Économie de subsistance

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Comme bien des agriculteurs de l'Afrique subsaharienne, ce paysan camerounais cultive la terre à des fins uniques de subsistance, pour nourrir sa famille.

L'économie de subsistance est une économie choisie ou subie, relativement ou totalement à l'écart des flux économiques, où règne essentiellement l'autoconsommation. Les productions des biens alimentaires, mobiliers ou immobiliers nécessaires à l'existence repose sur la famille ou un groupe restreint sans qu'il y ait d'échanges commerciaux ou de manière très limitée. Elle repose sur l'agriculture vivrière, qui produit la plus grande partie des apports nécessaires à l'alimentation au niveau mondial[1].

Ce type d'économie a régressé au cours du dernier siècle avec l'industrialisation et la révolution verte, mais reste la norme pour une grosse majorité[réf. nécessaire] de la population mondiale qui est concentrée sur les territoires ruraux des pays en voie de développement, en Extrême-Orient, au Moyen-Orient et en Afrique, en Europe de l'Est, en Amérique latine et dans les Caraïbes, etc. Dans un pays où coexiste cette économie et un autre système (économie de marché, économie collectiviste, économie féodale ou corporatiste...), on parle d'économie duale. L'économie de subsistance est souvent caractéristique d'une société traditionnelle.

Cette économie se situe à l'opposé de l'Économie de marché, des sociétés industrielles qui échangent des biens et des services. Elle ne doit pas être confondue non plus avec l'autarcie, à savoir l'autosubsistance de toute une économie nationale. Dans ce modèle, la Division du travail n'est pas très utiles, puisqu'il était principalement appliqué dans les sociétés pré-industrielles par les paysans, même si certains chercheurs pense qu'elle n'a jamais vraiment exister en tant que tel.

Comme dit précédemment, Économie de subsistance n'a jamais existé à l'état pur. Deux raisons empêchaient les ménages orientés vers l'Autosuffisance de fonctionner entièrement en vase clos. D'abord, il fallait acheter ou troquer certains produits, tel le sel (pour la production animale), ou des articles métalliques.

Le surplus[modifier | modifier le code]

Pour tout travail produisant un surplus, on ne peut envisager de groupes vivant ou ayant vécu durablement dans un tel équilibre sans chercher à l'expliquer. À long terme, une partie de ce surplus peut être utilisée à l'élargissement des dimensions du groupe, et on constate historiquement, en effet, l'accroissement de leurs forces productives dans le passé, alors que les groupes observés actuellement paraissent très statiques. Ce surplus peut être aussi nul ou très faible, si l'effort et le temps de travail sont déterminés pour produire ce qui est strictement nécessaire aux subsistances « normales » : le surplus se réalise alors sous forme de temps libre, ce qui explique le jugement d'irrationalité souvent porté sur ces groupes au nom de nos propres critères d'appréciation. Le surplus peut y être l'objet de consommations collectives rituelles ou individuelles ostentatoires. Le surplus peut enfin être prélevé par une classe dominante, l'économie de subsistance n'excluant pas une structure de classes de la société[2].

Les crises de subsistances[modifier | modifier le code]

La crise de substance désigne une difficulté pour un individu à subvenir ses besoins de nutrition. Elle correspond au périodes de pénurie alimentaire causée par des mauvaises récoltes, provoquant une baisse des réserves de grains, une forte montée des prix des céréales, du pain et une chute de l'alimentation en Occident jusqu'au XIXe siècle.

Nous somme dans une ère préindustrielle, avec les modes de production précapitalistes (l’esclavage,  féodalisme, mode de production asiatique) et une prédominance absolue de l'agriculture et de l'élevage. La plupart de ses crises de subsistance s'explique par le fait que les cycles économiques étaient des cycles naturels (basé principalement sur le climat), donc durant l’hiver, les agriculteur ont du mal à entretenir leur plantation et on constate des rendements décroissante causés par la pression croissante de la population. Les cause qui en résulte sont la famine, qui entraîne ensuite la malnutrition, les maladies, les conflits sociaux et même la mortalité, qui est déjà très élevée à cette époque.[3]

Ces crises sont souvent la cible d'agioteurs, c'est-à-dire des personnes qui cachent le blé avant de remettre sur le marché, afin de faire monter les prix pour en tirer des bénéfices importants. Afin de limiter l'agiotage, le gouvernement mettait en place une politique frumentaire, c'est-à-dire une politique de contrôle des prix et des réserves de blés, menée par les autorités.

Sous l'Ancien Régime, il existe trois grande crises de subsistances :

Le degré d'autosuffisance[modifier | modifier le code]

Le degré d'autosubsistance variait sensiblement suivant les zones Agraire indépendant. Les régions préalpines et alpines en étaient les plus éloignées, s'étant spécialisées dès le bas Moyen Âge dans la production de viande et de beurre, puis au XVIe siècle dans celle de fromage à pâte dure.

Le degré d'autosubsistance variait aussi selon les Classe sociale. Il était généralement le plus élevé dans les fermes de taille moyenne. Les membres de cette Paysannerie étaient en mesure de nourrir leur famille en temps normal. Ils ne participaient que modestement au marché et ne se manifestaient guère en tant qu'acheteurs. Les petits paysans dépendaient du marché agricole local comme ouvriers et acheteurs[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ludovic Temple. Économie des changements techniques dans l’agriculture vivrière du sud: une con- tribution institutionnaliste. Économies et finances. Université Toulouse le Mirail - Toulouse II, 2010.
  2. Encyclopædia Universalis, « ÉCONOMIE DE SUBSISTANCE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 21 novembre 2019)
  3. « Définition de économie de subsistance », sur aquaportail.com (consulté le 5 décembre 2019)
  4. Dominique Triaire, « La politique culturelle de Stanislas Auguste de Pologne d'après ses Mémoires », Dix-huitième Siècle, vol. 36, no 1,‎ , p. 387–400 (ISSN 0070-6760, DOI 10.3406/dhs.2004.2623, lire en ligne, consulté le 21 novembre 2019)