Jean Oury

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Jean Oury
Portrait de Jean Oury
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à Cour-ChevernyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Frère(s) Fernand OuryVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession(s) Psychiatre, auteur de non-fiction (d) et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Jean Oury est un psychiatre et psychanalyste français né le et mort le [1]. Figure de la psychothérapie institutionnelle, il est le fondateur de la clinique de La Borde qu'il a dirigée jusqu'à sa mort. Il a également été membre de l'École freudienne de Paris, fondée par Jacques Lacan.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • 1947 : interne en psychiatrie à l'hôpital de Saint-AlbanFrançois Tosquelles avait mis en place ce que l'on appelle la psychothérapie institutionnelle.
  • 1949 : médecin-chef à la clinique de Saumery (Loir-et-Cher).
  • 1953 : création de la clinique de Cour-Cheverny (Loir-et-Cher), dite clinique de La Borde qu'il a dirigée jusqu'à sa mort.
  • 1956 : participe à la création de la clinique de La Chesnaie (à Chailles, Loir-et-Cher) par le docteur Jeangirard en y déléguant une partie de l'équipe soignante de La Borde pendant quelques mois.
  • 1957 : demande à Félix Guattari de prendre la direction administrative de la clinique de La Borde.
  • 1969 : établit la carte sanitaire et sociale du département avec l'aide de l'équipe de La Borde.
  • 1971 : début du séminaire de La Borde.
  • 1973 : création de la clinique de Freschines (à Villefrancœur, Loir-et-Cher) par le docteur René Bidault qui a travaillé quinze ans à La Borde.
  • 1981 : début du séminaire mensuel à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris (qu'il tiendra jusqu'à sa mort).

Un des piliers de la psychothérapie institutionnelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Clinique de La Borde.

La vie de Jean Oury tend à se confondre avec son œuvre, la clinique de La Borde. Un lieu qu'il a su maintenir en vie malgré toutes les difficultés financières, les hostilités, les pesanteurs administratives, les débordements parfois que ceux qui le suivaient ont pu provoquer.

Jean Oury a su attirer de nombreux psychiatres français pour développer et faire essaimer la démarche de la psychothérapie institutionnelle, notamment à travers le Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles qu'il forme avec Hélène Chaigneau, François Tosquelles, Horace Torrubia, Roger Gentis et Jean Ayme notamment ; le GTPSI se réunira à quatorze reprises entre 1960 et 1966[2]. Certains sont devenus célèbres, comme Félix Guattari, qui travailla toute sa vie à La Borde, ou comme Ginette Michaud, qui y fit son DESS de philosophie. Mais surtout, nombre de psychiatres et d'infirmiers en psychiatrie lui doivent d'avoir pu exercer de façon vivante leur profession.

Son frère, Fernand Oury, est le créateur du mouvement pédagogique de la pédagogie institutionnelle. Psychothérapie institutionnelle et pédagogie institutionnelle s'influencent mutuellement, puisque Fernand Oury, au sein de la classe, donne place au rôle de l'inconscient. Ce qui relie le travail de Jean Oury et celui de son frère est l'idée d'apporter un soin au milieu. De créer un groupe dans lequel chacun a le pouvoir d'instituer ou désinstituer les règles propres à l'organisation du milieu de vie. Ce qui implique des responsabilités, des statuts, des fonctions à définir pour chaque acteur. Fernand s'est inspiré de cela et des techniques Freinet pour réaliser son travail. Jean, lui, a montré les effets thérapeutiques de sa médecine éducative sur ses patients.

Citations[modifier | modifier le code]

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  • « Soigner les malades sans soigner l’hôpital, c'est de la folie. »[réf. nécessaire]
  • « Être au plus proche, ce n'est pas toucher : la plus grande proximité est d'assumer le lointain de l'autre. »[réf. nécessaire]
  • « Les rythmes, c'est ce qui va nous permettre de déchiffrer la personnalité, le style de l'autre. »[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Jean Oury[modifier | modifier le code]

  • Il, donc, Union Générale d'Éditions, Paris, 1978.
  • Onze heures du soir à La Borde, éd. Galilée, Paris, 1980.
  • Pratique de l'institutionnel et politique, écrit avec Félix Guattari et François Tosquelles, éd. Matrice, Vigneux, 1985.
  • Le collectif : le séminaire de Sainte-Anne, Champ social éditions, Nîmes, 1999.
  • Création et schizophrénie, éd. Galilée, Paris, 1989.
  • L'aliénation, éd. Galilée, Paris, 1992.
  • Les séminaires de La Borde (1996-1997), Les éditions du Champ social, Nîmes, 1998.
  • Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle, Les éditions du Champ social, Nîmes, 2001.
  • À quelle heure passe le train… Conversations sur la folie, avec Marie Depussé, éd. Calmann-Lévy, Paris, 2003.
  • Préfaces, éd. Le Pli, Orléans, 2004.
  • Essai sur la conation esthétique (thèse de médecine, 1950), éd. Le Pli, Orléans, 2005.
  • Rencontre avec le Japon : Jean Oury à Okinawa, Kyoto, Tokyo, coordination : Philippe Bernier, Stefan Hassen Chedri, Catherine de Luca-Bernier, coéd. Champ social éditions / Matrice, 2007.
  • Essai sur la création esthétique, éd. Hermann, Paris, 2008.
  • Itinéraires de formation, éd. Hermann, Paris, 2008.
  • La psychose, la mort, l'institution, éd. Hermann, Paris, 2008.
  • Dialogues à La Borde, éd. Hermann, Paris, 2008.
  • Préalables à toute clinique des psychoses : dialogue avec Patrick Faugeras, éd. Érès, Toulouse, 2012.

Études[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Polack, Danielle Sivadon, La Borde ou le Droit à la folie, Calmann-Lévy, Paris, 1976
  • Ginette Michaud, La Borde… un pari nécessaire, Gauthier-Villars, Paris, 1977

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]