Castanea sativa

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Castanea sativa
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Châtaignier
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Fagales
Famille Fagaceae
Genre Castanea

Nom binominal

Castanea sativa
Mill., 1768

Synonymes

  • Castanea vesca Gaertn.
  • Castanea vulgaris Lam.
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Les vieux châtaigniers peuvent
atteindre des diamètres importants.

Classification phylogénétique

Ordre Fagales
Famille Fagaceae

Répartition géographique

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Régions d'origine probables en vert, et régions d'introduction ancienne par l'homme en orange.

Le châtaignier ou châtaignier commun (Castanea sativa Mill.) est un arbre à feuilles caduques de la famille des fagacées. Il produit des fruits : les châtaignes. Lorsqu'il est en nombre sur un territoire délimité, il forme une châtaigneraie.

Le châtaignier fut surnommé dans certaines régions de la Méditerranée « arbre à pain » ou « pain des pauvres » car ses fruits y remplaçaient les céréales en période de disette[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Châtaignier vient du latin castanea, lui-même dérivé du grec kastanon. Ce nom ferait référence à Kastanon, une ville de Thessalie renommée dans l'Antiquité pour la qualité des châtaignes qu'on y récoltait. Castanea était l'ancien nom des chênes avant de désigner le châtaignier.

Sativus signifie « cultivé » en latin. Le châtaignier a été surnommé "arbre à pain" pour les qualités nutritives de ses fruits. Il remplaçait les céréales dans une grande partie des Cévennes.

Description[modifier | modifier le code]

Châtaignier (Castanea sativa)

Le châtaignier est un arbre majestueux à cime large bien branchue et à croissance rapide. Il peut mesurer 25 à 35 m de haut et 4 mètres de diamètre. Il a une grande longévité et peut dépasser le millénaire[2].

L’écorce jeune est lisse et de couleur brun verdâtre, puis devient brun foncé avec le rhytidome qui se fissure longitudinalement. Avec l'âge, ces rhytidomes tendant à se vriller selon une spirale lévogyre[3] et le tronc a tendance à devenir creux[1].

Ses grandes feuilles caduques vert luisantes dessus sont de forme oblongue-lancéolée aiguë, aux bords en dents de scie et pétiole court. Elles sont disposées en spirale et peuvent mesurer jusqu'à 25 cm de long sur 4 à 8 cm de large). Elles sont riches en tanins (pour l’essentiel des tanins ellagiques tels que castalagine et vescalagine).

Une bogue ouverte, dévoilant deux châtaignes.

Cet arbre monoïque à croissance sympodiale[4] fleurit de la mi-juin à la mi-juillet (les fleurs étant des chatons cylindriques jaune pâle), les chatons mâles, dressés à la floraison et disposés à la base des rameaux, apparaissent les premiers et répandent alors une forte odeur de sperme ou de miel, les chatons femelles se réunissent par trois et sont disposés plus au sommet[5].

L'espèce étant auto-stérile, il faut toujours planter au moins deux variétés compatibles entre elles pour obtenir des fruits (par exemple Marigoule et Belle épine).

La bogue, involucre vert épineux, enveloppe les fruits et dissuade certains prédateurs de s'attaquer aux châtaignes. Elle correspond à une transformation des bractées. À l'intérieur de la bogue se trouvent les châtaignes, au nombre de 1 à 3, qui sont, au sens botanique, des fruits secs de type akènes enveloppés par une pellicule astringente et par un tégument.

On ramasse ou récolte les châtaignes à partir du mois d'octobre.

Des organes floraux particuliers[modifier | modifier le code]

Fleurs femelles entourées de chatons mâles.

Les fleurs du châtaignier commencent leur induction florale pendant la saison précédente (vers le milieu de l'été soit fin juillet dans l'hémisphère Nord, raison pour laquelle une bonne irrigation est utile à cette période). Toutes les fleurs (mâles et femelles) se trouvent sur le même arbre mais sont nettement séparées (diclines)[6]. Elles sont disposées en glomérules le long des chatons placés à l'aisselle des feuilles exclusivement sur les rameaux poussant de l'année.

Il existe des variétés de châtaignier dont les fleurs mâles contiennent des étamines (variétés staminées) ou pas (astaminées). Chez les staminées, la longueur du filet est un facteur clé de la faculté pollinisatrice de la variété. On répertorie ainsi des variétés :

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

L'aire d'origine du châtaignier se situe sur les reliefs arrosés du nord de la Méditerranée : au sud des Balkans (notamment en Grèce), en Italie, en Corse, dans le sud-est de la France, mais aussi au nord-ouest de la péninsule Ibérique (nord de l'Espagne), au sud de la mer Noire en Turquie, puis vers l'est dans le Caucase, en Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, etc. Son aire de distribution a été fortement étendue par l'Homme en Europe méridionale et surtout en Europe occidentale, vers le nord jusqu'en Écosse, et aussi localement en Afrique du Nord.

Silhouette de Castanea Sativa

En France, le châtaignier est bien présent dans toutes les régions. Avec environ 744 000 hectares où cette essence est dominante[7] (soit une surface semblable à celle existant dans le domaine forestier italien, mais où il est surtout cultivé en taillis), le châtaignier fait partie des arbres feuillus importants des forêts françaises. Il est plus fréquent en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, en Corse, en Ardèche (Cévennes), dans le Limousin (dont il est un emblème, étant représenté sur le logotype du conseil régional), en Aquitaine (Dordogne, périphérie du massif landais, Double, Pays basque...), en Auvergne, dans les Alpes méridionales, dans le massif des Maures en Provence, mais aussi en Basse-Normandie, en Bretagne et en Ile-de-France. Il se fait plus rare dans le Nord-Est sans être absent, surtout à cause des sols le plus souvent calcaires ou argileux qui ne lui conviennent pas, mais il est relativement abondant dans les Vosges où il retrouve des sols légers plutôt acides qu'il affectionne.

Il est assez abondant en Belgique (notamment en Flandre et dans le Hainaut), au Pays-Bas en dehors des régions de polders, et dans les iles Britanniques jusqu'en Écosse et en Irlande. Il a été introduit en Grande-Bretagne par les Romains. Il est plus disséminé en Allemagne où il se trouve surtout à l'Ouest. Il se fait rare sous climat à influence trop continentale en Europe centrale et orientale. Il est aussi bien présent dans le sud-est de l'Europe, où il est approximativement limité au Nord par les Carpates et évite les plaines trop sèches (il est fréquent en Autriche, Slovaquie, ex-Yougoslavie, Albanie, Roumanie, etc). En Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie) il se trouve dans les zones les plus arrosées.

Il est assez rustique face au froid hivernal mais il supporte mal les gelées tardives, car le débourrement des bourgeons au printemps est précoce, d'où sa rareté sous les climats à continentalité marquée. Il s'est donc surtout développé dans les climats doux et humides d'Europe de l'Ouest. Sous climat océanique il demande au moins 700 mm de précipitations par an pour produire convenablement, ainsi même dans le quart nord-ouest de la France il peut souffrir localement d'un climat trop sec. Du fait de ses origines para-méditerranéennes il peut supporter des sécheresses estivales, à condition que le cumul annuel des précipitations soit élevé pour que les réserves en eau du sol soient suffisantes. Dans les régions méditerranéennes il se développe surtout sur les reliefs qui reçoivent beaucoup de pluie, comme c'est le cas dans les Cévennes en France.

La répartition originelle très restreinte du châtaignier en Europe du Sud représente en réalité ses refuges remontant à la dernière période glaciaire[8]. Cette répartition n'était pas représentative du potentiel écologique de l'espèce durant l'Holocène (période géologique et climatique actuelle, depuis la sortie de la dernière ère glaciaire). Les barrières constituées par les massifs montagneux et la concurrence avec d'autres arbres plus compétitifs comme le hêtre et les chênes ont probablement bloqué la reconquête du châtaignier vers les vastes régions favorables d'Europe plus au nord, au climat redevenu clément depuis longtemps pour cette espèce. Les châtaignes ont un faible pouvoir de dispersion, sauf lorsqu'elles sont transportées par l'homme ou d'autres animaux (zoochorie). C'est donc essentiellement l'homme qui a permis à l'espèce de reconquérir de vastes surfaces forestières en Europe durant les derniers millénaires. Selon les analyses palynologiques, il apparait en Dordogne à partir de l'age du Bronze vers 2000 av. J.-C., lorsque les activité agro-pastorales de l'homme avaient ouvert le milieu (depuis le Néolithique) et créé des milieux rudéralisés favorables à l’installation d'essences héliophiles comme le châtaignier. Bien qu'à cette époque il était encore rare et ne semble pas avoir fait l'objet d'une culture intentionnelle, il se serait plutôt répandu progressivement par le transport et le commerce des châtaignes, avec des semis occasionnels et accidentels, de proche en proche, depuis son aire d'origine plus méridionale. La culture du châtaignier en Dordogne débute surtout à l'époque romaine et s'intensifie fortement au Moyen Âge[9].

Le capitulaire De Villis, rédigé à l'époque de Charlemagne, incite au développement de la culture du châtaignier. Elle a connu son apogée en France aux XVIe et XVIIe siècles. Dans le Limousin, la châtaigne était la principale source de nourriture aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Génétique[modifier | modifier le code]

La diversité génétique et la différenciation de six populations françaises de châtaigniers, Castanea saliva, ont été étudiées à l'aide de marqueurs isoenzymatiques. Ce travail fait suite à des études sur des populations italiennes et turques. Il montre que l'intervention humaine a réduit considérablement le nombre d'allèles par locus, par son entreprise de sélection, de propagation de l'espèce et de reboisement[10], ce qui rend l'espèce plus fragile notamment à l'endothia.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le bois[modifier | modifier le code]

Section d'un tronc

Le bois de châtaignier est dur et durable; il est mis à de multiples contributions dans l'artisanat, la construction et l'agriculture:

Mobilier en bois de châtaigner, typique du Pays des Feuillardiers

Repoussant facilement en cépée après la coupe, il produit des tiges régulières et faciles d'emploi, les rejetons. Il est durable à couvert car on le retrouve dans les maisons anciennes de l'étage montagnard dont les poutres de châtaignier sont souvent d'origine.

C'est aussi un bois riche en tanins (6 % dans l'écorce, 13 % dans le bois et les bogues[11]) qui a été largement exploité à cet effet de 1890 à 1960, en particulier dans la région lyonnaise, ce qui a conduit à la destruction de peuplements entiers.

Sa haute teneur en tanin fait que les araignées ne tissent jamais leur toile sur du bois de châtaignier[12].

C'est un bois de chauffage moyen (mi-dur, projection d'escarbilles, fumée moyennement importante)[13].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Des châtaignes grillées en Murcie.
Article détaillé : Châtaigne.

Dans certaines régions d'Europe, le châtaignier, surnommé "le pain du pauvre"[14], a longtemps joué un rôle prépondérant dans l'alimentation humaine.

En France, mêmes les feuilles sont recherchées pour parfumer et emballer le fromage de chèvre comme le banon et le mothais sur feuille.

Les abeilles tirent du châtaignier un miel foncé et de goût prononcé.

Culture[modifier | modifier le code]

La châtaigne germe très facilement mais les arbres de verger sont greffés pour assurer une bonne production de fruits.

La castanéïculture est le nom donné par l'administration française à la production commerciale de châtaignes en verger.

Le châtaignier est une espèce :

  • thermophile (il aime la chaleur). Sensible au gel de printemps, le châtaignier a besoin de chaleur en été et d'eau en septembre. Les anciens disaient : " au mois d'août, la châtaigne doit être dans un four, au mois de septembre dans un puits…" Il lui faut une pluviométrie d'au moins 700 mm/an qui peut être compensée par un système d'irrigation à défaut.
  • héliophile (il aime la lumière) ou de demi-ombre. Il tolère un léger ombrage dans le jeune âge. La croissance juvénile est rapide. Dans de bonnes conditions, l'arbre doit atteindre 8 m de haut en 12 ans (en dessous, on estime que la station n'est pas adaptée au châtaignier)[15]. Elle peut être soutenue jusqu'à 50 à 60 ans.
  • silicicole, qui aime les sols schisteux, granitiques et alluvionnaires,
  • acidophile (aime les sols acides, c'est-à-dire potentiel hydrogène allant de 4,5 à 6,5) qui, une fois établie, supporte bien la sécheresse. Il ne peut pas pousser sur sols basiques riches en calcaire sauf à tenter une greffe difficile du châtaignier sur chêne sessile[16].
  • Il exige une profondeur de sol d'au moins 50 cm[15]. Il aime les sols profonds, frais perméables. Là où prospèrent fougère aigle, callune, chêne vert[17].

Il prospère en montagne moyenne (800 m), parfois jusqu'à 1 200 m d'altitude[réf. nécessaire].

Le châtaignier réagit très bien à la coupe en produisant des rejets très vigoureux (d’où son traitement fréquent en régime de taillis)[18] où il a tendance à devenir dominant et peut éliminer les autres essences[19]. La révolution de 7 à 15 ans. Les rejets de 2 à 5 ans peuvent être utilisés en vannerie. À 7 ans, il donne des feuillards très recherchés pour cercler les barriques. De 8 à 15 ans, ils sont exploités pour donner des échalas[17].

Pour la production de châtaignes, les variétés sélectionnées se multiplient par greffage[20] ou marcottage. Pour que le greffage fonctionne, il doit être pratiqué quand le porte-greffe est bien en sève soit généralement de la mi-avril à la mi-mai.

Pour une plantation de rapport deux variétés sont actuellement préconisées[21] :

La densité de plantation recommandée pour Marigoule est de 10x10 m ou mieux 12x12 m, pour Bouche de Bétizac : 8x8 m. Une plantation en quinconce occupera mieux l'espace qu'une plantation en carré.

L'élagage des bois morts, des bois les plus faibles et des gourmands permet d'obtenir des châtaignes de plus gros calibre.

En sylviculture, pour la production de grumes, on plante initialement 1250 plants par hectare (4 m x 2 m). On procède ensuite à une éclaircie de 30% tous les huit ans (six si la parcelle est particulièrement riche). On obtient donc l'implantation suivante :

  • 8 ans, 850 à 900 tiges/hectare,
  • 16 ans, 600 arbres/hectare (4 m x 4 m),
  • 24 ans, 400 arbres/hectare,
  • 32 ans, 200 tiges/hectare (8 m x 8 m) qui seront exploitées à 45 ans. La surface terrière optimale du châtaignier se situe entre 20 et 25 m2/ha.

Si le produit de l'éclaircie n'est pas commercialisé en bois énergie ou piquets (donnant alors lieu à des frais d'éclaircies trop coûteux), on peut également éclaircir à 200 tiges/hectares dés la dixième année[15].

En France, des subventions agricoles facilitant la plantation de châtaigneraies peuvent être obtenues auprès de FranceAgriMer.

Ennemis du châtaignier[modifier | modifier le code]

  • maladies : deux maladies constituent un réel problème et ont entraîné le déclin de l'arbre au XXe siècle:
  • ravageurs :
    • le xylébore disparate attaque le bois ;
    • le carpocapse des châtaignes et le Balanin des châtaignes font des dégâts sur les fruits ;
    • le cynips du châtaignier, nouveau ravageur apparu en Italie (probablement introduit avec l'importation de plants venus de Chine) il y a quelques années et qui a été repéré en France en 2005. Il provoque la formation de galles au niveau des bourgeons et il est responsable d'une chute importante de production. Il menace l'existence des variétés traditionnelles en France.

Variétés[modifier | modifier le code]

Éléments du châtaignier dans Koehler's Medicinal-Plants

Il existe de très nombreuses variétés anciennes et modernes. Certaines variétés sont issues de l'hybridation, naturelle ou artificielle, entre deux espèces: le châtaignier européen (Castanea sativa) et le châtaignier du Japon (Castanea crenata). Elles sont généralement plus tolérantes (mais pas résistantes) au chancre et à la maladie de l'encre que les variétés indigènes. C'est le cas des variétés en gras ci-dessous :

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

"Castanea autem cum sale trita, et postea cum melle temperata, valere dicitur contra, morsum anguium et rabidi canis." Selon Saint Albert le Grand la châtaigne mélangée à du sel et cuite ensuite avec du miel, est bonne contre les morsures de serpent et la rage. L'infusion de feuilles de châtaignier soignerait coqueluche, bronchites et quintes de toux, (La substance contenue dans les feuilles riches en tanin a une action sédative sur la respiration), la gorge (gargarisme), diarrhées, rhumatismes et douleurs du dos. Feuilles et écorce soigneraient aussi les hémorragies (John Brickell, 1735), la dysenterie…

Parents proches du châtaignier commun[modifier | modifier le code]

Certains arbres ayant dans leur dénomination courante le nom de châtaignier n'ont en réalité aucun rapport avec la famille des Fagacées : châtaignier du Brésil, châtaignier des Antilles, châtaignier de Guyane, châtaignier de Malabar, châtaignier de Tahiti, entre autres. La « faute » semblant en incomber aux conquérants ibériques des XVIe et XVIIe siècles.

Légendes[modifier | modifier le code]

Gardien de la porte de l'hiver.

Au temps des celtes, le châtaignier, au large tronc et aux raines puissantes, étais considéré comme le gardien de la porte de l’année nouvelle, de hiver ou rien ne pousse. Les châtaignes nourrissaient hommes et bêtes pendant tout le temps ou la nature était morte. Et de nos jours , pendant toute la période entre Noël et nouvel An, les marrons se mêlent aux pommes pour farcir oie ou dinde de fête[22].

Divers[modifier | modifier le code]

Chataigner multiséculaire du parc de Burghley House ; l'écorce d'abord lisse prend un relief très marqué avec l'âge
  • Châtaigniers remarquables :
  • Le musée de la châtaigneraie, situé à Joyeuse dans le département de l'Ardèche, permet la découverte de la culture de l'arbre le plus important économiquement du département. Il présente une collection d'outils anciens, d'objets usuels et de mobilier. En complément, il propose le sentier du châtaignier.
  • La maison du châtaignier, située à Châlus, dans la Châtaigneraie Limousine, est un espace muséographique interactif entièrement consacré au châtaignier, à ses possibilités ainsi que celles de la châtaigne, et qui présente l'activité et la production du métier de feuillardier.
  • La maison du châtaignier, à Saint-Pierreville, dans le nord de l'Ardèche, retrace également l'histoire locale de la castanéïculture, au travers d'objets, de pièces d'archives et de documents sonores.
  • L'association Aveyron Conservatoire Régional du Châtaignier (ACRC), travaille à la sauvegarde, à l'étude et à la conservation des variétés anciennes de châtaignes en Aveyron. Également, cette association travaille au transfert de la compétence aveyronnaise dans les autres départements de Midi-Pyrénées, afin de favoriser une connaissance partagée du patrimoine castanéïcole régional. En Aveyron, les variétés sont aujourd'hui connues (70 au total) et sont conservées en verger conservatoire. De plus un deuxième combat est mené au sein de cette association: la conservation in situ (sur leurs terroirs d'"origines") des variétés. Pour cela deux travaux majeurs sont aujourd’hui portés : la rénovation des vergers anciens par élagage sévère et la remise en production des vergers à travers l’usage agricole. Sont étudiées de fait les opportunités de remise en production des vergers (rénovation), de récoltes (mutualisation d’outils de récoltes), de transformation (étude pour l’amélioration des conditions de travail des unités de transformation par l’acquisition d’équipements performants.).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'arbre à pain Le Châtaigner
  2. De beaux spécimens se trouvent dans le secteur de Zonza en Corse du sud, certains écrits mentionnent un sujet vieux de 2500 ans.
  3. Le Châtaignier commun
  4. Croissance, morphogenèse et dynamique de l’état physiologique des bourgeons de jeunes plants de Châtaignier en conditions naturelles et contrôlées - Yvonne PEZET, Chadouli SI-MOHAMED - 1988
  5. La Fleur de châtaignier - Nouvelle du Marquis de Sade
  6. "Châtaignes et marrons" - Henri Breisch - 1995 - Éditions CTIFL
  7. Inventaire forestier national, La forêt en chiffres et en cartes, Inventaire 2014, [1].
  8. Patrik Krebs et al., Willy Tinner Quaternary refugia of the sweet chestnut (Castanea sativa, Mill.): an extended palynological approach, 2004, [2].
  9. Chantal Leroyer, Apparition et diffusion du châtaignier (Castanea sativa) en Dordogne : l’apport de la palynologie, 2010, [3].
  10. Evidence of genetic drift in chestnut populations. MACHON N. (1) ; BUREL L. (1) ; LEFRANC M. (1) ; FRASCARIA-LACOSTE N. (1 2) ; (1) Laboratoire d'évolution et de systématique des végétaux, Orsay, FRANCE, (2) Unité de génétique des populations d'arbres forestiers, École nationale du génie rural des eaux et des forêts, Nancy, FRANCE
  11. Rottsieper. E.H.W. "Vegetable Tannins The Forestal Land", Timber and Railways Co. Ltd. 1946
  12. Rubrique sur caractéristiques et utilisations du bois de châtaignier
  13. Quelles sont les caractéristiques des différents bois pour le chauffage et lesquels utiliser ?
  14. "Le châtaignier : un arbre, un bois", par Catherine Bourgeois - Édité par l'institut pour le développement forestier
  15. a, b et c Impact des éclaircies tardives sur le châtaignier. Forêt privée française - 2006
  16. La greffe du châtaignier sur chêne
  17. a et b Pierre Lieutaghi, Le livre des Arbres, Arbustes & Arbrisseaux, Arles, Actes sud, 2004 (ISBN 2-7427-4778-8)
  18. « Castanea sativa - Châtaignier », sur nature.jardin.free.fr (consulté le 22 février 2016)
  19. Ph. Guinier, A Oudin, L. Schaeffer, Technique forestière, Paris, La Maison Rustique, 1951
  20. La greffe du châtaignier
  21. Conseils pour réussir vos plantations de châtaigniers et Technique de plantation
  22. (en+fr) Philippe Domont, histoires d'arbres des sciences aux contes, Édith Montelle, , 256 p. (ISBN 2603012991), p. 224
  23. (it) « Il Castagno dei Cento Cavalli »
  • JC. Rameau, D. Mansion, G. Dumé Flore forestière française, guide écologique illustré, 1 Plaines et collines, Institut pour le développement forestier, 1989

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Robert Pitte, Terres de castanide : hommes et paysages du châtaignier de l'Antiquité à nos jours, Fayard, Paris, 1986 (notice BnF no FRBNF34909035)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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