Saint-Étienne-de-Lugdarès

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Saint-Étienne-de-Lugdarès
Saint-Étienne-de-Lugdarès
La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès.
Blason de Saint-Étienne-de-Lugdarès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Haute-Ardèche
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne d'Ardèche
Maire
Mandat
Marc Champel
2014-2020
Code postal 07590
Code commune 07232
Démographie
Population
municipale
415 hab. (2016 en diminution de 1,66 % par rapport à 2011)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 09″ nord, 3° 57′ 23″ est
Altitude Min. 969 m
Max. 1 485 m
Superficie 50,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ardeche-otcevenneetmontagne.com

Saint-Étienne-de-Lugdarès est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès se trouve dans le sud-ouest du département de l'Ardèche, au sein du plateau ardéchois et du bassin supérieur de l'Allier. Elle est limitrophe de la Lozère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Étienne-de-Lugdarès[1]
Cellier-du-Luc Le Plagnal Astet
Luc
(Lozère)
Saint-Étienne-de-Lugdarès Borne
Laveyrune Saint-Laurent-les-Bains-Laval-d'Aurelle

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Huédour
  • les Hubacs
  • le Cros
  • la Chase
  • Masméjan
  • Labrot, etc.[1]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village, à 1 033 mètres d'altitude, se situe dans la vallée du Masméjean, une rivière d'altitude, aux eaux vives et oxygénées, qui a creusé son lit dans un couloir de roches broyées par le mouvement d'une faille géologique locale, d'origine volcanique.

Voies de communication et accès[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route du Tanargue.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Ardèche.

Le bourg est situé dans le bassin versant de l'Allier et donc est soumis à un climat montagnard. En 1980, 627 mm d'eau sont tombés en deux jours dans la commune[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Lugdarès n'est pas clairement définie. Dans Histoire des Religieuses de Saint-Joseph[3], l'abbé Zéphirin Gandon mentionne Lucus, comme Bois sacré, et ares, nom grec du dieu Mars, d'où il déduit Le bois consacré au dieu Mars. Mais cette explication est très aléatoire, ne serait-ce que parce qu'on n'a jamais utilisé en Gaule les noms de divinités grecques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Hubacs (Ubaz)[modifier | modifier le code]

AGRAIN.jpg

Le village des Hubacs.

Situé sur un versant nord d'une vallée renfermée, (les ubacs, par opposition aux adrets). L'orthographe varia au cours du temps : Ubacs, Ubas, Ubaz, et en latin Ubacis, Ubaciis.

La seigneurie des Ubas appartenait au début du XIVe siècle à une branche de la Famille de Solignac. Elle passa en 1363 à la famille d'Agrain par le testament de noble Aélis, veuve de noble Regordon de Solignac, seigneur des Hubas paroisse de St Etienne de Lugdarès, héritière usufruitière de feu noble Pierre de Solignac, son fils, qui abandonne à son parent Béraud d’Agrain l’usufruit des biens sis ès mandements et lieux des Hubas, du Luc, de Beaumont et de Borne[4].

Le pont situé à l'entrée originelle du village est en lien direct avec la voie régordane, qui passe sur le plateau.

Le Cros (Croze)[modifier | modifier le code]

Balazuc.png

Le village du Cros.

D'anciennes traces existent, avec la mention Del Cros, dont le seigneur, un certain Richard, également chapelain de Lugeira, en donne la dîme aux religieux des Chambons, en 1198, N°32, puis en 1199, N°33, pour 60 sols.

On trouve aussi des actes plus anodins, comme cette reconnaissance entre Pierre Michel, du Cros, et R.P. en Dieu, Dom Étienne, abbé des Chambons, le 3 août 1389, devant maître Michel Déabriges, notaire.

Mais en 1381, par acte du 21 mars reçu par maître Jean BERON, notaire, il est établi sur parchemin en deux peaux, une convention entre noble Albert de BALAZUC, seigneur de MONTREAL et du CROS, et Étienne, abbé des Chambons, pour soumission féodale. Une autre une trace est trouvée, le 30 avril 1399, acte N°606, avec Albert de BALAZUC, pour reconnaissance de son fief du CROS.

Ainsi mention est faite de Albert de BALAZUC, qui épouse le 9 août 1345 Pelette de MONTREAL, héritière de sa maison et des terres de MONTREAL, CROZE, Uzert, Montbrison. Cette ancienne maison, originaire du Vivarais, est connue par filiation suivie depuis noble et puissant seigneur Girard de BALAZUC, en latin Baladuno, seigneur de Saint-Montant et de Larnas, vivant en 1077, dont le fils, Pons, chevalier, prit part à la première croisade et fut tué au siège de Arqa (Tripoli) en 1099. Pierre de BALAZUC, arrière-petit-fils de Pons, épouse en 1189 Catherine de VIERNE, qui reçut, conjointement avec son fils Guillaume, un hommage d'Audibert de Voguë en 1252.

Les armes de la Maison de BALAZUC sont : d'argent à trois pals de sable, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d'or.

La Chaze et Fourmaresche[modifier | modifier le code]

À Pâques 1220, déjà tracés par acte notarié, sur parchemin, pour des transactions de terre (60 livres pour le couvent des Chambons). Également des droits de chasse, ratifiés à Falque, femme dud Jaucelin (3 des kalendes de may 1238).

Masméjan[modifier | modifier le code]

En langage d'époque, le Masmejer, en acte parchemin du 7 des kalendes de juin 1239.

Labrot[modifier | modifier le code]

En 1287, le 5 may, donation de terres à Labro, par Frère Héblon, à Simon Longi, de Luc (Archives de Lozére, J.355).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-de-Lugdarès Blason D'azur à la crosse d'or ; au chef d'or chargé d'une palme de sinople posée en fasce[5].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Guillaume Darbousset[6]    
1792 1792 Louis Tauleigne[6]    
1793 1794 Gabriel Bouschet[6]    
1798 1798 Pierre Combe[6]    
1798 1798 Gabriel Bouschet[6]    
1813 1813 Dominique Mourgue[6]    
1818 1818 Louis-Annet Palhon[6]    
1826 1829 Jean-Baptiste Villessèche[6]    
1829 1849 Annet Palhon[6]    
1849 1861 Jourdan[6]    
1861 1879 Henri Bourret[6]    
1879 1881 Pierre Palhon[6]    
1881 1886 Auguste Bourret[6]    
1886 1919 Auguste Palhon[6]    
1920 1945 Baptiste Clavel    
1945 1946 Auguste Bourret    
1946 mars 1959 Jean Brunel DVD puis UNR Épicier
mars 1959 1980
(démission)
Pierre Jourdan RI puis UDF Propriétaire
Sénateur de l'Ardèche
Conseiller général
octobre 1980 mars 1983 Gilbert Mourgue UDF Artisan
mars 1983 En cours
(au 24 avril 2014)
Marc Champel[7] RPR puis LR Professeur en gestion en retraite
Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Cévenne et Montagne ardéchoises.

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, selon le portail des communes et des villes de France[8] :

  • 356 maisons et 32 appartements,
  • 125 propriétaires, et 32 locataires,
  • 188 résidences secondaires, et 165 résidences principales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne.
  • Église Saint-Étienne, aussi appelée « cathédrale de la montagne » : de style gothique, construite en 1880 avec des pierres noires volcanique, elle se trouve au milieu du village[9] Le maître-autel provient de l'abbaye des Chambons[10].
  • Maison natale d'Henri Charrière alias « Papillon » : C'est dans cette maison qu'est né en 1906 le célèbre bagnard Henri Charrière dit « Papillon ». Ses parents étaient alors instituteurs à Saint-Étienne-de-Lugdarès[11] La maison ne se visite pas mais une plaque en indique le lieu.
  • Moulin des énergies renouvelables à Masméjean : ancien moulin à farine entièrement restauré, au bord du Masmejean, qui accueille une exposition sur les énergies renouvelables[12].
  • Fontaine sur la place du Jumelage: Cette fontaine représente Jeanne Boulet, première victime officielle de la Bête du Gévaudan.
  • Sommet des trois seigneurs : nommé ainsi, car selon une légende, en 1324, trois seigneurs (de Polignac, Bourbal de Choisinet, d'Agrain) firent graver leurs armes sur trois pierres au sommet de la montagne, après une bataille contre les Anglais[13],[14]. La localisation exacte de ce sommet n'est pas définie[15].
  • Éoliennes production d'électricité (EDF).
  • Accès à La Voie Régordane.
  • Accès au Chemin de Stevenson.
  • Accès au chemin de grande randonnée GR 7.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

« L'an 1764 et le 1er juillet, a été enterrée, Jeane Boulet, sans sacremens, ayant été tuée par la bette féroce, présans Joseph Rieu et Jean Reboul. »
  • Henri Charrière alias « Papillon », né le 16 novembre 1906 à Saint-Étienne-de-Lugdarès en Ardèche et mort le 29 juillet 1973 à Madrid en Espagne, ancien bagnard rendu célèbre par son ouvrage partiellement autobiographique "Papillon", écrit en 1969.
  • Joseph-Christian-Ernest Bourret, né le 9 décembre 1827 au hameau de Labro, mort le 10 juillet 1896 à Rodez, évêque de Rodez (1871) puis cardinal français (1893).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Géoportail
  2. « Épisode cévenol du 21 et 21 septembre 1980 », sur http://www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr, DIREN Languedoc-Roussillon, (consulté le 24 septembre 2010)
  3. Abbé Zéphirin Gandon, 1933, Histoire des religieuses de Saint-Joseph., Imprimerie Jeanne d'Arc, Le Puy, 1933, page ?.
  4. Revue du Vivarais, 1908, page 330.
  5. Armorial de France
  6. a b c d e f g h i j k l m et n « Archives des publications de mariage de la commune de Saint Etienne de Lugdarès de 1808 à 1902 », sur http://www.ardeche.fr/, Conseil Général de l'Ardèche, (consulté le 7 mars 2015)
  7. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  8. « Portail des communes et des villes de France », (consulté le 18 septembre 2014)
  9. Jean-Paul Labourdette, Dominique Auzias, Drôme-Ardèche, 2009, page 165.
  10. Site de l'Office de Tourisme Cévenne et montagne Ardéchoises.
  11. Vincent Didier, Papillon libéré: la vie d'Henri Charrière, La Fontaine de Siloë, 2006, page 17 à 19.
  12. Site de l'office de tourisme Cévenne et montagne Ardéchoises.
  13. Albin Mazon, Essai historique sur le Vivarais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), J. Parnin, 1889 page 155.
  14. Jean-Paul Labourdette, Drôme-Ardèche, 2009, page 165.
  15. Site La Montagne ardéchoise.
  16. Sur son acte de décès, le curé de la paroisse mentionne qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime mais seulement la première déclarée
  17. Jean-Marc Moriceau, La Bête du Gévaudan : 1764-1767, Larousse, 2008, pages 20 et 372.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]