Pierre Maudet

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Pierre Maudet
Illustration.
Pierre Maudet en 2019
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Prédécesseur Mark Muller
Président du Conseil d'État du canton de Genève
Législature législature 2018-2023
Prédécesseur François Longchamp
Successeur Antonio Hodgers
Conseiller administratif à Genève
Élection
Réélection
Successeur Guillaume Barazzone
Maire de Genève
Prédécesseur Sandrine Salerno
Successeur Rémy Pagani
Conseiller municipal à Genève
Président du PRD genevois
Prédécesseur François Longchamp
Successeur Hugues Hiltpold
Vice-président du PRD genevois
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la France France
Parti politique Parti libéral-radical (PLR)
Diplômé de Université de Fribourg
Profession Homme politique

Pierre Maudet, né le à Genève, est un homme politique franco-suisse, membre du parti libéral-radical genevois. Conseiller administratif à Genève du au . Il est conseiller d'État du canton de Genève depuis le et a été président du Conseil d’État du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Pierre Maudet est le fils d'Henri Maudet, né en 1948, un Français originaire de la Sarthe qui a fait d'abord des études de théologie à Paris avant de s'installer à Genève et de devenir juriste, et de Susanna Willy, née en 1943, enseignante[1],[2].

Il fait sa scolarité à Genève et passe notamment sa maturité au collège Claparède. Il étudie ensuite à l'université de Fribourg et obtient un master en droit en mars 2006. Il est marié et le couple a deux filles et un garçon.

En 1998-2000, Pierre Maudet a eu des responsabilités au sein de l'association para-publique « Signé 2000 », créée pour organiser les festivités genevoises au tournant du millénaire[3]. Son service militaire dans l'armée suisse le mène jusqu'au grade de capitaine et une fonction de commandant dans les troupes de sauvetage en cas de catastrophe en 2003[M 1]. Avant de se consacrer entièrement à la politique, il a été pendant quelque temps consultant indépendant[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

À l'âge de 15 ans, il participe à la création du parlement des jeunes de la ville de Genève, il en exerce la présidence de 1993 à 1995. Il est ensuite élu le 28 mars 1999, puis réélu en 2003, au Conseil municipal de Genève dont il est le 1er vice-président de 2006 à 2007.

Président du Parti radical-démocratique de la ville de Genève de 2003 à 2005, il préside ensuite le Parti radical-démocratique genevois de 2005 à 2007.

En janvier 2005, il est désigné président de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ)[5]. Il quitte cette fonction en 2015[6].

En avril 2007, il est élu conseiller administratif de la ville de Genève[7].

En 2012, à la suite de la démission de Mark Muller, il brigue son siège au Conseil d'État lors de l'élection complémentaire du 17 juin[8]. Il est officiellement investi candidat par le PLR le 21 mars. Il remporte cette élection et quitte le conseil administratif de la ville de Genève pour le Conseil d'État[9]

Invité par André Kudelski, il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015. Il figure parmi les rares Suisses à avoir participé à cet événement.

Le , il annonce sa candidature à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter[10]. Le fait qu'il soit binational est critiqué par la parlementaire UDC Céline Amaudruz quant à sa fidélité aux institutions fédérales, et il indique qu'il pourrait rendre momentanément son passeport français en cas d'élection et après discussion collégiale quitte à le reprendre à la fin de son mandat[1]. Il termine deuxième avec 90 voix, devant Isabelle Moret qui obtient 28 voix[11]. Ignazio Cassis est élu au Conseil fédéral avec 125 voix[12].

Conseiller administratif de la ville de Genève (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller administratif de la ville de Genève le [7] et se voit confier la responsabilité du Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS)[13]. Durant son mandat, il contribue notamment à développer les effectifs et les compétences des agents de la police municipale (APM). Il agit également pour la mise en place de réseaux Wi-Fi publics sur le territoire de la ville de Genève[14]. Cette action vise à réduire les inégalités dues à l'accès au numérique.

Il est réélu au conseil administratif de la ville de Genève le [15]. Il reprend la responsabilité sur le Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS).

Du au , il exerce la fonction de maire de la ville, le plus jeune de l'histoire[16]. Cette élection met fin à sept années de mairie par des magistrats et magistrates de gauche à Genève.

Conseiller d'État de la République et Canton de Genève[modifier | modifier le code]

Fin de la législature 2008-2013 et législature 2013-2018[modifier | modifier le code]

Le , il remporte l'élection complémentaire et entre au Conseil d'État au sein duquel il se voit confier la charge du Département de la sécurité (DS)[17],[9].

Il est réélu en première position à l'issue du second tour des élections cantonales le [18]. Il est le seul conseiller d’État élu avec une majorité absolue (52.3%).

Pour la nouvelle législature, son département se voit agrandi des questions relatives à l'économie et est rebaptisé Département de la Sécurité et de l'Économie (DSE). Il est également vice-président du Conseil d’État du 10 décembre 2013 au 28 janvier 2015.

Plusieurs réformes législatives sont réalisées durant son mandat, notamment la loi sur la police (Lpol)[19], la loi sur les taxis et les véhicules de transport avec chauffeurs (LTVTC)[20] ou encore la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement (LRDBHD)[21].

En collaboration avec l'entité fédérale concernée, le secrétariat d’État aux Migrations (SEM), et plusieurs organisations syndicales ou associations, il met en place l'opération Papyrus en février 2017[22],[23]. Ce processus doit parvenir à une normalisation des situations d'étrangers et étrangères sans papiers ainsi qu'une diminution du travail au noir et du dumping salarial dans le secteur de l'économie domestique. Plusieurs critiques contre cette démarche se font entendre, principalement du côté de l'UDC genevoise qui estime que l'action ne luttera pas contre les problématiques économiques dénoncées mais les renforcera[24] et du côté des employeurs de personnes en situation illégale (souvent des particuliers) qui s'inquiètent des conséquences juridiques des situations antérieures[25]. Après la première année de fonctionnement, les autorités estiment que le bilan est positif : plus de 1000 personnes ont vu leur situation régularisée sans que ce mouvement ne s'accompagne de licenciements ou d'une hausse des demandes d'aides sociales et les services de l'inspection du travail ont pu contrôler de nombreux dossiers sur ce sujet[26]. Les syndicats relèvent qu'il s'agit d'une victoire d'étape pour tous et toutes les travailleurs sans statut légal.[27] Le projet pilote Papyrus a pris fin le , date limite pour le dépôt des dossiers de régularisation auprès de l'office cantonal de la population et des migrations[28].

A la fin 2017, il instaure un nouveau concept de réinsertion des détenus[29]. Ce concept s'articule autour d'un premier axe favorisant les formations professionnalisantes qui doivent permettre aux personnes incarcérées de retrouver un emploi à leur sortie de détention et d'un second axe visant à maintenir les contacts des personnes avec leur famille et leur milieu social (exemple : dispositif du parloir à distance). Ce travail donne ses premiers résultats concrets à l'été 2019 avec l'obtention d'une attestation cantonale de compétences de boulanger-pâtissier-confiseur par un détenu condamné à plusieurs années d'incarcération dans les prisons de Champ-Dollon et de la Brenaz [30]. Ce dernier débute alors une nouvelle carrière de chocolatier professionnel.

Législature 2018-2023[modifier | modifier le code]

Le 15 avril 2018, Pierre Maudet est, pour la première fois dans l'histoire de Genève, le seul candidat à être élu au premier tour au Conseil d'État pour un nouveau mandat de cinq ans[31]. Il conserve la responsabilité sur les affaires sécuritaires et prend la présidence du Conseil d'État ainsi qu'une partie du département qui y est rattaché et d'autres prérogatives comme l'aéroport international de Genève ou le projet d'agglomération du Grand Genève[32].

Pierre Maudet organise les premiers États Généraux du Tourisme en sa qualité de ministre de tutelle de la Fondation Genève Tourisme & Congrès (FGT&C)[33] et dote son canton d'une feuille de route en matière de développement économique baptisé Stratégie économique cantonale 2030[34].

Suite à l'annonce d'un projet de budget 2020 déficitaire à hauteur de 590 millions de francs[35], Pierre Maudet rompt la collégialité au sein du Conseil d'État[36],[37]. Il explique sa position par le manque de réformes structurelles à mi-mandat et le non-respect de la feuille de route de législature.

Affaire Maudet[modifier | modifier le code]

Pierre Maudet est soupçonné « d'acceptation d'un avantage » pour un voyage à Abou Dabi en 2015. Une enquête est menée par le Ministère public et le Grand Conseil lève l’immunité du magistrat en septembre 2018 et en janvier 2019. Pierre Maudet avoue avoir menti sur la nature et le financement de ce voyage, qui n'avait pas de caractère privé car il a été invité par le prince héritier de l'émirat.

Le Conseil d’État retire à Pierre Maudet son rôle de président, et réorganise les départements. Pierre Maudet hérite du développement économique. Plusieurs instances politiques dont la présidence du PLR Genevois appellent à sa démission tandis que la base des membres du PLR Genevois lui renouvelle sa confiance à l'assemble générale extraordinaire du 15 janvier 2019.

Cette crise est communément nommée « affaire Maudet », les termes de « chasse aux sorcières » et de « curée médiatique » ont été utilisés par ses défenseurs[38],[39]. La journaliste Romaine Jean du magazine économique Bilan décrit en février 2019 une « hystérie » médiatique[40].

En lien avec cette affaire, le « Prix Genferei » décerné par les journalistes politiques de Genève lui est attribué en juin 2019[41].

Volets médiatiques[modifier | modifier le code]

Voyage à Abou Dabi[modifier | modifier le code]

Pierre Maudet et sa famille, son ancien chef de cabinet Patrick Baud-Lavigne et Antoine Daher, un ami actif dans l’immobilier à Genève, ont effectué un voyage à Abou Dabi du 26 au 30 novembre 2015 pour assister à un Grand Prix de Formule 1. Pierre Maudet affirmait jusqu'en mai 2018[42] que le voyage comprenant des vols en business class, le logement à l’Emirates Palace et l’accès au Grand Prix, avait été payé par un ami de son ami[43]. Ce voyage, selon Pierre Maudet, était privé, et c'est par hasard qu'il aurait rencontré le cheik Mohammed ben Zayed Al Nahyane, prince héritier d'Abou Dabi et nouvel homme fort des Émirats arabes unis[44]. À la suite de cette rencontre, il a eu des entretiens avec des hauts dignitaires sur des sujets politiques[45].

Ce voyage a en définitive été organisé par Magid Khoury de la société Capwest, et payé par le cheik Mohammed bin Zayed al-Nahyan[46]. Un des organisateurs du voyage de Pierre Maudet à Abu Dhabi datant de novembre 2015 dont la facture a été réglée par le cheik Mohammed bin Zayed al-Nahyan, prince héritier de l’Émirat.

À un journaliste du journal Le Temps, Pierre Maudet affirme avoir fait don le 9 novembre 2015 de 2 000 francs à l'Église protestante et autant à l'Église catholique, le total correspondant au prix du « package » reçu (avion, hôtel et Grand Prix) selon les recherches qu’il a lui-même faites sur Internet[47]. Le coût de ce voyage est alors évalué à plusieurs dizaines de milliers de francs.

Le 5 septembre 2018, Pierre Maudet reconnaît sur la chaîne locale Léman Bleu avoir menti dans cette affaire : « j'ai besoin de dire aux Genevois que j'ai caché une partie de la vérité et que ce n'est pas admissible ». Il affirme avoir « voulu dissimuler cette réalité », en soulignant avoir voulu protéger sa famille[48].

Financements de campagne et de cotisation, déduction fiscale[modifier | modifier le code]

La justice n'a pas statué sur la véracité de ce volet et l'administration fiscale cantonale ne s'est pas prononcée sur ce qui suit : deux associations auraient soutenu Pierre Maudet dans ses campagnes électorales, dont le Cercle Fazy-Favon (fondé en 2011 lors de la fusion des radicaux et des libéraux, provenant du parti radical). Ce fonds aurait financé l'association de soutien à Pierre Maudet pour plus de 86 000 francs. Le Cercle Fazy-Favon est qualifié de « trésor caché » (des radicaux) par la journaliste de la RTS[49]. Ces fonds auraient également payé la cotisation de membre du parti de Pierre Maudet, quatre ans, pour un total d’environ 40 000 francs. Et ces cotisations auraient été déduites fiscalement par Pierre Maudet, alors qu’il ne les aurait pas payées[50]. Le professeur de droit fiscal Xavier Oberson estime lui qu’il s'agit de « maladresses »[51].

Projet immobilier du Pré-du-Stand[modifier | modifier le code]

Selon David Haeberli du journal Le Temps, les informations divulguées par l'émission alémanique Rundschau le 3 septembre 2018 font soupçonner un possible lien avec une affaire immobilière impliquant Capvest, la société contrôlée par Magid Khoury, qui serait liée à l'organisation du voyage en 2015 à Abu Dhabi[46],[52],[53]. Le 6 décembre 2018, un autre journaliste du magazine Bilan, Serge Guertchakoff, prouve que ces attaques ne tiennent pas la route et que l’intervention de Pierre Maudet est improbable au vu des dates[54]. Considérant qu'il n'y a aucun lien avec Pierre Maudet, le parlement approuve le 24 janvier 2019 le déclassement de 12 hectares de terrain agricole, dans le cadre d’une rocade complexe, ce qui permet au projet de construction de 90 000 m2 de bureaux et de cinq terrains de football d'avancer. Un référendum est annoncé par l'extrême gauche[55].

Autorisation d’exploiter de l’Escobar[modifier | modifier le code]

Un article à charge et non étayé par une décision de justice, du journal Le Temps, insinue que Pierre Maudet aurait aussi pu faciliter l'ouverture du bar l'Escobar pour Antoine Daher, l'un des organisateurs du voyage d'Abu Dhabi. Dans ce même bar aurait eu lieu une fête d'anniversaire pour le ministre en fonction, qui aurait été pour partie aux frais de Daher (4 000 francs). L'entrepreneur aurait également financé un sondage de la campagne de Pierre Maudet pour un montant de 34 000 francs suisses[53]. Deux proches de Pierre Maudet sont mis en prévention pour abus d’autorité dans cette affaire d’autorisation d’exploiter donnée à l’Escobar : son ancien chef de cabinet et le directeur de la police du commerce (suspendu de ses fonctions)[50],[56].

Groupe hôtelier Manotel[modifier | modifier le code]

Le groupe hôtelier Manotel a effectué pour 105 000 francs de dons à des associations de soutien à Pierre Maudet. Il a financé une autre fête à laquelle ont assisté des personnalités politiques, médiatiques et judiciaires, dont le procureur général Olivier Jornot, pour un coût de 20 000 francs. Les procureurs ont perquisitionné le siège de Manotel. Ils ont aussi formulé une nouvelle demande de levée de l’immunité de Pierre Maudet le 8 janvier 2019[50],[57].

Consultation de rapports des services secrets[modifier | modifier le code]

Pierre Maudet a reçu des copies de rapports classés confidentiels de la Brigade de sûreté intérieure de la police cantonale (BSI), qui est liée au Service de renseignement de la Confédération (SRC)[58]. Un député dépose une question urgente le 11 octobre 2018 , pour comprendre le niveau d’information exact que le conseiller d’État (ou son ancien chef de cabinet) avaient en matière de sécurité intérieure et extérieure, au moment de leur voyage à Abou-Dhabi[59]. Selon les explications données par le Conseil d’État : ces documents ont été transmis de main à main, par la commandante de la police, Monica Bonfanti, tous les deux ou trois mois, dès l’entrée en fonction de Pierre Maudet en 2012 ; la destruction subséquente de ces rapports serait établie avec une traçabilité « relative ». La pratique est légale selon le SRC, cependant pour certains elle devrait se limiter aux services de police, et ne pas s’étendre aux instances politiques. Le nouveau responsable de la police au Conseil d’État, Mauro Poggia, est étonné. Il décide de suspendre cette pratique[60].

Conséquences politiques et juridiques[modifier | modifier le code]

Procédure juridique[modifier | modifier le code]

La justice a été saisie en août 2017 d'un rapport de police sur le voyage à Abou Dabi, et une procédure a été ouverte contre inconnu, Pierre Maudet et son ancien chef de cabinet ayant le statut de personnes appelées à donner des renseignements[61]. Le 30 août 2018, le Ministère public décide d'ouvrir une instruction contre l'ex-chef de cabinet, entendu le même jour[62]. Le Parquet veut aussi entendre Pierre Maudet « en qualité de prévenu d'acceptation d'un avantage », pour cela le Grand Conseil doit lever son immunité. Pierre Maudet publie une lettre ouverte, disponible sur son site personnel[M 2], dans laquelle il indique être favorable à la levée de son immunité. L'ensemble des partis y est favorable aussi, l’immunité est levée le 20 septembre et Pierre Maudet est auditionné devant le Ministère public le 28 septembre 2018[63],[64].

Pierre Maudet est interrogé en audience par le procureur Olivier Jornot[65]. Les deux hommes se connaissent pour avoir ensemble mené une politique sécuritaire de lutte contre la criminalité[66], concernant principalement la sécurité routière et la délinquance financière en 2016.

Le 8 janvier 2019, le ministère public dépose une nouvelle demande de levée de l’immunité de Pierre Maudet, pour « acceptation d'un avantage » par rapport aux sommes d'argent versées par le groupe Manotel. Demande acceptée par le Grand Conseil le 24 janvier[67].

Demande de récusation des procureurs[modifier | modifier le code]

Le 16 janvier, les avocats de Pierre Maudet déposent une demande de récusation des trois procureurs qui enquêtent sur lui (le procureur général Olivier Jornot et deux premiers procureurs Yves Bertossa et Stéphane Grodecki). Les avocats de Pierre Maudet dénoncent la communication d'extraits d'audience en pleine instruction, ils la considèrent comme un acte de « violence institutionnelle totalement inadmissible ». À leur connaissance, aucune levée du secret de fonction n'a jamais été demandée au Conseil supérieur de la magistrature[68]. Ces extraits sont selon Maître Mangeat susceptibles d'avoir influencé la réorganisation du Conseil d'État, donc d'être une ingérence politique du ministère public[69].

Positions des partis et appels à démission[modifier | modifier le code]

Le 23 novembre 2018, le comité directeur du PLR genevois ne prend pas position quant à un appel à la démission de Pierre Maudet tandis que Petra Gössi, présidente du PLR Suisse, déclare : « Je suis furieuse mais surtout déçue car il est important qu'un politicien soit crédible et digne de confiance »[70].

Le 23 novembre, la Radio télévision suisse révèle que Pierre Maudet aurait droit à une pension à vie du Canton de Genève (de 90 000 francs par an), s'il reste en poste jusqu'à fin juin 2019 (huit ans de magistrature)[71]. Une pétition demandant la démission de Pierre Maudet est lancée par le journaliste Didier Tischler-Taillard le 24 novembre 2018, elle rappelle qu’il a été élu par la population et non par les membres de son parti, elle est remise à l’intéressé le 6 décembre avec 15 802 signatures[72],[73],[74]. La validité de cette pétition est questionnée dans la mesure où un internaute peut voter plusieurs fois sans aucune précaution prise par le site pour éviter ça.

Le 28 novembre, par la voix de son président Alexandre de Senarclens, le comité directeur du PLR genevois demande la démission de Pierre Maudet. Le président de la section cantonale invoque « un point de non-retour, avec tous les rebondissements que connaît cette affaire » ainsi que le constat qu'« il n'y aura probablement pas de classement du tout » de l'affaire. Le manque d'explications claires de la part du magistrat sur les soupçons d'avoir fait payer sa contribution annuelle obligatoire de 10 000 francs au parti par un tiers est aussi évoqué[75]. Alexandre de Senarclens note au sujet de Pierre Maudet que « la confiance est une fois de plus entamée »[76]. Des personnalités telles que Bertrand Piccard, Natacha Buffet-Desfayes et Renaud Gautier apportent leur soutien à Pierre Maudet. Bertrand Piccard admet que le mensonge en politique est problématique, mais il conserve sa considération pour le ministre « qui savait gouverner sans créer de clivages et avec des positions claires », et pour l’homme[77].

Le 28 novembre, le comité directeur du parti libéral-radical à Berne invite également Pierre Maudet à démissionner[78],[79],[80],[81]. Pierre Maudet indique sur Twitter qu'il ne démissionne pas et attend la tenue d'une AG du parti au plus vite.

Le 3 décembre, le comité directeur du parti libéral-radical genevois par 21 voix pour, 7 contre et aucune abstention invite également Pierre Maudet à démissionner[82].

Le 15 janvier 2019, l'assemblée générale extraordinaire du parti libéral-radical genevois vote la confiance à Pierre Maudet par 341 oui contre 312 non et 56 abstentions, soit un soutien affirmé près de la moitié des présents[83]. Alexandre de Senarclens annonce alors sa démission de la présidence du parti[84].

Le 25 janvier, le Grand Conseil approuve une résolution demandant à Pierre Maudet de démissionner (66 oui, 8 non, 15 abstentions). Durant les débats, il est accusé d’être dans le déni ou encore de prendre les institutions en otage en s'accrochant à son poste. Il affirme avoir été élu « pour combattre et pas pour me faire abattre » et refuse donc de démissionner[85].

Réorganisations du Conseil d’État[modifier | modifier le code]

Le 13 septembre 2018, le Conseil d'État retire à Pierre Maudet, à titre provisoire, le Département présidentiel, confié désormais à Antonio Hodgers. Pierre Maudet cède également la tutelle de la police au profit de Mauro Poggia[86] et de l'aéroport de Genève au profit de Serge Dal Busco[87].

Dans un article paru le , Antonio Hodgers, président du gouvernement genevois, estime que la situation est intenable « institutionnellement »[88], avant d'estimer le que « la crise politique n'est pas devenue une crise institutionnelle »[89].

Le 23 janvier 2019, le Conseil d’État décide pour la troisième fois dans cette affaire d’une nouvelle organisation, acceptée par tous ses membres sauf le principal intéressé. Pour tenir compte du « temps long » de la justice et de l’éventualité que Pierre Maudet reste membre de l’exécutif jusqu’en fin de législature (2023), les changements se veulent « pérennes » et Antonio Hodgers est confirmé dans son rôle de président. L’objectif affiché consiste à priver Pierre Maudet des tâches régaliennes impliquant contrôle et autorisations, tout en lui laissant un minimum de responsabilités au sein d’un Département du développement économique « composé d’un seul service et d'une vingtaine de fonctionnaires » selon Le Temps, une trentaine selon La Tribune[90],[91]. Pierre Maudet conserve en outre les relations avec Palexpo, les Ports francs, et Genève Tourisme. Plusieurs services changent de mains et sont répartis entre ses collègues.

Présidence du Conseil d’État[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’État décide en janvier 2019 de déposer un projet de loi pour revenir à un modèle de présidence annuelle, « plus compatible avec la cohésion nécessaire des membres du gouvernement et plus favorable à la collégialité ». La constitution entrée en vigueur en 2013 a en effet introduit l’élection du président du Conseil d’État pour toute la durée d’une législature (5 ans)[90].

Fonctions de Pierre Maudet[modifier | modifier le code]

Sur le plan cantonal, Pierre Maudet perd la présidence du Conseil d’État et il laisse la direction de la police au conseiller d'État Mauro Poggia. Il devient Conseiller d'État chargé du développement économique.

Sur le plan fédéral, il était le président de la Conférence des directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) depuis le . Il se met en congé provisoirement le , puis n'étant plus responsable de la police, il abandonne son mandat dès le [92],[93].

Divisions au sein du PLR[modifier | modifier le code]

Déjà en novembre 2018, des témoins de la réunion du comité directeur consacrée aux suites politiques du voyage de Pierre Maudet à Abou Dabi affirment avoir clairement ressenti un clivage radical-libéral[94]. Le président du comité directeur du parti, Alexandre de Senarclens, démissionne suite à l'assemblée générale extraordinaire du .

Dans le contexte des élections fédérales de 2019, le parti libéral suisse se montre extrêmement inquiet. En novembre 2018, la direction annule l’assemblée des délégués qui devait se tenir à Genève en janvier 2019. Elle demande à Pierre Maudet de venir s’expliquer à Berne, car « l’affaire est devenue celle du PLR suisse »[95].

Destitution de magistrats[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets de loi visant à rendre possible la destitution d’un magistrat en cours de mandat sont présentés. Un débat a lieu sur les ondes de la RTS le 12 janvier[96]. Les affaires Hainard (2011, conseiller d’État neuchâtelois), et Buttet (2017-2018, conseiller national valaisan) sont évoquées, ainsi que la situation juridique dans les autres cantons suisses[97].

Deux initiatives populaires sont lancées et la récolte des signatures débute le 30 avril 2019. La première veut inscrire dans la constitution genevoise le principe de la destitution d’un membre du Conseil d’État ou d’une autorité judiciaire qui « se trouve dans l'incapacité durable d'exercer son mandat », qui a « enfreint gravement les devoirs de son mandat ou porté gravement atteinte » à la dignité de sa charge. L’autre texte demande la destitution avec effet immédiat de Pierre Maudet, et le retrait de son droit à la retraite[98],[99],[100].

Une initiative populaire du Parti vert'libéral genevois, intitulée « Pour l'abolition des rentes à vie des Conseillers d'État »[101], a été déposée le 8 juillet 2019. Pierre Maudet, qui a été interrogé par les médias sur ces questions[102], a toujours défendu la réforme en profondeur de ce régime de rentes viagères et voté un projet de loi allant dans ce sens, mais « qui dort depuis 2017 au Parlement »[103].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Moulin, « Maudet est prêt à rendre son passeport français », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2019).
  2. « L’arbre généalogique de Pierre Maudet », generations-plus.ch,‎ (lire en ligne)
  3. Emmanuelle Michel, « Signé 2000 prétend tenir Genève éveillée jusqu'au dernier jour de l'année », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2019).
  4. « Conseil d’État : Législature 2018-2023 : Pierre Maudet », sur www.ge.ch (consulté le 25 juillet 2019).
  5. « Nomination du nouveau président de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse », sur www.presseportal.ch, (consulté le 20 février 2019).
  6. « Hommage à Olivier Guéniat, membre de la CFEJ de 2008 à 2015 », sur www.ekkj.admin.ch, Administration fédérale, (consulté le 20 février 2019).
  7. a et b « Résultats de l'élection du 29 avril 2007 », sur www.ge.ch (consulté le 18 mars 2018).
  8. Marc Moulin, « Pierre Maudet est candidat au Conseil d’État », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2019).
  9. a et b « Nouveau conseiller d'État, Pierre Maudet a prêté serment », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2019).
  10. « Pierre Maudet vise le Conseil fédéral pour "élargir le champ démocratique" », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 10 septembre 2017)
  11. Marc Moulin, « Pour Maudet, ce n'est qu'un rendez-vous reporté », Tribune de Genève,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le 14 février 2019)
  12. « Le Tessinois Ignazio Cassis élu au Conseil fédéral », Le Courrier,‎ (lire en ligne, consulté le 20 septembre 2017).
  13. Marc Moulin, « Maudet est prêt à rendre son passeport français », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).
  14. « Le wi-fi gratuit va envahir Genève », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2018)
  15. « Résultats de l'élection du 17 avril 2011 », sur www.ge.ch (consulté le 18 mars 2018)
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  18. https://www.ge.ch/elections/20131110/
  19. https://www.letemps.ch/suisse/2015/03/08/police-divise-geneve-jusqu-bout
  20. https://www.onefm.ch/actualite/romandie/geneve-se-dote-dune-nouvelle-loi-sur-les-taxis/
  21. https://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_I2_22.html
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Site officiel de Pierre Maudet

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