Peri (Corse-du-Sud)

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Peri
Vue du village de Peri au printemps depuis le fond du vallon de Santa Libarata.
Vue du village de Peri au printemps depuis le fond du vallon de Santa Libarata.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Gravona-Prunelli
Intercommunalité Pays Ajaccien
Maire
Mandat
Baptiste-Xavier Lacombe
2014-2020
Code postal 20167
Code commune 2A209
Démographie
Gentilé Un piracciu, una piraccia
Population
municipale
1 832 hab. (2014)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 00′ 18″ nord, 8° 55′ 17″ est
Altitude Min. 38 m – Max. 1 507 m
Superficie 23,65 km2
Localisation

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Peri

Peri est une commune française située dans le sud-ouest du département de Corse-du-Sud, en région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village éponyme est étalé au bas d'un contrefort montagneux (alt. 450 m), couronné par une forêt composée de chênes-verts, bruyères, arbousiers et châtaigniers.

Deux hameaux sont situés à proximité du village, l'Olmo et la Salasca.

Au-dessus des maisons, se trouve un espace limité par deux rivières, constitué d'anciennes terrasses de cultures.

Le nom corse de la commune est I Peri. Ses habitants sont les Piracci (au singulier Piracciu).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dite "Le Pere" "I Pere" ou "Li Peri" dans les textes anciens, l'étymologie du toponyme doit sans doute plus à une référence à "un massif pierreux" qu'à des "poiriers" comme il est communément admis.

  • Vestiges préhistoriques et antiques : poteries poinçonnées du Néolithique ancien, nombreuses traces d'habitats en pisé et abondants témoignages de culture intensive de céréales (âge du bronze).
  • Ruines d'une chapelle pré-romane "Santa Barbara" (VIe siècle ?) en écho à l'église pievane de Saint-Jean-Baptiste de Vero ?
  • VIIe-Xe siècle : Épopée des comtes Salaschi descendants de Dardano[1]
  • Xe-XVe siècle : "Incastellementu" : Rocca Vecchja et Rocca Nova (Grotta di Sampieru Corsu). Chapelle de Sa Darenti Vecchju (ayant fait l'objet de fouilles préventives, INRAP 2014).
  • XVe-XVIIIe siècle : Famille Peres (Venise, Nobles six pour la pieve d'Ajaccio, révolutions de Corse) [2]
  • 1729 : Andria Peres est l'un des chefs de la première révolte des Corses contre les Génois.
  • Construction du pont "Génois" de Stretta Vecchja sur i Pantaneddi (1733)
  • 1769 : bataille du pont de Peri
  • Clocher (1886, restauré à l'identique en 2012)
  • Église paroissiale de Saint-Laurent ou Sa Darenti (1900)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Joseph Pinzuti
(di i Caioni)
PCF  
1958 1983 Paul Petrelli UDR-Gaulliste  
1983 2008 Ange Guerrini SE  
2008 en cours Xavier Lacombe UMP-LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 832 habitants, en augmentation de 5,83 % par rapport à 2009 (Corse-du-Sud : 5,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
450 437 495 482 509 550 615 605 615
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659 678 650 707 683 676 737 716 722
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
752 729 729 664 673 710 505 512 487
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
493 507 626 924 1 140 1 516 1 750 1 832 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population actuelle de la commune est désormais essentiellement concentrée dans la partie basse de la commune (a piaghja) à 15 km d'Ajaccio. Au début du XXe siècle, l'essentiel de la population est rattachée, au village de montagne (u paesi) qui pratique la transhumance au gré des saisons (la muntagnera en été et l'impiaghjera en hiver). Le début des années 60, du XXe siècle, marque une rupture : les progrès phytosanitaires ont rendu habitables les plaines corses, sous la pression démographique de la ville d'Ajaccio, la demande de terrain à bâtir explose. Les prix des terrains montent. Les techniques de constructions autorisent l'autonomie d'un habitat dispersé (puits, chauffage aux énergies fossiles...).

Le confort nouveau que ces maisons apportent finit par convaincre les Piracci de souche à descendre s'installer aux portes de la capitale du sud de la Corse. Ils abandonnent ainsi le village, se mêlent aux néo-piracci remontés de la ville et contribuent, avec d'autres populations de plaines (piaghjinchi)- Afà, Cuttoli, Sarrola... à alimenter l'actuel « grand Ajaccio ».

La tendance structurante actuelle semble s'orienter vers la densification du bâti de la plaine, déversoir naturel de la ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de Sa Darenti (Saint-Laurent) :

D'un plan tréflé, elle reprend, dit-on, à l'identique celui de l'église précédente située à a Nuccia. Cette dernière était en très mauvais état quand l'abbé Lovicchi décida de la relever et de l'agrandir (1900). Le chœur et les chapelles latérales et son abside en cul-de-four ont été décorés en trompe-l'œil par l'artiste florentin Giulio Marina exilé en Corse par la police mussolinienne (vers 1941-1942); 3 statues XVIIe et marbre XVIIIe. L'accès à la place de l'église se fait par un perron avec escalier double. Au centre, l'empiètement dessine une croix latine polychrome en bas-relief. Les marches gravées "Aux enfants de Peri" sont le premier témoignage de l'hommage rendu par le village à ses 36 enfants (au moins) morts à la guerre de 14-18. À l'intérieur de a esgia nova, une plaque de marbre, flanquée d'un drapeau corse, reprend la liste des morts de la grande guerre.

Sur la place de l'Annunziata, clocher à 3 étages, couronné par une tour cylindrique percée de lucarnes, avec une flèche conique inspirée des mausolées antiques ; au pied du clocher, chapelle sous le double vocable de l'Annonciation (XIVe) et du Rosaire (XVIIe) de plan rectangulaire ; appartient à la vieille famille des Peri, ou Pere, ou Peres, dont les ancêtres, officiers au service de la République de Venise, s'illustrèrent en Dalmatie dans les guerres contre les Turcs ; retable et tableaux.

Sur un petit promontoire, à la plaine, au lieu-dit Cavoni, on doit signaler la chapelle de Sant'Antoni (de Padoue) XVIe avec un clocheton en façade. Elle aurait été bâtie par un ancêtre de la famille Sandamiani.

Le territoire communal qui s'étend dans la basse vallée d'est en ouest, englobe la plaine de Peri située sur la rive gauche de la Gravona. On dit qu'un homme à pied faisait le tour complet du territoire communal en moins de 24 heures

A la plaine la terre est fertile, coteaux recouverts de pâturages, villas, vignes au vin de bonne réputation, jardins et arbres fruitiers (principalement amandiers et figuiers, quelques oliviers).

Côté montagne il faut noter :

Massif de la Falcunaghja : falaises de granit gris-rouille, via-ferrata.

Points culminants de la commune : Punta Aculò (1 540m), Punta di u Cachjoni 1 275 m,

Casteddu (dit grotta) di Sampieru ou Rocca Nova, site naturel d'une beauté sauvage, aurait servi de relais au condotiere sur le chemin Bastellica-Boccognano.

U Castiddacciu ou Rocca Vecchja.

Rocher di u Frati.

A Piana à u Signori

I Petri Bianchi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Giovanni della Grossa
  2. Colonna de Cesari-Rocca
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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