Salon-la-Tour

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Salon-la-Tour
Salon-la-Tour
Tour de Salon-la-Tour.
Blason de Salon-la-Tour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Uzerche
Maire
Mandat
Jean Claude Chauffour
2020-2026
Code postal 19510
Code commune 19250
Démographie
Gentilé Salonnais, Salonnaises
Population
municipale
664 hab. (2018 en augmentation de 0,76 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 20″ nord, 1° 32′ 21″ est
Altitude Min. 335 m
Max. 492 m
Superficie 43,01 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Uzerche
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Uzerche
Législatives Première circonscription
Localisation
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Salon-la-Tour
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Salon-la-Tour

Salon-la-Tour (Salom en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Dans le cartulaire de l'abbaye d'Uzerche, qui reçut en donation l'église vicomtale, le nom de la localité est Celom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Salon-la-Tour se trouve dans le Massif central à 6 km au nord d'Uzerche, à quelques kilomètres seulement de l'A20, à équidistance entre Limoges et Brive-la-Gaillarde.

La commune est implantée sur le Pays d'Uzerche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Commune arrosée par le ruisseau des Forges.

Climat[modifier | modifier le code]

Salon-la-Tour n'ayant pas de station météo, le tableau suivant recense les données climatique de Limoges, distante de 42,6 kilomètres à vol d'oiseau[1].

Relevé météorologique de Limoges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,8 3,4 5,3 8,9 11,9 13,8 13,8 11,2 8,4 4 1,9 7,2
Température moyenne (°C) 4,2 5 7,2 9,5 13,3 16,5 18,7 18,6 15,7 12,3 7,2 4,7 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7 8,3 11,1 13,7 17,7 21,2 23,7 23,5 20,3 16,2 10,4 7,5 15,1
Ensoleillement (h) 83 101 145 173 192 227 250 237 198 140 99 86 1 931
Précipitations (mm) 89,9 77,3 80,8 84 89,2 70,1 62,8 78,1 80 89,3 93,9 97,1 992,5
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7
1,4
89,9
 
 
 
8,3
1,8
77,3
 
 
 
11,1
3,4
80,8
 
 
 
13,7
5,3
84
 
 
 
17,7
8,9
89,2
 
 
 
21,2
11,9
70,1
 
 
 
23,7
13,8
62,8
 
 
 
23,5
13,8
78,1
 
 
 
20,3
11,2
80
 
 
 
16,2
8,4
89,3
 
 
 
10,4
4
93,9
 
 
 
7,5
1,9
97,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible très facilement car elle est à toute proximité de l'autoroute A20, entre Limoges et Brive-la-Gaillarde, portion entièrement gratuite d'autoroute.

De même, l'axe A89 (Bordeaux - Clermont-Ferrand, Lyon à terme) est accessible facilement de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Salon-la-Tour est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Uzerche, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

En , le réseau Buckmaster débute ses émissions à Uzerche et Salon-la-Tour. À la mi-novembre de la même année, le premier parachutage d'armes à lieu à Salon-la-Tour (échec) et Espartignac (succès)[6].

En , la commune subit la répression du 4e régiment SS « Der Führer », appartenant à la division Das Reich, en route vers la Normandie[7].
Le , deux sticks du 3e SAS Français - 3e Escadron du détachement du lieutenant Michel Leblond (sticks II et III commandés respectivement par le sous-lieutenant France Mackie et le sergent Julien Bongeot) appuyés par des commandos de l'OSS dirigés par le captain WF Larson, attaquent un train blindé allemand non loin de la gare de Salon-la-Tour. Cette attaque se déroule très mal et au cours de l'accrochage, deux SAS du stick III, le caporal-chef Christophe Savey et le SAS André Ménardi sont tués ainsi que le captain Larson. Après décrochage, les SAS poursuivront leurs actions de harcèlement dans la région et feront leur entrée à Limoges avec les FFI le .

Violette Szabo, une résistante et un agent secret britannique du SOE est arrêtée par les Allemands à la sortie de Salon-la-Tour.

Salon la Tour - Celom au Moyen Âge - Les Vicomtes de Limoges[modifier | modifier le code]

  • Cartulaire de l'abbaye d'Uzerche : l'église vicomtale.
  • Cuve baptismale dans l'église (au fond de l'église près d'un pilier).

Pour l'histoire des familles Vicomtales, voir Château-Chervix et Masseret.

Au XVe siècle, sous le titre Instruction pour l'administration du comté de Périgord et de la Vicomté de Limoges (archives de la Vicomté, Fonds Bosvieux, ADHV87).

Dans le recensement de la châtellenie de Masseret, il n'est nullement question de la tour vicomtale de Salon. Rien n'est dit sur son état. Les tours vicomtales de Chervix, Masseret et Salon n'étaient pas des tours abritant une famille seigneuriale mais une maigre garnison. Voir la description faite au XVe siècle de la tour de Masseret :

« Dans la châtellenie de Masseret, il y a plusieurs seigneuries ressortissant de ladite châtellenie comme Saint-Germain, Salon, Saint-Vitte, Meilhards, Le Pin, le Verdier et autres... ». Salon est à cette époque partagée entre plusieurs seigneuries foncières. Elle relèvent du Vicomte en fondalité directe.

Ces seigneuries sont dans la fondalité directe du Vicomte de Limoges. Cependant, Salon n'est pas ou n'est plus une châtellenie au XVe siècle. Elle est rattachée à la châtellenie de Masseret. Ce qui est confirmé par M. Clement-Simon, historien corrézien du XIXe siècle ayant le titre académique de géographe, auteur d'une Histoire de la Vicomté.

Alain d'Albret, époux de Françoise de Châtillon, maison de Blois-Bretagne, héritière de la Vicomté de Limoges, est en procès avec sa belle-sœur Madame de Montrésor. Ce procès donne lieu à un recensement dans la Vicomté des châtellenies et des domaines relevant de la propriété du vicomte et aussi de tous les revenus dont les droits de justice, cens, fours banaux, etc.

En fondalité ou directe seigneurie à Salon[modifier | modifier le code]

« Noble Jean du Breuilh, sieur de Fraixer, maison noble de Fraixe avec domaine y joignant. Métairie à La Porcherie, moulins, étangs, rentes en deniers, grains, gelines (poules) , journaux, vinades, dîmes, fondalité directe seigneurie. »

« Noble Jehan homme Guy de Lebolies, sr de la Granerie-maison noble de La Granerie, avec un domaine et une métairie, autre métairie dans la paroisse de La Porcherie, rentes en fondalité directe. »

Extrait du Mémoire sur la châtellenie de Masseret (XVe siècle). Archives de la Vicomté de Limoges conservées à Pau. Fonds Bosvieux ADHV 87.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Charles Galetou    
mars 2001 2008 Jacques Risse    
mars 2008 En cours Jean-Claude Chauffour[9]   Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11]. En 2018, la commune comptait 664 habitants[Note 5], en augmentation de 0,76 % par rapport à 2013 (Corrèze : +0,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9271 8421 8181 9831 9142 0152 0432 0511 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8441 7701 8511 7091 8251 7901 9742 4272 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9662 0641 9451 6291 5331 4461 3791 2611 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0671 018926798729721707705703
2013 2018 - - - - - - -
659664-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour[14], reste d'une ancienne forteresse ayant appartenu aux vicomtes de Limoges et détruite par Richard Cœur de Lion.
  • Église Saint-Hilaire.
  • Suite à la restauration des vitraux de la tribune de l'église de Salon la Tour par le Maître verrier Jean Marie Basset "Atelier Vitrail du Chambon", les trois fenêtres de cette tribune présentaient une lacune en parties basses. C'est dans les décombres qu'il a retrouvé sur un fragment de vitrail le cartouche de saint Blancat daté de 1897.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léonce de Sal, homme politique français né le à Salon-la-Tour et décédé le à Paris.
  • Violette Szabo (1921-1945), résistante et agent secret britannique.
  • Varg Vikernes (1973- ), musicien norvégien néo-nazi, y a été arrêté en 2013, alors qu'il y résidait[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Salon-la-Tour (Corrèze).svg
D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, au franc-canton d'or à trois lionceaux d'azur, armés et lampassés de gueules.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Des témoins de cet accrochage ont confirmé à Philip Vickers avoir vu des soldats SS tomber à terre.
  4. Le major Kowatch qui a présidé la veille aux atrocités de Tulle.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance orthodromique », sur lion1906.com.
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Lemouzi N° 178 (avril 2006); Louis Bournazel : Uzerche et son pays du temps de l'occupation à la mondialisation (pages 31 à 60)
  7. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 43
  8. Hommage à Violette SZABO (GC - CdG)
  9. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Base Mérimée : Restes de la tour
  15. Etienne VUILLAUME, « Néo-nazi interpellé en Corrèze : le voisinage de Kristian Vikernes parle d'une "famille normale" », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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