Hôtel à insectes

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Un hôtel à insectes

L'hôtel à insectes, appelé aussi nichoir à insectes, est un dispositif qui vise à faciliter la survie d'insectes et d'arachnides, notamment dans des écosystèmes où la pollinisation et la biodiversité sont recherchées, à l'exemple du jardin potager, du verger et de la construction haute qualité environnementale (HQE).

Utilité[modifier | modifier le code]

Rôle éducatif[modifier | modifier le code]

La construction de ces structures permet de sensibiliser le public, en particulier les jeunes, à l'importance de la biodiversité[1],[2],[3].

C'est aussi un moyen de confier une activité motivante à des personnes socialement stigmatisées[4].

Efficacité controversée[modifier | modifier le code]

Tas de bois dans le « Jardin écologique » du Jardin des plantes de Paris.
Abri naturel pour insectes

Les grands hôtels à insectes sont très généralement reconnus par la communauté entomologique comme étant inappropriés : ils constituent des plateformes d'échange de parasites entre les insectes et servent parfois de mangeoires pour les oiseaux. Par ailleurs, ils sont régulièrement implantés dans des espaces dépourvus de nourriture pour les pollinisateurs (fleurs) ; on assure ainsi le gîte mais sans le couvert. Les grands hôtels sont donc à proscrire, au profit de nichoirs spécifiques de petite taille de type petits fagots de tiges creuses ou à moelle. A noter également que 80% des abeilles sauvages sont terricoles (creusent un nid dans le sol) et que par conséquent les hôtels ne servent éventuellement qu'à quelques espèces. Le meilleur moyen d'aider les insectes est de gérer son jardin et les espaces verts publics de manière écologique, en préservant des zones de prairie fleurie (1/3 du jardin laissé à la faune par exemple) ainsi que des massifs floraux de plantes indigènes (surtout non horticoles)[5],[3].

Enfin, aucune étude scientifique n'a actuellement établi l'efficacité des nichoirs à insectes dans le cadre de la préservation des espèces : il se peut que leur occupation ne soit due qu'à un report par rapport à d'autres gîtes naturels. [non neutre]

Modules types[modifier | modifier le code]

Dispositifs à prévoir pour attirer les espèces suivantes :

  • chrysopes : des morceaux de cagettes cassées, brande de bruyère et quelques branchages[6] ou bien une boîte rouge remplie de fibres d'emballage et de paille, avec quelques ouvertures en fente.
  • bourdons : une boîte avec un trou de 1 cm de diamètre et une planchette d'envol[6].
  • abeilles et guêpes solitaires
    • megachile : roseaux, bambous, renouées ou autres tiges creuses.
    • osmies : du bois sec avec des trous[6] (attention, il est important que l'intérieur et l'entrée soient lisses (sans échardes prohéminentes) car elles peuvent déchirer les ailes)
    • autres : des briques creuses remplies d'un mélange de glaise et de paille[6].
  • diptères divers, notamment les syrphes : des tiges à moelle (ronce, rosier, framboisier, sureau, buddleja, renouée, fenouil, bambou, osmanthus, etc.).
  • forficules (perce-oreille) : un pot de fleurs retourné, rempli de foin[6] ou de fibres de bois.
  • carabes : mousse, branches en décomposition et écorces[6] ou des morceaux de branches.
  • coccinelles : planchettes séparées par des ardoises[6]
  • papillons : planche percée de fentes sur une largeur de 1 cm[6]
  • Hôtel à insectes intégré au jardin
    insectes xylophages : morceau de bois en début de décomposition[6]

Chrysopes, coccinelles et carabes apprécient aussi les pommes de pin retenues par un grillage[6].

Formes[modifier | modifier le code]

Orientation[modifier | modifier le code]

De préférence, l'hôtel doit être orienté vers le soleil, dos au vent[réf. nécessaire].

Entretien[modifier | modifier le code]

L'entretien varie en fonction des matériaux. Ainsi, la paille est à renouveler tous les 2 ans, les pommes de pin tous les 5 à 6 ans, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fabriquer un hôtel à insectes dans Enseigner les sciences et la technologie à l'école, site de l'Académie de Dijon, consulté le 16 avril 2020.
  2. Alexia Imart(2018) [En quoi la construction d’un hôtel à insectes permet une meilleure implication des élèves dans les apprentissages ?]. Mémoire pour M2 MEEF Professeur des écoles, à l'université Toulouse-Jean Jaurès. Lire en ligne.
  3. a et b « Attention aux fausses bonnes idées pour aider la faune », sur Terre & Nature (consulté le 16 avril 2020)
  4. Deghima Sadek, Construction d'hôtels à insectes, Le sociographe, 2017/1 (N° 57), p. 123-128. DOI : 10.3917/graph.057.0123.
  5. (en) Jo-Lynn, « Insect Hotels: A Refuge or a Fad? », sur The Entomologist Lounge, (consulté le 16 avril 2020)
  6. a b c d e f g h i et j Aménager les chambres d'un hôtel à insectes sur le site de Rustica, consulté le 26 septembre 2016

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]