Gymnase de la Cité

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Gymnase de la Cité
Image illustrative de l'article Gymnase de la Cité
L'Ancienne Académie
logo
Généralités
Création 1587
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Coordonnées 46° 31′ 01″ nord, 6° 29′ 20″ est
Adresse Place de la Cathédrale 1
1014 Lausanne
Site internet http://www.gymnasecite.ch
Cadre éducatif
Type école de maturité
école de culture générale
Directeur M. Philippe Campiche
Formation maturité gymnasiale
diplôme de culture générale
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lausanne

(Voir situation sur carte : Lausanne)
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Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

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Géolocalisation sur la carte : Suisse

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Le Gymnase de la Cité est une école de maturité suisse située à Lausanne.

Situation[modifier | modifier le code]

Il est situé sur la colline de la Cité, le quartier médiéval de Lausanne. Il est installé dans deux bâtiments historiques. Le premier, datant de 1587, est l'Académie (ou Ancienne Académie), ancienne École de théologie, prolongée vers le sud par trois constructions plus récentes, la cure des professeurs, l’ancienne bibliothèque de la Faculté des Lettres et la maison Curtat. Le deuxième, en contrebas, est le bâtiment de la Mercerie, construite entre 1766 et 1771, qui fut hospice, hôpital, prison, puis école à partir de 1879. Les anciennes cure et église allemandes de Lausanne y ont été adjointes, respectivement en 1790 et 1812.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enseignement à la Cité[modifier | modifier le code]

Le gymnase de la Cité a une tradition très ancienne de l'enseignement qui remonte à la fondation de l'Académie par les Bernois, il y a cinq siècles. En 1908, le gymnase scientifique est logé (avec le collège scientifique) dans le bâtiment de la Mercerie. Le gymnase classique cantonal forme un établissement distinct, logé à l'Académie, renommée Ancienne Académie. Ce sont des écoles de garçons. Les deux gymnases passent sous la même direction en 1925. Les enseignants des deux gymnases siègent dans deux conférences des maîtres différentes et peuvent être nommés dans l'un ou l'autre gymnase, ou dans les deux. En 1956, les classes deviennent mixtes. En 1962, gymnase classique et gymnase scientifique prennent le nom de Gymnase de la Cité.

Personnalités notoires[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la Cité a été la seule université du canton de Vaud. Elle a ainsi accueilli un certain nombre de personnalités éminentes entre ses murs. On pourra citer Sainte-Beuve, qui y a professé un cours sur Port-Royal, le musicien Ernest Ansermet, les écrivains Charles-Ferdinand Ramuz, Edmond Gilliard, Gustave Roud, Philippe Jacottet, Jacques Chessex (de nombreux romans tels que L'Ogre paru en 1972 ou Hosanna paru en 2013 ont le lycée pour cadre) et Jacques-Etienne Bovard, les scientifiques dont Erna Hamburger ou Bernard Genier.

Historique des bâtiments[modifier | modifier le code]

De 1979 à 1986, les bâtiments sont tous rénovés. Certains subissent une importante métamorphose intérieure, les rendant plus adaptés aux exigences de l’enseignement.

Ancienne Académie[modifier | modifier le code]

Le , les autorités bernoises, qui avaient envahi le canton de Vaud onze ans auparavant, promulguent les Leges Scholæ lausannensis, ou règlement des écoles lausannoises. Le programme commence par la schola inferior et est suivi par la schola superior ou schola publica, qui prendra en 1549 le nom d'Académie. L'enseignement académique est divisé en 4 chaires : théologie, grec, hébreu et arts. Le , l'Académie s'installe dans le bâtiment construit pour elle, l'actuelle Ancienne Académie, témoin de l’art monumental du XVIe siècle. En 1798, l'indépendance vaudoise est proclamée. Elle est suivie par l'occupation française. L'Académie, qui ne compte que 55 étudiants (contre 700 au XVIe siècle), sert alors de caserne aux troupes d'occupation. Elle devient, en 1890, l'Université de Lausanne. Le bâtiment sera cédé en 1987 au Gymnase de la Cité.

Cure des professeurs[modifier | modifier le code]

Adossé à l’Académie, il date d'avant le XIIIe siècle. L'édifice servit de logement aux chanoines, puis, après l'introduction de la Réforme en pays de Vaud en 1536, aux professeurs de l’École de théologie. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, il accueillit l’École normale, puis une partie de l’université jusqu’en 1984.

Maison Curtat[modifier | modifier le code]

Érigée en 1772, il prit le nom de son premier propriétaire, Samuel Curtat (père du pasteur Louis-Auguste Curtat), maisonneur de la Ville de Lausanne. Il devint propriété de l’État de Vaud en 1929. Le canton l'affecta à l’Université qui l'occupa jusqu’en 1984.

Pavillon Levade[modifier | modifier le code]

Bâti en 1782 à la demande du pasteur David Levade-Bugnion (1750-1834). Il obtint l’autorisation de déborder les limites de propriété de la maison Curtat et fit ériger un pavillon surplombant les Escaliers du Marché, face au porche de la cathédrale. Le bâtiment abrite le secrétariat et les bureaux du directeur et des doyens.

Hôpital de la Mercerie[modifier | modifier le code]

La Mercerie

L’hôpital de la Mercerie fut bâti à la demande du chanoine Guillaume de Bourg sur la Roche de Saint-Étienne entre 1277 et 1279, cinq ans après la consécration de la cathédrale. Régi par la ville de Lausanne depuis 1533, il fut démoli puis reconstruit entre 1766 et 1771. Le canton l’acheta en 1806 et le bâtiment servit successivement de prison, d’hospice et d’hôpital jusqu’en 1875, avant d’être transformé en école secondaire en 1879.

Église et cure de la Mercerie[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Étienne, attestée au Xe siècle, fut désaffectée en 1546, lors de la Réforme en pays de Vaud, et devint l'arsenal de la ville. Un nouvel édifice de culte fut construit entre 1811 et 1812. D'abord utilisé par les protestants germanophones, à partir de 1812, puis par les catholiques romains entre 1814 et 1835 et par les anglicans entre 1818 et 1840, il abrita des salles de classe depuis 1956. La cure, propriété particulière bâtie en 1790, lui fut adjointe au début du XIXe siècle et partagea le même usage. Les deux édifices conservent des traces souterraines de leur passé : une crypte médiévale aux allures de catacombes et des fondations creusées dans la moraine.

Administration[modifier | modifier le code]

Le Gymnase de la Cité est une école publique cantonale. Depuis 2013, son directeur est Philippe Campiche. Il est secondé par quatre doyens : Mme Emmanuelle Feschotte, M. Yannick Bérété, M. Jacques-Étienne Bovard et M. Bernard Demont.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Gymnase de La Cité, comme les autres gymnases vaudois[1], dispense une formation secondaire supérieure en École de maturité, en École de culture générale et en École de commerce. Il comporte environ 1000 élèves, une centaine de maîtres et une dizaine de collaborateurs (conciergerie, secrétariat, services aux élèves).

Organisations du gymnase de la Cité[modifier | modifier le code]

Le gymnase dispose de plusieurs organisations destinées aux élèves.

  • Le Comité des élèves est constitué d'un groupe d'élèves élus par les délégués de toutes les classes. Ce groupe est traditionnellement chargé de la vie des gymnasiens à la Cité. Ainsi, c'est lui qui doit organiser les journées de l'élégance, de l'extravagance etc[2].
  • AuthentiCité est le nom du journal de la Cité. Institution relativement récente, le journal a été fondé en 2011 mais est très rapidement devenu l'un des piliers du gymnase de la Cité. Il publie des articles mais aussi des créations libres de gymnasiens et est le moyen d'expression privilégié des gymnasiens. Le comité de rédaction est fondé sur la base du volontariat, et publie un nouveau numéro environ toutes les six semaines.
  • Le gymnase de la Cité dispose aussi d'un chœur, d'une troupe de théâtre etc. qui assure une part de l'animation culturelle citéenne[2].

École de maturité[modifier | modifier le code]

Elle débouche sur le baccalauréat, cantonal, et sur le certificat suisse de maturité qui donne accès aux universités, aux écoles polytechniques fédérales et aux formations professionnelles supérieures. Les matières enseignées sont[3] :

  • Français (1re langue nationale)
  • Allemand ou italien (2e langue nationale)
  • Anglais ou latin ou grec (3e langue)
  • Mathématiques (niveau standard ou renforcé)
  • Sciences expérimentales (chimie, biologie et physique)
  • Sciences humaines (histoire et introduction au droit et à l'économie)
  • Arts (arts visuels ou musique)
  • Éducation physique et sportive
  • Informatique

À ces branches s'ajoute une branche à choix parmi les suivantes[4] :

  • Arts visuels
  • Biologie et chimie
  • Économie et droit
  • Espagnol
  • Grec
  • Italien
  • Latin
  • Musique
  • Philosophie et psychologie
  • Physique et applications des mathématiques

École de culture générale et de commerce[modifier | modifier le code]

Elle permet une formation de culture générale de nature préprofessionnelle et, dans certaines options, des formations professionnelles. Cette école débouche sur des certificats permettant soit d’entreprendre une formation professionnelle spécialisée soit d’exercer directement une activité professionnelle dans les domaines des services, du social ou du commerce. Elle délivre les titres suivants[4] :

  • Certificat de culture générale
  • Certificat d'études commerciales
  • Certificat de maturité spécialisée
  • Certificat fédéral de capacité d’employé-e de commerce
  • Certificat fédéral de capacité d’assistant-e socio-éducatif-ve
  • Certificat de maturité professionnelle commerciale
  • Certificat de maturité professionnelle santé-social
  • Certificat d’examen complémentaire pour l’admission aux hautes écoles universitaires
  • Attestations de formations complémentaires

Enseignants[modifier | modifier le code]

L'enseignement est assuré par une centaine de maîtres.

Notes et références[modifier | modifier le code]