La Neuve-Lyre

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La Neuve-Lyre
La Neuve-Lyre
La mairie de La Neuve-Lyre.
Blason de La Neuve-Lyre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Breteuil
Intercommunalité Communauté de communes Normandie Sud Eure
Maire
Mandat
Daniel Besnehard
2014-2020
Code postal 27330
Code commune 27431
Démographie
Gentilé Lyrois
Population
municipale
573 hab. (2016 en diminution de 3,37 % par rapport à 2011)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 33″ nord, 0° 44′ 55″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 181 m
Superficie 2,85 km2
Localisation

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La Neuve-Lyre est une commune française du département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Neuve-Lyre est une commune du Sud-Ouest du département de l'Eure, localisée entre Rugles et Beaumont-le-Roger. Située au cœur de la vallée de la Risle et traversée par deux petites vallées sèches, elle appartient à la région naturelle du pays d'Ouche qui se prolonge jusque dans le département de l'Orne. Les vallées présentent, ici, des pentes douces (au contraire de la vallée de la Risle située en aval de Beaumont-le-Roger). La Neuve-Lyre se caractérise, comme le reste du pays d'Ouche, par une présence importante des structures végétales (que ce soit des haies bocagères, des bosquets ou des boisements plus importants) au milieu des cultures de blé ou de colza (qui ont remplacé les prairies)[1]. À vol d'oiseau, la commune est à 10 km au nord de Rugles[2], à 15 km au sud-ouest de Conches-en-Ouche[3], à 32 km au sud-ouest d'Évreux[4] et à 64 km au sud de Rouen[5].

Communes limitrophes de La Neuve-Lyre[6]
Bois-Normand-près-Lyre La Vieille-Lyre La Vieille-Lyre
Bois-Normand-près-Lyre La Neuve-Lyre[6] La Vieille-Lyre
Neaufles-Auvergny Neaufles-Auvergny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Nova Lira vers 1050, Jeune Lyre en 1460, Lire la Neuve en 1722[7]. Il s'agit sans doute de la division d'un primitif Lire, conservé par le nom de l'ancienne abbaye de Lyre[8].

Ce toponyme semble devoir être rapproché du nom primitif de la Risle (fluvius Lirizinus VIIIe siècle, Vie de saint Germer) qui contient le thème hydronymique lera / lira, mis en évidence par les linguistes[8]. Dans le cas du nom de la Risle, on a une double suffixation *Lir-ic-ina, devenu par métathèse *Ricilina> Risle. Les noms de lieux et les hydronymes se déclinent souvent l'un à partir de l'autre dans les faits.

Voir la Vieille-Lyre.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, La Neuve-Lyre relevait de la paroisse de la Vieille-Lyre. En 1229, elle acquérait son autonomie. Elle a été, dès le Moyen Âge, un centre commercial (marché et halle), administratif (siège de vicomté et de sergenterie) et artisanal (travail du fer).

En 1791, elle a été désignée chef-lieu de canton mais Napoléon lui a retiré cette qualité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Neuve-Lyre.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur à la lyre d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1895 Émile Baraguey    
mars 1947 mars 1959 Yvan Blanchet    
mars 1959 mars 1995 Raymond Plaine    
mars 1995 mars 2014 Jean-Claude Francois    
mars 2014   Daniel Besnehard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 573 habitants[Note 1], en diminution de 3,37 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
758817784788802724741743702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
683712675716694688753755685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
788830791788770736608674621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
618724802712598567603607583
2016 - - - - - - - -
573--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles.
  • Église Saint-Gilles, du XIIIe siècle, remaniée au XIXe siècle (réfection des murs et agrandissement du chœur). Une partie de l'édifice, dont le clocher, est en grison, une pierre rousse du pays d'Ouche. L'orgue a été rénové en 2011 par Jean-François Muno.
  • Château de la Chapelle[13] (1865-1879), inscrit au titre des monuments historiques le -  Inscrit MH (2002)[14]. Œuvre de style éclectique pensée par l'architecte Jacques Baumier, le commanditaire en a été le maire de la commune, Émile Claudius Baraguey-Fouquet. Il a été détruit en partie par un incendie le . L'édifice est également situé sur le territoire de la commune de Neaufles-Auvergny.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas de Lyre : probablement né vers 1270 à La Neuve-Lyre et mort en 1349 à Paris. Ce franciscain est l'auteur d'une Postilla litteralis super Biblia, commentaire littéral de la Bible (ancien et nouveau testaments), terminé en 1332, de grande renommée et de diffusion importante au moins jusqu'au XVIe siècle.
  • Émile Baraguey (18..-1895), industriel qui a développé l'entreprise familiale, située à Chagny hameau de La Neuve-Lyre. L'usine a employé plus de 200 ouvriers à fabriquer des produits en cuivre. Il a été maire de la commune de 1862 à sa mort.
  • Émile Bourgeois (1832-1926), propriétaire d'un grand magasin parisien, « Le Grand Dépôt » [2], 21-23, rue Drouot à Paris, dans la seconde moitié du XIXe siècle et bienfaiteur de la commune au début du XXe siècle.
  • Henri-Charles Thuillier (1867-1928), curé et poète.
  • Yann Moncomble (1953-1990), journaliste.
  • Nigel Wilkins, professeur de Cambridge et de la Sorbonne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Ridel, La Vieille-Lyre et La Neuve-Lyre autrefois,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le pays d'Ouche », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 9 octobre 2016).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre La Neuve-Lyre et Rugles », sur www.lion1906.com (consulté le 9 octobre 2016)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre La Neuve-Lyre et Conches-en-Ouche », sur www.lion1906.com (consulté le 9 octobre 2016)
  4. « Distance à vol d'oiseau entre La Neuve-Lyre et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 9 octobre 2016)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre La Neuve-Lyre et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 9 octobre 2016).
  6. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  7. Vincent Auguste. Noms de cours d'eau diminutifs de noms de lieux [Spécialement dans le domaine français]. Revue belge de philologie et d'histoire, tome 7, fasc. 1, 1928. p.34.
  8. a et b François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 208.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Le dire de l'architecte des bâtiments de France - 2 octobre 2015 [1].
  14. Notice no PA27000047, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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