Isabelle Chevalley

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Isabelle Chevalley
Illustration.
Portrait officiel, 2019.
Fonctions
Conseillère nationale
En fonction depuis le
Législature 49e, 50e et 51e
Vice-présidente des Vert'libéraux
En fonction depuis le
Président Jürg Grossen
Députée au Grand Conseil du canton de Vaud
Législature 2007-2012
2012-2017
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Aubonne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti vert'libéral
Profession Consultante

Isabelle Chevalley, née à Aubonne le et originaire de Denezy[1], est une personnalité politique suisse, présidente et fondatrice du mouvement Écologie libérale, puis membre du Parti vert'libéral et conseillère nationale de 2011 à 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Isabelle Chevalley grandit à Saint-George[2] et y vivait encore à la fin des années 2010[3]. Diplômée en chimie de l'Université de Lausanne en 1995, elle obtient son doctorat en chimie en 2000. De à , elle est première assistante pour les étudiants en pharmacie des Universités de Lausanne et de Genève, avant de devenir enseignante de chimie de 2002 à 2005 au collège et gymnase de Mont-Olivet à Lausanne[4].

De 2003 à 2007, elle est collaboratrice parlementaire du conseiller national Pierre Kohler.

Jusqu'en , elle était mandatée par les Services industriels de Genève pour promouvoir l'implantation d'éoliennes industrielles dans l'Arc jurassien en particulier[réf. souhaitée]. Elle siège au conseil d'administration de Cremo depuis [5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2002 elle est membre de l'Assemblée constituante vaudoise.

D'abord membre du Parti libéral, elle fonde en 2003 le mouvement Écologie libérale, dont elle est dès sa fondation présidente. Elle est expulsée du parti libéral lorsqu'elle crée une liste du mouvement Écologie libérale pour les élections fédérales en [6].

En 2008, elle est élue députée au Grand Conseil du canton de Vaud[7].

En 2010, elle participe également à la fondation du Parti vert'libéral vaudois. Cette fondation se fait en collaboration avec 11 autres personnes, dont la majorité sont issus du mouvement Écologie libérale.

Elle est élue conseillère nationale en 2011. Elle s'y engage notamment contre le gaspillage alimentaire[8]. Elle parvient également à autoriser la consommation d'insectes en Suisse en 2015 à la suite d'une interpellation au Parlement[9],[10], déposée après une dégustation d'insectes organisée dans les couloirs du Palais fédéral[11].

En 2016, elle est nommée candidate vert'libérale à l'élection de 2017 au Conseil d'État vaudois au sein d'une alliance de droite avec le PLR et l'UDC. Cette alliance n'a pas lieu suite au refus de l'UDC. Isabelle Chevalley se retire alors de la course au profit d'un autre candidat, François Pointet[12]. Finalement en , elle se présente au second tour de l'élection du Conseil d'État sur une liste conjointe avec l'UDC Jacques Nicolet.

En 2020, elle fait campagne contre l'initiative pour des multinationales responsables. Invoquant notamment son engagement en Afrique pour s'opposer au texte, sa position diffère de celle de son parti[13],[14]. La campagne est particulièrement violente pour elle, qualifiée de néocolonialiste[10]. Public Eye lui reproche une proximité avec le lobby des négociants[15],[16].

Le 25 février 2021, elle annonce qu'elle se retirera de la vie politique à l'automne pour se consacrer à des projets de recyclage au Burkina Faso et au Sénégal notamment[17],[10].

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Isabelle Chevalley est membre du comité de Suisse Éole[18], association financée à hauteur de 500 000 francs par la Confédération.

En 2014, elle crée le groupe parlementaire Suisse-Afrique et s'engage pour les pays de l'Afrique de l'Ouest au sein de l'ONG Nouvelle Planète[19]. Elle conseille par ailleurs le président du Parlement du Burkina Faso et détient un passeport diplomatique de ce pays[20],[21].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Isabelle Chevalley, Andrew Marston et Kurt Hostettmann, « Liquid chromatography—Electrospray mass spectrometry for detection and isolation of an antifungal acetophenone fromRibes rubrum (Saxifragaceae) », Chromatographia, vol. 54, nos 3-4,‎ , p. 274–277 (ISSN 0009-5893 et 1612-1112, DOI 10.1007/BF02492257, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020)
  • (en) Isabelle Chevalley, Andrew Marston et Kurt Hostettmann, « New Phenolic Radical Scavengers from Saxifraga Cuneifolia », Pharmaceutical Biology, vol. 38, no 3,‎ , p. 222–228 (ISSN 1388-0209 et 1744-5116, DOI 10.1076/1388-0209(200007)3831-SFT222, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020)
  • (en) Isabelle Chevalley, Andrew Marston et Kurt Hostettmann, « A new gallic acid fructose ester from Saxifraga stellaris », Phytochemistry, vol. 50, no 1,‎ , p. 151–154 (DOI 10.1016/S0031-9422(98)00496-8, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020)
  • Isabelle Chevalley, Message aux générations futures. Mais pourquoi, alors que nous savions, n'avons-nous rien fait ?, Éditions G d'Encre, avril 2010, 103 p. (ISBN 978-2940257683)
  • Isabelle Chevalley, L'éolien, entre mythes et réalité, Éditions G d'Encre, 2012, 91 p. (ISBN 978-2-940501-15-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chancellerie fédérale, « Election du Conseil national 2011 Canton de Vaud Les candidats élus », sur www.bk.admin.ch (consulté le 29 mars 2021)
  2. « Isabelle Chevalley, comme un air de Nicolas Hulot », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 février 2021)
  3. « Isabelle Chevalley, une soliste sans orchestre », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 février 2021)
  4. (en-US) « Curriculum vitae – Isabelle Chevalley » (consulté le 26 février 2021)
  5. « La Gruyère, Chute du bénéfice de Cremo », (consulté le 6 octobre 2015).
  6. « A la surprise générale, la conseillère nationale Isabelle Chevalley se retire de la vie politique », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 février 2021)
  7. Page d'Isabelle Chevalley sur le site du Grand Conseil du canton de Vaud (consultée le 24 avril 2011).
  8. « 18.3829 Postulat : Plan d'action contre le gaspillage alimentaire », sur L'Assemblée fédérale — Le Parlement suisse, date de dépôt : 25.09.2018 (consulté le 19 avril 2020).
  9. Isabelle Chevalley, « 14.3273 Interpellation Pourquoi interdire en Suisse la commercialisation d'insectes qui sont consommés couramment dans d'autres pays? », sur www.parlament.ch, (consulté le 29 mars 2021)
  10. a b et c Lucie Monnat, Patrick Monay, « Je quitte la politique sans amertume ni regrets », 24 heures,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  11. « Un burger aux insectes pour les parlementaires », sur 20 minutes, (consulté le 29 mars 2021)
  12. « Election cantonale : Les vert'libéraux choisissent leur Président François Pointet comme candidat au Conseil d'Etat vaudois », sur Parti vert'libéral vaudois – élections, (consulté le 22 janvier 2017).
  13. Michel Guillaume, « L’honneur perdu d’Isabelle Chevalley », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020).
  14. Isabelle Chevalley, « « Entreprises responsables » : la réalité n’intéresse personne », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020).
  15. Géraldine Viret, « Un Saint-Bernard et Guillaume Tell comme seuls arguments », Public Eye – le magazine,‎ , p. 12-13 (ISSN 2504-1258, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020).
  16. Valère Gogniat, « Le lobby des matières premières invite des parlementaires au Ghana », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020).
  17. « La Vert'libérale vaudoise Isabelle Chevalley annonce son retrait de la vie politique », sur rts.ch, (consulté le 25 février 2021)
  18. [PDF] Nouvelle présidence de Suisse Eole : Chevalley et Girod suisse-eole.ch, 9 mai 2012.
  19. François Modoux, « Isabelle Chevalley : « Je ne céderai rien aux terroristes » », 24 Heures,‎ (lire en ligne).
  20. Antoine Harari, « En Suisse ou au Burkina, la croisade d’Isabelle Chevalley contre les ONG », Heidi.news (consulté le 16 novembre 2020)
  21. Muriel Ballaman, « Isabelle Chevalley critiquée pour ses liens avec un pays étranger », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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