Claude Béglé

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Claude Béglé
Illustration.
Fonctions
Conseiller national
En fonction depuis le
Législature 50e (2015-2019)
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Berne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la France France
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Profession Chef d'entreprise

Claude Béglé, né le à Berne[1], est un chef d'entreprise et homme politique suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Morges dans le canton de Vaud, il est victime d'un grave accident de la route à 7 ans. Il commence ensuite une vie de globe-trotter après avoir obtenu un doctorat en économie et deux maîtrises en relations internationales et en droit

Il est marié et père de six enfants.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière en travaillant pour le département fédéral des affaires étrangères puis pour le comité international de la Croix-Rouge au Népal, au Liban et au Zimbabwe[2].Il travaille ensuite pour Nestlé au Mexique, en Égypte, en Espagne, au Nigeria, en Équateur, en Colombie, en Tchécoslovaquie, ainsi qu'au siège du groupe en Suisse, occupant des fonctions allant du marketing et des ventes à la recherche et développement, puis les fusions-acquisitions et la gestion. Puis il travaille pour Philip Morris comme directeur général en Pologne.

En 1997, il devient vice-président de TNT Express pour l'Europe, avec la responsabilité de plus de cinquante pays. Il est ensuite nommé directeur-général délégué de GeoPost à Paris et président du Groupe DPD en Allemagne, dirigeant ainsi l'activité internationale de la Poste française dans le domaine des colis et de la logistique à travers toute l'Europe, ainsi que des filiales ailleurs dans le monde, avec 26'000 employés. Il rejoint alors la Deutsche Post en 2005 et dirige DHL Express en Allemagne, ainsi qu'en Suisse, Autriche et en Europe de l'Est. Il se retrouve alors à la tête de quelque 40'000 employés, avec un chiffre d'affaires de 8 milliards de dollars. Puis il s'occupe d'un projet de nature politique en Chine[3].

Le , il est nommé par le Conseil fédéral président du Conseil d'administration de La Poste Suisse en remplacement d'Anton Menth[4]. D'emblée, ce choix ne convient pas à une partie de l'équipe en place, qui y voit une menace, car il est remuant. À ce poste, il cherche à développer les activités du groupe, en particulier en demandant une licence bancaire et en misant sur le développement des services à hautes valeurs ajoutées (notamment numériques) pour compenser la décroissance de volume du courrier. Il cherche ainsi de nouvelles sources de financement, car il cherche à préserver une certaine présence territoriales des offices de postes à travers le pays. En outre, il annonce une révision du statut près de 400 bureaux de poste dans le pays[5]. Au début du mois de décembre 2009, il annonce dans les médias vouloir étendre les activités du groupe à l'étranger pour y faire des bénéfices et ainsi payer le service public en Suisse. Ceci se passe sur fond de tensions avec le directeur général, qui est démis de ses fonctions par le Conseil d'administration; cela entraîne à son tour le départ de deux membres du conseil d'administration[6]. Après quelques semaines de battage médiatique, il annonce, le , sa démission avec effet immédiat.[7] Il est remplacé, dès le lendemain, par Peter Hasler[8].

Claude Béglé est alors chargé par le Conseil d'État du canton de Genève de concevoir sa stratégie Cleantech[9]. Il collabore avec Arnold Schwarzenegger en tant qu'ambassadeur de sa fondation R20[10]. Il entre aussi dans la Clinton Global Initiative. Il fonde Symbioswiss, dont il est le président ; au-travers de celle-ci, il participe au développement de plusieurs start-ups, dont Swiss NeWater[11].

Il lance certains projets d'envergure, notamment la conception d'un nouveau centre industriel à Singapour, pour le compte du ministère du commerce. Il préside Peter Lang, une société de publications académiques[12]. Il participe aussi à des projets dans le domaine des nouvelles technologies: big data et disruptive business models à Bangalore et artificial intelligence à Lausanne. Il fait partie de quelques autres Conseils d'administration.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, après avoir été co-président du PDC Vaud, il devient Conseiller national en 2015[13]. Il est actif au sein de la commission de politique extérieure (relations entre la Suisse et l'Europe, multilatéralisme, coopération internationale, médiation et processus de paix, humanitaire). Mais il traite aussi des thèmes dans un large spectre de secteurs: numérisation, cyber-sécurité, soutien à l'innovation et aux start-ups, cleantechs, environnement, coûts de la santé, flexibilisation de l'âge de la retraite. En tout, il a déposé une centaine d'interventions, dont quatorzesur lesquelles le Conseil fédéral est entré en matière.

Il est régulièrement épinglé par la presse pour ses tweets, dont une série qualifiée de « naïfs » sur la Corée du Nord[14].

Malgré une forte présence sur les réseaux sociaux, il perd son siège lors des élections fédérales du 20 Octobre 2019.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Site officiel », sur begle.ch (consulté le 21 août 2016)
  2. Sophie Winteler, « «Je déteste tout ce qui est pépère» », l'Illustré,‎ (lire en ligne)
  3. « Biographie de Claude R. Béglé », sur la poste (consulté le 6 janvier 2009)
  4. « Conseils d’administration des CFF et de la Poste: le Conseil fédéral nomme les nouveaux présidents » [PDF], sur post.ch (consulté le 6 janvier 2009)
  5. « Claude Béglé ou le changement de ton à La Poste », sur tsr.ch (consulté le 6 janvier 2009)
  6. Bernard Wuthrich, « Un deuxième administrateur claque la porte », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. « Claude Béglé jette l'éponge avec effet immédiat », sur Radio suisse romande (consulté le 19 janvier 2010)
  8. « Peter Hasler nommé à la tête du conseil d'administration de la Poste », sur DETEC (consulté le 22 janvier 2010)
  9. Sandra Moro, « Claude Béglé veut faire de Genève un phare des Cleantech », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  10. « SCHWARZIE VOTE BÉGLÉ! », L'Illustré,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Swiss NeWater Contact », sur swiss-newater.com (consulté le 15 juillet 2015)
  12. « Communiqué de presse Peter Lang Verlagsgruppe », sur http://www.peterlang.com/, (consulté le 15 juillet 2015)
  13. « Qui sont les six nouveaux Vaudois qui entrent au Conseil national », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  14. Stéphanie Jaquet, « Malaise autour des louanges du régime nord-coréen par Claude Béglé », RTS,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]