/Le-Lieuvin (consulté le 30 décembre 2016).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Saint-Jean-de-la-Léqueraye et Bernay », sur www.lion1906.com (consulté le 24 octobre 2017).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Saint-Jean-de-la-Léqueraye et Pont-Audemer », sur www.lion1906.com (consulté le 24 octobre 2017).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Saint-Jean-de-la-Léqueraye et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 24 octobre 2017).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Saint-Jean-de-la-Léqueraye et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 24 octobre 2017).
  6. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  7. a et b Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 96.
  8. Thierry Coudert, « Recueil des actes administratifs n°27-2018-141 : Arrêté préfectoral portant création d'une commune nouvelle Le Mesnil-Saint-Jean » [PDF], sur eure.gouv.fr, (consulté le 25 septembre 2018), p. 71-74
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Église Saint-Jean », notice no IA00051027, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Manoir », notice no IA00051028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Manoir », notice no IA00051030, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Ferme », notice no IA00051031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Ferme », notice no IA00051029, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 30 juin 2015).


Liens externes[modifier | modifier le code]

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