Gorron

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Gorron
La mairie.
La mairie.
Blason de Gorron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Gorron
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage Mayennais
Maire
Mandat
Jean-Marc Allain
2014-2020
Code postal 53120
Code commune 53107
Démographie
Gentilé Gorronnais
Population
municipale
2 665 hab. (2014)
Densité 186 hab./km2
Population
aire urbaine
2 683 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 42″ nord, 0° 48′ 46″ ouest
Altitude Min. 147 m – Max. 208 m
Superficie 14,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gorron.org

Gorron est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 2 665 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-ouest du Bas-Maine, traversée par la Colmont, un affluent droit de la Mayenne. Son bourg est à 17 km au nord-est d'Ernée, à 22 km au nord-ouest de Mayenne, à 27 km au sud-ouest de Domfront, à 30 km au sud de Mortain et à 32 km à l'est de Fougères[1].

La ville est construite sur les dernières assises granitiques du Massif armoricain, au carrefour des marches de la Bretagne et de la Normandie.

Communes limitrophes de Gorron[2]
Saint-Aubin-Fosse-Louvain Lesbois Saint-Siméon (Orne),
Couesmes-Vaucé
Hercé Gorron[2] Brecé
Colombiers-du-Plessis Brecé Brecé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gorran en 1154 et 1185[3], Gorram en 1198[3] et de Gorren en 1198[4], Le toponyme peut être issu du manceau gor, « barrage sur une rivière »[3], ou d'un anthroponyme germanique tel que Gurandus[4].

Le gentilé est Gorronnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’existence de Gorron apparaît dès le XIe siècle. Vers 1064, elle était assiégée et prise par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie. Sa cure est mentionnée, vers 1082, sous le nom d’Apud Gorronum. À cette date, Robert de Mortain, comte de Mortain, et demi-frère de Guillaume le Conquérant, et Mathilde, sa femme, donnaient « la moitié de l'églose, des péages et des cans, du four et du moulin de Gorron» pour la fondation d'une prébende de leur chapitre de Mortain. En 1135, Geoffroy Plantagenet restituait cette paroisse à Juhel II de Mayenne. Juhel III de Mayenne dut par la suite, céder aux prétentions d'Henri II, roi d'Angleterre, celui-ci revendiquant en 1162. En 1171, la ville reçut la visite de ce souverain qui vint rencontrer les légats du pape et échanger des baisers de paix dans son château de Gorron. Gorron serait passée par suite de partages et d'alliances, à la famille de Vendôme (vers 1272) puis à la famille du Merle par suite du mariage vers 1380 de Marguerite de Vendôme avec Jean du Merle, baron de Messei[5]. Qualifiée de châtellenie en 1403, la seigneurie de Gorron fut titrée de baronnie en 1528. Mais à cette époque, la forteresse avait déjà subi les ravages des guerres anglaises, l'aveu de 1403 ne mentionnant plus que "la place d'un chastel ou manolr ancien, la place d'un autre hébergement assis en ville ; le grand et le petit estang ; deux moulins à bled, un moulin à drap… En 1490, la guerre de Bretagne occasionna à nouveau des troubles et des pillages dans la petite ville. Faute du paiement d'une imposition de 600 livres, les Huguenots de Domfront vinrent l'incendier en 1574. Puis en 1592, des bandes anglaises signèrent leur passage par de nouvelles dévastations.

Dans les vieux dictionnaires, on peut noter que Gorron était associée à la fabrication des andouilles et des sabots. Vers 1403, on y aurait trouvé des fabriques de sabots, de tissus et de coton et des tanneries d'où ont découlé les industries liées à la chaussure, ces industries qui ont fait la notoriété de cette région. Au cours des siècles, elles se sont transformées en petites industries métallurgiques, en industries du bois, des meubles et des plastiques. Gorron fut également un centre d'exploitation de granite : bon nombre de vieilles maisons ont été construites avec le granite de Gorron.

Le , Gorron créa une milice bourgeoise chargée du maintien de l'ordre. Cette milice dut réprimer les émeutes qui se reproduisaient journellement aux halles, un lieu où la municipalité défendit d'entrer avec les « bâtons de meslier » restés célèbres aux marchés du mercredi.

Un train dans la vallée vers Gorron au début du XXe siècle.

Cette période tourmentée connaît de nombreuses incursions des Chouans. De juillet 1795 à juillet 1797, on signale de nombreuses escarmouches entre la garnison de Gorron et les Chouans de Louis de Frotté. Le , 3 000 Chouans menacèrent d'attaquer la commune qui ne comptait alors que 50 militaires, 100 hommes de la colonne mobile et 200 gardes nationaux. Elle eut à supporter une attaque beaucoup plus sérieuse et plus violente le 11 novembre. Ce jour-là, 700 hommes la menacèrent de sept à huit heures du matin.

En 1886, on créa un syndicat du hannetonnage qui détruisit, pendant la campagne du 9 mai au 12 juin 1887, 75 000 kilos de hannetons

Le bourg fut desservi, de 1901 à 1947, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux de la Mayenne reliant Landivy à Mayenne. La ligne de Mayenne à Landivy fut ouverte sur la section comprise entre Landivy et Mayenne-Saint-Baudelle via Gorron le 22 août 1901. La section entre Mayenne-Saint-Baudelle et Mayenne-Échange ne fut ouverte que le 1er avril 1903. La section Landivy - Gorron ferma avant la Seconde Guerre mondiale. Le viaduc de Mayenne situé sur la section de Mayenne-Saint-Baudelle à Mayenne-Échange fut bombardé en 1944. En 1947, la section de Gorron à Mayenne-Saint-Baudelle ferma, marquant la fin des chemins de fer secondaires à voie métrique en Mayenne.

En 1902, la gare de Gorron avait accueilli 22 022 voyageurs[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gorron

Les armes de la commune de Gorron se blasonnent ainsi :
D'argent aux trois têtes de loup de sable[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[8] en cours Jean-Marc Allain[9] DVD Conseil en gestion, conseiller général

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et quatre adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 2 665 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Gorron[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 022 1 880 2 190 2 110 2 228 2 437 2 351 2 356 2 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 621 2 687 2 689 2 669 2 787 2 856 2 781 2 730 2 557
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 551 2 381 2 377 2 061 2 253 2 384 2 232 2 321 2 207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 321 2 400 2 511 2 825 2 837 2 894 2 744 2 737 2 665
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Fabrication de chaussures.
  • Industrie agro-alimentaire : fabrication de cuves pour les élevages laitiers SERAP Industries, pépiniéristes…

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gorron, ville mayennaise au carrefour des marches de la Bretagne et de la Normandie.
  • Église sous le vocable de saint Martin, vit sa reconstruction de 1868 à 1874, sur les plans de monsieur Théberge, architecte à Avranches. Par la suite, les plans subirent une modification ; sur un devis de 165 000 francs, 106 900 F furent souscrits dans la commune.
  • Fontaine (passage des Prés).
  • Hôtel de ville.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bignon.
  • Chapelle Saint-Étienne.
  • Menhir de la Roche, classé au titre des Monuments historiques depuis le 15 mars 1978[14].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un hippodrome — qui n'existe plus de nos jours — y fut fondé en 1875. Gorron a été la première commune de la Mayenne à posséder une piscine en 1914.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 844
  5. Cf. Abbé Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, 1900-1980.
  6. Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Pierre-Alain Menant, Éditions du Petit Pavé.
  7. « GASO, la banque du blason - Gorron Mayenne » (consulté le 26 septembre 2011)
  8. « Le maire Jean-Marc Allain brigue un troisième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 décembre 2014)
  9. Réélection 2014 : « Jean-Marc Allain a été élu pour un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 avril 2014)
  10. « Gorron (53120) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 décembre 2014)
  11. Date du prochain recensement à Gorron, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Menhir de la Roche », notice no PA00109510, base Mérimée, ministère français de la Culture.