Discographie des Rolling Stones

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Discographie des Rolling Stones
Description de cette image, également commentée ci-après
Formation actuelle des Rolling Stones : Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood, et Charlie Watts.
Albums studio 24
Albums live 20
Compilations 25
EP 3
Singles 79

Cet article présente la discographie du groupe de rock The Rolling Stones. Depuis sa formation en 1962, le groupe a sorti vingt-quatre albums originaux. Le catalogue est scindé en deux depuis 1971 : le groupe possède seulement celui à partir de 1971, tandis que le reste allant de 1963 à 1970 appartient au label ABKCO fondé par l'homme d'affaire Allen Klein.

Comme pour la plupart des artistes de l'époque, la discographie des Rolling Stones dans les années 1960 est problématique. En effet, avant 1967, des albums différents sont parus d'une part au Royaume-Uni (et pour l'Europe) et d'autre part aux États-Unis. Ensuite, les toutes premières chansons du groupe furent éditées à une période où le format 33-tours n'était pas encore démocratisé, et beaucoup de faces B de 45-tours ne figurent toujours sur aucun album. En outre, leur discographie non officielle, les bootlegs, sont, tout au moins dans les vingt premières années de carrière, aussi voire beaucoup plus nombreux que leurs disques officiels, les Rolling Stones étant sur le podium des artistes les plus piratés de l'époque, aux côtés de Led Zeppelin, Pink Floyd ou Bob Dylan. De plus, il n'existe pas officiellement de compilation regroupant l'intégralité des chansons sorties en dehors des albums à l'exception Singles Collection : The London Years en 1989 regroupant les singles américains, mais ne complète pas totalement la discographie (principalement américaine). En 2002, ABKCO publie une version remastérisé de ce catalogue.

Depuis 1971, le groupe se constitue un nouveau catalogue où la plupart des chansons (dont les droits d'édition lui appartient encore) sont présents sur les albums originaux qui, publiés régulièrement jusqu'en 1989, voient le temps de sortie entre eux s'allonger progressivement, tandis que les albums en concerts deviennent de plus en plus fréquents (deux albums entre 1971 et 1989, plusieurs par an environ depuis 2012). Ce catalogue est remastérisé en 2009.

Albums[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, il est fréquent de produire des éditions différentes des albums selon le marché de destination, voire de produire des albums réservés à certains pays. Ce n'est qu'à partir de la sortie du Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles, en 1967 que cette pratique commence à décliner.

Entre 1964 et 1967, les discographies britanniques et américaines des Rolling Stones diffèrent grandement. Their Satanic Majesties Request, sorti fin 1967, sera le premier album dont l'édition est commune aux deux marchés. De plus, les albums avant Aftermath en 1966 ne sont disponibles qu'en version mono.

Les différences d'éditions s'expliquent par deux habitudes de production distinctes :

  • Au Royaume-Uni, les groupes recourent au format EP afin de tester la réaction du public, avant d'éventuellement publier un album. Aux États-Unis, le format EP est très peu utilisé, ne sont publiés que des albums ou des singles. Cette pratique explique la sortie aux États-Unis de l'album 12 X 5 qui reprend les titres de l'EP 5 X 5 paru plus tôt au Royaume-Uni.
  • Aux États-Unis, il est coutume d'inclure aux albums les singles. En Angleterre, les singles ne sont en général pas inclus et sont laissés de côté au profit de chansons plus confidentielles. Cette pratique explique les différences entre les listes de titres des versions britanniques et américaines des albums Out of Our Heads, Aftermath et Between the Buttons.

A partir de 1967 avec l'album Their Satanic Majesties Request, la discographie américaine est désormais commune avec la britannique.

Les Rolling Stones quittent Decca en 1970 et fondent leur propre label, Rolling Stone Records (en), sous lequel sortent tous leurs albums studio entre Sticky Fingers et Steel Wheels. Ils signent chez Virgin Records en 1992.

Entre 1963 et 1970, tous les albums du groupe sont sorties chez London Records. En plus d'inclure les singles dans leurs albums, ils publient deux albums supplémentaires, l'un remplaçant l'EP anglais Five By Five et l'autre proposant une nouvelle série de chansons, dont certaines étaient parues sur la version anglaise de Out of Our Heads sortie trois mois après l'américaine où entretemps le groupe était retourné en studio, auxquels s'y ajoutent une compilation de chansons inédites dans leur discographie accompagnés des derniers succès (Flowers en 1967) et un album live (Got Live If You Want It! en 1966).

En 1971, après que les Rolling Stones aient quitté Decca pour fonder leur propre label, ils découvrent ils ont perdu leur catalogue jusqu'en 1970 au profit de leur manager Allen Klein via sa société ABKCO. Par la suite le groupe continue de réaliser de albums studio régulièrement tous les 1, puis 2 et 3 ans progressivement jusqu'en 1989 avec l'album Steel Wheels qui est la réconciliation après des années de tensions internes depuis 1982. A partir de ce moment-là, le groupe enchaîne les longues tournées mondiales jusqu'à nos jours, et les intervalles entre les albums studios seront de plus en plus long, seuls cinq seront publiés : Voodoo Lounge (1994), Bridges to Babylon (1997), A Bigger Bang (2005), Blue and Lonesome (2016, album de reprises) et un nouvel album à paraître en 2019.

Année Album Etiquette Charts
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau du Royaume-Uni Drapeau des États-Unis
1964 The Rolling Stones (album britannique)/

England's Newest Hit Makers (album américain)

Decca/London 1 11[1]
12 X 5 (album américain) London Non publié 3
1965 The Rolling Stones No. 2 (album britannique)/

The Rolling Stones, Now! (album américain)

Decca/London 1 5[2]
Out of Our Heads (album britannique et américain) Decca/London 2[3] 1
December's Children (And Everybody's) (album américain) London Non publié 4
1966 Aftermath (album britannique et américain) Decca/London 1 2[3]
1967 Between the Buttons (album britannique et américain) Decca/London 3 2[3]
Their Satanic Majesties Request Decca/London 1 - - - 3 2
1968 Beggars Banquet Decca/London 1 - - - 3 5
1969 Let It Bleed Decca/London 1 - - - 1 3
1971 Sticky Fingers The Rolling Stones 3 - - - 1 1
1972 Exile on Main St. The Rolling Stones 8 - - - 1 1
1973 Goats Head Soup The Rolling Stones 1 - - - 1 1
1974 It's Only Rock 'n Roll The Rolling Stones 1 - - - 2 1
1976 Black and Blue The Rolling Stones 1 - - - 2 1
1978 Some Girls The Rolling Stones 2 - - - 2 1
1980 Emotional Rescue The Rolling Stones 1 - - - 1 1
1981 Tattoo You The Rolling Stones 1 - - - 2 1
1983 Undercover The Rolling Stones 11 - - 5 3 4
1986 Dirty Work The Rolling Stones 9 - - 1 4 4
1989 Steel Wheels The Rolling Stones 6 - - 2 2 3
1994 Voodoo Lounge Virgin 2 - - 1 1 2
1997 Bridges to Babylon Virgin 2 2 - 3 6 3
2005 A Bigger Bang Virgin 3 1 3 1 2 3
2016 Blue & Lonesome Polydor 2 2 1 1 1 4

Albums parus dans d'autres pays[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Around and Around

Albums live[modifier | modifier le code]

En 1966, en attendant la parution de l'album studio Between the Buttons, London Records publie l'album Got Live If You Want It! qui est n°6 au classement. En Angleterre, ce disque était déjà sorti un an plus tôt... en EP avec deux chansons en commun. Plus tard, en 1970, Decca publie un nouvel album live, Get Yer Ya-Ya's Out!, considéré comme l'un des meilleurs albums live de tous les temps, et le seul de nos jours à avoir atteint le sommet des charts, au Royaume-Uni. Dans les années 1970 et 1980, le groupe publie ainsi deux albums (Love You Live et Still Life) qui, bien qu'ils soient classés dans le top 10, voient la qualité baisser par rapport à celui de 1970.

A partir de 1990, alors que le groupe diminue sa production d'albums studio, il va en revanche publier plus régulièrement les albums live, un album par tournée au moins. Cela commence par Flashpoint, qui contient deux chansons studios inédits enregistrés pour ce disque, puis l'acoustique Stripped reprenant le principe des émissions MTV Unplugged, puis No Security proposant plus des chansons secondaires moins présents en live, puis la tournée quarantenaire du groupe en 2004 avec Live Licks, puis le témoignage de la tournée A Bigger Bang filmé par Martin Scorsese avec Shine a Light en 2008.

En 2011, le rythme de publication des albums live s'intensifient avec la création de la série From the Vault qui ressort des archives des enregistrements de concerts des précédentes tournées depuis 1969 destinés aux fans du groupe, parfois accompagné de vidéo. Entre-temps, d'autres albums provenant d'anciennes tournées sont publiées comme le Some Girls:Live in Texas 1978 en 2012 ou encore Voodoo Lounge Uncut en 2018, mais ne font pas partie de la série citée précédemment. En 2016, les Rolling Stones publie une nouvelle version de l'album Stripped intitulé Totally Stripped qui ne contient désormais que des chansons interprétées en concerts (alors que certaines étaient enregistrées en studio en version acoustique dans la version d'origine en 1995) et le concert de Cuba, Havana Moon, qui est disponible aussi en vidéo.

Compilations[modifier | modifier le code]

Officielles[modifier | modifier le code]

Post-contrat chez Decca[modifier | modifier le code]

Decca Records continue à publier des compilations des Rolling Stones après la fin du contrat liant le groupe au label.

Post-contrat chez ABKCO[modifier | modifier le code]

ABKCO Records continue à publier des compilations des Rolling Stones après la fin du contrat liant le groupe au label Decca.

Autres[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Les trois maxis des Rolling Stones sont sortis au Royaume-Uni (Decca) et au Canada (London).

Singles[modifier | modifier le code]

« UK » correspond au classement à l'UK Singles Chart, « US » au Billboard Hot 100 et « US Main » au Hot Mainstream Rock Tracks.

Années Decca (1963-1971)[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Aux Etats-Unis[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Rééditions des disques des Rolling Stones[modifier | modifier le code]

Decca / ABKCO (1963-1971)[modifier | modifier le code]

En 1989, le catalogue des Rolling Stones appartenant à ABKCO est réédité sur CD, accompagné d'une compilation intitulé Singles Collection: The London Years, contenant tous les singles paru chez London (le label américain) ainsi que quelques singles anglais. Ce triple album complète en grande partie le catalogue qui comprend de nombreuses chansons parues hors albums.

En 2002, ABKCO ressort ce catalogue en version remastérisé pour les quarante ans du groupe, accompagnant donc la compilation Forty Licks dont le premier disque est dédié aux chansons de ce catalogue, tandis que le second à ceux des Rolling Stones.

En 2013, ce catalogue est disponible en streaming, accompagné d'un coffret 1963-1971 reprenant la discographie originale britannique reprenant les albums anglais, les EP et contient un double album comportant les autres chansons hors albums.

A partir de 2017, ABKCO publie un album avec un nouveau master par an pour les cinquante ans en commençant par Their Satanic Majesties Request, suivi de Beggars Banquet en 2018, puis de Let It Bleed en 2019.

Catalogue des Rolling Stones (depuis 1971)[modifier | modifier le code]

En 1987, les albums des Rolling Stones à partir de 1971 ressortent pour la première fois en version CD. L'album Steel Wheels en 1989 est le premier du groupe à sortir directement en CD.

En 2009, ce catalogue détenu par le groupe ressort en version remastérisé. Pour l'occasion, le groupe retourne en studio pour finir les enregistrements inachevés des sessions Exile on Main Street et Some Girls laissés de côtés pour les rééditions de deux albums en 2010 et 2011 respectivement. La réédition de l'album Exile on Main Street arrive en tête de classements à sa sortie en 2010. En 2013, le catalogue arrive sur les plates formes de streaming dans le coffret The Complete Collection 1971-2013. En 2015, l'album Sticky Fingers est réédité avec un concert datant de 1971 publié sur les deux autres disques.

Liste non exhaustive de bootlegs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Albums pirates des Rolling Stones.

La liste des disques non-officiels est difficile à établir, parce qu'elle est encore plus problématique à réaliser que pour les disques officiels ; les bootlegs des Stones se répartissant eux-mêmes en 3 sous-catégories : les pirates live, les pirates studios, et les interviews[14].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sorti sous le nom de ''England's Newest Hit Makers'' avec une tracklist différente.
  2. Sorti sous le nom de The Rolling Stones, Now! avec une tracklist différente.
  3. a b et c Sorti avec une tracklist différente
  4. Comme les albums studio pré-1967, cette compilation n'inclut pas les mêmes titres dans ses versions américaine et britannique.
  5. Jump Back: The Best of the Rolling Stones n'est sorti aux États-Unis que le 24 août 2004.
  6. Hot Rocks 1964-1971 n'est sorti au Royaume-Uni que le 25 juin 1990.
  7. D'après le classement officiel
  8. D'après le classement du NME
  9. Aux États-Unis, la face B Little T&A s'est classée à la cinquième place.
  10. Aux États-Unis, la face B Think I'm Going Mad s'est classée à la 50e place.
  11. Aux États-Unis, la face B du single est Break the Spell.
  12. La version britannique du single contient en plus des deux titres So Young.
  13. Le troisième titre du single est So Young aux États-Unis.
  14. Joe Staline, Nos années bootlegs, mai 1995, in Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 136-140.