Borgo

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Borgo
Borgo
Le village de Borgo.
Blason de Borgo
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Bastia
Canton Borgo
Intercommunalité Communauté de communes de Marana-Golo[1]
Maire
Mandat
Anne-Marie Antoniotti Ep Natali
2014-2020
Code postal 20290
Code commune 2B042
Démographie
Gentilé Borgolais
Population
municipale
8 766 hab. (2016 en augmentation de 13,23 % par rapport à 2011)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 17″ nord, 9° 25′ 41″ est
Altitude 320 m
Min. 0 m
Max. 1 117 m
Superficie 37,78 km2
Localisation

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Borgo est une commune dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse.

Le village appartient à la piève de Marana dont il est historiquement le chef-lieu.

Vue du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Borgo se trouve dans le nord-est de la Corse, à une quinzaine de kilomètres au sud de Bastia, l'une des quatre communes composant la plaine de la Marana au sud de l'agglomération bastiaise.

Panorama du village.

Relief[modifier | modifier le code]

Son territoire s'étend depuis la crête du petit massif schisteux de Stella à l'ouest, jusqu'au cordon lagunaire de la Marana bordant la mer Tyrrhénienne à l'est. La majeure partie de sa superficie est située en plaine, jusqu’au niveau de la mer, comprenant une partie de l’étang de Biguglia et du cordon lagunaire (le lido de la Marana) qui sépare l’étang de la mer. L'autre partie est un relief montagneux, accidenté, qui comprend le village historique dominant la plaine à une altitude de 320 mètres.

Limites territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Borgo est limitée :

  • au nord, par le cours du ruisseau de Figareto, depuis un point situé à 158 m d'altitude, jusqu'à 250 m en aval du pont de Turchine où il prend le nom de Pietre Turchine, traversant auparavant la zone industrielle des Chênes et la RN 193 (2 x 2 voies). La démarcation devient alors une ligne quasi droite orientée E-NE jusqu'à l'étang de Biguglia. De là, elle devient une ligne droite orientée au nord-est jusqu'à la mer Tyrrhénienne, coupant en deux l'étang, l'île de San Damiano puis le cordon lagunaire au nord du lotissement U Stagnu.
  • à l'est, par une ligne de crête orientée au sud-ouest, partant du ruisseau de Figareto depuis le point à l'altitude 158 m, grimpant rapidement vers Punta Orniccia (666 m), Cima del Forno (747 m), Pietra Ellerata (888 m), Serrale (1 053 m), Cime des Taffoni (1 177 m) point culminant de la commune, « à cheval » sur Rutali, Vignale et Borgo.
  • au sud, depuis la Cime des Taffoni, la démarcation repart direction sud-est, descend la ligne de crête vers Pietra a l'Altare sans l'atteindre pour s'orienter plein est, descendant le ravin de Salge, frôlant au nord l'ancien couvent Saint-François et le cimetière de Lucciana. Le ruisseau de Mormorana devient alors la ligne de partage entre Borgo et Lucciana jusqu'à son niveau 29 m, au lieu-dit Ajercaja. De ce point, la démarcation se traduit par une ligne droite orientée E-NE vers la mer, coupant les pistes de l'aérodrome de Poretta, frôlant le sud de l'étang de Biguglia et passant tout au nord du lotissement de la Marana avant d'atteindre la côte.
  • à l'est, la commune possède une façade maritime comprise entre le nord du lotissement de u Stagnu au nord, et le nord du lotissement de la Marana au sud. C'est une partie de la longue bande de sable bordant le lido de la Marana.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par trois petits cours d'eau qui naissent aux flancs du massif de Stella : ruisseau de Pietre Turchine, ruisseau de Mormorana et ruisseau de Rasignani. Ce dernier, le plus important, prend sa source sous la Cime de Stella (1 024 m). Tous trois se jettent dans l'étang de Biguglia.

La partie plaine est fertile, cultivée (cultures maraîchères, vergers de fruitiers). Le sud-est de la plaine, entre aérodrome et étang, sablonneux, est depuis longtemps exploité par l'extraction de sable destiné à la construction. Les excavations forment de nouveaux plans d'eau saumâtre.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

La commune est exposée à l'est, comme toutes les communes de la façade orientale du nord de l'île. Elle est soumise aux vents du nord, de nord-est et d'est, soit la tramuntana hivernale, vent du nord sain mais violent, sec et glacial, le gregale vent humide du nord-est qui apporte la neige en hiver, et le levante (ou livanti) humide, malsain vent d'est.

Borgo est abrité du terrible libeccio vent d'ouest qui souffle un peu plus au nord, sensible jusqu'au défilé du Lancone. L'aéroport se trouve ainsi relativement abrité de ce vent violent.

Les flancs du massif de Stella sont verts, boisés. L'extrême sud-est de la commune, soit la partie comprise entre Pietra Ellerata et Cime des Taffoni, est recouvert du Bois de Stella, de la forêt territoriale de Stella.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Rivinco, le nouveau centre de la Città di Borgo, situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Bastia, est traversé par la Route nationale 193. Le prolongement de la 2 × 2 voies (Route nationale 193) Bastia - Borgo en direction de l'aéroport de Bastia Poretta et plus au sud vers Vescovato, est en voie d'être ouvert à la circulation (2012). La voie reliant Borgo à Vescovato a été ouverte mais seulement le premier tronçon c'est-à-dire de Borgo à Lucciana, le deuxième tronçon sera ouvert vers le mois de janvier. ([2])

Du Rivinco part la D 7, une route qui conduit au village mais qui permet de se rendre, soit au village de Lucciana en empruntant la D 107, soit aux villages balcons (Vignale, Scolca, Volpajola, Campitello, etc.) dominant la rive gauche du Golo en continuant sur la D 7.

Le lido est parcouru par la route D 107, doublée par une piste cyclable.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Borgo.

Borgo est desservie par les chemins de fer de la Corse avec un arrêt au Rivinco.

Borgo est tout proche de l'aéroport de Bastia Poretta dont une partie des terrains et pistes sont situées sur son territoire.

Le port de commerce de Bastia est distant de 16 km du Rivinco.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Borgo
Rutali Biguglia Mer Tyrrhénienne
Rutali
Prunelli-di-Casacconi
Borgo Mer Tyrrhénienne
Prunelli-di-Casacconi Lucciana Mer Tyrrhénienne

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Ruelle du vieux village.

La commune est le centre d’une aire urbaine de petite superficie située à la limite méridionale de celle de Bastia et comprenant la commune voisine de Lucciana (4 109 habitants). Depuis Rasignani / Sant' Ornello au nord, jusqu'à Crocetta au sud, de nombreux lotissements et quartiers se sont développés le long de la RN 193.

La commune est dotée d'un hôpital psychiatrique, de l'Institut Méditerranéen de formation, d'un lycée agricole et d'une prison (maison d'arrêt de Borgo).

Borgo[modifier | modifier le code]

Panorama du village.

Le vieux village de Borgo est perché sur un promontoire rocheux, dominant la plaine et la mer. Par beau temps, on découvre sur l'horizon des îles de l'archipel toscan : l'île d'Elbe, la Pianosa, l'île de Montecristo. Les hautes maisons en schiste sont couvertes de lauzes, alignées sur la crête et présentent une architecture homogène.

Autrefois regroupés au village, bâti à environ 300 mètres d'altitude, la majorité des gens habitent de nos jours dans la plaine et sur le lido. Plusieurs lotissements ont été créés sur la commune : Poggiale, Santa Catalina, Lanciatojo, Sant' Ornello…, mais aussi des immeubles au Rivinco et à Crocetta, « à cheval » de nos jours sur Lucciana et Borgo.

Rivinco[modifier | modifier le code]

Revinco situé entre l'étang et la montagne, est le nouveau centre de la Città di Borgo. S'y trouve le centre administratif, le bureau de La Poste, le groupe scolaire, la gare, les commerces, etc.

Le lido de la Marana[modifier | modifier le code]

Avec ses 10 km de plage de sable, dont une partie est propriété du Conservatoire du littoral (zone protégée de l’étang de Biguglia), une offre touristique de quelque 8 000 lits, Borgo est classée ville touristique.

Le cordon lagunaire de la Marana est le « poumon vert » de la commune. Dans cet espace naturel, à la fois site touristique et lieu de loisirs, résident de façon permanente plus de mille personnes. Deux centres de vacances y sont installés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un premier foyer de peuplement voit le jour progressivement avec la sédentarisation de colonies agricoles. Les romains puis les étrusques affectionnaient la côte orientale de l’île riche en terres fertiles. Ils développèrent différentes cultures sur la rive gauche du Golo. Ce fleuve qui est le plus grand de Corse se jetait alors dans l’étang de Chiurlinu. Depuis plusieurs siècles, il se jette directement dans la mer.

Après la chute de l’Empire romain, les pillards vont menacer le territoire. Les attaques de barbares et de pirates inciteront la population à migrer vers les sommets. Les bourgades côtières sont détruites une à une par les razzias. La géographie va conditionner l’histoire et le village de Borgo s’érigera sur une crête dont il occupe toute la largeur, dominant la plaine permettant ainsi d’avoir un point de vue sur les alentours.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1500, on venait de toute l’île afin de présenter le bétail à Saint Appien. Vers 1520, la pieve de Marana comptait environ 1 500 habitants. Elle avait pour lieux habités : Luciana, lo Vignale, lo Borgo, la Serra, Santo Apiano[2].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le village de Borgo a été à plusieurs reprises le théâtre de faits marquants dans l'histoire de la Corse.

Batailles de Borgo[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative
  • En 1738 Gènes demanda au roi de France, Louis XV son aide afin de lutter contre les assauts Corses. En février 1738, un corps expéditionnaire français, sous les ordres du général de Boissieux[Note 1] débarque en Corse. Réclamant un désarmement des Corses, le corps expéditionnaire qui se dirigent vers le Borgu est attaqué et subit un échec cuisant le , appelé les « Vêpres corses ». Le détachement du régiment d'Auvergne installé dans le village réussit à se dégager. Ils battent en retraite avec des pertes.

Ceci sera mis en forme avec le traité de Versailles du 12 juillet 1737. Le Comte de Boissieux arrive par Saint-Florent avec six régiments de trois mille soldats. Plusieurs foyers de résistance se mirent en place.

  • En 1768, les 8, 9 et 10 octobre, le village est de nouveau le théâtre de la retentissante bataille de Borgo.
Article détaillé : Bataille de Borgo.

Charles-François Dumouriez, présent à la bataille du Borgu en 1768, a écrit : « Les Corses remportèrent tout l’honneur de cette bataille qui, légèrement entreprise et imprudemment conduite, fut si honteusement terminée. ». Après avoir offert ses services aux Corses en lutte contre les Génois, il était venu dans l’île au mois d’août 1768 comme aide-maréchal des logis dans l’armée française[2]. À cette bataille participa François-Antoine Gaffori, dit Gafforiu, fils de Jean-Pierre Gaffori (Corti 1744-1796). Capitaine des milices de Pascal Paoli en 1744, il fit partie du Conseil suprême de la Nation corse en 1767. En 1769, chargé de la défense de Lentu, il laissa passer les Français. Il en fut récompensé avec les galons de major dans la Légion corse du marquis d’Arcambal (1773) puis ceux de colonel à la tête du Régiment provincial (1777)[2].

Avec la Révolution qui crée le département de Corse avec Bastia comme préfecture, la piève de Marana en 1790 le canton de Marana, puis en 1793, le canton de Mariana (incluant également Furiani et Biguglia). Le canton prend en 1828 le nom de canton de Borgo.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 31 juillet 1944, l'aviateur Antoine de Saint-Exupery s'envole du terrain militaire de Borgo pour son dernier voyage.

En 1954, le canton de Borgo est composé des communes de Biguglia, Borgo, Lucciana et Vignale. Borgo comptait 913 habitants en 1954[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En corse la commune se nomme U Borgu.

Économie et société[modifier | modifier le code]

Le long de la 2 x 2 voies (RN 193) se sont développées des zones industrielle (les Chênes / Valrose) et commerciale, avec une grande surface Carrefour. Le centre administratif est installé dans la plaine, au Rivinco, où l'on trouve mairie, salle des fêtes, bureau de La Poste, la perception, gendarmerie, etc. La gare des CFC est également située au Rivinco.
Sur le territoire de la commune se trouve le campus de la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse avec l'EGC, l'IMF.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Orso Giacomo Mattei   Maire
1808 1816 Francesco Antonio Morati   Maire
1816 1820 Giulio Francesco Morati   Maire
1822 1826 Francesco Antonio Morati   Maire
1826 1830 Vincenzo de Sansonetti   Maire
1836 1839 Pierre-François Scolca   Maire
1841 1848 Jacques-André Mattei   Maire
1848 1852 François Mattei   Maire
1854 1858 Félix Rocca   Maire
1858 1864 Antoine-Baptiste Giovannoni de Ferrandi   Maire
1866 1870 Dominique Morati   Maire et conseiller général
1871 1871 Charles-François Morati   Maire
1872 1872 Jean-Antoine Morati   Maire
1873 1874 François Antonetti   Maire
1874 1875 Camille Pancrazi   Maire
1881 1881 Barthélémy Morati   Maire et consul en retraite
1881 1882 André-Vincent Mariotti   Maire et Juge de paix
1882 1884 Jean-Michel Ciavaldini   Maire
1884 1888 André-Vincent Mariotti   Maire et Juge de paix
1888 1888 Jean-Michel Ciavaldini   Maire
1888 1892 Jean-Pierre Morati   Maire
1892 1900 Dominique Mattei   Maire
1900 1913 Jean-Antoine Morati   Maire
    Joseph Vesperini   Maire
    Antoine Antoniotti   Maire
1977 1983 Dominique Antoniotti   Maire
    Paul Natali   Sénateur de la Haute-Corse (1998-2005)
2001 En cours Anne-Marie Natali UMP-LR Retraitée, Maire
Présidente de la Communauté de Communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 8 766 habitants[Note 2], en augmentation de 13,23 % par rapport à 2011 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
431459430589627687675677690
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
761717787717723803849903959
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2031 023746714789806725913726
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
1 6002 6503 4133 7735 0026 7507 7428 766-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Statistiques : 51,1 % hommes ; 48,9 % de femmes. D’une manière générale à l’échelle nationale, les femmes sont statistiquement plus nombreuses que les hommes. Cet écart en faveur des hommes s’explique par la présence de la maison d’arrêt[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

L’Etang de Biguglia d’une superficie de 1450 hectares s’étend sur les communes de Furiani, Biguglia, Borgo et Lucciana et constitue une réserve naturelle qui attire un peuple migrateur important. Cette zone fut instituée par le Décret no 94-688 du 9 août 1994 ayant pour but la préservation de la plus grande zone humide de Corse et la sauvegarde ornithologique tant d’un point de vue de la migration que de la nidation[8].

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

L'église de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de l'Annonciation (L'Annunziata), située au cœur du village, est un édifice baroque daté du XVIIe siècle, classé monument historique par arrêté du 14 novembre 1988[9]. L'église renferme des œuvres classées MH :

  • trois lanternes de procession de confrérie en fer polychrome du XIXe siècle[10] ;
  • un meuble de sacristie du début XVIIIe siècle ; il provient sans doute du couvent franciscain de Lucciana[11]

Campanile de Saint-Appiano[modifier | modifier le code]

Les ruines importantes de cette église s’élèvent sur un petit promontoire surplombant le village. Elles servent actuellement de cimetière. Une description faite en 1781 montre que la vieille église avait encore ses images saintes et ses deux cloches. Son élégant campanile-arcade, s’est effondré dans un énorme fracas, faisant trembler le village le 12 février 1972[12].

Les deux cloches en bronze du campanile sont toutes deux classées MH par arrêté du 9 septembre 1969 :

  • la cloche du XVe siècle[13];
  • la cloche de 1728[14].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts
  • À quelques mètres de l'église de l'Annonciation, une stèle de marbre est apposée pour commémorer la victoire des troupes de Pascal Paoli sur les armées du royaume de France en octobre 1768.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Un camp militaire est située au nord du Rivinco, proche de la maison d'arrêt de Borgo. Il est parfois occupé par des escadrons de la gendarmerie mobile en déplacement.

Juste en arrière du camp et de la prison, se situe le terrain de manœuvres de Borgo utilisé par le 2e REP de Calvi pour des sauts en parachute.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « L'honneur de la Patrie et la Liberté publique requièrent aujourd'hui votre courage. L'Europe entière nous regarde. » - Pascal Paoli, Borgo, 9 octobre 1768.
  • « Eccu a Borgu-la-Vittoria, rinfréscati la memoria. Qui si cuprinu di gloria li Miliziani Cirnesi, li Corsi contru i Francesi. » - Trinighellu, Dumenicu Carlotti.
  • « Corona il giogo d'un acuto monte e l'ampia spiaggia domina e sovrasta sublime il Borgo. » - Salvator Viale.

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le 13 novembre, fête de Saint Appien, saint patron de Borgo.
  • Piste cyclable le long de la route D 107 du lido.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis de Frétat, comte de Boissieux, est né en 1888 et mort à Bastia en 1739. Maréchal de camp, il était à la tête des troupes françaises venues en Corse en 1738 au secours des Génois. Fait lieutenant-général (1738) - Antoine-Dominique MONTI, ADECEC, Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]