Saint-Vincent-du-Boulay

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Saint-Vincent-du-Boulay
L'église Saint-Vincent.
L'église Saint-Vincent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beuzeville
Intercommunalité Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge
Maire
Mandat
Christian Famery
2014 – 2020
Code postal 27230
Code commune 27613
Démographie
Population
municipale
368 hab. (2015 en augmentation de 15,72 % par rapport à 2010)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 10″ nord, 0° 29′ 20″ est
Altitude Min. 164 m
Max. 195 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Saint-Vincent-du-Boulay est une commune française, située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-du-Boulay est une commune de l'Ouest du département de l'Eure. Elle est située dans la région naturelle du Lieuvin[1] et appartient au canton de Beuzeville.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Saint-Vincent-du-Boulay[2]
Drucourt Drucourt, Bournainville-Faverolles Saint-Martin-du-Tilleul
Le Planquay, Saint-Mards-de-Fresne Saint-Vincent-du-Boulay[2] Saint-Martin-du-Tilleul
Saint-Mards-de-Fresne Saint-Mards-de-Fresne, Plainville Saint-Martin-du-Tilleul

Le village est composé de dix hameaux (la Bouchonnière, le Boulay, les Buissons, le Chesnay, la Conardière, le Courcy, le Cravas, le Cresson, la Devinière et le Village) et d'un triage le triage des Authieux).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sur cette commune subsiste une halte de l'ancien chemin de fer (halte rénovée par les soins de la communauté de commune du canton) cette ligne de chemin de fer exploitée de 1900 à 1930 reliait Cormeilles à Sainte-Gauburge via Bernay. Il transportait des voyageurs et des marchandises. À ceci vint se substituer un autocar réservé principalement aux voyageurs, et ce mode de transport partant de Cormeilles et ralliant Bernay prit fin au cours des années 1960.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-du-Boulay ancien fief de haubert, paroisse des diocèses de Lisieux-Vicomté et élection de Bernay, fief relevant du roi, généralité d'Alençon, parlement de Rouen. Il est fait mention de Saint-Vincent du Boulay en 1242. Par une charte, Guillaume de Pont-de-l'Arche, évêque de Lisieux, donne, à son chapitre, la dîme de Saint Vincentius du Boulleyo, pour être possédée en commun par ses chanoines. Il s'agit d'une formation toponymique médiévale, Boulay, appellatif issu du gallo-romain, plantations de bouleaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la localité, subsistent des vestiges de la voie romaine Brionne à Orbec (Rouen - Bordeaux). L'autoroute A 28 de nos jours sinue à peu de chose près sur le même parcours. On relève dans un obituaire de Lisieux en 1248, le nom « Sancti Vincenti du Boulleyo ». En 1264, Saint-Vincent du Boullai figure sur le registrum de Louis IX,(Saint-Louis). En 1320, Saint-Vincent-du-Boulay comptait 32 feux. Vers 1700, Saint-Vincent-du-Boulay était un fief appartenant à François Bouton, comte de Chamilly seigneur patron de Beaumesnil, et cetera. En 1711, Jean Chrétien, escuyer, seigneur du village, obtient de François Bouton, la réunion du fief de Saint-Vincent-du-Boulay, qu'il avait acheté, au fief à lui appartenant d'ancien propre. En 1723, Jacques Chrétien, escuyer, obtint commission pour informer. En 1744, Jean Chrétien, fils de Jean était seigneur du village. En 1759, la dîme de Saint-Vincent rapportait au chapitre de Lisieux, une somme annuelle de 750 livres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1791 Le Curé Lecuyer   Abbé (1742-1791)
1791 1797 David Conard   Fabricant (1738-1811)
1797 1803 Jean-Baptiste Lecuyer   Propriétaire terrien (1754-1809)
1803 1810 Pierre-François Tullou-Demarest   Propriétaire terrien (1736-1812)
1810 1813 François Bunel   Propriétaire terrien (1748-1814)
1813 1821 Gabriel Desmares   Propriétaire terrien (1754-1822)
1821 1824 Nicolas-Robert Cosnard   Propriétaire terrien (1767-1824)
1825 1846 Amand Mauviel   Propriétaire terrien (1784-1864)
1846 1847 Jean-Thomas Delalande   Propriétaire terrien (1768-1847)
1847 1864 Louis Gore   Propriétaire terrien (1807-1876)
1864 1867 Eugène Leriche   Propriétaire terrien (1814-1900)
1867 1881 Désir Leroy   Propriétaire-exploitant (1818-1887)
1881 1884 Ananie Oubert   Propriétaire-exploitant (1850-1903)
1884 1888 Florentin Fourquemin   Propriétaire-exploitant (1829-1895)
1888 1892 Charles Janoyer   Commissaire de police (1827-1900)
1892 1895 Florentin Fourquemin   Propriétaire-exploitant (1829-1895)
1895 1900 Henri Pollin   Commerçant (1857-1934)
1900 1917 Paul Mesnil SE Propriétaire-exploitant (1844-1917)
1917 1928 Henri Pollin SE Propriétaire-exploitant (1857-1934)
1928 1935 Émile Broutin SE Propriétaire-exploitant (1859-1935)
1935 1942 Henri Dandin SE Enseignant retraité (1878-1963)
1942 1942 Jean Conard SE Propriétaire-exploitant, nommé par le régime de Vichy[Note 1] (1902-1975)
1942 1944 René Bucaille SE Propriétaire-exploitant Président de la délégation spéciale nommée par le régime de Vichy (1886-1965)
1944 1963 Henri Dandin SE Enseignant retraité (1878-1963)
1963 1977 André Dutheil SE Agent des Ponts et Chaussées (1911-1978)
1977 2008 Christian Ruffray SE Commerçant
2008 en cours Christian Famery DVD[3] Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 368 habitants[Note 2], en augmentation de 15,72 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
641 723 815 794 802 797 803 814 762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
760 750 702 612 580 543 477 412 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 356 341 301 278 289 274 227 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
254 231 220 258 263 267 277 329 368
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vincent [8] :

Le village fut doté au XVe siècle d'une église de plan cruciforme (chose assez rare dans les environs) et a été presque complètement reconstruite au XVe siècle, construction de deux croisillons, percement des fenêtres amorties en ellipse aplatie. Au nord de la nef se voit une baie vitrée du XVIe siècle et, au sud du chœur, une fenêtre du XVe siècle. La porte occidentale est du XVIIIe siècle. Dans le chœur se trouve un bas-relief en pierre, inscription funéraire de Regnault Cosnard. La Vierge et l'enfant est datée 1467.

Le retable du maître-autel est en bois sculpté au XVIIe siècle.

En 1780 fut fondue au frais de la charité une cloche de bronze « j'ay été bénite par Me François Guillaume Régnier curé de ce lieu et nommée Hélène par Mre Adrien Lefevre cher Seig..Robert Damecourt, Vardes, Montelle, St.Vincent du Bovlaye, de la Lande et autres lieux, Conseiller du Roy et de Grand Chambre au Parlement de Paris & C., Mr.Jacqves Conard dv Chesney Député, Robert Buisson trésorier, Gabriel Vasseur Prévôt, David Conard Échevin de St Vincent du Bovley » (on relève sur cette cloche presque toutes ces annotations).

En 1859, la fabrique dote l'église d'un orgue qu'elle se procure chez Damien frères, facteur d'orgue au Goulet, canton de Gaillon. Le montant de la facture s'élève à 2 000 francs. En 1891, la fabrique fait l'achat d'un orgue de chœur, système médiophone sorti des ateliers de M. Dumont-Lelièvre des Andelys. Cette église a été complètement rénovée et réaménagée dans la période 1983 à 2008. Et dotée d'un chauffage assorti à l'ensemble.

Le saint, honoré le jour de la fête patronale, est saint Gorgon (Gourgon).

On peut remarquer à la lisière du cimetière et de la route un calvaire en grès, daté de 1730.

Le gentilé au cours des siècles fut tout d'abord les Boulayens, puis les Saint-Vincentais, avant que le nouveau conseil en adopte un récent.

Dans les archives de la fabrique entreposées en mairie, nous relevons une date qui présume un début des comptes de cette fabrique (may 1552).

En 1706, visite de l'archidiacre de Lisieux. En 1711, fief de François Desperrier, écuyer, sieur du Courcy.

En 1786 fief de Charles Maurice de Fleury, mestre de camp de cavalerie, sous-lieutenant des gardes du corps du Roi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nota : les responsables nommés par le régime de Vichy en 1942 ne peuvent pas être assimilés aux collaborateurs.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]