Josef Zisyadis

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Josef Zisyadis
Illustration.
Portrait de Josef Zisyadis (2007).
Fonctions
Conseiller national
Législature 46e à 48e
Législature 44e et 45e
Député au Grand Conseil du canton de Vaud
Législature 1998-2002, 2002-2007, 2007-2012
Législature 1990-1994, 1994-1998
Conseiller d'État du canton de Vaud
Élection
Législature 1994-1998
Prédécesseur Pierre-François Veillon
Successeur Jean-Claude Mermoud
Conseiller communal à Lausanne
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Istanbul (Turquie)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Profession Théologien
Homme politique

Josef Zisyadis, né le à Istanbul (originaire de Lausanne)[1], est un homme politique gréco-suisse.

Il est membre du Parti ouvrier et populaire (POP). Il a siégé au comité central du Parti suisse du Travail (PST) de 1983-2003 puis au Bureau politique de 1987-2003.

Pasteur à Paris jusqu'en 1983, il est secrétaire du POP de 1983 à 2008 (avec quelques interruptions). Il est également secrétaire national du PST en 1994-1995. Depuis 2009, il participe à La Gauche / Alternative Linke / La Sinistra, comme nouvelle formation politique alternative suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Romilos Zisyadis, horloger orthodoxe grec, et de Sol Behar, juive séfarade d'Istanbul, Josef Zisyadis naît à Istanbul le . Il a un frère cadet, Abraham, né en 1959, futur journaliste à la Télévision suisse romande[2].

La famille déménage en Grèce en 1958 à la suite du pogrom d'Istanbul en 1955[3]. Elle vit dans le quartier de Paleó Fáliro jusqu'en 1962, date à laquelle elle s'expatrie pour Lausanne[4].

Après sa maturité de type A (latin-grec) au gymnase de la Cité, il fait des études de théologie à l'Université de Lausanne, sans les achever[2].

Il est père de quatre enfants, nés en 1981, 1986, 1991 et 2000[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Josef Zisyadis a siégé au Conseil communal de Lausanne de 1989 à 1991 puis au Grand Conseil vaudois de 1990 à 1996. Il y a été réélu en 1998 et en 2007 (démission en 2007). De 1996 à 1998, il fut conseiller d'État du canton de Vaud (chef du Département de Justice, de Police et des Affaires militaires). De 1999 à 2002, il est constituant à l'Assemblée constituante vaudoise dont il sera membre du Comité.

Au niveau fédéral, il fut conseiller national de 1991 à 1996, puis réélu en 1999, 2003 et 2007.Josef Zisyadis a été particulièrement actif au Conseil national où il dépose de nombreuses interventions. De 2003 à 2011, il a coprésidé le groupe parlementaire Suisse-Grèce. De 2007 à 2011, il a coprésidé le groupe parlementaire du Goût. De 2010 à 2011, il a présidé le groupe parlementaire d'amitié pour un processus de paix au Pays basque. Entre 2007 et 2011, il a été membre de deux commissions: Commission de l'économie et des redevances (CER) et Commission des institutions politiques (CIP).

En 2006, il s'établit dans le canton d'Obwald afin de dénoncer l'impôt dégressif et la sous-enchère fiscale pratiquée par ce canton. En 2007, le Tribunal fédéral juge irrecevable le recours personnel de Josef Zisyadis, mais accepte le recours déposé avec lui par trois citoyens d'Obwald. Dès lors, l'impôt dégressif est reconnu comme anti-constitutionnel en Suisse.

Grâce à son militantisme, il est parvenu à redresser le POP qui avait connu des temps difficiles dans les années 1980. Dès l'automne 2003, il est élu comme Conseiller national sous la bannière À gauche toute ! qui réunit le PST/POP et solidaritéS, deux formations politiques situées à la gauche du Parti socialiste et des Verts. En 2008, il quitte le Parti suisse du Travail au niveau national et rejoint La Gauche.

Josef Zisyadis a participé à plusieurs opérations pour casser le blocus de la bande de Gaza avant et après l'invasion israélienne de .

Sur le plan associatif, Josef Zisyadis est président de Slow Food Suisse, puis coprésident pour son troisième mandat avec Irène Kälin jusqu'en 2021[5]. Co-fondateur de la Semaine suisse du Goût, qui a lieu depuis 2001, en septembre dans les écoles, les restaurants, chez les producteurs. Il en est le directeur depuis 2015. Il a créé « Les Jardins d'Ouchy », projet d'agriculture contractuelle de proximité dans le quartier sous-gare de Lausanne. Depuis 2011, il dirige le projet Patoinos, domaine agro-écologique de l'île de Patmos (Grèce).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Josef Zisyadis », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a b et c « Josef Zisyadis et ses racines grecques », sur salem.blog.24heures.ch, (consulté le )
  3. Pierre Jeanneret, « La rayonnante Sol Behar s’est éclipsée », Gauchebdo,‎ (lire en ligne)
  4. Claude Ansermoz, « Pour l’enfant d’immigrés en quête de racines, Patmos est une révélation », sur 24heures.ch, (consulté le )
  5. Sébastien Galliker, « Gastronomie et terroir – Josef Zisyadis lâche la présidence de Slow Food Suisse » Accès payant, sur 24 heures, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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