Lancôme (Loir-et-Cher)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lancôme.

Lancôme
Lancôme (Loir-et-Cher)
Place de l'Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Onzain
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois
Maire
Mandat
Claudette Bourgueil
2014-2020
Code postal 41190
Code commune 41108
Démographie
Gentilé Lancômois
Population
municipale
124 hab. (2015 en diminution de 8,82 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 59″ nord, 1° 07′ 27″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 129 m
Superficie 9,89 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lancôme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lancôme

Lancôme est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont appelés les Lancômois.

Ce nom vient sans doute de sa configuration géologique et géographique. En 1059, un parchemin conservé à la bibliothèque municipale de Vendôme, désigne Lancôme sous le nom de longa ulmus (le long orme ou la longue ormaie).

Carte de Cassini 1753.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 20 kilomètres de Blois, sur l'axe Blois-Montoire. Le ruisseau qui traverse Lancôme s'appelle la Cisse landaise (ou Cisse Landaison) qui se jette dans la Cisse à Saint-Bohaire.

Carte de Sanson 1660.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Il a été trouvé à Clérice un polissoir qui a été utilisé par des hommes du néolithique pour polir leurs haches de pierre et aiguiser leurs tranchants. Il s'agit d'un gros bloc de poudingue (haut de 0,30 m, large de 0,35 à 0,45 m) comportant deux cuvettes et une surface polie typiques de cette sorte d'outil[1].

Antiquité romaine[modifier | modifier le code]

En 1861, des travaux de terrasse, à Malvaux face au Bas Rincé, ont mis à nu, à une profondeur moyenne de 40 centimètres, l'aire d'un vaste édifice, que les gens de la contrée crurent l'emplacement d'un château ou d'une église. D'une longueur de 30 mètres, sur une largeur de 14 mètres, il s'agissait en fait d'une villa romaine. On y a retrouvé des fragments de tuiles, des morceaux d'une poterie romaine rouge et noire, et des cubes noirs et blancs appartenant à une mosaïque qui a été détruite. L'enduit intérieur des murs était recouvert de peintures rouge, verte et jaune, attestant de l'existence de fresques[2].

La découverte de cette villa laisse supposer que le domaine devait s'étendre au-delà de la petite Cisse, sur le territoire de Lancôme.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il existait à Lancôme, avant 1070, une villa dénommée ad quartas qui semble être devenue Rincé. En 1148, Rincé est une terre de la Trinité de Vendôme qui est sous commendise (protection contre rémunération) de Thibaut IV de Blois.

L'exploitation des bois provoque un conflit en 1265 entre la Trinité de Vendôme et les hommes de Lancôme, portant sur le bois des usages et le bois de Brochet (près du hameau de Clérice). On détermine alors une partie du bois dont l'usage est aux hommes, sous forme de tenure (2 deniers de cens et 4 de relief par quartier), tandis que dans le reste du bois l'usage demeure aux moines seuls. Ceux-ci exploitent également le bois de Rincé. Cet accord est confirmé en 1672 : ...il semble aux conseillers souscrits que les habitants peuvent mener et envoyer paître leurs bêtes ès dits bois, tant en ceux dudit prieur qu'ès usage, en tout temps et saisons tant de paisson qu'autres temps, sans que ledit prieur les puisse empêcher.

Une lettre sur parchemin de Philippe VI, roi de France, datée de 1337, autorise l'abbé de Vendôme à détourner un chemin allant "de la ville de Gombergein à la ville de Lonc Oulme", pour le réunir à un mauvais chemin par lequel on va de "Gombergein à Françay", à la charge pour l'abbé de faire appareiller ledit mauvais chemin, d'y faire construire un pont, "se mestier est", et de pourvoir "à la seurté des trespassenz sur ledit pont" ; cette autorisation accordée à l'abbé pour lui permettre de "parfaire un estang" qu'il avait commencé sur sa terre de "Lonc Oulme"[3].

Au début du XIe siècle, le pays de Lancôme faisait partie du pagus vindocinensis (Vendômois). Jules de Pétigny le place dans le pagus blesensis mais il note qu'il fit partie du Vendômois jusqu'en 1339, époque où il fut réuni au Blaisois en tant que paroisse seulement, par traité passé entre Guy de Châtillon et Bouchard VI de Vendôme. Ce traité, qui a redéfini la frontière entre les deux comtés, fut ratifié en 1340 par Philippe de Valois à Bouvines. La frontière est définie très précisément : ... en venant aux ormes dudit Breuil jouste la maison de Denis le Barbier à présent au Breuil et de l'ormeau de laditte maison en s'en venant et en traversant tout le grand chemin jusqu'au val de la Mesurière [Val d'esne noir ou d'eau noire] et dudit val tout le chemin à la croix au feu Venier et de laditte croix tout le chemin aux bois de Maufrain et de Gouffart en s'en revenant par entre les bois dessus dits droit parmi le chemin marais [Morias] aux terroirs qui départent de Maurepas [Mont Repart] et droit aux terroirs de Lancôme et de Mortereche [Marcois et Mourieu][4].

Lancôme, comme Landes-le-Gaulois, se trouva être un village-frontière entre deux seigneurs belliqueux, puis entre les terres restées françaises et les conquêtes anglaises.

En 1568, en qualité d'abbé de Vendôme, Louis de Seyssel de la Chambre, amodia[5] à Louis Lecomte, bourgeois de Blois, la ferme de Morillas sur la paroisse de Lancôme, moyennant 40 livres de cens, sous réserve que le preneur dépensera 500 livres tournois en réparations dans les trois ans[6]

Les étangs[modifier | modifier le code]

Dans la dépression de terrain qui s'étend à partir de Gombergean, en bordure de la route départementale 108 jusqu'à Lancôme, se trouve une étendue très humide dans laquelle s'écoule, à peine perceptible, une source partant des bois de Barday, commune de Françay. Rapidement, on créa deux étangs importants, ainsi qu'en fait foi un bail de l'abbé Michel Sublet, abbé de la Trinité de Vendôme, affermant l'étang de Lancôme à Claude Gault, receveur général du domaine du roi en Vendômois, le 10 juillet 1595.

La crue de 1748[modifier | modifier le code]

Le jour de la Pentecôte de l'année 1748 (2 juin), une quantité extraordinaire d'eau est tombée pendant un orage. La levée d'un étang important, situé au-dessus du bourg de Lancôme, s'est rompue. La masse d'eau s'est précipitée dans la vallée et a détruit un moulin appelé Malytourne, placé au bas du village de Rincé ainsi que plusieurs petits étangs, et renversa le pont de pierre bâti près de l'église Saint-Martin à Landes. La partie basse du bourg de Landes a été inondée et l'eau pénétra dans les maisons jusqu'à une hauteur de trois pieds ; les habitants furent obligés de se réfugier dans les greniers[7].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Au moment de la Terreur, la paroisse de Lancôme était fort agitée. Son curé Blaise Michel Jaunet a un tempérament de lutteur. En 1791 et 1792, il s'est opposé au prêtre constitutionnel envoyé de Blois pour le remplacer. Jaunet a refusé de prêter les deux serments et il entend rester le maître dans son église où il continue d'exercer le culte. Dans la nuit du 21 avril 1792, excédé par sa résistance, le curé assermenté Antoine Paulinier le fit enlever avec l'aide de quatre gardes nationaux de Landes. Le lendemain du coup de force, les habitants de Lancôme se réunirent et dépêchèrent leurs femmes chez Paulinier qui fut rossé à coups de bâton. Paulinier s'enfuit et Jaunet, relâché peu après, se réinstalla en vainqueur dans sa paroisse[8].

On trouve trace de l'opposition des habitants à ce nouveau curé dans le registre paroissial : "Aujourd’hui 22 octobre 1791 a été inhumé, par moi curé soussigné, le corps de Pierre Bisson, mort d’hier, âgé de 62 ans, après avoir reçu la confession et l’extrême onction par Mr Jaunet cy devant curé, ainsi que nous l’ont déclaré les nommés ci-dessous, en présence de sa fille Anne Bisson, sa fille qui nous a déclaré que son père ne voulait pas de moi soussigné avant de mourir, en présence de son gendre, Pierre Blin, qui m’a déclaré que s’il était dans le même cas il ne voudrait pas de moi… Paulinier curé de Lancôme".

Charles Suppligeau, un cultivateur aisé de Lancôme, gérant de la propriété de Rincé, a été élu au premier conseil général de Loir-et-Cher installé le 6 juillet 1790. Lors de la vente des biens nationaux en 1792, il achète la maison presbytériale de la paroisse de Saint-Martin de Landes pour la somme de 6825 livres, soit le triple de la mise à prix. La propriété de Rincé, qui compte 306 arpents, sera vendue elle aussi pour la somme de 82 200 livres à un laboureur venant d'Eure-et-Loir Barthelemy Foirien[9]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité
1792 - 1793 Maurice Touzé
1793 - 1798 Mathurin Pétard
1799 - 1807 Pierre Lignout
1808 - 1817 Sébastien Dessay
1817 - 1831 Jean Noullin
1831 - 1843 Sébastien Dessay
1843 - 1847 Gilles Moreau
1848 - 1849 Charles Jolivet
1850 - 1866 Jean Bruneau
1866 - 1870 Michel Chauveau
1870 - 1874 Adolphe De Belenet, officier supérieur en retraite, chevalier de la Légion d'honneur
1874 - 1876 Sébastien Hamelin
1876 - 1880 Jacques Thuault
1881 - 1885 Sébastien Hamelin
1885 - 1887 Pas de maire - Désiré Retif fait fonction
1887 - 1889 Jacques Thuault
1889 - 1900 Sébastien Dessay
1900 - 1904 Désiré Retif
1904 - 1908 Sébastien Hamelin
1908 - 1909 Pas de maire
1909 - 1912 Henri Dubray
1912 - 1919 Désiré Retif
1919 - 1935 Marie Touzé
1935 - 1953 Aurèle Girard, chevalier de la Légion d'honneur
1953 - 1966 Maurice Bourgueil
1966 - 1971 Jacques Vée
1971 - 1995 Pierre Besnard
1995 - Claudette Bourgueil
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2015, la commune comptait 124 habitants[Note 1], en diminution de 8,82 % par rapport à 2010 (Loir-et-Cher : +0,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
162184176249218225233233253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
278297291289300280278293298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235247250201195221226201220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
18616513913396114144132124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique (Nombre de feux)
1616 1665 1709 1713 1720 1725 1726 1735 1741 1768 1774 1788 1790
Feux 37 32 37 24 37 28 30 24 32 31 28 31 36
Gabellants 108 113
Anciens comptages en nombre de feux "taillables", les gabellants sont les habitants de plus de huit ans

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 31,6 %, 15 à 29 ans = 5,3 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 15,8 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ;
  • 47,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 27,9 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 23,5 %).
Pyramide des âges à Lancôme en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
9,2 
75 à 89 ans
8,8 
14,5 
60 à 74 ans
14,7 
15,8 
45 à 59 ans
22,1 
23,7 
30 à 44 ans
27,9 
5,3 
15 à 29 ans
10,3 
31,6 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Lancôme appartenait à l'abbaye de la Trinité de Vendôme, par suite de l'achat qui en fut fait en 1059, aux nones de décembre, au prix de 27 livres poitevines, par l'abbé Odéric (ou Oudry) à Hugues fils Théodolin (ou Gueduin), et de l'indemnité qui fut accordée à Aubri, seigneur de Montoire, de qui elle dépendait féodalement.

En 1081, Hamelin II, seigneur de Montoire, confirme à la Trinité la possession de l'église de Lancôme et des biens en dépendant, à savoir : le prieuré, le four à ban devant l'église, vignes, bois, prés et étangs.

L'église, qui se compose d'une nef simple et d'un chevet plat, date du XIIe siècle mais a subi des modifications importantes au XVIe siècle.

Elle possède de remarquables peintures murales, datées du XIIe siècle au début du XVIe siècle, qui ont été nettoyées et stabilisées récemment : sur le mur nord, un saint Christophe de six mètres de haut est peint à côté d'une représentation de la Cène, sur le mur sud un Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes cavaliers vont à la chasse avec leurs faucons, dans un cimetière, ils sont arrêtés par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

Ces peintures, ont été dégagées en 1989 par Brice Moulinier, restaurateur et répondent à deux principales campagnes picturales. Un premier ensemble, dont il ne reste que quelques vestiges, date du XIIe siècle (1160-1180) et comporte une représentation du sacre de Clovis et un Jugement dernier. La deuxième campagne, de la fin du Moyen âge, a décoré les mêmes murs sud et nord de la nef. Elle comporte saint Christophe, le Dict des trois morts et des trois vifs, la Cène, des représentations de saints et le Jugement dernier[16].

Le tabernacle surmonté d'un crucifix en bois sculpté et doré, la chaire et son banc d'œuvre du XVIIIe siècle, une pierre tombale de 1554 décorée de quatre écussons armoriés composent le mobilier classé de l'église.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Voici un recensement des lieux-dits de la commune dans leur toponymie actuelle [17].

Les hameaux :

  • Beau soleil : maison dont la façade est exposée au sud.
  • Clérice : site d'essartage récent en 1265, composé à partir de clair et du suffixe diminutif isse
  • Fontaine Saint-Hubert : voir sources
  • La Chatière : de Chat
  • La Fontaine du chêne : voir sources
  • La Pinetterie : de Pinet, forêt de pin
  • L'Âne mort : Asne, Lâne nom de personne dès le XIIIe siècle ou du latin asinus âne
  • Le Bas Percy : du bas latin Patriciacus, gentilice Patricius et suffixe acus ; bas latin Preciacus, gentilice Precius et suffixe acus.
  • Le Bas Rincé
  • Le Clos Follet : clos suivi d'un nom de personne, propriétaire ou tenancier primitif
  • Le haut de Morillard : anciens noms Morugleto ou Morillais ou Morillas
  • Le Pignon blanc : sommet d’une montagne et par analogie, la partie supérieure du mur, pignon de maison
  • Les Maisons rouges, lieu ou la présence de gallo romain a été constaté par les anciens, présence de morceaux de tuiles ou briques. Ce nom peut être un indice de passage d'une voie romaine. Les auberges, sur ces voies, étaient badigeonnées de rouge ou construites en brique, afin que les voyageurs puissent les distinguer de loin.
  • Les Orfeuilles : le houx
  • Les Pruniers
  • Mont Repart : cité dans l'accord de 1339 (Maurepas) - mauvais pâturage
  • Rincé : Bas latin Rainteriacus. Rainterius et suffixe acus.
  • Rochecorbon

Les bois :

  • Bois de la Fuselière
  • Bois de Rincé
  • Bois des Usages : partie du bois laissée en usage aux hommes de Lancôme en 1265
  • Bois de Brochet : Diminutif de brosse par sa variante broche ou broce = lieu broussailleux, bosquet.
  • Boulomer : ancienne possession du monastère de Saint-Laumer de Blois (ancien nom : Boulaumer)[18]
  • La Bordière : de Borde et suffixe collectif ière, petite ferme, ou Bordier nom d'homme (c'est certainement un fief ancien)

Les fosses ou zones humides :

  • Fosse aux Prêtres : peut être aussi une variante de pretes, rejet d'osier prêt à rouir
  • Fosse de Budon
  • Fosse de la Fuselière
  • Fosse de la Tibergie : ancien nom Tibergerie, de Tiberge, variante de Thibert, theud = peuple, et berht = brillant, célèbre, nom de personne d’origine germanique.
  • Fosse de Marché Fleury, le marchais ou marché est synonyme de trou d'eau
  • Fosse de Morihard
  • Fosse des Quatre Arpents

Les zones agricoles :

  • Gouffard : cité dans l'accord de 1339, Wulf = loup et hard = dur, fort. Nom de personne d’origine germanique.
  • La Barre : limite entre deux territoires, entre deux juridictions
  • La Blaudière : de Belault, nom de personne
  • La Grande Borne : bloc de pierre, poteau délimitant un territoire. Vers 1200, borne prend le sens de limite, fin.
  • Le Moulin à Vent lieu éponyme
  • Les Boissereaux : petit ensemble de buis.
  • Les Cressandelles
  • Les Étangs : lieu où se trouvaient les étangs de Lancôme aujourd'hui disparus
  • Les Quartes : mesure de superficie (60 arpents), terre soumise à la redevance seigneuriale du quart.
  • Les Roncières : terrain où abonde la ronce
  • Mauguenay

Les sources[modifier | modifier le code]

Cinq sources sur la commune sont à l'origine du bassin de la Cisse landaise[19].

  • La Fontaine du Chêne : cette source a disparu de son emplacement primitif. Elle se présentait comme un puits arrondi qui s'écoulait dans une fosse sommairement aménagée.
  • La Fontaine Saint-Hubert : au centre d'un boqueteau de peupliers, l'eau est reçue dans une fosse pavée de 5 mètres sur 3. Située près de Rincé, cette fontaine était un lieu de pèlerinage où le saint était invoqué contre la rage.
  • Le Moulin de Malytourne : dans l'ancien bief du moulin se trouvent au moins 3 venues d'eau qui ont toujours fourni de l'eau aux habitants du bas Rincé. Aujourd'hui ces sources alimentent une pièce d'eau. De Mari, génitif de Magher, nom de personne d’origine germanique, et turno = hauteur, d’origine pré-latine ; la hauteur de Magher.
  • La Fontaine ou le Vivier : située au centre du bourg, c'est une fosse de 3,5 mètres de côté alimentée par le fond. L'eau s'écoulait dans un bassin cimenté qui formait un lavoir à ciel ouvert, aujourd'hui comblé.
  • Le Bourbier : au lieu-dit les Prés de la Fontaine, cette source se présente comme une fosse naturelle de 10 mètres de diamètre. Le nom bourbier désigne un lieu creux plein de boue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martine de Bertereau (vers 1590 - vers 1642), minéralogiste française, aurait apporté en dot, lors de son mariage avec Jean du Châtelet, la baronnie de Beausoleil, formant une dépendance de la commune de Lancôme[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la société préhistorique de France, Année 1961 - volume 58"
  2. Bulletin de la société archéologique, scientifique et littéraire du Vendomois, 1862, "notice sur la découverte d'un monument gallo-romain entre Landes et Lancôme, année 1861"
  3. Archives départementales de Loir-et-Cher, 21H20
  4. La ratification par Jeanne de Haynault, veuve de Louis de Chatillon, en 1347, contient les variantes citées
  5. Amodier : Donner à ferme (un bien foncier, une exploitation rurale) moyennant une redevance périodique en nature ou en argent
  6. Bibliothèque nationale, Pièces originales La Chambre no 28
  7. Bulletin société archéologique, scientifique et littéraire du Vendomois, 1899, p 71
  8. Abbé J. Gallerand, Les Cultes sous la terreur en Loir-et-Cher (1792-1795)
  9. Archives départementales de Loir-et-Cher
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Évolution et structure de la population à Lancôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  16. Bulletin monumental 2000-3 -Découverte de peintures murales dans l'église Saint-Pierre de Lancôme, Marie-Pasquine Subes -Université Paris IV-Sorbonne, Bérénice Terrier et Brice Moulinier
  17. Les éléments de toponymie sont issus pour la plupart du site de Denis Jeanson http://www.denisjeanson.fr/topoa-z.html
  18. Histoire du monastère de Saint-Laumer de Blois par dom Noel Mars, publié en 1869
  19. Inventaire des sources du Loir et Cher, Canton d'herbault, Alain Gauthier et Jean-Marie Lorain
  20. Revue de la société des études historiques - Année 1891, L'administration française au XVIIe siècle par Eugène d'Auriac, page 14 - BNF


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Barthélemy, La Société dans le comté de Vendôme de l'an mil au XIVe siècle, Fayard, 1993, (ISBN 2-213-03071-5).
  • Roger Hénard, Le Prieuré de Lancôme et la seigneurie de Rincé, Bulletin de la Vallée de la Cisse no 5, 1980.
  • Abbé Métais, Cartulaire de la Trinité de Vendôme, éditions Picard, Paris.
  • Fréderic Lesueur, Les Églises du Loir-et-Cher, 1969.
  • Abbé J. Gallerand, Les Cultes sous la terreur en Loir-et-Cher (1792-1795).
  • Loir et Cher historique, Le Prieuré de Lancôme et la seigneurie de Rincé,1893 et 1894.
  • Abbé Simon, Histoire de Vendôme et de ses environs,1835, page 255 - Prieurés de Lancôme et de Gombergent.
  • Archives départementales de Loir-et-Cher, 21H20, 21H93, 21H94, 21H160
  • Bulletin société archéologique du Vendomois, 1865, "note sur accord de 1531 entre Michel Gauguyn, prieur de Lancôme, et l'abbaye de la Trinité, d'une part et Pierre Sauvage, d'autre part."
  • Bulletin société archéologique du Vendomois, 1900, "notice sur Landes-le-Gaulois" de M. Raboin

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]