Pierre Maudet

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Pierre Maudet
Pierre Maudet en 2017
Pierre Maudet en 2017
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
Réélection 10 novembre 2013
Prédécesseur Mark Muller
Maire de Genève
Prédécesseur Sandrine Salerno
Successeur Rémy Pagani
Conseiller administratif à Genève
Conseiller municipal à Genève
19992007
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Genève
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la France France
Parti politique Parti libéral-radical

Pierre Maudet, né le à Genève, est une personnalité politique franco suisse membre du parti libéral-radical genevois. Conseiller d'État du canton de Genève, il est également membre d'Écologie libérale et de diverses associations.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Maudet est le fils de Henri Maudet né en 1948, un français d'origine de la Sarthe qui a fait d'abord des études de théologie à Paris avant de s'installer à Genève et de devenir juriste et de Susanna Willy née en 1943 enseignante[1],[2].

Il fait sa scolarité à Genève et passe notamment sa maturité au collège Claparède. Il étudie ensuite à l'université de Fribourg et obtient une maîtrise en droit en mars 2006. Il est marié et père d'un garçon et de deux filles.

Il exerce la profession de consultant au sein d'une agence de communication de 1997 à 2007.

Son service militaire dans l'armée Suisse le mène jusqu'au grade de capitaine dans les troupes de sauvetage opérationnelles en cas de catastrophe, comme il le spécifie sur son blog personnel[3].

Politique[modifier | modifier le code]

Fondateur du parlement des jeunes de la Ville de Genève, il en exerce la présidence de 1993 à 1995. Il est ensuite élu le 28 mars 1999, puis réélu en 2003, au Conseil Municipal de la Ville de Genève dont il fut le 1er vice-président de 2006 à 2007.

Président du parti radical-démocratique de la Ville de Genève de 2003 à 2005, il préside ensuite le parti radical-démocratique genevois de 2005 à 2007.

En janvier 2005, il est désigné président de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ) par le conseiller fédéral Pascal Couchepin. Il quitte cette fonction en 2015[4].

Il est élu conseiller administratif de la ville de Genève le [5] et se voit confier la responsabilité du Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS)[6]. Durant son mandat, il contribue notamment à développer les effectifs et les compétences des Agents de la Police Municipale (APM) ainsi qu'à mettre en place des réseaux Wi-Fi publics sur le territoire de la Ville de Genève.

En 2012, à la suite de la démission de Mark Muller, il brigue son siège au Conseil d'État lors de l'élection complémentaire du 17 juin[7]. Seul candidat déclaré au sein du PLR, il est officiellement investi candidat par le parti le 21 mars. Le 17 juin 2012, il remporte l'élection complémentaire et entre au Conseil d'État au sein duquel il se voit confier la charge du Département de la sécurité (DS)[8].

Il est réélu en première position à l'issue du second tour des élections cantonales en novembre 2013 avec un total de 59'057 voix sur 112'750. À relever qu'il est le seul conseiller d’État à avoir été élu avec une majorité absolue (52.3%)[9].

Pour la nouvelle législature, son département se voit agrandi des questions relatives à l'économie et rebaptisé Département de la Sécurité et de l'Économie (DSE). Il est également vice-président du Conseil d’État du 10 décembre 2013 au 28 janvier 2015.

Plusieurs réformes législatives d'envergure sont réalisées durant son mandat, notamment la loi sur la police (Lpol)[10], la loi sur les taxis et les véhicules de transport avec chauffeurs (LTVTC)[11] ou encore la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement (LRDBHD)[12].

Invité par André Kudelski, il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015. Il figure parmi les rares Suisses à avoir participé à cet événement.

En collaboration avec le Secrétariat d’État aux Migrations (SEM), il met en place une procédure secrète de régularisation de sans-papiers couplée à un "renforcement de la lutte contre le travail au noir" intitulée « opération Papyrus »[13],[14]. "Quinze ans de négociations secrètes. C’est ce qui a été nécessaire pour mettre au point l’opération Papyrus", selon la Tribune de Genève[15].

Il annonce le 4 août 2017 sa candidature à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter[16]. Le fait qu'il soit binational fait alors débat quant à la fidélité aux institutions fédérales, et il indique qu'il pourrait rendre momentanément son passeport français en cas d'élection et après discussion collégiale[1]. Il termine deuxième avec 90 voix contre 125 voix pour le vainqueur Ignazio Cassis[17].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/maudet-pret-rendre-passeport-francais/story/30545886
  2. « L’arbre généalogique de Pierre Maudet », generations-plus.ch,‎ (lire en ligne)
  3. http://pierremaudet.ch/fr/a-mon-sujet
  4. https://www.ekkj.admin.ch/fr/la-cfej/carte-blanche/
  5. https://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/membres-maudet.asp
  6. http://www.rts.ch/galeries/5297660-les-11-candidats-au-2e-tour-du-conseil-d-etat-genevois.html?image=5297673
  7. https://www.letemps.ch/suisse/2012/03/02/pierre-maudet-candidat-conseil
  8. https://www.24heures.ch/suisse/Nouveau-conseiller-d-Etat-Pierre-Maudet-a-prete-serment-/story/23982033
  9. a et b http://www.ge.ch/elections/20131110/canton/nominatif/
  10. https://www.letemps.ch/suisse/2015/03/08/police-divise-geneve-jusqu-bout
  11. https://www.onefm.ch/actualite/romandie/geneve-se-dote-dune-nouvelle-loi-sur-les-taxis/
  12. https://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_I2_22.html
  13. « Opération Papyrus », sur Nouveaux services (consulté le 10 septembre 2017)
  14. « A l'encontre  » Suisse. «Opération Papyrus». Victoire des salarié·e·s? Précarité légale octroyée au mérite? », sur alencontre.org (consulté le 10 septembre 2017)
  15. « Papyrus: les employeurs désarçonnés », tdg.ch/, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  16. « Pierre Maudet vise le Conseil fédéral pour "élargir le champ démocratique" », rts.ch, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  17. « Le Tessinois Ignazio Cassis élu au Conseil fédéral », LeCourrier,‎ (lire en ligne)
  18. « Pierre Maudet, président de la CFEJ », http://www.ekkj.admin.ch,‎ (lire en ligne)
  19. « Les 11 candidats du 2e tour du conseil d'état genevois », http://www.rts.ch,‎ (lire en ligne)
  20. Élections administratives du 17 avril 2011 sur le site de l'État de Genève
  21. « Pierre Maudet succède à la gauche », 20 minutes, 22 mai 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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