Saint-Étienne-de-Lugdarès

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Saint-Étienne-de-Lugdarès
La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès
La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Thueyts
Intercommunalité CC de la Montagne d'Ardèche
Maire
Mandat
Marc Champel
2014-2020
Code postal 07590
Code commune 07232
Démographie
Population
municipale
406 hab. (2014)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 09″ nord, 3° 57′ 23″ est
Altitude Min. 969 m
Max. 1 485 m
Superficie 50,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ardeche-otcevenneetmontagne.com

Saint-Étienne-de-Lugdarès est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès se trouve dans le département de l'Ardèche, au sein du plateau ardéchois et du bassin supérieur de l'Allier et sur la route du Tanargue. Le village, à 1 033 mètres d'altitude, se situe dans la vallée du Masméjean, une rivière d'altitude, aux eaux vives et oxygénées, qui a creusé son lit dans un couloir de roches broyées par le mouvement d'une faille géologique locale, d'origine volcanique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-de-Lugdarès est limitrophe de sept communes[1], six situées dans le département de l'Ardèche et une située dans le département de la Lozère[2], à savoir :

Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Communes limitrophes de Saint-Étienne-de-Lugdarès
Cellier-du-Luc Le Plagnal Astet
Luc Saint-Étienne-de-Lugdarès
Laveyrune Saint-Laurent-les-Bains Borne

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Ardèche.

Le bourg est situé dans le bassin versant de l'Allier et donc est soumis à un climat montagnard. En 1980, 627 mm d'eau sont tombés en deux jours dans la commune[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Lugdarès n'est pas clairement définie. Dans Histoire des Religieuses de Saint-Joseph[4], l'abbé Zéphirin Gandon mentionne Lucus, comme Bois sacré, et ares, nom grec du dieu Mars, d'où il déduit Le bois consacré au dieu Mars.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Guillaume Darbousset[5]    
1792 1792 Louis Tauleigne[5]    
1793 1794 Gabriel Bouschet[5]    
1798 1798 Pierre Combe[5]    
1798 1798 Gabriel Bouschet[5]    
1813 1813 Dominique Mourgue[5]    
1818 1818 Louis-Annet Palhon[5]    
1826 1829 Jean-Baptiste Villessèche[5]    
1829 1849 Annet Palhon[5]    
1849 1861 Jourdan[5]    
1861 1879 Henri Bourret[5]    
1879 1881 Pierre Palhon[5]    
1881 1886 Auguste Bourret[5]    
1886 1919 Auguste Palhon[5]    
1920 1945 Baptiste Clavel    
1945 1946 Auguste Bourret    
1946 mars 1959 Jean Brunel DVD puis UNR Épicier
mars 1959 1980
(démission)
Pierre Jourdan RI puis UDF Propriétaire
Sénateur de l'Ardèche
Conseiller général
octobre 1980 mars 1983 Gilbert Mourgue UDF Artisan
mars 1983 en cours
(au 24 avril 2014)
Marc Champel[6] RPR puis LR Professeur en gestion en retraite
Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Cévenne et Montagne ardéchoises.

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 406 habitants, en diminution de -13,25 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 509 1 660 1 707 2 001 2 028 1 892 2 032 1 544
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 494 1 522 1 569 1 586 1 548 1 523 1 595 1 586 1 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 393 1 305 1 234 1 075 1 026 953 905 755 699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
601 579 476 422 436 458 452 400 406
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2014, selon le portail des communes et des villes de France[11]:

  • 356 maisons et 32 appartements,
  • 125 propriétaires, et 32 locataires,
  • 188 résidences secondaires, et 165 résidences principales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne
  • Église Saint-Étienne, aussi appelée « cathédrale de la montagne » : de style gothique, construite en 1880 avec des pierres noires volcanique, elle se trouve au milieu du village[12] Le maître-autel provient de l'abbaye des Chambons[13].
  • Maison natale d'Henri Charrière alias « Papillon » : C'est dans cette maison qu'est né en 1906 le célèbre bagnard Henri Charrière dit « Papillon ». Ses parents étaient alors instituteurs à Saint-Étienne-de-Lugdarès[14] La maison ne se visite pas mais une plaque en indique le lieu.
  • Moulin des énergies renouvelables à Masméjean : ancien moulin à farine entièrement restauré, au bord du Masmejean, qui accueille une exposition sur les énergies renouvelables[15]
  • Fontaine sur la place du Jumelage: Cette fontaine représente Jeanne Boulet, première victime officielle de la Bête du Gévaudan.
  • Sommet des trois seigneurs : nommé ainsi, car selon une légende, en 1324, trois seigneurs (de Polignac, Bourbal de Choisinet, d'Agrain) firent graver leurs armes sur trois pierres au sommet de la montagne, après une bataille contre les anglais[16],[17]. La localisation exacte de ce sommet n'est pas définie[18].
  • Éoliennes production d'électricité (EDF)
  • Accès à La Voie Régordane.
  • Accès au Chemin de Stevenson.
  • Accès au chemin de grande randonnée GR 7.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

« L’an 1764 et le 1er juillet, a été enterrée, Jeane Boulet, sans sacremens, ayant été tuée par la bette féroce, présans Joseph Rieu et Jean Reboul. »
  • Henri Charrière alias « Papillon », né le 16 novembre 1906 à Saint-Étienne-de-Lugdarès en Ardèche et mort le 29 juillet 1973 à Madrid en Espagne, ancien bagnard rendu célèbre par son ouvrage partiellement autobiographique "Papillon", écrit en 1969.
  • Joseph-Christian-Ernest Bourret, né le 9 décembre 1827 au hameau de Labro, mort le 10 juillet 1896 à Rodez, évêque de Rodez (1871) puis cardinal français (1893).

Hameaux dépendant de la commune[modifier | modifier le code]

Les Hubacs (Ubaz)[modifier | modifier le code]

le village des Hubacs

Situé sur un versant nord d'une vallée renfermée, (les ubacs, par opposition aux adrets). L'orthographe varia au cours du temps : Ubacs, Ubas, Ubaz, et en latin Ubacis, Ubaciis.

La seigneurie des Ubas appartenait au début du XIVe siècle à une branche de la Famille de Solignac. Elle passa en 1363 à la famille d'Agrain par le testament de noble Aélis, veuve de noble Regordon de Solignac, seigneur des Hubas paroisse de St Etienne de Lugdarès, héritière usufruitière de feu noble Pierre de Solignac, son fils, qui abandonne à son parent Béraud d’Agrain l’usufruit des biens sis ès mandements et lieux des Hubas, du Luc, de Beaumont et de Borne[21].

Le pont situé à l'entrée originelle du village est en lien direct avec la voie régordane, qui passe sur le plateau.

Le Cros (Croze)[modifier | modifier le code]

Le village du Cros

La Chaze et Fourmaresche[modifier | modifier le code]

Le Masméjan[modifier | modifier le code]

Labro[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 29 octobre 2010)
  2. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Système Cartographique d'Information Numérique Pour l'Aménagement du Territoire », sur http://www.lozere.equipement.gouv.fr/, (consulté le 29 octobre 2010)
  3. « Épisode cévenol du 21 et 21 septembre 1980 », sur http://www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr, DIREN Languedoc-Roussillon, (consulté le 24 septembre 2010)
  4. Abbé Zéphirin Gandon, 1933, Histoire des religieuses de Saint-Joseph., Imprimerie Jeanne d'Arc, Le Puy, 1933, page ?.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Archives des publications de mariage de la commune de Saint Etienne de Lugdarès de 1808 à 1902 », sur http://www.ardeche.fr/, Conseil Général de l'Ardèche, (consulté le 7 mars 2015)
  6. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Portail des communes et des villes de France », (consulté le 18 septembre 2014)
  12. Jean-Paul Labourdette, Dominique Auzias, Drôme-Ardèche, 2009, page 165.
  13. Site de l'Office de Tourisme Cévenne et montagne Ardéchoises.
  14. Vincent Didier, Papillon libéré: la vie d'Henri Charrière, La Fontaine de Siloë, 2006, page 17 à 19.
  15. Site de l'office de tourisme Cévenne et montagne Ardéchoises.
  16. Albin Mazon, Essai historique sur le Vivarais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), J. Parnin, 1889 page 155.
  17. Jean-Paul Labourdette, Drôme-Ardèche, 2009, page 165.
  18. Site La Montagne ardéchoise.
  19. Sur son acte de décès, le curé de la paroisse mentionne qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime mais seulement la première déclarée
  20. Jean-Marc Moriceau, La Bête du Gévaudan : 1764-1767, Larousse, 2008, pages 20 et 372.
  21. Revue du Vivarais, 1908, page 330.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]