Agent double

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Un agent double est une personne qui travaille pour le compte de deux services de renseignements, à l'insu de l'un des deux. Les agents doubles sont des outils de contre-espionnage essentiels, en permettant à un service de renseignements de découvrir les méthodes, les officiers traitants, et le genre de renseignements recherchés par un service de renseignements adverse[1]. Ils peuvent aussi être utilisés pour intoxiquer le service de renseignement adverse en lui transmettant de fausses informations, comme c'est notamment fait par le comité XX britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

En revanche, un officier d'un service de renseignements qui espionne pour un service de renseignement adverse n'est pas un agent double[2],[3] mais une « taupe » (formellement, en anglais, une penetration ou un agent-in-place).

On parle parfois d'agent triple, pour un agent double qui fait semblant d'avoir trahi, mais est en fait loyal à sa première organisation. Il transmet donc de fausses informations à l'organisation qui pense l'avoir retourné, tout en continuant à transmettre des informations exactes au commanditaire original lors de ses rapports. Théoriquement, on peut extrapoler ce raisonnement à l'infini sur le degré d'infiltration : un agent quadruple est un agent triple qui re-trahit de nouveau son commanditaire original pour travailler avec l'espionné original, un agent quintuple est un agent quadruple qui re-trahit une seconde fois l'espionné pour le commanditaire, etc. Cependant, il est plus probable que l'organisation qui se rend compte que l'agent double l'a trahi préfère simplement s'en débarrasser à ce stade.

Exemples d'agents doubles[modifier | modifier le code]

En Occident, il existe plusieurs cas documentés d'agents doubles :

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Muracciole (Professeur Université Paul Valéry (Montpellier)), Histoire de la Résistance en France, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », , 5e éd. (1re éd. 1993) (ISBN 978-2-13-059299-0)
  • Pierre Nord, Mes camarades sont morts : 2 – contre espionnage et intoxications, Paris, Editions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure » (no A114/115), , 381 p.
  • Gordon Young, L’espionne n° 1 : La Chatte, Paris, Editions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure » (no A60), (1re éd. 1957), 192 p., poche

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nigel West, Historical Dictionary of Cold War Counterintelligence, Lanham, Maryland, Scarecrow, , p. 90.
  2. (en) Nigel West, Historical Dictionary of International Intelligence, Lanham, Maryland, Scarecrow, , p. 105
  3. (en) Joseph C. Goulden, The Dictionary of Espionage : Spyspeak into English, New York, Dover, , p. 66-67
  4. (en) Felix Corley, « Viktor Grayevsky: Journalist and double agent », The Independent,‎ (lire en ligne)