Zonza

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Zonza
Vue de Zonza
Vue de Zonza
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Bavella
Intercommunalité Communauté de communes de l'Alta Rocca
Maire
Mandat
Henri-Paul Agostini
2014-2020
Code postal 20124
Code commune 2A362
Démographie
Gentilé Zonzais
Population
municipale
2 482 hab. (2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 45′ 01″ N 9° 10′ 16″ E / 41.7502777778, 9.1711111111141° 45′ 01″ Nord 9° 10′ 16″ Est / 41.7502777778, 9.17111111111
Altitude 762 m (min. : 0 m) (max. : 1 480 m)
Superficie 134,46 km2
Localisation

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Zonza est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Elle appartient à la microrégion du Fiumicicoli, dans l'est de l'Alta Rocca.

Géographie[modifier | modifier le code]

Zonza est située dans la micro-région de l'Alta Rocca, au sein du « territoire de vie » Alta Rocca du Parc naturel régional de Corse.

Relief[modifier | modifier le code]

Le village de Zonza au pied des Aiguilles de Bavella

La commune de Zonza est située à cheval sur la chaîne montagneuse de Barocagio-Marghese, qui prolonge au sud le massif de l'Incudine. Elle s'étend sur 20 kilomètres d'ouest en est, du village de Zonza jusqu'à la mer Tyrrhénienne, et sur 12 kilomètres du nord au sud, du col de Bavella au Monte Rossu.

Habitat[modifier | modifier le code]

Zonza[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu est situé dans l'intérieur, sur le versant est du vallon de la Rizzanese, en face de Quenza, sur la route D 268 reliant Bavella à Levie.

Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio[modifier | modifier le code]

Golfe de Pinarello

Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio (Santa Lucìa di Porti Vechju en corse) est situé sur la route nationale 198, sur la côte est, entre Sari-Solenzara (25 km) et Porto-Vecchio (15 km). La D 168a, à l’est, mène au littoral et au village de Pinarello (3 km). À l’ouest, la D 168 longe une partie de la rivière Cavo et mène au village de Conca (5 km).

Une annexe de la mairie se trouve sur la D 168a en direction de Pinarello. Le hameau possède des boutiques, une supérette d’alimentation, une maison médicale et pharmacie, une station de carburant et une librairie.

Le village offre une multitude de locations de vacances, entre les hôtels, les campings et les locations.

Pinarello[modifier | modifier le code]

Le village de Pinarello (Pinareddu) à l'est de la commune, occupe le fond du golfe de Pinarello. C'est un petit port de pêche et de plaisance qui offre au sud, une magnifique plage de sable blanc que longe une pinède de 10 ha.

Faotea[modifier | modifier le code]

Faotea et sa tour génoise

Faotea (Fautea) est un hameau situé tout au nord de la façade maritime communale, le « pont de Faotea » de la RN 198 sur la rivière de Conca, au nord de la plage de Faotea, délimitant Zonza et Conca.

La pointe de Faotea (punta di Fautea) au sud de la plage, se termine dans la mer par un îlot, l'îlot de Faotea, distant de 10 m de la côte et d'une hauteur de 21 m. Au plus haut de la pointe, soit à 32 m d'altitude, se dresse une tour génoise bâtie au début du XVIIe siècle. La tour est inscrite monument historique.

Olmucciu[modifier | modifier le code]

Vardiola[modifier | modifier le code]

Caramontino[modifier | modifier le code]

Cavo[modifier | modifier le code]

Taglio Rosso[modifier | modifier le code]

Autres villages[modifier | modifier le code]

  • Vers l’est, le village de Baca, regroupant les hameaux de Tighjine, Pascialedda, Foce et Ferrulajolu longe la D 468, en contrebas de la Tozze Bianche.
  • Vers l’ouest, une route puis un chemin longent le Cavo, lieu-dit « les rivières », rendez-vous estival des habitants en quête de fraîcheur.
  • Vers l’ouest, le village de Paccionitoli, faisant une escale sur la route de l'Ospédale, témoigne de l'ère préhistorique avec ses nombreux dolmens et grottes aménagées.
  • Vers le nord, enfin, entre Viseo et le Col de Bavella, on peut trouver quelques lieux-dits, longeant la route.

Accès[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio à la jonction des routes nationales 198 et D168a, est le centre d'un territoire de type maritime, arrosé par le Cavu. Aucune communication routière n'existe entre ces deux parties de la commune. Pour relier Zonza à Sainte-Lucie, distants de 17 kilomètres à « vol d'oiseau », il faut contourner le massif de Zonza par le sud et passer par la forêt de l'Ospedale, soit un itinéraire montagneux de 48 kilomètres impossible à effectuer en moins d'une heure.

Le village est distant, par route, de :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Sébastien-Marc Rocca Serra DVD Conseiller général du Canton de Levie (2004-2015)
2008 en cours Henri-Paul Agostini SE Vice-Président de la Communauté de Communes de l'Alta Rocca (2008-2014)

Président de la Société Hippique de Zonza

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 482 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
407 395 390 480 512 585 723 603 627
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
754 873 909 1 003 1 022 1 270 1 200 1 316 1 511
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 718 1 815 1 714 1 670 1 624 1 814 1 613 1 075 727
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
835 1 214 1 503 1 600 1 802 2 132 2 226 2 482 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

Le torrent Cavo

Le , la brusque montée des eaux du Cavu, qui vit son débit multiplié par dix en l’espace d’une demi-heure, sur une largeur de 100 mètres dévala la pente, entraînant rochers, arbres, poteaux téléphoniques et inondant toutes les habitations situées sur les berges, de Taglio Rosso à Sainte-Lucie qui se trouva isolée du reste de l’île.

Cette inondation s'est produite en même temps que celle du torrent Solenzara qui a son embouchure dans la commune du même nom, créant là aussi de grands dégâts. Des coulées de boues se produisirent également dans presque tout l'arrondissement de Sartène, tant du côté de Propriano que du côté de Porto-Vecchio.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Monument aux Morts
  • Monument aux morts

Tours génoises[modifier | modifier le code]

Deux tours génoises se trouvent sur le littoral de Zonza :

Article détaillé : Liste des tours génoises en Corse.
Tour de Fautea[modifier | modifier le code]
Situation

La tour de Fautea est située à la Punta di Fautea, au Sud de Fautea

Historique

En 1573 puis en 1585, la construction d'une tour de défense est demandé par la population pour contenir les attaques barbaresques dans la région de Porto-Vecchio.
De 1586 à 1588, sous l'impulsion d'Antonio Pellerano et d'Antonio Belmosto l'idée de la défense des côtes prend forme. 6 tours devront être construite dans la région : 2 en 1589, 2 en 1590 et 2 en 1591.
En 1589, après l'inféodation des terres, la construction des tours commencent.
Le 2 juin 1592 la construction de la tour débute. En raison des incursions fréquentes des barbaresques, une compagnie de 50 hommes fut chargée de surveiller et de protéger le chantier.
En 1651, la tour est attaquée et prise par les turcs. Les défenseurs sont capturés, la tour est brûlée et les assaillants pillent et ravagent la région.
En 1660, il est établit que la tour n'a plus d'artillerie à la suite d'une nouvelle attaque turque, les assaillant s'en étant emparé[4].
En 1664, la tour est armée d'un mascolo (canon) (it) On sait grâce à un inventaire de 1672, que cette tour possède comme armement : 1 canon de fer hors d'usage, 1 mascolo (canon) (it), 1 spingardo (it), 4 mousquets et 4 armes d'hast.
De nouveau réparée, elle reste en service jusqu'au début du XVIIIe siècle.
En 1857, elle est affectée au service des ponts et chaussées
Devenue une ruine, en état de délabrement avancé, la Fédération des Associations et Groupements pour les Études Corses (FAGEC), l'Association pour la Recherche dans le Sud-Est de la Corse (ARSEC), la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), le Conseil général de la Corse-du-Sud, les communes de Zonza et de Conca et avec l'aide de particuliers, financèrent, en 1979, les travaux d'urgence pour la stabilisation, la consolidation puis la rénovation de la tour.
En 1987, faute de crédit les travaux sont arrêtés.
En 1988, un mécène Allemand permet la relance des travaux. En 1989, la réhabilitation de la tour est effective grace au financement du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres.
La tour génoise de Faotea ou Fautea est classée Monument historique[5]

Tour de Pinarello[modifier | modifier le code]
Situation 

La tour de Pinarello ou Pinarellu ou encore Pinareddu se tient sur un îlot au sud du golfe de Pinarello.

Historique

En 1573 puis en 1585, la construction d'une tour de défense est demandé par la population pour contenir les attaques barbaresques dans la région de Porto-Vecchio.
De 1586 à 1588, sous l'impulsion d'Antonio Pellerano et d'Antonio Belmosto l'idée de la défense des côtes prend forme. 6 tours devront être construite dans la région : 2 en 1589, 2 en 1590 et 2 en 1591.
En 1589, après l'inféodation des terres, la construction des tours commencent.
En 1591, la tour de Pinarello est terminée.
En 1617, la tour est gardée par 1 capo et 2 soldats payés par le Sénat de Sartène. En 1652 elle est attaquée et prise par les turcs. Les défenseurs sont capturés et la tour est brûlée. Reconstruite, on sait grâce à un inventaire de 1672, que cette tour possède comme armement : 1 canon de fer, 1 mascolo (canon) (it), 4 mousquets et 3 armes d'hast. En 1703 elle est de nouveau attaquée par les turcs. De nouveau réparée, elle restera en service jusqu'en 1738.

La tour génoise de Pinarello ou d'Isoli di Corsi est classée Monument historique[6]

Musées[modifier | modifier le code]

Zonza s'est doté récemment d'un Musée de la Résistance en Alta Rocca. Le musée, situé à côté de l'office de tourisme de Zonza, a été inauguré à l'été 2011. Il regroupe toutes les manifestations et actions résistantes de la Seconde Guerre mondiale en Alta Rocca ainsi que leurs principaux acteurs et participants, thème absent, jusqu'alors, de la muséographie corse. Composé de quelques salles et agrémenté de mannequins et de reconstitutions, il est ouvert au public gratuitement.

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

Zonza abrite le plus haut hippodrome d'Europe, en effet, à Viseo (ouvert que l'été), on peut assister et parier sur des courses de chevaux et ce, en admirant le cadre exceptionnel, le tout à presque 1 000 m d'altitude. Zonza abrite la Société hippique de Zonza, présidée par Henry-Paul Agostini.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Dans son album "Français", Michel Sardou rend hommage à cette cité par sa chanson Corsica : « L'éternité, c'est Zonza ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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