Isabelle Moret

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Isabelle Moret
Illustration.
Isabelle Moret en 2019.
Fonctions
Présidente du Conseil national

(1 an, 5 mois et 10 jours)
Prédécesseur Marina Carobbio Guscetti
Successeur Andreas Aebi
Conseillère nationale
En fonction depuis le
(14 ans, 5 mois et 8 jours)
Législature 47e, 48e, 49e, 50e et 51e
Prédécesseur Yves Christen
Vice-présidente du Parti libéral-radical

(7 ans, 11 mois et 30 jours)
Président Fulvio Pelli
Philipp Müller
Députée au Grand Conseil du Canton de Vaud

(7 ans)
Biographie
Nom de naissance Isabelle Zuppiger
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Lausanne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti libéral-radical (PLR)
Diplômée de Université de Lausanne
Profession Avocate

Isabelle Moret, née le à Lausanne (originaire de Clarmont), est une femme politique suisse, membre du Parti libéral-radical. Députée du canton de Vaud au Conseil national depuis 2006, elle le préside en 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Zuppiger[1] et originaire de Clarmont, Isabelle Moret naît le à Lausanne[2]. Fille unique[3] de parents cheminots[4], elle grandit puis étudie à Lausanne. Après sa maturité de type C (scientifique) au gymnase de la Cité[5], elle obtient une licence en droit et un postgrade en droit européen. Elle passe par la suite son brevet d'avocat à Berne en 1995[6],[7].

Elle exerce durant plusieurs années son métier d'avocate-conseil au sein d'une étude lausannoise, mais ne pratique plus depuis 2013 pour se concentrer sur ses mandats politiques[8].

Elle a deux enfants, une fille née en 2007[9] et un garçon né en 2011[10]. Elle est séparée de son mari Cédric Moret, directeur d'ELCA Informatique, depuis 2015[11]. La procédure de divorce, médiatisée dans la presse en raison de la candidature d'Isabelle Moret au Conseil fédéral, était encore en cours en 2018[11].

Surnommée la fée Clochette à ses débuts à cause de sa voix haut perchée[6],[3],[12], elle parle couramment l'allemand, le suisse-allemand, l'italien et l'anglais[6],[3]. Elle habite Yens-sur-Morges[2],[6].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Isabelle Moret adhère au Parti radical-démocratique suisse (PRD, aujourd'hui Parti libéral-radical suisse) après l'acceptation en 1992 par le peuple et les cantons du référendum contre l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen[6]. Elle y débute son parcours politique au sein de la commission sur la politique intérieure en 1997.

Conseillère communale à Yens-sur-Morges de 1998 à 2006 puis à nouveau depuis 2016[2],[13], elle devient également vice-présidente des Jeunes Radicaux suisses en 1998, tout en étant membre du groupe PME et de la Commission économique du PRD vaudois, dont elle devient la présidente en 2003.

Elle entre au Grand Conseil du canton de Vaud en 1999, avant de devenir membre de l'Assemblée constituante vaudoise de 1999 à 2002. Elle quitte le parlement cantonal en 2006[2], après avoir notamment siégé à la Commission des finances de 2002 à 2006[réf. souhaitée].

Conseillère nationale[modifier | modifier le code]

Rencontre entre Isabelle Moret en sa qualité de présidente du Conseil national et Wolfgang Sobotka, son homologue autrichien.

En , elle accède au Parlement fédéral en tant que conseillère nationale, mandat renouvelé depuis lors à quatre reprises. Lors des élections de 2015, elle est, avec 65 351 suffrages[14], l'élue romande la mieux élue[6].

Elle siège une année à la Commission des affaires juridiques (CAJ) et quatre ans à la Commission de gestion (CdG), y compris à la Délégation des commissions de gestion, de décembre 2007 à décembre 2011. Depuis 2011, elle est membre de la Commission des institutions politiques (CIP) et de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS)[2].

En parallèle à son mandat de conseillère nationale, elle est vice-présidente du Parti radical démocratique suisse, puis du Parti libéral-radical suisse après la fusion avec le Parti libéral suisse, de 2008 à 2016[15],[16]. Elle se présente à l'élection au Conseil fédéral en , pour succéder à Didier Burkhalter. Au 2e tour de scrutin, elle termine troisième avec 28 voix, contre 80 à Pierre Maudet et 125 à Ignazio Cassis, qui est élu[17].

Isabelle Moret préside le Conseil national du au [18].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Elle préside la Fédération des industries alimentaires et l'association faîtière des hôpitaux H+ depuis 2015[8]. Elle est également vice-présidente du conseil d'administration de Swissgrid et membre du comité d'Économiesuisse depuis [12],[19].

En , pendant sa campagne pour l'élection au Conseil fédéral, le Tages-Anzeiger relève qu'elle réalise un chiffre d'affaires (à ne pas confondre avec le revenu) de 310 000 francs par an[20].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Se qualifiant elle-même de libérale progressiste, louée pour son sens du compromis et sa capacité à s’affranchir des lobbies, elle se situe selon les observateurs au centre de son parti. Elle est à droite sur les questions de sécurité et d'asile, en matière de politique financière et sur les questions économiques, mais est progressiste sur les questions sociales et familiales[6],[3].

Elle s'est notamment investie pour la réintroduction de courtes peines de prison pour les petits délinquants, l'accélération des procédures d'asile et, sur les questions sociales, l'introduction de déductions fiscales pour frais de garde de 10 000 francs par enfant[6]. Elle est très engagée dans le dossier de la réforme des retraites[4].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Kathrin Alder et Daniel Friedli, « Isabelle Moret: Die Kandidatin, die nicht als Frau gewählt werden will », NZZ am Sonntag,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2017).
  2. a b c d et e « Biographie d'Isabelle Moret », sur www.parlament.ch (consulté le 8 mai 2021)
  3. a b c et d Samuel Jaberg, « Isabelle Moret, la voix des femmes de droite », sur SWI swissinfo.ch, (consulté le 8 mai 2021)
  4. a et b Michel Guillaume, « Isabelle Moret, l'autre sensibilité », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 8 mai 2021)
  5. Michel Guillaume, « Isabelle Moret, au-delà de l’atout «femme» », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 6 mai 2021)
  6. a b c d e f g et h ATS, « Isabelle Moret, entre compromis et ligne dure », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le 8 mai 2021)
  7. François Emery, « Vie politique et famille, les deux passions d'Isabelle Moret », Journal de Morges, 14 août 2011 (page consultée le 11 mai 2018).
  8. a et b Justin Favrod, « Isabelle Moret ne plaidera plus », 24heures,‎ (lire en ligne).
  9. (de) othmar von matt, « Tagesfrage: Isabelle Moret kandidiert: Wird sie die erste Bundesrätin mit Schulkindern? », sur Aargauer Zeitung (consulté le 4 février 2021).
  10. « Bundesratswahl: Der Familienstreit von Isabelle Moret », sur Blick, (consulté le 3 février 2021).
  11. a et b « Isabelle Moret: «Je paie 2500 francs d'acomptes d'impôts par mois» », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 4 février 2021).
  12. a et b « Thriller politique autour de la révision de l'AVS | Illustré », sur Illustre, (consulté le 8 mai 2021)
  13. « Yens (VD) célèbre "sa" première citoyenne du pays, Isabelle Moret », sur rts.ch, (consulté le 8 mai 2021)
  14. « L'UDC vaudoise perd son 4e siège au bénéfice des Verts », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le 8 mai 2021)
  15. Lise Bailat, « Isabelle Moret quittera la vice-présidence du PLR », LeTemps,‎ (lire en ligne).
  16. « Isabelle Moret vice-présidente des radicaux », sur Swissinfo, (consulté le 24 juin 2020).
  17. Le Conseil fédéral, « Ignazio Cassis », sur www.admin.ch (consulté le 8 mai 2021)
  18. ATS, « Andreas Aebi accède au perchoir du Conseil national », sur parlament.ch, (consulté le 30 novembre 2020).
  19. « economiesuisse accueille trois nouveaux membres », sur economiesuisse (consulté le 8 mai 2021)
  20. (de) Philippe Reichen, « Bundesratskandidaten im Lohn-Check », Tages-Anzeiger,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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