Josef Zisyadis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Josef Zisyadis
Illustration.
Portrait de Josef Zisyadis (2007).
Fonctions
Conseiller national
Législature 46e à 48e
Groupe politique Verts (G) (2007-11)
Commission CER et CIP (2007-11)
Législature 44e et 45e
Groupe politique Socialiste (S) (1995-96)
Commission CdF (1995-96)
Successeur Christiane Jaquet-Berger
Conseiller d'État du canton de Vaud
Département de justice, de police et des affaires militaires
Élection
Législature 1994-1998
Prédécesseur Pierre-François Veillon
Successeur Jean-Claude Mermoud
Député au Grand Conseil du canton de Vaud
Législature 1998-2002, 2002-2007, 2007-2012
Législature 1990-1994, 1994-1998
Conseiller communal à Lausanne
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Istanbul
Nationalité Suisse
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Théologien
Homme politique

Josef Zisyadis, né le à Istanbul (originaire de Lausanne)[1], est un homme politique gréco-suisse.

Il est membre du Parti ouvrier et populaire (POP). Il a siégé au comité central du Parti suisse du Travail (PST) de 1983-2003 puis au Bureau politique de 1987-2003.

Pasteur à Paris jusqu'en 1983, il est secrétaire du POP de 1983 à 2008 (avec quelques interruptions). Il est également secrétaire national du PST en 1994-1995. Depuis 2009, il participe à La Gauche / Alternative Linke / La Sinistra, comme nouvelle formation politique alternative suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Romilos Zisyadis, horloger orthodoxe grec, et de Sol Behar, juive séfarade d'Istanbul, Josef Zisyadis naît à Istanbul le [2]. Il a un frère cadet, Abraham, né en 1959, futur journaliste à la Télévision suisse romande[3].

La famille déménage en Grèce en 1958 à la suite du pogrom d'Istanbul en 1955[4]. Elle vit dans le quartier de Paleó Fáliro jusqu'en 1962, date à laquelle elle s'expatrie pour Lausanne[2].

Après sa maturité de type A (latin-grec) au gymnase de la Cité[5], il fait des études de théologie à l'Université de Lausanne. Il soutient son mémoire de licence, portant sur les rapports entre christianisme et marxisme, de nombreuses années plus tard, en [6],[7],[8].

Il est père de quatre enfants[9].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti ouvrier et populaire (POP) en 1973, à l'âge de 16 ans[10].

Josef Zisyadis siège au Conseil communal de Lausanne de 1989 à 1991 puis au Grand Conseil vaudois de 1990 à 1996. Il y est réélu en 1998 et en 2007 (démission en 2007). De 1996 à 1998, il est conseiller d'État du canton de Vaud (chef du Département de Justice, de Police et des Affaires militaires). De 1999 à 2002, il est constituant à l'Assemblée constituante vaudoise et membre de son Comité.

Au niveau fédéral, il est conseiller national de 1991 à 1996 (remplacé par Christiane Jaquet-Berger[11]), puis de 1999 à 2011 (réélections en 2003 et 2007). Il y dépose de nombreuses interventions. Lors de sa première législature, il n'est membre d'aucun groupe parlementaire et donc d'aucune commission ; lors de la suivante, il rejoint le groupe socialiste et peut siéger à la Commission des finances (CdF)[12]. Lors de son dernier mandat, après avoir rejoint le groupe des Verts[13],[14], il siège au sein de la Commission de l'économie et des redevances (CER) et de la Commission des institutions politiques (CIP) à partir de [1]. Il copréside le groupe parlementaire Suisse-Grèce de 2003 à 2011 et celui du Goût de 2007 à 2011 ; il préside par ailleurs de 2010 à 2011 le groupe parlementaire d'amitié pour un processus de paix au Pays basque.

En 2006, il s'établit dans le canton d'Obwald afin de dénoncer l'impôt dégressif et la sous-enchère fiscale pratiquée par ce canton. En 2007, le Tribunal fédéral juge irrecevable le recours personnel de Josef Zisyadis, mais accepte le recours déposé avec lui par trois citoyens d'Obwald. Dès lors, l'impôt dégressif est reconnu comme anti-constitutionnel en Suisse.

Grâce à son militantisme, il est parvenu à redresser le POP qui avait connu des temps difficiles dans les années 1980. Dès l'automne 2003, il est élu comme Conseiller national sous la bannière À gauche toute ! qui réunit le PST/POP et solidaritéS, deux formations politiques situées à la gauche du Parti socialiste et des Verts. En 2008, il quitte le Parti suisse du Travail au niveau national et rejoint La Gauche.

Josef Zisyadis a participé à plusieurs opérations pour casser le blocus de la bande de Gaza avant et après l'invasion israélienne de .

Il démissionne du POP en , déclarant ne plus le reconnaître[10].

Autres mandats et activités[modifier | modifier le code]

Sur le plan associatif, Josef Zisyadis est président de Slow Food Suisse, puis coprésident pour son troisième mandat avec Irène Kälin jusqu'en 2021[15]. Cofondateur de la Semaine suisse du Goût, qui a lieu depuis 2001, en septembre dans les écoles, les restaurants, chez les producteurs. Il en est le directeur depuis 2015, pour la Fondation pour la promotion du Goût . Il a créé « Les Jardins d'Ouchy », projet d'agriculture contractuelle de proximité dans le quartier sous-gare de Lausanne. Depuis 2011, il dirige le projet Terre de l’Apocalypse Patoinos, domaine agro-écologique de l'île de Patmos (Grèce).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie de Josef Zisyadis », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b Claude Ansermoz, « Pour l’enfant d’immigrés en quête de racines, Patmos est une révélation », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
  3. Nicolas Poinsot, « Comment notre fratrie nous façonne », sur Femina, (consulté le )
  4. Pierre Jeanneret, « La rayonnante Sol Behar s’est éclipsée », Gauchebdo,‎ (lire en ligne)
  5. « Josef Zisyadis et ses racines grecques », sur salem.blog.24heures.ch, (consulté le )
  6. Jean-Louis Kuffer, « Josef Zisyadis défend un mémoire où Spartacus et le Christ font ami-ami », 24 heures,‎ , p. 31 (lire en ligne [PDF])
  7. « Josef Zisyadis », sur Association Films Plans-Fixes (consulté le )
  8. « Josef Zisyadis », sur Linkedin.com (consulté le )
  9. (de) « Neo-Obwaldner sucht Bistro », Neue Zürcher Zeitung,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Le Vaudois Josef Zisyadis ne fait plus partie du POP », sur rts.ch, (consulté le )
  11. Denis Barrelet, « Christiane Jaquet : premier pas d'une nouvelle venue », 24 heures,‎ , p. 14 (lire en ligne [PDF])
  12. Chantal Tauxe, « Au petit jeu de "qui siège dans quelle commission", il y a des élus ravis et d'autres frustrés », 24 heures,‎ , p. 10 (lire en ligne [PDF])
  13. « Josef Zisyadis rejoint le groupe des Verts », sur 20 minutes, (consulté le )
  14. « Zisyadis rejoint les Verts sous la Coupole », sur rts.ch, (consulté le )
  15. Sébastien Galliker, « Gastronomie et terroir – Josef Zisyadis lâche la présidence de Slow Food Suisse » Accès payant, sur 24 heures, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bruno Clément, Entretiens avec Josef Zisyadis, Lausanne, Éditions Favre, , 160 p. (ISBN 9782828905385)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :