Économie palatiale

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(Cet article est très fortement biaisé et négatif, il ne décrit pas l'objet mais le juge, la version anglaise serait un bon point de départ pour tout réécrire sur un ton neutre)

Une économie palatiale désigne le système économique dans lequel la richesse provient d'un point central (le palais) pour atteindre en bout de chaîne le petit peuple, qui ne détient pas d'autre source de revenu. L'organisation sociale découlant du système économique palatial est constituée d'une élite tournée vers les plaisirs, servie par une classe de bureaucrates qui gèrent l'administration de l'État, et reposant sur une classe de paysans assurant la subsistance de l'ensemble.

Le modèle économique invoque la combinaison d'une économie planifiée (permettant la réalisation de grands travaux, tels les pyramides) et d'une économie de subsistance.

Les exemples historiques qui lui correspondent comprennent la civilisation mycénienne et la civilisation minoenne durant la Grèce antique en particulier, quoique bien d'autres civilisations pré-industrielles puissent se référer également à ce modèle, qui ne se confond cependant pas avec les économies de l'Antiquité classique ni du Moyen Âge.

Sous ses aspects contemporains, l'économie des pays sans développement en Amérique centrale et Amérique du Sud sous le joug des juntes militaires, assurant leur domination sur un peuple paupérisé à l'extrême par le biais d'un strict État policier doublé d'une propagande visant à effacer la nature du régime sous l'identité d'un gouvernement fantoche d'une république bananière, constitue un premier exemple jusqu'aux années 1970. À cette différence que l'influence étrangère d'une grande puissance, liée à la mainmise par les multinationales sur les ressources naturelles du pays, est observable.

Un autre est l'économie de la Corée du Nord, qui fut comparée à l'économie palatine dans sa version antique. Elle est entièrement prise en charge par l'État, et si inefficace que le pays dépend de l'aide étrangère (notamment celle de la Chine, son grand voisin) pour assurer la survie de sa population.

Il y a enfin l'exemple des républiques bananières africaines (par exemple le Gabon et les deux Congo). L'État y est le principal pourvoyeur d'emploi, le pays lui-même ne produit rien et ne fait que laisser exploiter par des compagnies étrangères ses ressources minières. Les dividendes d'exploitation, directement reversés à l'État servent théoriquement à faire fonctionner le pays (seules ressources du budget) mais s'épuisent bien avant d'atteindre leur but (détournements, gaspillages, corruption), ce qui aboutit à une situation de faillite économique constante, plus ou moins compensée par des aides internationales, elles-mêmes à leur tour détournées ou gaspillées par un pouvoir corrompu. Le peuple, majoritairement employé dans la fonction publique, reste généralement très passif, car totalement dépendant des salaires.

Inspirations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Lévy (éd.), Le système palatial en Orient, en Grèce et à Rome. Actes du Colloque de Strasbourg, 19-22 juin 1985. Strasbourg: Université des Sciences Humaines.
  • Darcque P. 2002. Les économies palatiales égéennes, Cahiers des thèmes transversaux ArScAn II, p. 103-107.

Voir aussi[modifier | modifier le code]