Like a Rolling Stone

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Like a Rolling Stone

Single de Bob Dylan
extrait de l'album Highway 61 Revisited
Face A Like a Rolling Stone
Face B Gates of Eden (5:44)
Sortie
Enregistré et
Durée 6:09
Genre Folk rock[1]
Auteur Bob Dylan
Compositeur Bob Dylan
Producteur Tom Wilson
Label Columbia Records
Classement N°2 (2 semaines)

Pistes de Highway 61 Revisited

Like a Rolling Stone est une chanson de Bob Dylan, apparaissant sur l'album Highway 61 Revisited (1965). Sa longueur (plus de six minutes), son style et ses arrangements en ont fait l'une des chansons de Dylan les plus célèbres et influentes. Le magazine Rolling Stone l'a nommée plus grande chanson de tous les temps, affirmant : « aucune autre chanson n'a jamais défié et transformé les codes commerciaux et les conventions artistiques de son époque aussi profondément[2] ». Dans son discours de réception de Bob Dylan au Rock and Roll Hall of Fame, Bruce Springsteen se souviendra : « La première fois que j'ai entendu Bob Dylan, j'écoutais WMCA avec ma mère dans la voiture, et soudain il y a eu ce coup de caisse claire qui sonnait comme si quelqu'un avait donné un grand coup de pied dans la porte donnant sur votre esprit ».

Écriture[modifier | modifier le code]

Au printemps 1965, alors qu'il venait de rentrer de sa tournée en Angleterre (évoquée dans le film Dont Look Back), Bob Dylan éprouva un vif dépit vis-à-vis des attentes du public, tout comme de la direction que prenait sa carrière. L'idée de quitter définitivement la scène commençait à faire du chemin dans son esprit. Dans un entretien accordé à Playboy en 1966, il explique sa frustration : « Le printemps dernier, j'étais sur le point d'arrêter de chanter. J'étais vraiment épuisé, tout allait mal, tout était monotone et terne. [...] Mais Like a Rolling Stone a changé tout ça. Je me suis retrouvé, je pouvais enfin savoir qui j'étais au plus profond de moi. C'est usant d'entendre d'autres personnes vous dire qui vous êtes alors que dans le même temps, vous êtes incapable de faire de même, de savoir qui vous êtes vraiment. »[3]

À l'origine le texte de la chanson a jailli sous la forme d'un long poème[2]. En 1966, Dylan explique la genèse de Like a Rolling Stone au journaliste Jules Siegel :

« Le poème était long de dix pages. Il n'y avait pas de titre, juste des vers sur une feuille de papier à propos de ma haine incessante envers quelque chose de bien précis, c'était brutal. À la fin, ce n'était plus de la haine, ça disait aux gens quelque chose dont ils ne savaient rien, leur apprenant qu'ils avaient beaucoup de chance. Une revanche, plus précisément. Je ne pensais pas du tout en faire une chanson, jusqu'au jour où, je me suis retrouvé assis à mon piano, chantant à un rythme très lent “How does it feel?” au rythme le plus lent possible[4]. »

Au cours de l'année 1965, Dylan compose des poèmes en prose et en vers, et de nombreuses chansons, travaillant constamment sur sa machine à écrire. Des photos de Dylan au Savoy Hotel, à Londres, le montrent durant cette période et sont reprises dans le film Dont Look Back. Il explique aux deux journalistes venus l'interroger que Like a Rolling Stone n'était au départ qu'une « diarrhée littéraire » (de dix pages selon une version, vingt pages selon une autre) qui avait ensuite pris une tournure musicale[5]. Au cours d'une interview pour CBC Radio, à Montréal, Dylan décrira la création de cette chanson comme une avancée décisive, expliquant que la vision qu'il avait sur le sens de son travail avait été changée. Il ajoutera : « Je me suis retrouvé en train d'écrire ce long morceau de diarrhée littéraire, de 20 pages, et que de cela j'en ai tiré le titre Like a Rolling Stone. Je n'avais jamais composé quelque chose de semblable auparavant et tout à coup je me suis rendu compte que c'est cela que j'aurais dû faire dès le départ. [...] Après avoir écrit ça, je ne voulais plus écrire un roman ou une pièce. J'en avais bien assez, je voulais écrire des chansons. »[6]

Enregistrement[modifier | modifier le code]

À l'origine, la chanson est composée à 3/4, mesure la rapprochant d'une valse, mais sera plus tard réécrite à 4/4. Dylan l'enregistre pour la première fois les et , au cours de deux sessions produites par Tom Wilson ; parmi les musiciens se trouvent Mike Bloomfield, Al Kooper, Paul Griffin, Josef Mack et Bobby Gregg à la batterie. Paul Griffin, engagé pour jouer de l'orgue, passe au piano, et Kooper, guitariste, se retrouve derrière l'orgue Hammond. Wilson doutait des capacités de Kooper à jouer de cet instrument, mais finit par acquiescer. Durant l'enregistrement, Dylan demande à Wilson de relever le volume de l'orgue dans le mixage. À Wilson, qui répond : « Hé, ce mec n'est pas un joueur d'orgue », Dylan, agacé, dit : « Hé, pas la peine de me dire qui est un joueur d'orgue et qui ne l'est pas... Contente-toi de brancher l'orgue. »[7] Kooper dira plus tard : « C'est à ce moment-là que je suis devenu joueur d'orgue ! »[8]. Sur les deux jours d'enregistrement, Dylan ne terminera qu'une seule prise sur deux douzaines de tentatives : c'est la version qui se trouve sur Highway 61 Revisited.

Sujet[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart des tubes de cette époque, les paroles de Like a Rolling Stone ne parlent pas d'amour mais expriment bien plutôt un ressentiment et un ardent désir de revanche[9],[10]. L'auteur Oliver Trager décrit ces paroles comme évoquant « le sourire méprisant de Dylan adressé à une femme tombée en disgrâce, obligée de se débrouiller et de lutter dans un monde hostile et inconnu »[10]. Jusqu'à maintenant, la cible de cette chanson, Miss Lonely (« Mademoiselle Solitaire »), a toujours pris les chemins les plus faciles, est allée dans les meilleures écoles, connaissant des gens haut placés, a acquis une culture livresque qui permet de briller en société, mais dorénavant, sa situation étant devenue beaucoup plus pénible et précaire, elle n'a aucune expérience utile qui pourrait l'aider à se tirer d'affaire[10]. Les premières lignes de la chanson rappellent les conditions d'existence de Miss Lonely avant sa déchéance :

Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn't you?[11]

Il fut un temps où tu portais des vêtements très chics
Tu jetais des piécettes aux clochards du temps de ta splendeur, n'est-ce-pas ?

Et la première strophe se termine sur ces lignes, tournant en ridicule sa situation actuelle :

Now you don't talk so loud
Now you don't seem so proud
About having to be scrounging for your next meal[11]

Maintenant tu la ramènes moins
Maintenant tu as l'air moins fière
D'avoir à quémander ton prochain repas.

Malgré ces attaques au vitriol, cette chanson montre aussi une certaine forme de compassion pour Miss Lonely, ainsi que la joie et la liberté obtenues à la suite de la perte de tout ce qui la rattachait à son ancienne vie superficielle[9], comme l'a interprété Jann Wenner – cofondateur du magazine Rolling Stone – avec cette reformulation : « Everything has been stripped away. You're on your own, you're free now. [...] You're so helpless and now you've got nothing left. And you're invisible—you've got no secrets—that's so liberating. You've nothing to fear anymore. »[12]. La dernière strophe se termine sur ces vers :

When you got nothing, you got nothing to lose
You're invisible now, you got no secrets to conceal[11]

Quand on a rien, on n'a rien à perdre
T'es invisible maintenant, tu n'as plus de secrets à cacher

Et le refrain met l'accent sur ces thèmes :

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone[11]

Qu'est-ce que ça fait ?
Qu'est-ce que ça fait ?
D'être seule au monde
Sans foyer où revenir
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule (un euphémisme pour « vagabond »)

Les paroles de la chanson s'adressent à une jeune femme autrefois prospère qui est tombée dans la misère. Elle n'est pas nommée explicitement, et il existe beaucoup de spéculations à ce sujet. L'une des hypothèses les plus classiques se base sur Edie Sedgwick, une actrice et top model connue pour avoir travaillé avec Andy Warhol ; elle est souvent identifiée à des protagonistes d'autres chansons de Dylan de cette époque, notamment Just Like a Woman (parue sur Blonde on Blonde). Cependant, on pense généralement que Dylan ne rencontra Sedgwick qu'à la fin de l'année 1965, après l'enregistrement de Like a Rolling Stone[13], quoiqu'une biographie de Sedgwick place leur première rencontre au Noël de l'année 1964, à Greenwich Village[14]. Joan Baez a également été envisagée comme une destinataire possible de la chanson[8].

D'autres ont vu dans ces paroles un sens plus profond. Mike Marqusee a beaucoup écrit sur les déchirements de la vie de Dylan à l'époque, avec l'éloignement de son ancien public folk et ses positions clairement marquées à gauche. Il suggère que Like a Rolling Stone est auto-référentielle : « la chanson n'atteint son caractère le plus poignant que lorsqu'on réalise qu'elle se destine, au moins en partie, au chanteur lui-même : c'est lui qui est “sans maison” »[15]. Le documentaire de Martin Scorsese, No Direction Home, montre que Dylan semble avoir été très affecté par l'accueil tiède que lui faisait le public à l'époque.

Parution[modifier | modifier le code]

Like a Rolling Stone est parue en 45 tours le . En dépit de sa longueur – deux fois celle du maximum préconisé par les radios à l'époque – elle devint le plus grand succès de Dylan jusqu'alors[8], restant dans les charts américains pendant trois mois et atteignant la deuxième place, derrière Help! des Beatles.

Sur le « vinyle promo » utilisé par les animateurs radios et les disc jockeys, la chanson était coupée en deux parties : la face A comportait les deux premières strophes ainsi que les deux premiers refrains, le reste de la chanson se trouvant sur la deuxième face. Les DJs qui voulaient passer la chanson en entier étaient donc obligés, en direct à la radio, de retourner le vinyle[16],[17]. Alors que de nombreuses radios s'opposaient au fait de passer la chanson en entier, du fait de sa longueur, elles furent finalement obligées de se plier aux désirs des auditeurs et de la diffuser sans en couper la fin[16],[17]. Cette anecdote contribua à la popularité de l'œuvre et l'aida à atteindre cette deuxième place dans les charts aux États-Unis, quelques semaines après sa sortie[18] Pour atténuer les réticences, les premiers exemplaires du single mentionnaient une durée de 5 minutes et 59 secondes au lieu des 6 minutes et 9 secondes réelles[19].

La chanson atteignit également le Top 10 de nombreux autres pays, parmi lesquels le Canada, l'Irlande, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni[20],[21],[22],[23].

Dylan l'interpréta en public pour la première fois lors de son passage controversé au Newport Folk Festival, le 25 juillet 1965. Highway 61 Revisited parut à la fin du mois d'août, et dans la tournée qui s'ensuivit, Like a Rolling Stone conclut tous les concerts, à de rares exceptions près, jusqu'à la fin de sa tournée mondiale de 1966, ainsi que lors de sa reprise des concerts en 1974 avec The Band.

Elle est citée comme référence musicale par de très nombreux groupes qui la reprennent sur scène, notamment Jimi Hendrix, U2 ou encore les Rolling Stones (dont le nom est sans rapport, étant tiré d'une chanson de Muddy Waters).

Outre Highway 61 Revisited, cette chanson est apparue en version originale sur trois albums officiels de Dylan : les compilations Bob Dylan's Greatest Hits, Biograph et The Essential Bob Dylan. On en trouve des versions live sur les albums Self Portrait, Before the Flood, Bob Dylan at Budokan, MTV Unplugged, The Bootleg Series Vol. 4: Bob Dylan Live 1966, The "Royal Albert Hall" Concert, The Bootleg Series Vol. 7: No Direction Home: The Soundtrack, ainsi que sur de nombreux « bootlegs ».

Reprises[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes ont repris Like a Rolling Stone, parmi lesquels The Wailers, Johnny Thunders, The Four Seasons, The Rascals, Cher, Judy Collins, The Rolling Stones, Spirit, Anberlin, Johnny Winter, The Creation, Randy Bachman–Burton Cummings, Undisputed Truth, John Mellencamp[24],[25] et Green Day[26]. Le guitariste et chanteur Jimi Hendrix, jouant avec son groupe The Jimi Hendrix Experience, enregistra une version live au cours du Monterey Pop Festival[27],[28]. Hendrix était un très grand admirateur de Bob Dylan, et aimait tout particulièrement la chanson Like a Rolling Stone. « Elle me donne l'impression que je ne suis pas le seul à être tombé si bas... » aurait déclaré Hendrix[29]. Cette version était écourtée, Hendrix passant directement de la deuxième strophe à la quatrième. Le critique musical Greil Marcus décrit l'atmosphère de cet enregistrement de la manière suivante :

« De lourds accords enflamment le début de chaque strophe comme des nuages d'orage ; le rythme est lancinant, avec la voix profonde et traînante d'Hendrix, ne ressemblant en rien à la tempête de poussière du Midwest qu'est Dylan[30]. »

Le titre a également été adapté dans de nombreuses langues. En français par Hugues Aufray en 1995 : Comme des pierres qui roulent (double CD Aufray Trans Dylan). Lars Winnerbäck a interprété le titre en suédois, intitulé alors Som en hemlös själ (en français « comme une âme perdue »)[31]. Articolo 31 a enregistré une version italienne intitulée Come una Pietra Scalciata pour son album de 1998 Nessuno[32] ; il s'agit d'une adaptation hip-hop comprenant des overdubs d'une voix de femme troublée ; cette version contient seulement trois strophes et ne dure que quatre minutes et demie[33].

Influence[modifier | modifier le code]

La musique utilisée dans la chanson était révolutionnaire, combinant guitare électrique, orgue et la voix de Dylan, gouailleuse, cynique et acerbe[34]. Le critique Michael Gray décrit le titre comme « un amalgame chaotique de blues, d'impressionnisme, d'allégories et d'intense franchise dans le refrain »[34]. Le titre a eu une énorme influence sur la culture populaire et le rock. Ce succès fit de Dylan une idole de la pop, ainsi que Paul Williams l'écrivit :

« Dylan était déjà célèbre, était déjà le centre d'attention depuis un bout de temps. Mais maintenant il plaçait la barre plus haut encore. Il est devenu dans le même temps une pop star et une folk star... et fut, plus que les Beatles, une icône publique des changements importants, culturels, politiques et générationnels à l'œuvre aux États-Unis et en Europe. Il était vu par beaucoup comme – et il devint d'une certaine manière – un leader[35]. »

Le producteur Paul Rothchild, producteur des cinq premiers albums des Doors, se souvient de la frénésie et de l'exaltation qui ont suivi l'événement : un artiste américain avait réalisé un titre et un album qui rivalisaient avec la suprématie jusque-là incontestée des groupes de la British Invasion. Il déclara :

« J'ai réalisé tout à coup, assis là, qu'un de ces soi-disant hippies de Greenwich Village pouvait maintenant rivaliser avec eux – les Beatles, les Rolling Stones et les Dave Clark Five – sans pour autant sacrifier la folk music ou le pouvoir du rock[36] »

Le titre eu une énorme influence sur Bruce Springsteen, qui avait 15 ans à l'époque où il l'entendit pour la première fois. Springsteen décrit cet instant lors de son discours introductif de Dylan au Rock and Roll Hall of Fame en 1988, où il explique également la perpétuelle résonance de Like a Rolling Stone :

« La première fois que j'ai entendu Bob Dylan chanter, j'étais dans la voiture et ma mère écoutait WMCA, et tout à coup j'entendis ce son envoûtant, comme si quelqu'un avait ouvert une porte dans mon esprit... De la même manière qu'Elvis libère votre corps, Dylan libère votre esprit, et montre à tous qu'une musique peut être physique sans pour autant être anti-intellectuelle. Il avait une manière de voir le monde bien à lui et un talent pour écrire une chanson qui contenait le monde entier. Il a inventé un nouveau son pop, a transcendé les limites de ce qu'on pouvait jusqu'alors enregistrer, et il a changé pour toujours la face du rock'n'roll.[37],[38] »

Les contemporains de Dylan en 1965 furent profondément frappés et secoués par ce titre. Paul McCartney se souvient qu'il allait écouter cette chanson chez John Lennon, dans sa maison de Weybridge. Selon McCartney : « On avait l'impression que ça continuait encore et toujours. C'était tout simplement magnifique... Il nous a montré à tous qu'il était encore possible d'aller un peu plus loin[39] ». Frank Zappa eu une réaction encore plus extrême : « Quand j'ai entendu Like a Rolling Stone, j'ai voulu tout arrêter, parce que je me disais : “Si ça marche et si tout se déroule comme ça doit se dérouler, je n'ai plus rien à rajouter...” Mais ça ne s'est pas déroulé comme prévu. Ça s'est vendu, mais personne n'a répondu à l'appel, personne n'a réagi comme il se devait.[39]. » Presque quarante ans plus tard, en 2003, Elvis Costello fit un commentaire sur la qualité et le caractère profondément novateur du titre : « Quel choc c'était de se dire que l'on vivait dans un monde où on pouvait trouver Manfred Mann et les Supremes et Engelbert Humperdinck, et d'un coup arrive Like a Rolling Stone![40] »

Bien que CBS ait essayé de faire passer le plus possible le titre à la radio en le découpant en deux parties et en l'imprimant des deux côtés d'un vinyle, Dylan et ses fans exigèrent que les six minutes du morceau soient gravées sur la même face et que les stations de radio le jouent en entier[41]. Le succès de Like a Rolling Stone joua un grand rôle par la suite, en modifiant les conventions selon lesquelles les singles devaient durer moins de trois minutes. Le casting surréaliste de la chanson et l'intensité verbale de Dylan représentaient également un événement nouveau dans le Top 10 singles. Selon le magazine Rolling Stone, « aucune autre chanson pop n'a changé de manière aussi pleine et entière les lois commerciales et les conventions artistiques de cette époque-là, et pour toujours[42]. »

Plus de quarante ans après sa sortie, le succès de Like a Rolling Stone demeure, comme le prouvent les nombreux sondages de critiques et d'artistes-compositeurs. Un classement paru en 2002 dans le journal Uncut et un sondage paru en 2005 dans Mojo classent le titre de Dylan à la première place[43],[44]. Concernant son point de vue personnel sur ces sondages et classements, Dylan a répondu à Ed Bradley, dans un entretien diffusé en 2004 dans 60 Minutes, qu'il n'y avait jamais prêté attention, parce que ceux-ci changent tout le temps[45]. Preuve en est, le classement paru dans Mojo, intitulé « The 100 Greatest Songs of All Time », dans lequel se trouvaient deux chansons de Dylan mais pas Like a Rolling Stone ; cinq ans plus tard, le magazine décida de la placer en tête du classement[44],[46] ! Et le magazine Rolling Stone, en 1989, plaça le titre à la deuxième place des meilleurs singles des 25 dernières années[47], puis à la première place de son classement « The 500 Greatest Songs of All Time » en 2004[48]. Selon le site Acclaimed Music, qui effectue une synthèse de nombreux classements de ce type, cette chanson est la plus acclamée de tous les temps par la critique[49].

Charts[modifier | modifier le code]

Chart (1965) Top
position
Canadian RPM Singles Chart[20] 3
Dutch Top 40[22] 9
German Singles Chart[50] 13
Irish Charts[21] 9
UK Singles Chart[23] 4
US Billboard Hot 100[51] 2

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richie Unterberger, « 1960s Folk-Rock Lists », sur www.richieunterberger.com (consulté le 15 octobre 2016).
  2. a et b (en) « Bob Dylan, 'Like a Rolling Stone' », sur RollingStone.com (consulté le 27 juin 2015).
  3. Hentoff, Nat. Playboy, mars 1966, repris dans Cott 2006, p. 97.
  4. Siegel, Jules. Well, What Have We Here?, Saturday Evening Post, 30 juillet 1966, repris dans McGregor 1972, p. 159.
  5. Heylin 2009, p. 240. Heylin suppose que Dylan a composé ce long texte comme « possiblement une imitation consciente du légendaire rouleau de Sur la route de Kerouac ».
  6. Entretien avec Marvin Bronstein, CBC, Montréal, 20 février 1966. Cité par Marcus 2005a, p. 70.
  7. Sounes 2001, p. 217-218.
  8. a b et c Gill 1998, p. 82-83.
  9. a et b Polizzotti 2006, p. 33.
  10. a b et c Trager 2004, p. 378–379.
  11. a b c et d (en) Bob Dylan, Bob Dylan Lyrics 1962 – 2001, New York, Simon & Schuster, (ISBN 978-0-7432-2827-5, LCCN 2002042823), p. 167–168.
  12. Polizzotti 2006, p. 35.
  13. Gill 1998, p. 103.
  14. Bob Neuwirth, cité sur le site Warholstars.
  15. Marqusee 2003, p. 157.
  16. a et b Marcus 2005a, p. 3.
  17. a et b Irwin 2008, p. 78.
  18. Irwin 2008, p. 79-80.
  19. Polizzotti 2006, p. 55.
  20. a et b « Top Singles – Volume 4, No. 1, August 31, 1965 », RPM, (consulté le 13 janvier 2010).
  21. a et b « Search the Charts », Irish Recorded Music Association (consulté le 27 octobre 2009).
  22. a et b (nl) « Bob Dylan – Like a Rolling Stone » [PDF], Radio 538 (consulté le 27 octobre 2009)
  23. a et b « UK Top 40 Database », everyHit.com (consulté le 5 février 2010).
  24. « Like a Rolling Stone Covers », Allmusic (consulté le 16 octobre 2009)
  25. Irwin 2008, p. 248.
  26. « Green Day Announces Breakdown Digital Bonus Tracks » [archive du ], Gibson (consulté le 12 décembre 2009).
  27. Richie Unterberger, « Jimi Plays Monterey », Allmusic (consulté le 16 octobre 2009)
  28. « Jimi Hendrix », Rolling Stone (consulté le 20 octobre 2009).
  29. Lawrence 2005, p. 32.
  30. Marcus 2005a, p. 89.
  31. (sv) Lars Winnerbäck, « "Som en hemlös själ", Text & musik: Bob Dylan (Like A Rolling Stone), Svensk text: Lars Winnerbäck » [PDF], Winnerback, Sweden (consulté le 6 février 2010).
  32. « Come Una Pietra Scalciata »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 25 mars 2013)
  33. Marcus 2005a, p. 81–82.
  34. a et b Gray 2006, p. 413.
  35. Williams 1991, p. 155.
  36. Marcus 2005a, p. 144–145.
  37. Richard Corliss, « Bob Dylan at 65 », Time, (consulté le 12 mai 2008)
  38. Bauldie 1992, p. 191–192.
  39. a et b Heylin 2003, p. 205.
  40. Elvis Costello, « What I've Learned », Esquire,‎ .
  41. Marcus 2005a, p. 145.
  42. Rolling Stone, page 66, issue number 963, December 9, 2004.
  43. « Uncut – Top 40 Dylan Tracks », Uncut, (consulté le 16 octobre 2009).
  44. a et b « 100 Greatest Dylan Songs », Mojo, (consulté le 16 octobre 2009).
  45. Épisode Dylan Looks Back de la série 60 Minutes. Diffusé pour la première fois le December 5, 2004..
  46. « 100 Greatest Songs of All Time », Mojo, (consulté le 5 novembre 2009).
  47. « The 100 Best Singles of the Last 25 years », Rock List Music (consulté le 9 mai 2010)
  48. « The Rolling Stone 500 Greatest Songs of All Time », Rock List Music (consulté le 2 mai 2010)
  49. Henrik Franzon, "Top 3000 Songs" acclaimedmusic.com 27 juillet 2014.
  50. (de) « Chartverfolgung – Dylan, Bob », Musicline (consulté le 27 octobre 2009)
  51. « Bob Dylan Billboard singles », Allmusic (consulté le 26 octobre 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]