Chichée

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Chichée
Chichée
L'église Saint-Martin.
Blason de Chichée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Chablis
Intercommunalité Communauté de communes Chablis, Villages et Terroirs
Maire
Mandat
Alain Droin
2014-2020
Code postal 89800
Code commune 89104
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2016 en diminution de 8,6 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 37″ nord, 3° 50′ 07″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 289 m
Superficie 18,78 km2
Localisation

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Chichée est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière nommée le Serein et ses terres font partie du vignoble de Chablis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chablis Fleys Rose des vents
N Béru
O    Chichée    E
S
Préhy Chemilly-sur-Serein

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Chichée est antérieure au 7e siècle. Son nom a connu des formes variées[1] :

  • Cachiniaceum (cart. gén. de l'Yonne,II,3) ;
  • Chichiviacus (966, Cartulaire[2] de la bibliothèque de Châtillon-sur-Seine) ;
  • Chicheyum (1116, cart. gén. de l'Yonne) ;
  • Scissiacum (1178, cart. de Saint-Michel) ;
  • Chichiœ (1226, cart. du Comté de Tonnerre) ;
  • Chechiœ (1256, cart. de Pontigny).

À partir du 8 avril 966, l'église Saint-Martin dépendit de l'abbaye Saint-Pierre de Flavigny. « À cette date, Achard, évêque de Langres (948-970), à la prière de ses fidèles Aganon chevalier et Simon, archiprêtre, donne à Adrad, abbé de Flavigny, et à Milon son neveu, pour en jouir pendant leur vie, l'église de Saint-Martin-de-Chichée, près Chablis, avec toutes les dîmes qui en dépendent[3]. » (En latin : « altare sancti Martini cum decimis sibi aspicientibus, quod est situm in comitatu Tornetrinse, et in villa Chichiviaco[4] »).

Vers l'an 850, un nommé Séraphin donne à l'abbaye de Flavigny une manse et ses dépendances, située à Chichée[5]. Le 17 septembre 879, le roi donne à son fidèle Baldric des biens situés à Chichée[6]. Et en 1195, un Gilbert de Chichée se donne avec tous ses biens à l'abbaye de Flavigny[7]. En juillet 980, Widric évêque de Langres et Milon Ier comte de Tonnerre s'unissent pour remettre en état l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre. Milon Ier dote cette dernière avec des biens situés entre autres à Chichée[8].

En 1116, l'église de Chichée est confirmée dans son rattachement à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre par Godefroy, évêque de Langres[9].

Jusqu'en 1789, Chichée appartenait au diocèse de Langres, à la province de l'Île-de-France et au bailliage de Villeneuve-le-Roi.

En 1789, ce village appartenait à la seigneurie d'Edme le Court de Béru, seigneur de Béru, Poilly, Chichée[10].

En 1887, Chichée possède une halte de chemin de fer du Tacot[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2016, la commune comptait 319 habitants[Note 1], en diminution de 8,6 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
707742781738768734772758732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694688696685637615654631613
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540560519450438374360366343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
317291307302301333351349319
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département de l'Yonne: comprenant les noms de lieu anciens et modernes
  2. Extrait de la Base Artehis CNRS
  3. Maximilien Quantin, Cartulaire général de l'Yonne, recueil de documents authentiques, vol. 1, Auxerre, Imprimerie Perriquet, , 630 p. (lire en ligne), p. 143.
  4. Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, T. 2.
  5. Maximilien Quantin, Cartulaire général de l'Yonne, recueil de documents authentiques, vol. 2, Auxerre, Imprimerie Perriquet, , (+ 2 p. “Erratum & Adenda”) 588 p. (lire en ligne), p. 3.
  6. Quantin 1854, p. 7, vol. 2.
  7. Quantin 1854, p. 467, vol. 2.
  8. Quantin 1854, p. 146, vol. 1.
  9. Quantin 1854, p. 231, vol. 1.
  10. Aristide Déy, Armorial historique de l'Yonne, Sens, C. Duchemin, , XVIII-221 p. (lire en ligne), p. 134.
  11. Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation, 1887.
  12. Annuaire historique du département de L'Yonne
  13. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. saintmartindetours.eu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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