Cour-Cheverny

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le vin, voir cour-cheverny (AOC).
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Cour-Cheverny
Vendanges à Cour-Cheverny en 1905.
Vendanges à Cour-Cheverny en 1905.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Vineuil

(Contres jusqu'en 2014)

Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois
Maire
Mandat
François Croissandeau
2014-2020
Code postal 41700
Code commune 41067
Démographie
Gentilé Courchois
Population
municipale
2 786 hab. (2014)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 37″ nord, 1° 27′ 25″ est
Altitude Min. 73 m – Max. 118 m
Superficie 29,8 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cour-cheverny.com

Cour-Cheverny est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Le territoire de la commune s'étend sur l'aire naturelle du Val de Loire ainsi que sur celle de la Sologne.

Les habitants s'appellent les Courchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Cour-Cheverny (ou Cour Cheverny) se trouve dans le latin vulgaire (populaire) curtis, signifiant ferme. Le village aurait ainsi été une importante propriété terrienne rattachée à Cheverny. Le village a aussi été appelé Cour-en-Sologne jusqu'au XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église est mentionnée en 1145 sous la dépendance de l'abbaye de Bourgmoyen. Elle relevait jadis du diocèse de Chartres. C'est une curtis, ferme, voisine du petit centre urbain de Cheverny, important dès le VIe siècle.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent en Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Cour-Cheverny[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire de Loir-et-Cher.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Bernard Billot    
2008 2014 Yves Antier    
2014   François Croissandeau    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 786 habitants, en augmentation de 3,07 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 424 1 780 1 780 1 739 1 734 1 734 1 897 2 194 2 250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 260 2 328 2 432 2 321 2 282 2 369 2 379 2 338 2 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 222 2 233 2 241 2 026 1 860 1 645 1 768 1 803 1 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 713 1 724 1 863 2 130 2 347 2 555 2 606 2 731 2 786
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 24,6 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 34,6 %).
Pyramide des âges à Cour-Cheverny en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
4,3 
8,4 
75 à 89 ans
12,3 
15,2 
60 à 74 ans
18,0 
22,9 
45 à 59 ans
22,4 
22,1 
30 à 44 ans
19,0 
13,1 
15 à 29 ans
11,4 
17,3 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vin

L'AOC cour cheverny a été reconnue en 1997[12]. Géographiquement, elle couvre la commune de Cour-Cheverny ainsi que 10 autres communes environnantes. Le cépage unique est le romorantin à partir duquel est produit un vin blanc sec.

L'AOC cheverny, reconnue elle aussi en 1997[13] couvre une zone plus large, englobant notamment la commune de Cour-Cheverny. Sous cette appellation sont produits des vins blancs secs (cépage principal sauvignon) ainsi que des vins rouges et rosés (cépage principal gamay).

Principaux vignerons
  • Domaine des Huards (Jocelyne et Michel Gendrier): 34 hectares de vignes conduites en culture biodynamique.
  • Le Domaine de la Plante d'Or (Philippe Loquineau) : 15 hectares de vignes, cuvée La Salamandre. [1]
  • Domaine de la Champinière (Alain Chery): 14 hectares de vignes.
  • Domaine Dronne (Catherine et Renaud Dronne): 13,5 hectares de vignes.
  • Domaine de la Désoucherie (Christian et Fabien Tessier): 25 hectares de vignes.
  • Clos de l'Aumonière (Gérard Givierge).
  • La Charmoise (Jacky et Laurent Pasquier).
  • La Closerie de Bournigal (Étienne Morin) : 3 hectares de vignes. [2]
Caves
  • Clos de l'atelier.
  • L'épicourchois : Luc Percher.

Services[modifier | modifier le code]

La ferme de la Gaudinière est un gîte qui comporte des chambres d'hôtes. Elle est située au lieu-dit la Gaudinière, qui tient son nom de la Gaude, la plante jadis utilisée pour son pouvoir colorant "jaune".

Il y a également trois hôtels.

La maison de retraite La Favorite est la structure employant le plus de personnes sur la commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Marché hebdomadaire : vendredi matin.
  • Fêtes :
    • patronale : lundi de Pentecôte ;
    • communale : Pâques, dimanche après le 15 août.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Outre les fêtes nationales, Cour-Cheverny tient annuellement des fêtes locales, parmi lesquelles :

  • la Saint-Vincent, fête des vignerons, le 22 janvier ;
  • la fête du Pain, la première fin de semaine de juillet ;
  • la foire à la brocante, la première fin de semaine d'août ;
  • la Sainte-Cécile, fête des musiciens, le 22 novembre ;
  • le Festival francophone du théâtre amateur : Coté cour Coté Loire (5e édition en 2012)[14].

Clubs de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Aéromodélisme
  • Musique (la lyre de Cour-Cheverny, Cheverny)
  • Tir au pistolet et carabine
  • Randonnées pédestres
  • Pétanque

Sports[modifier | modifier le code]

Le cyclisme et le VTT se pratiquent dans l’association « Entre bruyères et roseaux ».

  • Gymnastique volontaire
  • Football
  • Tennis
  • Tennis de table
  • Basket
  • Badminton

L’Étoile sportive de Cour-Cheverny et Cheverny (ESCCC) est une association omnisports qui regroupe 10 sections (la gymnastique pour bébés, le badminton, le basket, l’école de danse, le football, le judo, la pétanque, le tennis de table, le tir, le vélo (VBR).

Le gymnase construit dans la décennie passée[Laquelle ?] sert aux activités intérieures.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

139 odonymes recensés à Cour-Cheverny
au 19 février 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Ruelle Voie Autres Total
2 [N 1] 7 [N 2] 2 [N 3] 29 3 [N 4] 6 0 0 2 [N 5] 0 6 33 [N 6] 2 [N 7] 23 24 [N 8] 139
Notes « N »
  1. Allée des Bruyères et Allée des Lavandes.
  2. Dont Avenue du 11-Novembre.
  3. Boulevard Carnot et Boulevard Munier.
  4. Clos de Cougrand, Clos de la Borderie et Clos de Lutaine.
  5. Place de la République et Place Victor Hugo.
  6. Dont Rue du 8-Mai-1945.
  7. Ruelle Augustin Thierry et Ruelle de Saint Aignan
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • 6 Châteaux : Château de Sérigny, Château la Sistière, Château Beaumont, Château Chantreuil, Château les Murblins, Château la Taurie.
  • La Borde est une clinique psychiatrique réputée pratiquant la psychothérapie institutionnelle
  • Église Saint-Aignan XIIe siècle, remaniée XVIe et XVIIe siècles : nef de trois travées, deux bas-côtés, abside semi-circulaire, arcades en tiers-point, voûtes d'ogives avec clef 1609, portail occidental XIIe siècle, haute flèche de charpente sur le clocher central.
  • Chapelle de Sérigny.
  • Oratoire de la Boide.
  • Vallée du Conon.
  • Le Beuvron. est un affluent de la Loire, long d'environ 115 km qui se jette dans la Loire à Candé-sur-Beuvron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Cour-Cheverny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 octobre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 octobre 2010)
  12. INAO : Textes Consolides
  13. INAO : Textes Consolides
  14. Site du festival francophone du Théâtre amateur
  15. Gérald Schurr, 1820-1920, les petits maîtres de la peinture: valeur de demain, Volume 7, Éditions de l'Amateur, 1989, p. 144. sur books.google.fr
  16. « Pierre Gabelle », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  17. « Shaka Ponk : l'histoire a débuté à Cour-Cheverny - 06/11/2013 - La Nouvelle République Loir-et-Cher », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté le 3 septembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]