Magoua

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Le magoua (ou makwa) est un language parlé au Québec entre Trois-Rivières et Maskinongé qui comprend une variété régionale du français acadien, mélangé avec du micmac et l'algonquin[1].

Origine[modifier | modifier le code]

On retrouve le mot sous diverses formes (makua, makw, mako, makkw, mashku, masku, mahkwa, maxkwa, etc.) dans plusieurs langues de la grande famille linguistique algonquienne, où il signifie « ours » . On le trouve aussi dans l'édition de 1913 de Handbook of Indians of Canada : « Makwa (‘bear'): A gens of the Chipewa, Mä-kwä',— Morgan, Anc. Soc., 166, 1877 »[2].

Selon l'entrée au Handbook de 1913, « makwa » renverrait au « clan de l'ours » chez les Chipewas. Pour ce qui est du terme « chipewa » les auteurs du Handbook canadien de 1913 s'appuyaient sur un ouvrage de Lewis Henry Morgan[3], un des pionniers de l'anthropologie aux États-Unis qui, au surplus, s'intéressa particulièrement aux questions relatives aux systèmes claniques chez les Indiens d'Amérique. Dans une ré-édition de cet ouvrage de Morgan en 1963, à la page 170, on peut lire que le clan de l'ours (Mä-kwä') est l'un des vingt-trois clans formant la tribu Ojibwa. Or d'après The Indian Tribes of North America, édité en 1952 par l'anthropologue américain J. R. Swanton :

  • « Chippewa » et « Ojibwa » sont des synonymes désignant « the type of tribe of one of the two largest divisions of the Algonquian linguistic stock »[4].
  • « Algonkin » désignerait « the easternmost division of the Chippewa group of the Algonquian linguistic stock »[5].

Cette « easternmost division » se subdivise elle aussi en onze segments dont le plus oriental est connu sous le nom de « Weskarini » (Ouscarini). Le terme « algonkin » (en français « algonquin ») « was applied originaly to one band, the Weskarini », ce qui signifie qu'avant de donner lieu à une catégorie linguistique, le terme « algonquin » fut un ethnonyme utilisé par les premiers explorateurs européens arrivés vers la fin du XVIe siècle dans la région de Trois-Rivières que les Wescarini avaient tout intérêt à considérer comme étant située sur leurs territoires de chasse. Le clan de l'ours (makua), mentionné dans le Handbook canadien de 1913, était sans doute un des clans du groupe Weskarini (Ouescarini)[réf. nécessaire].

À la veille de la traite des fourrures, vers la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe, la plupart des groupes qui seront plus tard appelés « Algonquins » occupaient l'immense bassin versant de la rivière des Outaouais ; les ethnohistoriens contemporains parlent de six grands groupes y exploitant des territoires plus ou moins contigus. Selon la terminologie de Bruce Trigger, il s'agissait, d'ouest en est, des Otaguottouemin, des Matououeskarini, des Keinouches, des Kichesipirini, des Onontchataronon et des Oueskarini[6].

Néanmoins, sur cette même carte, Trigger signalait vaguement la présence d'un autre groupe (« other algonkin tribes »), qu'il situait au nord-est, légèrement en retrait des cinq groupes mentionnés précédemment, soit au nord du lac Saint-Pierre et immédiatement à l'ouest du bas Saint-Maurice. Plus récemment[Quand ?], Maurice Ratelle rappelait que Champlain, sur une carte tracée en 1612, avait écrit « contrée de Batiscan » à l'endroit où Trigger plaçait ses « autres tribus algonquin », et là où, écrivit Champlain en 1613, on lui aurait indiqué l'endroit où se tenait la Petite nation (Ouescharini) : « […] & continuant no∫tre route à mont ladicte riuiere, [Rivière-des-Outaouais], en trouuames vne autre fort belle & ∫patieuse, qui vient d'vne nation appelée Oue∫charini , le∫quels ∫e tiennent au Nord d'icelle, & à 4. iournées de l'entrée. »[7]. L'historien Ratelle en concluait que « Batiscan et sa bande circulaient aux sources de deux rivières dont l'une ne peut être que l'actuelle Mattawin qui se jette dans le Saint-Maurice, et dont l'autre peut tout aussi bien être la Maskinongé, la Yamachiche ou l'Assomption »[8]. Il faisait également remarquer qu'une carte plus récente de Champlain (1632) « […] laisse croire que cette deuxième rivière serait la rivière du Loup [près de Yamachiche »[8]. Sur cette dernière carte, Champlain avait en effet situé la Petite nation des « Algomequins » juste à l'ouest de la rivière Saint-Maurice, c'est-à-dire plus ou moins là où sa carte de 1612 avait situé la « Contrée de Bati∫can ». À la page 26 de son article, Ratelle résumait sa thèse par une carte intitulée « Localisation des groupes algonquins et de certaines nations voisines au début du XVIIe siècle ». Or la Commission de Toponymie du Québec, dans un ouvrage intitulé Toponymie Algonquine et publié six ans plus tard, reprenait la carte de Ratelle, avec le même titre et les mêmes informations. Le Dictionnaire biographique du Canada présente Batiscan (« Batisquan ») comme un « chef algonquin de la région de Trois-Rivières ; circa 1610-1629 »[9].

Les autres tribus de Trigger pourraient avoir été un groupe algonquin principalement constitué de familles Oueskarini nomadisant dans ce que Champlain avait appelé quelques années plus tôt la « contrée de Bati∫can ». Selon le premier volume de l'Atlas historique du Canada, le retrait des Iroquoiens du Saint-Laurent, entre 1550 et 1580, aurait permis aux Algonquins Ouescarinis de s‘étendre en aval de Montréal au moins jusqu'au-delà du lac St-Pierre[10].

Quelques familles (ou clans) de l'ours du groupe ouescarini, auxquels se seraient peut-être joints entre autres des éléments Kichesipirini, auraient très bien pu être tentés de contrôler l'accès au comptoir de traite de Trois-Rivières, aux dépens d'autres groupes situés en amont (Algonquins de l'Outaouais, Nipissing du lac éponyme, Hurons de la Baie Georgienne, etc.). Il est de notoriété publique que, pour comprendre les relations entre Européens et Autochtones au temps de la traite des fourrures, la clé la plus efficace demeure cette tendance, observable, tant chez les premiers que chez les seconds, à vouloir se placer en tête de ligne. On sait par ailleurs que la crainte de rencontrer l'Iroquois, au XIIe siècle, avait modifié le trajet du transport des ballots de fourrure des Grands Lacs jusqu'à Québec, ce qui ne pouvait que favoriser le ou les groupes contrôlant la portion la plus orientale des territoires algonquins, ce qui était le cas des Ouescarinni (notamment des membres du clan de l'ours). Toujours selon Trigger, Champlain « […] was informed that it was possible to travel across the interior of Quebec to the Headwaters of the St. Maurice River by way of the Gatineau and that the Algonkin sometimes followed this route to avoid the Iroquois »[11]. Le noyau de ceux qu'on nomme les Algonquins de Trois-Rivières devait donc être la branche la plus orientale du peuplement algonquin du bassin de l'Outaouais, soit des Ouescarinis, qui étaient pour certains les gens de Batiscan. L'historien Benjamin Sulte était d'opinion que « Toute la région qui va de Berthier à Batiscan était alors [en 1609] un territoire de chasse fréquenté par des Algonquins du haut de l'Ottawa, qui se rendaient au Lac Saint-Pierre au moyen de cours d'eau venant du nord et du nord-ouest, comme le Saint-Maurice, les deux rivières Yamachiche, la rivière du Loup et la rivière Maskinongé »[12].

  • Le terme « magoua » peut avoir été considéré par les descendants des ancêtres algonquins de la Petite Mission comme un ethnonyme noble ;
  • Avant même que les arrivants européens qualifient leurs ancêtres d'« Algonquins », il y a de fortes chances pour que ceux-ci se soient considérés comme des Ouescarinis membres du clan de l'Ours (Magouas). Il n'est donc pas surprenant que les colons, devenus par la suite leurs voisins, les aient appelés « Magouas ». Sauf que, une fois passé dans le vocabulaire des nouveaux venus, le terme a perdu toute sa noblesse pour devenir sarcasme et parfois outrage.

Comme ethnonyme, le mot « Makwa »/« Magoua » désigne la nation Makwanini-Algonquins de Trois-Rivières bien avant que la présence européenne nomme cet endroit « Contrée de Bastican » (du grand chef Bastican-Tchmirinoue : « tchimi » signifie « chef » et « irinoue » « les gens », soit « chef des gens »). Le premier poste de traite français fut construit en 1634. Ces algonquins-makwanini sont errants jusqu'en 1865, quand cinq familles s'installent près du moulin Stantin à Yamachiche, qui fut nommé « village de Mission » par l'Abbé Napoléon Caron le 5 mars 1924. Suite à une éducation relieuse considéré suffisante, le 27 décembre 1964, ces algonquins-Makwanini de la Petite-Mission de Yamachiche ont été admis comme des paroissiens à part entière[13]. Presque le tiers de la communauté contemporaine des Makwanini-Algonquins de Trois-Rivières descend des algonquins ayant pris part à la guerre de 1812-1814[14]..

Algonquins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Algonquins.

En 1873, aux États-Unis, des chercheurs avaient entrepris des travaux préparatoires à la rédaction du vieux Handbook of American Indians North of Mexico, qui devait paraître en deux étapes en 1907 et 1910. En quête d'informations sur la situation des Indiens au Canada, ils devaient découvrir ce qui suit au sujet des Algonquins de Trois-Rivières :

Certaines des bandes de la rivière des Outaouais ont fui à l'ouest de la rivière Mackinaw et jusqu'au Michigan, où elles se réunirent et devinrent connues sous le nom d'Ottawa. Les autres s'enfuirent au Nord et à l'Est, loin des iroquois, mais finirent par revenir réoccuper leur territoire. Leur principal lieu de rassemblement et de mission était alors à Trois-Rivières au Québec. […] Jusqu'en 1894, l'administration des Affaires indiennes a aussi considéré comme Algonquins 1679 « retardataires » dans Pontiac, comté d'Ottawa, Champlain et Saint Maurice au Québec, mais les rapports ultérieurs ne les mentionnent pas. (White 1971 : 13, notre traduction)[2].

La mise en relief du terme « retardataire » (stragglers) n'a rien d'anodin ; il apparaît que les éditeurs américains avaient ainsi voulu rendre l'esprit de la législation canadienne. Jusqu'à la refonte de 1951, la loi-cadre inspirant les politiques indiennes du gouvernement fédéral distinguait la « bande » de la « bande irrégulière ». La première ayant déjà cédé tous ses droits en échange d'une réserve, on considérait qu'elle était désormais en situation régulière. Ce qui n'était pas le cas de la seconde qui, n'ayant pas encore cédé ses droits par traité ou autrement, n'avait pas encore de réserve . Ces dernières étaient donc perçues comme « en retard » par les fonctionnaires, d'où l'expression « stragglers ». Ce qui signifie que d'une certaine façon et jusqu'en 1894, les autorités canadiennes croyaient toujours que des Algonquins n'avaient jamais cédé leurs droits territoriaux dans la région de Trois-Rivières.

Durant la première moitié du XXe siècle, le programme politique canadien fut surtout mobilisé par les conflits internationaux de 1914-1918 et de 1939-1945. En matière d'administration indienne, on se contenta de terminer la série des traités numérotés. Si bien que la dernière refonte de la loi-cadre sur les Indiens, survenue en 1951, fit disparaître cette notion de « bande irrégulière »[15] »

C'est ce qui explique que, dans la première refonte des lois indiennes en 1876, alors que le processus de signature de traités débutait dans le tout nouveau Canada de l'Ouest, la Loi sur les Indiens prévoyait deux types de bande indienne : la « bande » comme telle et la « bande irrégulière » :

  • Bande : signifie une tribu, une peuplade ou un corps de Sauvages qui possèdent une réserve ou des terres en commun, ou y ont un intérêt commun, mais dont le titre légal est attribué à la Couronne, ou qui partagent également dans la distribution d'annuités ou de deniers provenant de l'intérêt de fonds dont le Gouvernement du Canada est responsable; et l'expression « la bande » signifie la bande à laquelle le contexte se rattache; et l'expression « la bande » lorsque quelque décision est prise, signifie la bande en conseil.
  • Bande irrégulière : signifie une tribu, une peuplade, ou un corps d'individus de sang sauvage, qui ne possèdent aucun intérêt dans une réserve ou des terres dont le titre légal est attribué à la Couronne, qui ne possèdent aucun fonds commun administré par le gouvernement du Canada, ou qui n'ont pas de relation par traité avec la Couronne[16]. Jusqu'à la fin du processus de signature de traité amorcé dans le tout nouvel Ouest canadien en 1871, l'appellation « bande irrégulière » était considérée comme une mesure intérimaire. Elle accordait aux communautés ainsi qualifiées un statut temporaire jusqu'à ce qu'un traité ou toute autre mesure légale en vienne à régulariser leur situation : extinction des droits civiques, politiques et territoriaux, mise en place de conseils de bande sous tutelle et attribution de réserves. Aux yeux de l'administration, l'accession au statut de « bande régulière » devait donc n'être rien d'autre que l'entrée dans un processus de dépossession aussi bien économique qu'identitaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvon Couture, Parlons Magoua, Collection Racines Amérindiennes, Québec, Éditions HypèreBorée, 2017 (ISBN 978-2-920402-14-0)
  2. a et b (en) James White (dir.), Handbook of Indians of Canada (publié comme un appendice au Tenth Report of the Geographic Board of Canada), originellement publié à Ottawa par Imprimeur du Roi en 1913, Coles Publishing Company, 1971
  3. (en) Lewis Henry Morgan, introduction de Eleonor Burke Leacock, Ancient Society : or researches in the lines of human origress from savagery through barbarism to civilization, Cleveland, World Pub. Co., 1877, 1963.
  4. (en) John Reed Swanton, The Indian Tribes of North America, Genealogical Publishing Company, 1952 (réédité) (ISBN 978-0-8063-1730-4), p. 260
  5. (en) John Reed Swanton, The Indian Tribes of North America, Genealogical Publishing Company, 1952 (réédité) (ISBN 978-0-8063-1730-4), p. 544
  6. (en) Bruce G. Trigger, The Children of Aataentsic : A History of the Huron People to 1660, Kingston et Montréal, McGill – Queen's University Press, 1987, p. 279
  7. Georges-Émile Giguère (présenté par), Œuvres de Champlain, 3 tomes, vol. 1, Éditions du Jour, Montréal, 1973 , p. 447
  8. a et b Maurice Ratelle, « La localisation des Algonquins de 1534 à 1650 », Recherches amérindiennes au Québec XXIII, (2-3), 1993, pp. 25-38
  9. Elsie McLeod-Jury, « Batiscan », Dictionnaire biographique du Canada. I: 82. Québec, Presses de l'Université Laval, 1966, p. 82
  10. (en) Bruce G. Trigger, « The St Lawrence valldey, 16th century », in R. Cole Harris et Geoffrey J. Matthews, Historical Atlas of Canada : From the Begining to 1800, vol. 1, University of Toronto Press, 1987
  11. (en) Bruce G. Trigger, The Children of Aataentsic : A History of the Huron People to 1660, Kingston et Montréal, McGill – Queen'sUniversityPres, 1987, p. 278.
  12. Benjamin Sulte, « La Rivière-du-Loup (en haut) », in G. Malchelosse Mélanges historiques. Études éparses et inédites de Benjamin Sulte, vol. 10, Montréal, imprimeur-éditeur G. Ducharme, 1922, pp. 5-65
  13. J. Alide Pellerin, Yamachiche et son histoire 1672-1978, Les Éditions du Bien public, Trois-Rivières, 1980, pp. 281 et 284
  14. Denys Delâge et Claude Hubert, « Réponse au Ressources Naturelle du Québec », Affaires autochtones, Expertise, 2017[réf. insuffisante].
  15. Claude Hubert, Rémi Savard, « Les Algonquins de Trois-Rivières, orale aux secours de l'écrit », Recherches Amérindiennes au Québec, Montréal, 2006, p. 84
  16. Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC), Les lois sur les Indiens et leurs lois modificatrices 1868-1950, Centre de recherches historiques et d'études des traités. Ottawa, 1981, p. 27

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cheryl A. Demharter, « Les diphtongues du français canadien de la Mauricie » The French Review, 1980, pp. 848-864
  • Cheryl A. Demharter, Une Étude phonologique du français parlé à Sainte-Flore, Province de Québec, Tulane University, New Orleans: Ph.D. dissertation 1981 [présentation en ligne]
  • Denise Deshaies-Lafontaine, A socio-phonetic study of a Quebec French community: Trois-Rivières, University College of London : Doctoral thesis, 1974, 390 pages, [présentation en ligne]
  • Denise Deshaies-Lafontaine, « Le français parlé à Trois-Rivières et le français parlé dans la ville de Québec », Langue et Société au Québec, Québec, 11-13 novembre 1982 (Atelier 215).
  • Denise Deshaies-Lafontaine, « Deux analyses sociolinguistiques : Trois-Rivières et Québec », in Michel Amyot et Gilles Bibeau (ed.), Le statut culturel du français au Québec, Québec : Éditeur officiel du Québec, vol. 2, 1984, pp. 206–208 [présentation en ligne]
  • (fr+en) Emmanuel Michaud, Ni Amérindiens ni Eurocanadiens : Une approche néomoderne du culturalisme métis au Canada, Thèse Ph.D., université Laval, Québec, 2014 [présentation en ligne]
  • Henri Wittmann, « Contraintes linguistiques et sociales dans la troncation du /l/ à Trois-Rivières », Cahiers de linguistique de l'université du Québec no 6, 1976 pp. 13-22 [lire en ligne] [PDF]
  • Henri Wittmann, « Grammaire comparée des variétés coloniales du français populaire de Paris du 17e siècle et origines du français québécois », Revue québécoise de linguistique théorique et appliquée no 12, 1995, Le français des Amériques, Presses universitaires de Trois-Rivières, pp. 281-334 [lire en ligne] [PDF]
  • Henri Wittmann, « La forme phonologique comparée du parler magoua de la région de Trois-Rivières », Revue québécoise de linguistique théorique et appliquée no 13, 1996, Presses universitaires de Trois-Rivières, pp. 225-243 [lire en ligne] [PDF]
  • Henri Wittmann, « Les créolismes syntaxiques du français magoua parlé aux Trois-Rivières », Français d'Amérique : variation, créolisation, normalisation (Actes du colloque, université d'Avignon, 8-11 octobre 1996), dir. Patrice Brasseur, pp. 229-248, université d'Avignon, Centre d'études canadiennes, 1998 [lire en ligne]
  • (fr+en) Henri Wittmann, « Les équivalents non existentiels du verbe être dans les langues de l'Afrique de l'Ouest, en créole haïtien et en français magoua », 9e Congrès international des études créoles, Aix-en-Provence, 24-29 juin 1999 [lire en ligne] [PDF]
  • Henri Wittmann, « Les Magouas aux Trois-Rivières », Conférence, 1er Séminaire annuel du Centre d'analyse des langues et littératures francophones d'Amérique, Carleton University, Ottawa, mars 2001
  • Rémi Savard, Les Magouas, Résiliance d'une communauté Algonquine en Mauricie, Expertise, 2013
  • Denys Delâge et Claude Hubert, Mémoire orale contemporaine des Métabenutins Uininis, 2011
  • Yvon Couture, Parlons Magoua, Collection Racines Amérindiennes, Québec, Éditions HypèreBorée, 2017 (ISBN 978-2-920402-14-0)
  • Yvon Couture, Messager du Grand Mystère, Récit, Éditions HypèreBorée, 2015 (ISBN 2-920402-09-9)
  • Yvon Couture, Nouveau Lexique Français-Algonquin, Éditions HypèreBorée, 2012 (ISBN 2-920402-10-2)
  • Yvon Couture, Aki Téwégan, Le tambour de la terre, Collection Racines Amérindiennes, Éditions HypèreBorée, 2000 (ISBN 2-922134-04-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]