Espartignac

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Espartignac
Espartignac
Le bourg d'Espartignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Tulle
Canton Canton d'Uzerche
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Uzerche
Maire
Mandat
Françoise Chatégnier
2014-2020
Code postal 19140
Code commune 19076
Démographie
Gentilé Espartignacois
Population
municipale
441 hab. (2017 en augmentation de 7,56 % par rapport à 2012)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 56″ nord, 1° 35′ 47″ est
Altitude 350 m
Min. 292 m
Max. 472 m
Superficie 14,03 km2
Localisation
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Espartignac

Espartignac (Espartinhac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Espartignacois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Espartignac est située au centre-ouest de la France, en bordure ouest du Massif central.

Espartignac se trouve, à vol d'oiseau, à 4 km au sud-est d’Uzerche, à 28 km au nord-ouest de la préfecture Tulle, à 37 km au nord de Brive-la-Gaillarde et 382 km de Paris.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Ybard
Uzerche
Condat-sur-Ganaveix Eyburie Rose des vents
N Pierrefitte
O    Espartignac    E
S
Vigeois Saint-Jal

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune, qui s'étend sur une superficie de 1 403 ha, est vallonné, recouvert de bocages, de bois et bosquets.

Espartignac, comme l’ensemble du canton d’Uzerche, est assis sur un sol essentiellement composé de gneiss[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par plusieurs cours d'eau[3],[4] :

Climat[modifier | modifier le code]

Espartignac n'ayant pas de station météo, le tableau suivant recense les données climatique de Limoges, distante de 53,4 kilomètres à vol d'oiseau[5].

Relevé météorologique de Limoges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,8 3,4 5,3 8,9 11,9 13,8 13,8 11,2 8,4 4 1,9 7,2
Température moyenne (°C) 4,2 5 7,2 9,5 13,3 16,5 18,7 18,6 15,7 12,3 7,2 4,7 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7 8,3 11,1 13,7 17,7 21,2 23,7 23,5 20,3 16,2 10,4 7,5 15,1
Ensoleillement (h) 83 101 145 173 192 227 250 237 198 140 99 86 1 931
Précipitations (mm) 89,9 77,3 80,8 84 89,2 70,1 62,8 78,1 80 89,3 93,9 97,1 992,5
Source : Climatologie de 1959 à 2008 - Limoges, France
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7
1,4
89,9
 
 
 
8,3
1,8
77,3
 
 
 
11,1
3,4
80,8
 
 
 
13,7
5,3
84
 
 
 
17,7
8,9
89,2
 
 
 
21,2
11,9
70,1
 
 
 
23,7
13,8
62,8
 
 
 
23,5
13,8
78,1
 
 
 
20,3
11,2
80
 
 
 
16,2
8,4
89,3
 
 
 
10,4
4
93,9
 
 
 
7,5
1,9
97,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour accéder à Espartignac par la route, emprunter la sortie 45 de l’autoroute A20.

L’accès en train le plus proche est la gare ferroviaire d’Uzerche à 5 km (voir Gare d'Uzerche).

Les aéroports sont ceux de Limoges-Bellegarde (76 km) et de Brive-Vallée de la Dordogne (50 km).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom d’Espartignac vient de Spartinius, nom de personnage gallo-romain, qui était le propriétaire du lieu. Le suffixe acum (ac) indique l’appartenance[6],[7].

Le nom de la commune est Espartinhac en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Espartignac, dont l’église est connue dès 1100, plonge ses racines dans une préhistoire reculée.

Un chemin de long parcours allant de l’Atlantique à la Méditerranée franchit la Vézère au Gué du Champ, protégé par plusieurs ouvrages défensifs.

Le long de ce chemin utilisé de la préhistoire au Moyen Âge, se succèdent bonnes fontaines et édifices cultuels. Seule subsistante l’église actuelle, dédiée à saint Martial, avec en contrebas la bonne fontaine homonyme qui guérit, dit-on, de la gale.

A l’autre extrémité de la paroisse, Ceyrat a sa destinée propre avec son église (Saint-Nicolas puis Notre-Dame) et bénéficie de nos jours de la proximité de la RN 120 et de l’autoroute A 20.

Le chemin de fer à voie étroite Uzerche-Tulle qui desservait Espartignac a disparu, pénalisant le chef-lieu.

Passé l’an mille, les abbayes d’Uzerche et de Vigeois se partagent la paroisse puis au XVIIIe siècle, ce sont l’abbé d’Uzerche et le marquis de Saint-Jal[2],[6].

A la mi-novembre 1942, durant l'occupation le premier parachutage d'armes à lieu à Salon-la-Tour (échec) et Espartignac (succès)[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[9]).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs au cours du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1902 Eugène Bardon   Rentier[6]
1902 1906 Armand Poumier   Cultivateur[6]
1906 1908 Léonard Roche   Cultivateur[6]
1908 1919 Henri Noilhetas   Propriétaire cultivateur[6]
1919 1925 Pierre Demichel   Propriétaire cultivateur[6]
1925 1929 Henri Noilhetas   Propriétaire cultivateur[6]
1929 1935 Pierre Demichel   Propriétaire cultivateur[6]
1935 1941 Henri Noilhetas   Propriétaire cultivateur[6]
1941 1944 André Marguinal   Délégation spéciale du Régime de Vichy[6]
1944 1944 Louis Goumi   Délégation spéciale du Régime de Vichy[6]
1944 mai 1953 François Lachaud   Agriculteur, délégation spéciale du Régime de Vichy[6]
mai 1953 mars 1977 Henri Reyrolle   Agriculteur décédé [6]
mars 1977 mars 1989 René Chadebech PCF Professeur de musique[6]
mars 1989 1990 Michel Juge   Directeur d'agence bancaire décédé
1990 mars 2001 Michel Maury, Maire honoraire   Retraité de l'industrie, décédé le 31 juillet 2019
mars 2001 mars 2008 Daniel Esmoingt   Sculpteur décédé 28 02 2019
mars 2008 avril 2014 Jean-Paul Palayret[10]   Ingénieur honoraire SNCF
avril 2014 en cours Françoise Chatégnier PCF Retraitée

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008[11].

Un point d'apport volontaire de tri sélectif (plastique et emballages) est accessible au lieu-dit Bois Lafage ; pour le verre, des conteneurs sont accessibles dans le bourg, aux lieux-dits la Borie et Bois Lafage.

La déchèterie la plus proche est celle d'Uzerche à 2,8 km[12].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Espartignac est membre de la Communauté de communes du Pays d'Uzerche, qui est constituée de douze communes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2017, la commune comptait 441 habitants[Note 1], en augmentation de 7,56 % par rapport à 2012 (Corrèze : +0,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506511506679682608686716732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692673654606626655658682680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
697682664588542476450403420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
353326321344342385370410435
2017 - - - - - - - -
441--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Espartignac comptait 381 habitants (soit une stagnation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 19 454e rang au niveau national, alors qu'elle était au 18 210e en 1999, et le 119e au niveau départemental sur 286 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Espartignac depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[17], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[18]. Pour Espartignac, le premier recensement a été fait en 2005[19], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Espartignac, est une évaluation intermédiaire[N 1].

Le maximum de la population a été atteint en 1851 avec 732 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (29,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,2 %, 15 à 29 ans = 9,4 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 34,2 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 13,2 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 32,4 %).
Pyramide des âges à Espartignac en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,7 
90  ans ou +
1,1 
11,0 
75 à 89 ans
10,1 
21,5 
60 à 74 ans
21,2 
21,5 
45 à 59 ans
23,3 
22,7 
30 à 44 ans
18,0 
9,4 
15 à 29 ans
13,2 
12,2 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département de la Corrèze en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,9 
9,5 
75 à 89 ans
14,2 
16,2 
60 à 74 ans
17,3 
22,0 
45 à 59 ans
21,0 
19,6 
30 à 44 ans
17,9 
16,9 
15 à 29 ans
13,8 
15,3 
0 à 14 ans
13,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est en regroupement inter-scolaire avec celle de Saint-Jal : les enfants vont de la maternelle petite section jusqu’au CE1 à Saint-Jal[22], puis à l'école primaire publique Marguerite Noilletas, du CE2 au CM2, à Espartignac[22]. Ensuite, les élèves vont au collège Gaucelm-Faidit d'Uzerche[23]. Les lycées les plus proches sont ceux de Brive-la-Gaillarde[23],[24] et ceux de Tulle[23],[24].

Santé[modifier | modifier le code]

A Espartignac, il n'y a pas de médecin mais un cabinet infirmier. Les centres hospitaliers les plus proches sont situés à Brive-la-Gaillarde (37 km), Tulle (28 km) et Limoges (65 km).

Sports[modifier | modifier le code]

La randonnée du P.O.C. et du Dolmen, (6,3 km), au départ du bourg, vous permettra de découvrir les sites et monuments d'Espartignac.

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, Espartignac dépend du diocèse de Tulle, et fait partie de l'ensemble inter-paroissial d'Uzerche-Vigeois : le doyenné de Moyenne Vézère[25].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 053 , ce qui plaçait Espartignac au 17 049e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[26].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 228 personnes (242 en 1999), parmi lesquelles on comptait 73,1 % d'actifs dont 67,3 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs[27].

Le taux d'activité en 2007 est de 45,6 % pour la tranche d'âge 15 - 24 ans , 93,9 % pour la tranche d'âge 25 - 54 ans, et 38,7 % pour la tranche d'âge 55 - 64 ans. En 2007, 76 % des hommes sont actifs pour 70,1 % des femmes[27].

En 2007, 19,3 % des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Espartignac, 73,5 % dans une autre commune de la Corrèze et 6 % dans un autre département de la région[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments historiques et militaires[modifier | modifier le code]

Motte féodale Xe siècle - XIIe siècle[modifier | modifier le code]

La motte de Château-l’Abbaye a probablement été érigée vers l’an mil, dans la forêt d’Espartignac.

Le nom du site, que l’on trouve aussi sous l’appellation de Bois l’Abbé, est lié à une donation du vicomte de Comborn aux moines de l’abbaye d’Uzerche (1072, dans le cartulaire d’Uzerche).

Il s’agit d’une motte de terre protégée naturellement par la Vézère et artificiellement par des fossés avec remparts et palissades de bois. Une tour carrée de bois, aujourd’hui disparue, se dressait sur la plate-forme sommitale. Le tapis de petites pervenches (plantes rudérales) dans la basse cour atteste d’une occupation humaine. Cette construction de type défensif contrôlait le passage à gué sur la Vézère, emprunté par la route des Métaux Précieux (de l’Armorique à la Méditerranée) qui passe à proximité[2],[6].

Poste de guet[modifier | modifier le code]

Sur le site de la motte féodale de Château-l’Abbaye, le poste de guet dit la Maison du Loup est classé Monument Historique comme dolmen. En réalité, il s’agit d’un abri aménagé dans les rochers pour surveiller le passage à gué sur la Vézère, emprunté par la route commerciale des Métaux Précieux. L’endroit est accessible par un étroit sentier, à l’extrémité ouest du site[2],[6].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin XIIIe siècle - XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La petite église d’Espartignac passe pour être la plus ancienne du canton. Elle est mentionnée dans le second testament de saint Yrieix, daté de 572, où il la donne à l’abbaye de Vigeois. Les cartulaires mentionnent trois églises associées à trois bonnes fontaines aux XIe siècle et XIIe siècle. : saint Pierre, saint Martin et saint Martial.

L’église actuelle est du vocable de saint Martin. On y célèbre pourtant saint Martial, culte associé à la fontaine du même nom, tout près de l’église.

La partie la plus ancienne est la façade avec son portail au décor limousin du XIIIe siècle.

À l’intérieur, l’autel principal du chœur est cantonné par deux autels dans les bras du transept, dédiés respectivement à la Sainte Vierge et à saint Martial. L’autel de saint Martial possède un reliquaire conservant un morceau d’os du saint[2],[6].

Sarcophages VIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au nord du cimetière actuel, dans une parcelle appelée las chapelas, deux sarcophages en calcaire de forme trapézoïdale, sans réserve céphalique, sont découverts par hasard en 1977, sous une dalle de granite. Ils sont adossés à un rocher à 0,85 m de profondeur.

Le sarcophage exposé dans l’église contenait un squelette d’homme. Un deuxième sarcophage contenait un squelette de femme, mains croisées sur la poitrine. Ces sarcophages sont datés de l’époque mérovingienne[2],[6].

Monuments contemporains[modifier | modifier le code]

Monument aux morts XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts est élevé au centre du bourg pour commémorer le sacrifice de 50 enfants d’Espartignac morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale 1914-1918.

Sur la stèle est apposée une deuxième plaque, noire, très émouvante, où sont inscrits en lettres dorées, les noms de 6 jeunes patriotes espartignacois. L’un, mobilisé, est mort en 1940. Deux autres ont été fusillés en juin 1944 par les soldats allemands. Les trois autres ont été arrêtés, déportés et sont morts dans les camps nazis.

Les photos de ces martyrs sont apposées près de leurs noms pour perpétuer leur souvenir[2],[6].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine Saint-Martial[modifier | modifier le code]

La fontaine saint-Martial est citée dans les textes très anciens relatant le passage au IIIe siècle de saint-Martial, évangélisateur du Limousin.

Une légende est liée à son passage à Espartignac, un jour d’été. Sur son chemin, il rencontre une femme portant de l’eau qu’elle venait de chercher plus loin. Il lui demande un peu d’eau pour se désaltérer mais la femme passe sans s’arrêter. Mécontent de son refus, il lui dit : « Vous pourriez en avoir du regret car je viens vous porter une bonne nouvelle et je suis un ami de Dieu. Regardez et voyez de quelle manière je me venge de votre refus ». Et, frappant le sol avec son bâton, il fait jaillir une source limpide dont l’eau coule toujours. Elle coule dans un bassin de granite à environ 100 m de l’église.

L’eau de la fontaine saint-Martial est souveraine contre la gale et les maladies de la peau, dit-on[2],[6]. Depuis le symposium de 2004 la sculpture "la nymphe qui s'apprête à la baignade" y est installée.

Moulin Marteau milieu XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Tout près du carrefour du GR 46 avec la route du bourg d’Espartignac, vous apercevez un moulin derrière un rideau d’arbres. C’est le moulin Marteau, sur le ruisseau appelé le Troh. Le moulin est très ancien. Un acte notarié de 1677 (un contrat de fermage) le mentionne. Au XVIIe siècle, il a plusieurs activités. C’est un moulin à battre le chanvre (le nom de marteau évoque les maillets), un moulin à blé et un moulin à huile.

Il cesse de fonctionner en 1958. La roue à aubes est récente. Le propriétaire a réhabilité le moulin à d’autres fins. On ne le visite pas[2],[6].

Patrimoine Naturel[modifier | modifier le code]

Arboretum Al Gaulhia

Arboretum Al Gaulhia[modifier | modifier le code]

Ce parc paysager, ouvert en 2011, s’étend sur une superficie de 10 hectares.

Tourbières, plans d’eau, zones sèches et zones humides permettent d’admirer une grande diversité floristique et faunistique. Vous pourrez découvrir tout au long du parcours près de 400 espèces de plantes : des vieux châtaigniers au label « Arbres remarquables de France[29] », jusqu’aux bambous, en passant près des nymphéas, des lotus et de divers graminées[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Daniel Esmoingt, sculpteur, décédé le 28 02 2019. Diplômé de l’École Nationale des Beaux Arts de Paris, il a fréquenté l’atelier Belmondo. Il a participé annuellement à des missions archéologiques en Égypte (Thèbes Ouest)[31]. Il a réalisé notamment le groupe « La France Impériale » de Jean-Baptiste Carpeaux (fronton du Pavillon de Flore du Palais du Louvre)[32] et celui des Génies au musée du Louvre. Restaurateur de sculptures pour les églises, créateur, il a participé aux expositions nationales et internationales. Créateur du symposium de sculptures du Pays d'Uzerche en 2004. Les sculptures sont visibles en différents lieux du canton d'Uzerche. Notamment à Espartignac au Bourg, à Ceyrat, au Champ Long, sur la voie du Poc,... (Plaquette disponible en mairie.)

Héraldique[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas de blason officiel.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants d'Espartignac », sur habitants.fr.
  2. a b c d e f g h et i Corinne Michel - CRDAP, Rayonnement d'une ville-paysage, Editions Les Ardents Editeurs
  3. « Service d’Administration National des Données et Référentiels sur l’Eau (Sandre) »
  4. « Caractéristiques chiffrées des cours d'eau du Sandre »
  5. « Distance orthodromique », sur lion1906.com.
  6. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Louis Bournazel, Histoire du Pays d'Uzerche Tome 2, Editions Lemouzi n°188bis (2009)
  7. Marcel Villoutreix, Les noms de lieux du Limousin
  8. Lemouzi N° 178 (avril 2006); Louis Bournazel : Uzerche et son pays du temps de l'occupation à la mondialisation (pages 31 à 60)
  9. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  10. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  11. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Espartignac, consultée le 26 octobre 2017
  12. « Informations utiles d'Espartignac ; consulté le 19 février 2013 », Annuaire des Mairies
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  18. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
  19. « Calendrier des recensements des communes du département de la Corrèze », sur www.insee.fr, Insee (consulté le 10 juillet 2011)
  20. « Évolution et structure de la population à Espartignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 juillet 2011)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Corrèze en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 juillet 2011)
  22. a et b (fr) « Écoles publiques de la Corrèze », Inspection académique de la Corrèze
  23. a b et c (fr) « Établissements scolaires publics de la Corrèze », Inspection académique de la Corrèze
  24. a et b (fr) « Établissements scolaires privés de la Corrèze », Inspection académique de la Corrèze
  25. (fr) « Diocèses de Tulle », Église catholique de Corrèze (diocèses de Tulle)
  26. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 10 juillet 2011)
  27. a et b « Résultats du recensement de la population - 2007 - Thème : Emploi - Population active (Espartignac) », sur le site de l'Insee (consulté le 20 août 2011)
  28. « Résultats du recensement de la population - 2007 - Thème : Formes et conditions d'emploi (Espartignac) », sur site de l'Insee (consulté le 20 août 2011)
  29. « Association A.R.B.R.E.S. », sur arbres.org
  30. « Office de tourisme du Pays d'Uzerche », sur pays-uzerche.fr
  31. « Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest », sur mafto.fr
  32. « La France impériale », sur musee-orsay.fr

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