Cormeray (Loir-et-Cher)

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Cormeray
Cormeray (Loir-et-Cher)
L'église Notre-Dame.
Blason de Cormeray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys »
Maire
Mandat
Joël Pasquet
2020-2026
Code postal 41120
Code commune 41061
Démographie
Population
municipale
1 555 hab. (2018 en augmentation de 0,19 % par rapport à 2013)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 28″ nord, 1° 24′ 26″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 109 m
Superficie 10,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Blois
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vineuil
Législatives Première circonscription
Localisation
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Cormeray
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Cormeray

Cormeray est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au centre du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Sologne viticole », vaste étendue de bois, d'étangs et de prés.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 7 en 1988, à 20 en 2000, puis à 10 en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Cormeray se trouve au centre du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Sologne viticole[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 12,6 km de Blois[3], préfecture du département et à 10,5 km de Vineuil, chef-lieu du canton de Vineuil dont dépend la commune depuis 2015[4]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Le Controis-en-Sologne[5].

Les communes les plus proches sont[6] : Chitenay (2,8 km) , Cheverny (4,1 km) , Cour-Cheverny (4,2 km) , Cellettes (4,6 km) , Seur (5,7 km) , Fresnes (6,1 km) , Fougères-sur-Bièvre (6,7 km) , Feings (7,1 km) et Ouchamps (7,7 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[7]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[8]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Sologne viticole », dans la Sologne[9].

La Sologne viticole, moins boisée que la Grande Sologne, présente un relief doux. La présence affirmée d'une agriculture qui prend le relais des boisements de Grande Sologne dégage des points de vue et des horizons ouverts. Les paysages de bois et de cultures s'enchaînent en s'imbriquant les uns aux autres[10].

L'altitude du territoire communal varie de 91 mètres à 109 mètres[11],[12].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Cormeray.

La commune est drainée par des petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 1,24 km de longueur totale[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,7 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 667 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[14]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[15],[16],[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cormeray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[18],[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Cormeray.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, Cormeray est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 6],[23],[24].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (93,6 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (52,6 %), prairies (8,9 %), zones urbanisées (6,4 %)[13].

Le territoire est caractérisé par un paysage de Sologne alternant milieux ouverts (agricoles) et milieux fermés (forêts). À l'échelle de l'unité géographique « Chailles / Les Montils Cheverny / Cour-Cheverny », qui regroupe douze communes, dont Cormeray, la consommation d'espaces agricoles et naturels pour répondre aux besoins de développement a été soutenue : 78 % des aménagements (logements, équipements, entreprises) ont été réalisés sur de nouveaux terrains, soit 205 hectares entre 2002 et 2015[25].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Blésois, approuvé en 2006 et révisé en juillet 2016[26].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[27]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys » a été prescrit le [28].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Cormeray en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,4 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,4 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Cormeray en 2016.
Cormeray[29] Loir-et-Cher[30] France entière[31]
Résidences principales (en %) 90,8 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,4 18 9,6
Logements vacants (en %) 5,8 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Cormeray est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[32],[33].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[32]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[34]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[35].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[36].

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune créée par démembrement des sections B partie Est, C, D en partie, E et F de Chitenay, loi du 16 avril 1859 (A.D. 41-3 O 1/2), soit 991 ha et 586 habitants ; la commune de ChitenayLe décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[37], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Cormeray devient formellement « commune de Cormeray »[37],[38].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Claude Ravineau    
1989 2001 Gérard Habert    
2001 2008 Jean-Claude Negrello    
2008 En cours Joël Pasquet[39],[40]   Ingénieur ou cadre technique d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[41].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[42]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Cellettes Chitenay Cormeray qui assure le service en régie[43].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Cormeray est assurée par la communauté d'agglomération Agglopolys qui a le statut de régie à autonomie financière[44]. Deux stations de traitement des eaux usées sont en service au sur le territoire communal[45] :

  • « CD 95 », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activées, avec prétraitement, dont la capacité est de 370 EH[46] ;
  • « Les Etangs », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activéeset déphosphatation physico-chimique, dont la capacité est de 1 900 EH , mis en service le [47].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[48]. La Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys » assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[49].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Cour-Cheverny qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[50].

En matière de justice, Cormeray relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[51], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[52].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[54].

En 2018, la commune comptait 1 555 habitants[Note 7], en augmentation de 0,19 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
627639658654675720666706714
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
726682620646660655665666711
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
6505247819171 0381 2461 4871 5481 555
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d'hommes (0 à 14 ans = 26,1 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 24,6 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 13,1 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 26,6 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 12,7 %).
Pyramide des âges à Cormeray en 2007 en pourcentage[57]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,9 
75 à 89 ans
4,4 
9,2 
60 à 74 ans
8,3 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
24,6 
30 à 44 ans
26,6 
16,1 
15 à 29 ans
16,3 
26,1 
0 à 14 ans
24,6 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[58]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Cormeray selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[59] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[60]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 78 100,0 (100) 63 12 3 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 5 6,4 (11,8) 3 2 0 0 0
Industrie 2 2,6 (6,5) 2 0 0 0 0
Construction 11 14,1 (10,3) 7 3 1 0 0
Commerce, transports, services divers 50 64,1 (57,9) 44 5 1 0 0
dont commerce et réparation automobile 15 19,2 (17,5) 14 1 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 10 12,8 (13,5) 7 2 1 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (50 entreprises sur 78)6,4) %, il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 78 entreprises implantées à Cormeray en 2016, 63 ne font appel à aucun salarié, 12 comptent 1 à 9 salariés et 3 emploient entre 10 et 19 personnes

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[61]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[62]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 37 en 1988 à 20 en 2000 puis à 10 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 23 ha en 1988 à 52 ha en 2010[61]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Cormeray, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Cormeray (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[61]
Nombre d'exploitations (u) 37 20 10
Travail (UTA) 50 23 15
Surface agricole utilisée (ha) 869 609 516
Cultures[63]
Terres labourables (ha) 737 567 472
Céréales (ha) 396 269 272
dont blé tendre (ha) 159 97 133
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 92 45 s
Tournesol (ha) 157 s
Colza et navette (ha) 28 s s
Élevage[61]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 93 66 12

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

La commune de Cormeray est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 9] de quatre produits[64] : un fromage (le Selles-sur-cher[65]) et trois vins (le Cheverny[66], le Cour-cheverny[67] et le crémant-de-loire[68]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[69] et les volailles de l’Orléanais[70],[64].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Coque à Cormeray 41120.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason cormeray41.svg

Les armoiries de Cormeray se blasonnent ainsi :
D'argent au chef échancré d'une pièce de sable ; au cep de vigne du même mouvant de la pointe, pampré de cinq pièces de sinople, 2 et 3, et fruité de deux grappes aussi de sable, celle de dextre plus grosse ; à l'arc bandé couché de sable brochant sur le cep ; à l'épi ajusté tigé et feuillé de quatre pièces d'or, accosté de deux rinceaux arrondis de cormier de sinople dans l'échancrure du chef ; à la filière de sable.

Création D. Denichère (1990).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  8. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  9. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 15 mars 2020).
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  3. « Orthodromie entre "Cormeray" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  4. « Orthodromie entre "Cormeray" et "Vineuil" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  5. « Métadonnées de la commune de Cormeray », sur le site de l'Insee (consulté le 15 mars 2020).
  6. « Communes les plus proches de Cormeray », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  7. « Pourquoi un Atlas des paysages du Loir-et-Cher ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  8. « Comment s'organise le contenu Internet de l'Atlas ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  9. « Unité de paysage : La Sologne viticole - intro », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  10. « Unité de paysage : La Sologne viticole - description », sur le site du CAUE dédié à l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  11. Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
  12. Carte de Cormeray, sur Géoportail, consulté le 15 mars 2020.
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