Économie de plantation

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Dessin de 1670 montrant des esclaves travaillant le tabac dans une plantation coloniale.

L'économie de plantation concerne les cultures intensives, telles que celles de la canne à sucre, du coton, du caoutchouc et du café, organisées en plantations.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'économie de plantation existe depuis au moins le xiie siècle, les Vénitiens, les chevaliers Teutoniques, les Templiers et les normands ayant pratiqué l'économie de plantation pour le sucre près de Tripoli, en Italie du sud et en Sicile dès cette époque[1]. Ce modèle économique s'applique ensuite dans les colonies qui se mettent en place au xve siècle, notamment à Sao Tomé-et-Principe ; il sera enfin massivement développé sur le continent américain et aux Caraïbes au XVIIIe siècle.

Les sociétés coloniales étaient axées autour de ces productions, avec leur hiérarchie, leur modes de fonctionnement et d'organisation sociale. Elles ont vu s'y confronter maîtres européens, esclaves, émancipés d'origine africaine et coolies ou engagés, principalement d'Europe.

De nombreux textes littéraires, notamment de William Faulkner, de Raphaël Confiant, de Patrick Chamoiseau, d'Edouard Glissant et de David Dabydeen prennent pour cadre ces plantations qui induisent un comportement particulier face à l'exil, l'enracinement, l'exploitation et la diversité culturelle.

On parle de « plantocratie » pour définir le type d'organisation sociale induite dans les plantations à l'époque des Empires coloniaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières. Essai d'histoire globale, Gallimard, coll. « Folio / Histoire »,‎ (1re éd. 2004), epub (ISBN 978-2070734993), p. 42

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]