Sweat-shirt

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Exemples de sweat-shirt : à droite sans capuche avec motif ; à gauche avec capuche et poche kangourou.

Un sweat-shirt, ou sweatshirt (de l'anglais sweatshirt /ˈswɛt.ʃɜrt/), parfois raccourci en sweat (souvent prononcé de manière erronée /swit/), ou chandail à manches longues, ou encore coton ouaté en Amérique du Nord, est un vêtement. C'est une sorte de tee-shirt à manches longues. Il a une forme en « T » et s'enfile par l'encolure souvent élastique.

Origines[modifier | modifier le code]

Son nom vient de l'anglais « sweatshirt », littéralement « maillot qui permet de transpirer ». C'est à l'origine un élément du vestiaire des sportifs américains avant et après l'effort. Il se substitue au chandail en laine utilisé jusqu'alors, moins résistant au lavage et plus lourd[1]. La marque « Jerzees », actuellement filiale de Russell Brands LLC, s'en attribue la paternité en 1926[2].

Description[modifier | modifier le code]

Ce qui différencie un sweat-shirt et un tee-shirt, c'est la matière et la forme. Un sweat-shirt est plus épais et plus ample qu'un tee-shirt. Toutefois, il existe des sweat-shirts à manches courtes.

Le sweatshirt peut comporter ou non une capuche. Le sweatshirt à capuche ou « hoodie » a été créé dans les années trente par la société « Champion Knitwear » de Rochester[3]. Il est parfois pourvu de poches soit une large poche sur le devant dite « poche kangourou », soit deux poches sur les côtés dans la couture joignant le devant et le derrière. En Amérique du Nord, ce type de vêtement avec un capuchon s'appelle un kangourou ou aussi une cagoule en français acadien.

Les sweatshirts originaux étaient fabriqués à partir de métiers circulaires à mailleuses, ou « loopwheel » ou « Switzer ». Le corps du vêtement ainsi produit étant composée d’une seule pièce de jersey et ayant une forme tubulaire, le sweatshirt était dépourvu de couture latérale[4].

Comme le tee-shirt c'est un outil promotionnel souvent imprimé ou brodé avec des logos. Le procédé de flocage déposé par la société « Champion Knitwear » permet dès les années 30 d'afficher sur le vêtement l'appartenance à une équipe universitaire, un club[1]...

L'orthographe « sweet-shirt », due à une mauvaise prononciation de ce mot d'origine anglaise, est erronée.

Représentation sociale[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'homicide de Trayvon Martin, l'intéressé aurait été perçu comme suspect car il portait un sweat-shirt à capuche rabattue sur la tête. Un journaliste de la chaîne américaine Fox News, a imputé à la victime et ses choix vestimentaires la réaction de son tueur. Les opposants à la remise en la liberté de ce dernier ont notamment manifesté en scandant : « Hoodies don't kill. People with guns do[5]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Josh Sims, L'éternel masculin, Icônes de mode et vestiaire idéal, Editions de la Martinière, (ISBN 978-2-7324-4672-1)
  2. (en) site institutionnel Russell Brands LLC, « Our brands, Jerzees », sur russell-brands.com/ (consulté en 18 avril2012)
  3. (en) Denis Wilson, New York times, 23-12-06, « A Look Under the Hoodie », sur nytimes.com/ (consulté le 18 avril 2012)
  4. The Savile, keeping pace, janvier 2011, http://thesavile.com/JANUARY-2011/11/keeping-pace
  5. « Comment le "hoodie" est devenu symbole d'injustice », sur lemonde.fr,

Articles connexes[modifier | modifier le code]